La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 9h25 | Commenter Commentaires (37)

    Éducatrices-orchestre

    Isabelle Audet

    Intéressant, ce papier de notre collègue Ariane Lacoursière ce matin. Elle a passé une journée dans un CPE de Laval où elle a notamment côtoyé Simon (nom fictif), un petit garçon de 4 ans présentant un trouble du langage. D’après le récit d’Ariane, son éducatrice est extra. Elle comprend ses besoins, elle l’aide à progresser et elle l’intègre au groupe. Mais justement, il y a un groupe. D’autres enfants avec des besoins, eux aussi. Pas évident de tout concilier.

    N’importe quel parent dont les parents fréquentent une garderie remarquent que les journées des éducatrices sont bien remplies. Elles ont une formation, mais beaucoup d’entre elles ne sont pas préparées à intégrer des enfants en difficulté. On apprend ce matin que 78% d’entre elles affirment ne pas avoir reçu de formation spécifique sur l’intégration des enfants ayant des besoins particuliers. C’est inquiétant.

    Ces enfants bénéficient de la vie de groupe. Il est donc positif pour eux de passer du temps en CPE ou en garderie auprès d’éducateurs et d’éducatrices stimulants. J’ai aimé, au cours des années où mes enfants ont fréquenté la garderie, qu’ils côtoient des enfants différents. C’est une grand richesse.

    Mais donnons aux éducatrices les moyens de favoriser leur intégration.


    • Je connais une maman dont l’enfant souffrait de mutisme sélectif. La maman a quitté son emploi pour être avec son enfant pendant plusieurs années afin de faciliter son intégration dans des ateliers de courte durée, à dose homéopathique. On imagine mal comment c’est de se retrouver face à une énigme vivante, c’est troublant et on a vite un sentiment d’incompétence.

      Comme Simon, personne ne pouvait lui dire pourquoi son enfant ne parlait pas, sauf à quelques amis triés sur le volet, et encore. Cette maman avait UN enfant. J’imagine que, pour France, le défi est insurmontable. Chapeau à toutes les France du Québec et à tous les parents.

    • Malgré que la présence d’un enfant avec des difficultés peut être un enrichissement pour l’ouverture vers la différence, je ne peux que me questionner si des enfants qui n’ont pas de difficultés et qui même parfois sont plus “rapides” que la moyenne (comme le petit William), ne sont pas perdants dans une situation semblable.

      En effet, il est normal que l’éducatrice donne plus d’attention à celui qui a des difficultés mais ne crée-t-on pas d’autres problèmes de comportment (à l’évidence le petit William en a) et de situations potentiellement désagréables une fois rendus à l’école.

      Mon neveu a été classé comme enfant “doué”, mettons que c’est un p’tit vite pour faire simple. En classe maternelle, il s’ennuie à mourrir, mais ça ce n’est pas une difficulté, donc on lui demande de prendre son mal en patience, le temps qu’il soit assez vieux et écoeuré pour lâcher l’école…

    • Je suis éducatrice en CPE et il est vrai que la tendance est à l’intégration des enfants à besoins particuliers. Or, malheureusement, bien souvent ce n’est pas pour la bonne raison; les CPE acceptant ce type d’enfant reçoivent des subventions pour ce genre de clientèle.
      Les éducatrices ont une formation en “Éducation à la petite enfance” et non pas en “Éducation spécialisée”. Quand on (lire le ministère) “recommande fortement” l’intégration des enfants à besoin particulier ainsi que le dépistage précoce dans les services de garde à la petite enfance, on est loin de la coupe aux lèvres. Quelle excellente idée, j’en conviens, le dépistage précoce est bien certainement la clé du succès scolaire des enfants. Cependant, les ressources pour ce faire ne viennent pas, et comme vous le mentionnez, il devient alors très difficile pour l’éducatrice , toute compétente soit elle, de bien répondre aux besoins de cet enfant en intégration, mais également à ceux du restant du groupe.
      En mesurant mes propos, j’ose dire que parfois, ce type d’intégration amène les services de garde à niveler par le bas. Pas parce que c’est une mauvaise chose, mais parce qu’elle ne se fait pas bien faute de moyens.
      La solution est toute simple et est revendiquée depuis plusieurs années dans le milieu: il faut organiser le réseau de CPE comme celui des écoles, en “Commissions éducatives”, ou, mieux encore, l’annexer à celui des Commissions scolaires. Ainsi, l’ensemble des CPE passerait de réseau para-public empli de zones d’ombres, à une organisation publique qui doit rendre des comptes…

    • @dryade
      Excellente idée. Mais dans le réseau scolaire, les profs de maternelle font du dépistage et presque rien n’est fait pour les enfants en difficulté. Ils ont coupé grandement dans les spécialistes. Ils en sont à intégrer des cas lourds avec des accompagnateurs pour 1.5 heures par semaine !!! Là aussi, il nivellent par le bas.

