La mère blogue

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  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 21 mai 2010 | Mise en ligne à 12h16 | Commenter Commentaires (20)

    Parents à 20… et à 40 ans

    Isabelle Audet

    Chronique savoureuse cette semaine lue dans le Boston Globe. Une mère raconte la dynamique familiale à l’arrivée d’un premier enfant, alors qu’elle et son conjoint avaient 20 ans, et celle qui prévalait à l’arrivée du petit dernier, 20 ans plus tard. Un monde de différences.

    Le papa, notamment, est passé de végétarien convaincu à un omnivore qui en a vu d’autres. Et à 6 mois, le petit lèche déjà le steak sur sa fourchette. Même papa, deux mondes, je disais.

    L’auteure raconte ensuite l’histoire d’Ariel, maman d’abord à 18 ans, puis une seconde fois à 38 ans. À sa deuxième grossesse, elle s’est fait féliciter pour les «meilleures circonstances» entourant la venue de son enfant. Différentes, oui, mais meilleures? Elle n’en est pas certaine. Le défi est le même, croit-elle.

    Les commentaires sous le texte sont intéressants. Un deuxième bébé, longtemps après un premier, arrive dans un univers souvent plus établi, avec des parents qui en ont vu d’autres. Mais dans un monde où tout est plus (trop?) structuré, avancent certaines mères.

    Sommes-nous les mêmes parents à 20 ans et à 40 ans? Si c’était à refaire, que changerions-nous?

    Je n’achèterais pas tous ces jouets à piles et je jetterais le livre sur le développement des enfants qui détaillait les avancées prévues des enfants (mois par mois!). Et je laisserais faire la vaisselle, de temps en temps.


    • J’avais jeté le livre de développement de l’enfant dès la fin du premier semestre de vie de mon premier bébé….Je suis allergique à toutes les revues qui en parlent aussi… Ces textes ne sont écrits que pour vous rendre plus coupables. Si j’ai besoin d’une info.. hop sur internet. Et je ne lis que ce qui convient. Pas les scénarios d’horreur et les trucs qu’il faut ab..so..lu..ment avoir pour que le rejeton soit heureux. Le gros bons sens et l’instinct, c’est tout ce qu’il vous faut mesdammes (et messieurs aussi)
      MelF

    • Ah oui, ce maudit livre “What to Expect in the First Year”… de quoi faire angoisser n’importe quelle nouvelle maman; surtout si le bébé, n’ayant pas lu le livre, ne sait pas qu’il est sensé faire ceci ou cela à 2 mois, 4 mois, 6 mois! Ma copie est tombée dans le bain un soir (accidentellement) et j’ai décidé que c’était un signe du destin. Aux poubelles, le maudit livre!!!

      D’ailleurs, c’est une chose que je changerais. Que j’ai changé, en fait, entre ma première et ma deuxième. Moins de livres, plus d’instinct.

    • Je suis d’accord avec vous au sujet des livres sur le développement des enfants, SAUF “Comment soigner et éduquer son enfant”, écrit par le génial Dr Benjamin Spock. Il est extrêmement étonnant qu’un homme aux idées aussi révolutionnaires et originales ait aussi été un auteur grand public, qui a certainement transformé la planète.

      http://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Spock

    • Mon plus vieux n’a que 3 ans et demi, mais bien franchement, rendu au 3ième, y’a pas mal de choses qui ne me font plus peur!

      Les livres, j’en ai lu 2-3, mais c’est surtout en consultant les mamans autour de moi que j’ai pu batir ma confiance et mes repères. Car quand on regarde autour de soi, on se rend bien compte qu’il y a tout un univers entre la thérorie et la pratique!

    • melf et weeza:
      J’ai un livre semblable à la maison, et je l’ai consulté a maintes reprises pour mon premier enfant, parce que je voulais savoir quand es-ce que mon enfant allait parler, marcher, dire 5 mots ou plus etc. J’avais tellement hate que ça arrive!

      Maintenant pour le 2e, je m’en fou pas mal..ça arrivera quand ca arrivera.
      Les énoncés dans ces livres ne doivent pas être perçus comme des objectifs, seulement des indications..

      Mère blogue:
      J’ai eu le 1er a 24 ans, et le 2e à 26 ans. Seulement 2 ans entre les 2 et pourtant, ma façon de voir tout ça a tellement changé. Je ne trouve pas la chronique vraiment pertinente, car il faudrait comparer des parents ayant eu leur PREMIER enfant à 20 ans, et d’autres à 40 ans. Et encore là.. tout le monde est différent.