      L’éducation, que ça soit en garderie ou à l’école, est un laissé pour compte dans notre société. En donnant presqu’aucun service avant la première ou deuxième année, on met en place toutes les conditions pour que les jeunes décrochent quelques années plus tard.

    • @driade Pas certaine que c’est une bonne idée d’annexer les CPE aux commissions scolaires…pour les services aux enfants en difficultés ils sont très dans l’ombre aussi. J’ai un fils ayant de nombreuses difficultés scolaires et croyez moi ils ne rendent de compte qu’à leur budget.
      Les éducatrices scolaires sont tout aussi dépassée et encore plus laissée à elle-même. Elles doivent être expertes en TOUT!!! Ce qui n’est pas réaliste et leur formation de base (éducation spécialisé et psychoéducation) ne les prépare pas davantage à intervenir auprès d’enfants en difficultés. Mon fils a 16 ans aujourd’hui et une année sur deux c’était la catastrophe. J’ai reçu des appelles de certaines d’entre elles, complètement dépassée…
      Selon moi la lacune principale de cette profession, c’est de manquer d’encadrement, de supervision et de formation continue…les problèmes sont plus pointus, mieux documentés mais la formation ne suis pas.
      Quoi qu’il en soit, je constate un grand dévoument et un désir de bien faire certain. Bravo!

    • J’ai un enfant à besoin particulier (dyspraxie verbale) qui est dans un milieu familial affilié à un CPE. L’Éducatrice de mon fils est merveilleuse. Mais oui, elle se sent démunie devant les besoins de mon garçon. Son bureau coordinateur la soutien, mais le reste des services publics ne sont pas là, ni pour elle, ni pour nous.

      Donc oui, offrir de l’aide aux éducatrices en garderie pour que les petits Wiliam ne souffrent pas, mais surtout développer des fonds pour que les CLSC, CRDP et autres organismes publics aident ces enfants à croître pour ultimement ils s’intègrent dans notre société.

    • J’ai un enfant normale. Tout ce qu’il y a de plus normal, et même très bien développée. Elle est intelligente et vive d’esprit.

      Par contre, elle est TRES TRES TRES timide. Elle fait du mutisme sélectif losqu’elle est en présence de nouvelles personnes adultes (ça dure 2 mois par éducatrice).

      Ma fille n’a pas de “besoins particuliers” sauf celui de se faire rassurer de temps à autre, car ell est très insécure. Évidement, l’éducatrice n’a pas le temps de rassurer la petite, puisqu’elle est occupée à calmer ceux qui donnent des coups de baton sur la tete des autres.

      Finalement ma fille est en train d,apprendre que si elle veut de l’attention, elle est mieux de donner des coups de baton et cela l’insécurise encore plus.

      je n,ai rien contre que ma fille fréquente des enfants qui ont des besoins particulier, mais parfois j’ai l’impression qu’on les intègre à son détriement à elle.

    • Je le vois à tous les jours, dans ma cour, ces enfants-là sont insupportables, tout leur être est insupportable: cris, pleurs, instabilité extrême, courses folles, changements d’humeur au moindre courant d’air…tellement que même les enfants plus jeunes que lui cesse de le cotôyer, de jouer avec. C’est un hyper JE_ME_MOI.
      C’est dommage que ces enfants siphonnent le système et qui paie la note: les autres enfants qui ne reçoivent pas leur part qui leur est dû. Les garderies spécialisées, les classes spécialisées, c’est ce qui leur faut. Mais, ne mêlez pas les autres enfants avec eux. C’est de l’injustice pour les enfants “normaux”, et pour leurs parents. Les parents qui envoient leurs enfants dans les garderies doivent s’assurer de la non-présence des enfants à problèmes, car leurs propres enfants vont se détériorer assez vite.

    • J’en ai marre d’entendre parler d’intégration et du droit à l’enfant d’évoluer dans un milieu “normal”.

      Et que fait-on du droit des enfants normaux d’évoluer dans un milieu où 1 seul petit ne prend pas 80% du temps de l’éducatrice? Moi je suis désolé, l’intégration à tout prix c’est loin d’être la solution optimale. Ton enfant a des problèmes d’apprentissage? Alors il faut qu’il évolue dans un milieu fait pour lui avec des ressources adaptées. Pour avoir les ressources, souvent il faut regrouper les enfants qui ont des problèmes pour ne pas à avoir à multiplier les mêmes ressources dans 25 endroits différents. Je pense qu’il vaut mieux UNE bonne éducatrice formée pour ces enfants (et qui s’en occuppe) que 10 éducatrices qui n’ont qu’une formation sommaire sur la question et qui doient s’occupper chacune d’un enfant à problème … en plus des autres.