    • 20 ans c’est trop jeune, on n’a pas encore vécu notre jeunesse et on a plus de sacrifices à faire.
      40 ans c’est un peu vieux, je suis bien placé pour le savoir, l’idéal se situe entre les 2 extrèmes. L’important est de les avoirs quand on est prets et avec la bonne personne.

    • 20 ans plus tard wow! Entre ma première et ma deuxième il s’est écoulé presque 9 ans. J’ai eu la première à 24 tout juste la deuxième à presque 33.

      Dès le départ ça a été l’insouciance. Je demandais conseil à ma mère (de 22 ans mon ainée) mais je ne lisais pas de livres.

      Pour la deuxièeme ça a été pareil. Même que le pire ça a été du point de vu monétaire (plus d’obligations financiers, plus gros train de vie, même chèque d’A-E que 8 ans avant).

      Toute cette droiture (livres, suivis, conseils, etc.) je les perçois comme une mode, un standard social. Le même phénomène que la recherche de la minceur et la perfection des magazines.

      On en vient à être des mamans (et papas) “anorexiques de l’instinct parental”… Il faut savoir être indépendant et libre penseur ;-)

    • J’ai eu mon premier à 22 ans, à l’aube de mes 32 ans j’attends un 3e enfant pour novembre prochain.

      C’est pas 20 ans, c’est 10 ans. Et déjà ma vision de la maternité a changé. À 22 ans, bien qu’adorant mon enfant, j’avais hate de reprendre le chemin de l’Université et le contrôle de ma vie. À 32, j’envisage sérieusement de prendre deux ans de congé de maternité, deux années qui seront profitable à ce bébé mais aussi à mes deux grands.

      Une plus grande maturité, moins de stress m’habite. Les livres? même au premier j’en ai peu lu, un peu par insouciance, je l’avoue.

      On change en 10 ans, nos priorités aussi.

    • J’ai eu mon premier enfant à 20 ans, mon deuxième à 21 ans, mon troisième à 25 ans et mon dernier à 39 ans. S’il y a une chose qui a changé en vingt ans c’est le niveau de danger constant qu’on nous sert constamment. Dodo sur le dos aujourd’hui, il y a vingt ans, on mettait les bébés sur le côté et rapidement sur le ventre pour qu’il se “muscle ” le cou. Même les couches en coton sont devenues “high-tech”… Quand j’ai voulu garder mon premier bébé avec moi dans la chambre d’hôpital c’était du jamais vu, aujourd’hui c’est la norme.

      Était-ce mieux avant? Peut-être que oui sur certaines choses et non sur d’autres.

      Ce qui me dépasse c’est que vingt ans plus tard, il est encore et toujours impossible d’allaiter en paix dans un endroit public, même à l’abri des regards. On est encore relégué aux toilettes. Ça, ça me dépasse complètement!

    • @bellaluna
      “Ce qui me dépasse c’est que vingt ans plus tard, il est encore et toujours impossible d’allaiter en paix dans un endroit public, même à l’abri des regards. On est encore relégué aux toilettes. Ça, ça me dépasse complètement!”

      Moi aussi ça me dépasse. Mais mon expérience maternelle limitée (2 rejetons) m’a apprise à me sacrer totalement des curés que l’allaitement en public dérange !!!

    • J’en suis à mon 3e en 6 ans. Même le MIEUX VIVRE….. qu’on nous remet dans le suivi de grossesse s’est épaissi au fil des années, les recommandations précisées et un discours davantage prescriptif… Une de mes soeurs ayant eu ses enfants 10 ans avant les miens m’a déjà fait le commentaire sur l’anxiété des parents vs la santé et le développement de leur enfant et le nombre de gadgets (tapis angel care, biberons à technologie sophistiquée..) Pour ma part, j’ai toujours (et je tente encore!) essayé de vivre ça de manière modérée, sachant que pour tout bon changement, (ex: dodo sur le dos) il peut y avoir des conséquences (ex: plagiocéphalie, port d’un casque moulé pour pallier au problème…) même si l’objectif premier est de réduire l’incidence d’un problème grave. Pas de solution parfaite donc, il faut se faire confiance, et sincèrement, je trouve que c’est facile de douter de soi-même en tant que parent quand on est placé devant tant de bonnes prescriptions…

    • 33 ans. ça été une très bonne décision d’attendre ce moment pour avoir les enfants. Plus mature, moins inquiet. Plus d’expérience et moins démuni avec les surprises qui peuvent survenir.