    • Je suis préposée dans un CPE de 65 enfants. Nous avons 4 enfants qui ont un handicap différent, donc il faut les traiter selon leur problème. Nous avons une éducatrice spécialisée qui vient quelques heures par jour (5 jours/semaine). Je peux vous dire qu’il y a beaucoup de progrès. Tout le monde intervient (parent, éducatrice, spécialiste, directrice, conseillère pédagogique et stagiaire) pour aider l’enfant à se développer.

      L’éducatrice reçoit de l’aide quant il y a un enfant qui demande de l’intégration. Notre CPE n’est pas riche, mais il réussit à trouver des solutions, même c’est très demandant. On fait des choix.

      Il est effectivement vrai que les autres enfants ont besoin de l’attention. Il n’est pas évident d’éduquer un groupe de 8 enfants qui ont le même âge ayant un caractère différent (les têtes dures, les turbulents, les renfermés, les pleurnicheux, les chicaniers, les égoistes, les dociles, les bagareurs, les comiques, les débrouillards, les affectueux, les souriants et autres). Par contre, il y a des activités comme aller dehors permettant aux enfants de bouger ou bien fairede la sieste après diner afin de donner un répit aux éducatrices. Il y a des moments difficiles, mais il y a des moments extraordinaires. On aime nos enfants.

      C’est un milieu très dynamique qui bouge constamment. Il faut s’adapter à toutes les situations comme le divorce, la violence familiale, la négligence, l’ennuie, la maladie et autres. En fait, un CPE, ce n’est pas une école, donc son rôle premier est de surveiller, d’assurer la sécurité et l’hygiène de l’enfant et surtout, garder l’enfant pendant que le parent travaille ou ne veut pas s’en occuper. C’est une garderie où l’enfant doit être protégé, s’amuser, se reposer, se sécuriser, s’inventer et se socialiser.

      Le gros problème en ce qui concerne l’intégration est le manque d’argent afin d’avoir des spécialistes et ce, c’est partout dans tous les domaines. Il faut faire des choix. On manque d’argent pour payer le personnel qualifié et les outils de developpement.

      Il ne faut pas oublier que la plupart des parents refusent de payer plus cher pour avoir des services plus adéquats. On préfère payer 7 dollars par jour afin d’avoir les moyens d’acheter des biens inutiles et de mener une vie de luxe et de liberté. C’est une question de choix de société. C’est normal de payer une voiture dispendieuse ayant tous les gadgets que de payer un service cher pour améliorer la qualité de vie de l’enfant. On est dans un monde d’invidualistes axés sur le plaisir.

      Pour terminer, le CPE est une deuxième maison pour l’enfant, parce qu’il passe le plus clair de son temps 9h 30 par jour dans ce millieu, 5 jours par semaine et 50 semaines par années élévés par des étrangers, même s’ils sont dévoués autre que le parent. C’est plus que le parent qui travaille de 7 ou 8 heures par jour. Beaucoup d’enfants n’ont pas de vacances. Je vois des tas de parents qui sont en vacances qui emmènent leur enfant à la garderie afin qu’ils puissent s’amuser librement.

      On fait des choix, mais il faut assumer ses choix. On veut tout, mais on refuse de payer. La liberté a un coût et les services aussi.

      Annie

    • J’ai été mère au foyer pour mes enfants, et aucun n’a de problème de ce genre. Mais si j’avais eu un enfant en difficulté, ça aurait pris une intervention de l’armée pour m’envoyer sur le marché du travail.

    • Je suis la maman d’un petit garçon de 5 ans qui est dysphasique sévère et TDAH. Tout comme Simon, mon garçon ne parlait pas à 4 ans. C’est difficile pour les parents de vivre avec des enfants différents. Notre quotidien est bien remplit! Mon fils est intégré dans un CPE, mais il a une éducatrice spécialisée avec lui toute la journée pour l’accompanger dans ses activités. C’est ce qu’il faut pour bien accompagner les enfants à besoins particuliers. Comme ça, personne n’est penalisé. Mais bon comme d’habitude notre gouvernement n’a toujours pas compris! Mon fils entre à l’école au mois de septembre et un autre combat est déjà amorcé. Quel aide lui offritont-ils??

    • Correction à mon précédent message: je ne fais pas de lien entre le fait d’avoir été au foyer et le fait que mes enfants n’aient pas de problème. Désolée. Je veux juste dire que pour moi, c’était important d’être mère au foyer, mais que si mon enfant avait eu un problème particulier de ce genre, ça aurait été impérafit pour moi d’être au foyer.

    • @vivanep… je suis mère et carrièriste…. 6 enfants et aucun n’a de problème de ce genre… Rien, tous normaux et intelligents. Votre commentaire ne donne rien.

      J’ai aussi enseigné dans des écoles pauvres du sud de la Louisiane… qui intègrent pas mal plus les enfants dans les classes normales que tout ce qui se fait ici, avec encore moins de ressources. Je suis d’accord avec l’intégration, mais pendant certains moments de la journée (lunch, récréation, éducation physique, arts, activités). En fait, le problèmes des écoles nords américaines, c’est qu’elles ne fonctionnent que sur une base académique. Les enfants, normaux ou en difficulté, n’ont parfois pas les compétences sociales pour suivre une formation axée sur l’enseignement passif (donné par l’enseignant) On règlerait peut-être beaucoup de problèmes en combinant l’enseignement direct, aux périodes de découvertes (à la façon des écoles alternatives). J’ai quitté le domaine, que j’aimais beaucoup, parce que j’étais constamment en conflit avec ma vision de l’enseignement (selon les besoins de l’enfant) et les programmes demandés.

      melf

    • L’intégration des enfants en difficulté à n’importe quel prix n’est bénéfique ni pour l’enfant ayant le trouble de développement et/ou d’apprentissage, ni pour l’enfant n’ayant pas de trouble. Il existe des écoles spécialisée pour les enfants ayant des troubles par exemple dyslexie/dysphasie, muets, sourds etc. ou des groupes d’aide. Ces écoles donnent les services aux enfants Je crois que les enfants d’âge préscolaire ayant des troubles devraient avoir des structures pour eux avec les services adéquat. Les enfants auraient ainsi de meilleurs possibilité de se développer, les parents souvent démunie et n’ayant pas toutes les connaissance pour agir avec leur enfant en difficulté auraient ainsi un soutient. Quant aux enfants n’ayant pas de trouble, ils n’auraient pas a “subir” les désagréments. On ne peut demander a un enfant d’âge pré-scolaire d’être tolérant face aux enfants ayant des difficulté, de comprendre. Ils sont eux même en apprentissage de la vie et en développement. Il est vrai que pour aller dans ce sens, le parent doit accepter son enfant et le voir tel qu’il est, ce qui n’est pas un processus facile. Enfin, les éducatrices qui travailleraient avec des enfants ayant un trouble seraient ainsi spécialisé. Que l’on soit maman à la maison ou maman au travail, ces épreuves ne sont pas facile et méritent un peu de soutient. Les éducatrices aussi ont besoin de soutient.

    • S’il est bon pour un enfant en difficulté de côtoyer d’autres enfants, soit. Mais au primaire, je m’ennuyais à mort parce que toute l’attention des professeurs allait à ceux qui étaient moins bons, ceux qui n’avait pas mangé à la maison, ceux qui n’étaient pas convenablement vêtus, etc … Oui j’ai appris qu’il y a des gens qui ont moins de chance, mais j’ai bien failli croire que l’école, ce n’est pas interessant.

    • @vivianep

      Sans vous donner tort, il faut modérer un peu… Et puis c’est bien injuste comme commentaire pour ces mères qui n’ont pas le choix d’aller travailler. Ce ne sont pas tous les enfants qui sont nés d’une cllule familiale “complète”.

      Si comme certaines personnes que je connais, votre conjoint était malade et ne pouvait pas travailler mais ne pouvait s’occuper de votre enfant en difficulté, est-ce que ça correspondrait à une intervention de l’armée. Ou encore si votre conjoint était décédé? Ou parti sans laisser d’adresse. Pensez-vous qu’avec les ressources du B-S, vous pourriez améliorer les conditions de votre enfant?

      Malgré que je suis une professionnelle, je reconnais que dans le meilleurs des mondes, rester à la maison avec mes enfants comme vous ça aurait été mon idéal, mais de là a dire qu’il s’agit de LA solution et la seule vérité, il y a loin de la coupe aux lèvres.

    • Michele32, tous les enfants en difficulté ne sont pas les enfnats de mères ayant les difficultés que vous citez. Beaucoup d’enfants en difficulté ont des mères qui travaillent parce qu’ils le veulent.

      Je crois que beaucoup d’enfants sont privés de mères qui auraient fait une excellente job si elles avaient considérés que l’éducation de leurs enfants avait la même importance que leur carrière. Je crois que beaucoup de ces enfants en difficulté auraient eu intérêt à avoir un peu plus de présence parentale au quotidien. Et depuis longtemps.

    • @Viviannep Encore une fois vous avez une vision étriquée du problème. Cet automne j’ai abandonné mon métier d’enseignante pour ouvrir une garderie chez moi. Je désirais ardemment garder mon fils ici avec moi. Son orthophoniste, ainsi que d’autres intervenants m’ont conseillés de laisser mon fils dans le milieu de garde qu’il fréquentait. Parce qu’il a besoin de côtoyer d’autres adultes et d’autres gens que sa famille. J’envisage de prendre deux années de congé de maternité (J’attends mon 3e) et encore une fois, on me déconseille de le sortir de son milieu de garde.