    • Je crois que je ne changerais rien, sauf le nombre de jouets.

    • ce qui est clair c’est qu’à 20 ou à 40 on n’a pas les mêmes ressources. Plus de moyens financier à 40 ans… Plus d’énergie, de patience à 20 ans…

      L’important c’est de faire avec nos forces du moment.

      Faire de son mieux…

    • @tarzile: le nombre de jouets… bien d’accord avec vous! On a beau essayer de limiter, la maison est envahie de jouets (la plupart reçus en cadeaux, dont plusieurs ayant d’abord appartenu à mes neveux et nièces, mais quand même). Ça empire à chaque anniversaire, à chaque Noël. Malgré cette montagne de jouets, ma puce, présentement, s’amuse à cueillir des pissenlits blancs et à souffler dessus! Hier, c’était de prendre les caillous d’une margelle et d’aller les porter dans l’autre margelle…

    • J’ai eu ma fille a 18 ans, il y a 18 ans. J’étais mature et responsable, cette décision était une choix réféchit, et j’ai toujours été fière de ce que j’ai accomplie. Aujourd’hui a 36 ans nous voulons agrandir la famille, et aujourd’hui j’ai peur de donner naissance, malgré mon expérience, mon vécu j’ai peur. Je vais foncer comme quand j’avais 18 ans, mais aujourd’hui je me pose pas mal plus de questions et j’attend les réponses. Je suis certaine que cela sera une expérience différente mais aussi extraordinaire, que je vivrais aussi avec ma grande qui fait mon bonheur, mais une chose qui sera commun au deux : leur dire Je t’aime le plus souvent possible :))))

    • Avoir deux enfants dans un délai court ou long n’a pas vraiment d’importance selon moi. Après un enfant, on est plus certain de nous, de nos capacités et de nos limites peut importe l’age. Comme il a déjà été dit, il serait bien de faire la même analyse avec des parents qui ont des enfants rapprochés pour voir leur évolution dans la façon d’élevé leurs enfants.

      J’ai eu mes trois enfants entre 30 et 32 ans et je peux affirmer que j’étais pas mal moins stressé au deuxième et troisième même si ils sont très proche en age. La grosse différence ce situe probablement au niveau des recommandations des médecins qui changent beaucoup en 20 ans.

      Par contre, à 20 ans, on a généralement plus d’obstacles puisqu’on a pas nécessairement un emploi stable et assez rémunéré pour pourvoir à ses enfants comme on le souhaiterais.

    • @ Chat65 à 22 ans on est pas inquiète, on aborde la maternité avec une belle naïveté.

      On est plus démuni? sûrement puisqu’on a pas eu le temps de s’établir dans la vie, mais c’est pas toujours négatif.

    • C’est surtout quand on nous annonce le premier “petit enfant” qu’on prend une ” débarque” !

      Grand père moi ? Le choc est plus terrible que d’être père !

      Mais ma blonde semble plus sereine d’être ” grand-mère” ????

      :-)

    • Je ne suis pas certaine que ce soit l’âge qui est la différence. Je connais des parents pour la première fois qui approchent le 40 ans et me semble pas mal névrosés…

      J’en suis à mon 3e enfant à moi, j’ai eu la garde de mon demi-frère à l’âge de 23 ans (il avait 13 ans), mon conjoint avait une garde partagée de sa fille (nous sommes en couple depuis 11 ans, elle approche maintenant le 16 ans). Un poupon, alors que j’avais 25 ans était une nouvelle expérience, je n’avais jamais eu de nouveau-né, mais dès ses 6 mois, je me sentais en terrain connu. L’arrivée du 2e s’est fait naturellement… Presque 6 ans plus tard, j’ai accueillit ma petite poulette. Je pense que JE suis tellement plus relaxe, tellement plus confiante que ça se reflète sur son tempéramment…

      Ce n’est pas les informations dans les livres qui nous aident le plus. C’est notre instinct, le savoir des personnes autour de nous et d’écouter notre enfant au lieu de tout le reste! On apprend rapidement qu’il y a tellement de bidule inutile d’offert pour les enfants, que l’usager fait TRÈS BIEN l’affaire et de juste pas trop s’en faire! Un parent stressé devient stressant et ça donne des enfants stressés et stressant HIHIHI!

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