      De plus, le gouvernement a des mesures pas toujours adéquates. La RSG a une subvention pour mon fils, cette subvention permet d’offre les services d’une éducatrice spécialisée à mon fils quelques heures semaines. Si je le garde ici, je n’ai pas droit à cette subvention puisque je suis sa mère. Il perd ainsi les seuls services spécialisés auquel il a droit en ce moment. Les autres étant payé de ma poche… si j’ai plus de revenu, comment je fais pour payer le 85$ de l’heure pour une orthophoniste?

    • À la lecture de tout cela, et même si je ne puis que sympathiser avec les éducatrices et autres enseignants de même qu’avec les parents, , je n’ai pu m’empêcher de me demander comment diable faisaient les mères de la génération de ma mère et ma grand-mère.

      En effet, ces femmes avaient des «trallées» d’enfants et sur la dizaine, et parfois plus qu’elles avaient, il y en avait toujours trois ou quatre à la maison, en bas âge, et les autres étaient à l’école, revenant pour le lunch du midi. Le soir et les week-ends, ils étaient tous là. Quant au père, il était le plus souvent au boulot six jours sur sept, de 7H00 à 18H00 quand il n’était pas au «chantier» d’octobre à avril avec une petite pause pour Noël.

      Et pire encore, avec trop d’enfants dans des maisons trop petites, aux plafonds trop bas et aux escaliers non «sécurisés» et sans diplôme, cela leur aurait interdit d’ouvrir une garderie en milieu familial et encore moins de travailler dans un CPE. Décidément, comment faisaient-elles? Raison de plus pour en prendre bien soin et ne pas les oublier quelque part dans un CHSLD.

    • J’aime bien lire les commentaires ici! Ca nous démontre à quel point les enfants handicapés sont encore une fois méconnus et que beaucoup de préjugés sont encore présents. Un enfant dysphasique ou autiste peut tomber dans n’importe quelle famille, de n’importe quelle milieu, qu’elle soit pauvre ou riche. Nous les parents de ces enfants en plus de devoir s’occuper de notre enfant différent à tous les jours, nous devons vivre avec les commentaires et préjugés de tous. Je suis maman à la maison et mon fils fréquente le CPE 2 jours par semaine. Quand un enfant a une différence, on nous force presque à le mettre en garderie! Car ce n’est pas seul avec sa mère à la maison que le langage de mon enfant se développera le plus. Il a besoin de l’exemple de ses pairs pour parler correctement. Il a aussi besoin d’être entouré d’adultes qui ne le comprennent pas toujours, pour se forcer à mieux parler et à être compris. Malheureusement, il y a peu de tolérance pour les enfants à besoins particuliers de nos jours!

      Et puis question pour MIA18: Quel école spécialisé?? Lolllllllllllll Il n’y a pas beaucoup de ressources pour nos enfants différents à l’école!

    • vivianep

      31 mai 2010
      15h19

      ___________

      Je suis curieux ? Comment envisagez-vous la carrière de vos propres enfants ? Si vous avez une fille, la découragerez-vous d’aller aux études et de travailler tout en ayant une famille ?

      Vous dites qu’une bonne mère est une femme “à la maison”. Comment concilier le boulot et les enfants pour “celles” qui sont obliger de “bosser” ?

      Se trouver un mari riche et prêt à tout assumer financièrement ? Ou alors vous restez célibataire ne faites pas d’enfants ?

      J’attends votre réponse..

      Bonne soirée à vous !

    • Quand les ressources sont présentes en quantité suffisantes, je suis totalement pour l’intégration des enfants avec des difficultés quelquonques, mais quand c’est l’éducatrice qui doit donner moins d’attention à tous les enfants normaux pour se concentrer avec celui qui a besoin de plus, c’est tout les autres qui s’en ressentent et là je débarque complètement de l’intégration à tout prix, car le prix commence à être un peu trop élevé à mon goût. Les enfants normaux aussi ont le droit qu’on s’occupe d’eux à part entière et non toujours passé en deuxième car un sur le groupe n’est pas au même niveau.

    • Je suis parfaitement d’accord avec le retour des classes spécialisées pour certains enfants. Le mien aurait développé une meilleur estime de lui-même dans un groupe de son niveau au lieu de se comparer avec les enfants sans difficultés. Je pense aussi que sa présence a sans doute empêché les autres d’avoir plus d’attention de leur prof. Mais ce n’est plus un choix au Québec, l’intégration est OBLIGATOIRE!
      Et nous avions les moyens pour que je quitte mon emploi et nous nous demandons toujours comment font ceux qui ne peuvent se le permettre. On est bien conscient de notre chance malgré tout.

    • Il est vraiment critique pour les enseignants d’aller chercher les formations spécialisées requises pour comprendre et intégrer les enfants qui ont des troubles d’apprentissage dans les classes régulières.
      Voici une page ou son référencés des extraits d’une formation donnée par un spécialiste de l’enseignement aux enfants avec trouble d’apprentissage, Rick Lavoie. Ses conférences sont extraordinaires. A voir pour mieux comprendre la problématique: http://parentastic.org/2010/05/31/understanding-learning-disabilities/

    • Monsieur Q.terreux, mon premier conseil aux petites filles serait de choisir avec beaucoup de soin l’homme avec lequel elles auront des enfants. Mais ça, ça va de soi.

      Je n’ai pas de fille, j’ai des fils. Si j’avais des filles, sincèrement, je leur souhaiterais de s’épanouir à travers leur féminité, et à travers la maternité. Je pense vraiment que beaucoup de femmes passent à côté, même si elles ont des enfants. Elles ne savent plus comment faire, comment aimer être mère au quotidien, comment aimer être à la hauteur de cette responsabilité, tellement elles se sont faites laver le cerveau avec le discours qui dénigre depuis des décennies la tâche de la mère, l’oeuvre maternelle, qui en parle comme d’une aliénation, d’une tâche réductrice, etc. etc.

      “Si vous avez une fille, la découragerez-vous d’aller aux études et de travailler tout en ayant une famille ?”

      Je les mettrais en garde, ça c’est sûr. Je ne les découragerais certainement pas d’étudier, mais je ne leur souhaiterais pas d’avoir une carrière, ou un travail trop prenant, surtout durant l’enfance de leurs enfants. Ou alors, je leur recommanderais de ne pas avoir d’enfant. Ce n’est pas obligatoire. Comme la carrière n’est pas obligatoire, d’ailleurs. Mais je suis très agacée avec toutes les personnes qui, comme vous, laissent entendre que ça ne sert à rien d’étudier si on veut être mère au foyer. Ça aussi, ça fait partie de ce discours dénigrant et méprisant des gens comme vous face à la tâche maternelle. C’est comme dire qu’être une bonne mère, ça ne demande pas une grande intelligence. Pas besoin d’en savoir long sur le monde dans lequel on vit. Et c’est aussi laisser entendre que le soin des enfants, ça dure toute la vie.

      Pour moi, avoir des enfants, c’est une carrière qui devrait être mise en priorité, le temps qu’elle dure.

      Et pas besoin d’être riche pour vivre avec un seul salaire.

    • yzabelle99: Vous dites “Malheureusement, il y a peu de tolérance pour les enfants à besoins particuliers de nos jours!”

      C’est étonnant quand même de lire ceci. Il y a tout un questionnement à faire ici.

      On dirait que plus l’état, plus les structures font de place aux enfants à besoins particuliers, plus les gens, eux, sont intolérants.

      C,est le même problème avec les accomodements raisonnables. Plus on accomode les gens de cultures et de religions différentes, plus les gens, dans la rue, sont intolérants!

      C’est le problème qui se pose avec l’intégration à tout crin, l’intégration à tout prix.

      On veut bien faire une place, intégrer, mais pas à n’importe quel prix! Le problème, il me semble, c’est qu’on accepte d’hypothéquer le parcours des enfants qui n’ont pas de problème diagnostiqué, au profit de ceux qui ont des problèmes!

      Intégrer un enfant en difficulté lui sera peut-être d’un grand secours. Mais combien autour n’auront plus droit au même cheminement à cause de cela? Tous les enfants n’ont pas des problématiques spectaculaires, non plus!

      Pensons seulement à un enfant timide, renfermé, ou qui souffre d’un manque d’attention de ses parents, à la maison. Pas de disphasie, pas d’autisme, pas de TDA/H, juste timide, renfermé, et carencé. Cet enfant a un problème BANAL, en somme. Et cet enfant aurait besoin d’aide! Mais comme il n’a pas de diagnostique officiel, de papier du médecin, et de médication, il passe dans les craques du plancher. Il apprend moins vite qu’il ne pourrait, il socialise moins bien qu’il le pourrait, il sera moins accompli qu’il ne pourrait l’être. Et ça, ça ne fait PAS les manchettes dans les grands journaux!

      Et puis il y a aussi les enfants qui ont du potentiel, mais dont ce potentiel ne sera pas amené à être exploité comme il le pourrait.

      Niveller par le bas, c’est ça.

    • vivianep

      1 juin 2010
      10h33

      “Mais je suis très agacée avec toutes les personnes qui, comme vous, laissent entendre que ça ne sert à rien d’étudier si on veut être mère au foyer. ”

      ___________

      Je n’ai jamais dit une chose pareille. Les deux sont compatibles, la preuve, mon épouse à très bien réussi les deux. Avoir une carrière dans laquelle elle s’épanouit et des enfants heureux et bien élevés.

      “C’est comme dire qu’être une bonne mère, ça ne demande pas une grande intelligence.”

      Je n’ai jamais dit ca non plus. Je considère mon épouse comme 100 fois plus brillante que moi. Et elle le sait.

      J’arrive mal à saisir vos contradictions. Vous voulez que les mères étudient, mais vous les accusez dans le même paragraphe de reléguer leur rôle de mère et leur féminité aux oubliettes pour leur carrière.

      J’avoue avoir du mal à comprendre. Mais merci de m’avoir répondu

      J’en apprend tous les jours sur mes contemporains.

    • Eh bien alors là c’est vous qui ne comprenez pas. Si votre femme avait une carrière, elle n’était pas mère au foyer, non?

      Il n’y a pas de contradictions. Étudier n’est pas fait que pour faire carrière. Étudier, c’est aussi pour se construire comme être humain, pour construire sa vision du monde, pour mieux comprendre, etc. Étudier, dans la bouche de beaucoup d’entre vous, c’est vu comme une façon, presqu’uniquement, de faire du cash, et de faire une carrière lucrative.

      “Vous voulez que les mères étudient, mais vous les accusez dans le même paragraphe de reléguer leur rôle de mère et leur féminité aux oubliettes pour leur carrière. ”

      C’est ça. Vous ne comprenez pas. Être mère est une forme de carrière. C’est une occupation à temps plein qui prend quelques années. Et les études ne sont pas que pour faire carrière. Vous me suivez?

      Ce que vous dites, comme plusieurs autres, c’est qu’être mère AU FOYER ne nécessite pas d’intelligence, et qu’étudier ne sert à rien si on choisit d’élever ses enfants à temps plein.

      C’est extrêmement réducteur.

    • vivianep

      1 juin 2010
      16h14

      “Ce que vous dites, comme plusieurs autres, c’est qu’être mère AU FOYER ne nécessite pas d’intelligence, et qu’étudier ne sert à rien si on choisit d’élever ses enfants à temps plein.”

      Je viens de vous dire le contraire je crois. Ma femme aurait très pu rester à la maison. C’était son choix. Et je n’ai jamais dit non plus qu’être mère au foyer est réducteur. Ma mère n’a jamais travaillé de sa vie et elle è bosser avec 5 enfants comme plus de 10 hommes réunis. Je sais bien qu’étudier n’est pas

    • @ vivianep Suite.

      Désolé fausse manoeuvre !
      Je sais bien qu’étudier n’est pas QUE pour faire carrière. Ma “carrière” est terminée et j’étudie encore….

      Finalement, ma femme a fait carrière (si on peut dire ains) et elle a également été mère au foyer. Elle arrivait a concilier les deux de façon harmonieuse et aucun de mes enfants, ni moi-même n’avons eu a nous plaindre. Bien au contraire.

      Mais … vous parlez rarement de votre conjoint. Quel apport a-t-il sinon financier dans votre entreprise familiale ?

      J’aimerais avoir son point de vue !

      J’apprécie que nous puissions enfin discuter sans être obligé de s’arracher les cheveux. Mais j’avoue que j’y met toute ma diplomatie.

      Bonne soirée madame !

    • J’ai un enfant autiste. Un enfant hyper intelligent. Je suis aussi maman à la maison par la force des choses (parce que mon enfant est autiste, entre autres). Par contre, pour obtenir des services de soutien de notre cher CRDI (centre de réadaptation) notre enfant DEVAIT être en service de garde.

      Je réalise que mon enfant, du temps qu’il était en CPE (il y a été quelques mois, à raison de 10-15 heures par semaines) dérangeait les autres enfants. J’aurais préféré recevoir les services chez moi, surtout que j’avais un service de garde reconnu par un bureau coordonateur (ou CPE comme vous persistez à dire dans les médias) mais non, il devait aller à l’extérieur pour que j’obtienne les services.

      Vous voulez m’offrir un milieu spécialisé! YOUHOO! Je n’aurais plus à régler des problèmes qui sont causés justement par des intervenants qui ne s’y connaissent pas et malgré leur bonne volonté cause plus de dommages que de bien. Mais ce milieu n’existe que pour une petite partie de la population, et c’est limité à Montréal…

      Il faut que la société réagisse, parce que les cas ne font qu’augmenter. Je parle surtout de l’autisme parce que c’est ma réalité.

    • mimirsg1

      2 juin 2010
      13h32

      Vous avez toute ma sympathie.

      Votre dernière phrase m’interpelle. Vous dites que les cas ne font qu’augmenter. C’est inquiétant. Est-ce parce que l’on découvre “enfin” que l’autisme existe ou est-ce parce que, véritablement les cas augmentent dans la population ?

      Avez-vous des “chiffres” ou études à nous montrer

      Homme curieux de nature. (Et je vais être grand-père ! )

      Merci !

    • @q.terreux, je n’ai pas de chiffres. Je dis ce que je vois sur le terrain. Quand mon fils a commencé à être scolarisé en 2007, il y avait 9 élèves avec un trouble envahissant du développement en classe spécialisée dans notre commission scolaire. Ils sont maintenant rendu à 30 élèves juste dans son école. Je n’ai pas les chiffres pour les autres école, ni pour les élèves en intégration en milieu régulier. Mais je peux vous dire qu’ils doivent ouvrir une nouvelle classe (avec un maximum de 6 élèves) pour l’an prochain et que dès 2011 l’école sera saturée mais qu’il y a d’autres enfants qui sont actuellement suivi par le CRDI en préscolaire…

      La même chose pour l’organisme communautaire qui nous offre des services de répit et de camp de jour spécialisés, peu importe l’augmentation de leur offre de services, la demande va toujours en augmentant.

      Et même dans mon entourage immédiat, plusieurs cas sont diagnostiqués. Ça va des enfants très atteints à des cas légers mais c’est des enfants avec des difficultés d’intégration. Pour les causes, j’attribue la condition de mon fils à une combinaison de gènes, pas aux vaccins :-).

      Je suis certaine qu’en faisant des recherches, vous en trouverez certainement des chiffres scientifiques basés sur des statistiques. Mes affirmations se basent sur le terrain et le tout de suite…

    • q.terreux, vous jouez sur les mots. Votre femme a été mère au foyer et a fait carrière en même temps? S’il vous plait, ne venez pas me dire qu’elle a été mère au foyer, alors.

      Pour ce qui est de mon mari, il est tout à fait en accord avec notre choix de vie familiale. Il assume totalement ce que ça implique, financièrement, et socialement. Parce qu’à salaire égal avec tous ses collègues, nous sommes ceux qui vivons, évidemment, le plus modestement. Les autres ont tous un conjoint qui rapporte un salaire quasiment équivalent au leur. Son souhait est que nous continuions ainsi pendant encore environ 5 ans, ce qui amènera notre cadet au secondaire. De plus, il apprécie énormément le fait de ne pas avoir à se soucier de participer à toutes les tâches ménagères à 50% comme c’est l’obsession moderne de beaucoup de couples. Combien d’articles de journaux sur cette question!….

      Nous avons en commun tout notre argent. Il n’y a pas de “mon argent” et de “son argent”, il y a “notre argent”. Comme il y a “notre” famille. De plus, nous sommes mariés, ce qui est une sécurité supplémentaire, légalement.

      Quel apport a-t-il, sinon que financier? Je trouve que déjà ça, c’est énorme. Je connais beaucoup d’hommes qui ne l’assumeraient pas. Je trouve ça très masculin, très viril. Admirable. Et très important. Je suis très reconnaissante. Comme il est reconnaissant envers moi pour le rôle que je prends au foyer. Sinon, il participe quotidiennement à leur éducation, par ses interventions éducatives (notre façon de voir la discipline et l’éducation est identique, à part de menus détails), par ses discussions avec eux ou devant eux, par le sport, l’intitiation aux arts, la lecture, ses commentaires sur l’actualité, sur la politique, sur l’environnement, la religion, la spiritualité, l’histoire. Bref, son apport est varié, et quotidien. Et surtout, il participe à leur éducation en leur montrant un modèle d’homme fort, d’homme qui réussit, responsable et engagé, et complètement investi dans son rôle de père et de mari et dans son rôle professionnel, d’homme sensible sans sensiblerie, et d’homme totalement assumé. Enfin, il participe à leur éducation en détournant leur mère d’eux, car c’est aussi ça, le rôle du père.

      C’est un père, un mari, et un homme admirable. Je ne pourrais pas être la mère que je suis sans lui. Ce serait bien plus difficile.

    • Désolé, mais on dirait un vrai discours d’Évangélistes !

      Je ne mettrai plus les pieds sur vos commentaires madame.

      J’en ai assez entendu.

      Bonne chance à vous et à votre famille !

    • Eh bien on voit un peu le genre de type que vous êtes! Je vous ai répondu honnêtement, et vous appelez ça un discours d’évangélistes… Vous vouliez que je vous parle du père? je l’ai fait.

      Ça fait dur. Vous savez, généralement, les gens qui se vantent d’être ouverts d’esprit sont souvent les esprits les plus fermés. Vous m’en donnez encore une fois la preuve.

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