La mère blogue

Archive, mai 2010

Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 16h07 | Commenter Commentaires (19)

Une pub qui dérange – la suite

Silvia Galipeau

Je vous ai parlé la semaine dernière d’une pub de la Fédération des cégeps, qui faisait jaser plusieurs groupes de jeunes parents.

En gros, les associations de parents-étudiants reprochent aux concepteurs  de ladite pub d’avoir insinué que pour être une bonne mère, il faut mettre son éducation de côté. Une fois les enfants élevés, alors la bonne mère peut aller s’éduquer. On reproche aussi à la pub d’avoir du coup oublié un public pourtant important au cégep: les jeunes parents-étudiants.

Voilà pour la version des étudiants.

Voici, aujourd’hui, celle de la Fédération des cégeps, qui rétorque entre autres s’adresser non pas qu’aux mères, mais à tous les adultes, qui pourraient être intéressés par un retour aux études. «Le message s’adresse à moi si je suis un adulte, n’importe quel adulte, quelle que soit ma situation (…) Chercher un autre sens à ce message publicitaire serait, dans le meilleur des cas, une extrapolation maladroite, et dans le pire, une interprétation tendancieuse», écrivent-ils en guise de réplique, dans une lettre publiée ce matin dans Le Devoir.

«En un mot: ce message ne traitait pas de conciliation famille-études. Mais de retour aux études. Point»

Peut-être. Mais pourquoi diable avoir mis en scène une si bonne mère de famille, alors?

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Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 9h25 | Commenter Commentaires (37)

Éducatrices-orchestre

Isabelle Audet

Intéressant, ce papier de notre collègue Ariane Lacoursière ce matin. Elle a passé une journée dans un CPE de Laval où elle a notamment côtoyé Simon (nom fictif), un petit garçon de 4 ans présentant un trouble du langage. D’après le récit d’Ariane, son éducatrice est extra. Elle comprend ses besoins, elle l’aide à progresser et elle l’intègre au groupe. Mais justement, il y a un groupe. D’autres enfants avec des besoins, eux aussi. Pas évident de tout concilier.

N’importe quel parent dont les parents fréquentent une garderie remarquent que les journées des éducatrices sont bien remplies. Elles ont une formation, mais beaucoup d’entre elles ne sont pas préparées à intégrer des enfants en difficulté. On apprend ce matin que 78% d’entre elles affirment ne pas avoir reçu de formation spécifique sur l’intégration des enfants ayant des besoins particuliers. C’est inquiétant.

Ces enfants bénéficient de la vie de groupe. Il est donc positif pour eux de passer du temps en CPE ou en garderie auprès d’éducateurs et d’éducatrices stimulants. J’ai aimé, au cours des années où mes enfants ont fréquenté la garderie, qu’ils côtoient des enfants différents. C’est une grand richesse.

Mais donnons aux éducatrices les moyens de favoriser leur intégration.

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Vendredi 28 mai 2010 | Mise en ligne à 9h38 | Commenter Commentaires (12)

L’art de concilier sport et paternité

Aujourd’hui, notre père invité est  Martin Chamberland, photographe à La Presse depuis 13 ans, père d’une fillette de deux ans, et grand amateur de vélo de route depuis … 23 ans.

Courir pour courir
MARTIN CHAMBERLAND

Isabelle m’a demandé de parler de mon expérience en tant que jeune père et en tant que grand passionné pour les sports et l’entraînement en général. Cette chronique n’a pour but d’apporter des trucs d’entraînement, il y a tous ces magazines et sites web pour cela, sans oublier les “coachs” personnels et les gyms. J’aime bien l’idée de partager une portion de mon expérience et d’apprendre de l’expérience des autres, soit pour le simple but de comprendre comment les autres font et peut-être en bout de ligne aider ne serait-ce qu’au moins une personne en ce bas monde. J’ai souvent parlé à mes amis du manque de temps d’entraînement lorsque l’on devient parent et j’ai compris que je n’étais pas seul.

Je pratique plusieurs sports depuis un très jeune âge. Le sport fait partie de ma vie…  je suis comme les modèles d’auto 2010 versus l’air climatisé, avec moi, les sports ça vient “avec”, c’est inclus dans le prix. Lorsque j’ai décidé de finalement faire le grand saut et d’avoir un enfant, je savais très bien que la pratique de la plupart de ces sports allait diminuer grandement pour une certaine période. Cette période dépend de tellement de facteurs que la chose varie d’une famille à l’autre. Puis ce n’est que petit à petit qu’il est possible de retourner à un volume d’entraînement intéressant. Dans mon cas, ce fut environ de 5 à 6 mois. Mais ce volume reste encore à ce jour qu’une fraction de ce que jadis je pouvais me permettre de faire. En ce qui me concerne, il est primordial de pouvoir me remettre à l’entraînement car le sport fait partie de ma vie. Quitte à m’entraîner dans un état de fatigue relatif, c’est une question pour moi de respecter qui je suis. Mais je dois dire que tout n’est pas rose, j’ai même souvent mijoté sur la question; devrais-je tout arrêter, car je sens que je vais virer fou.

Je m’explique. Après une journée de travail, j’arrive à la maison et comme tout le monde je dois: faire le souper, faire manger la petite, laver la vaisselle, donner le bain à la petite, plier la pile de linge qui ne cesse de grossir, raconter une histoire à la petite, endormir la petite, faire encore du ménage, faire un lavage, préparer mes choses pour le lendemain, etc. Bien entendu moi et ma copine partageons ces tâches, mais il n’en reste pas moins que même à deux, nos soirées sont remplies à pleine capacité. Puis c’est généralement à la fin de toutes ces belles choses palpitantes que s’offre à moi l’incroyable opportunité d’aller m’entraîner… l’horloge indique qu’il est 20h42 et j’ai juste assez d’énergie, watt pour watt (faut pas sous-estimer les 13 marches jusqu’à la chambre à coucher tout de même!), pour aller poser ma fichue carcasse contre cette surface molle qu’est mon lit.

Inévitablement, il y a une certaine frustration qui s’installe. De cette situation j’ai longtemps cherché et j’ai fini par trouver certaines solutions. J’ai trouvé un autre moment pour m’entraîner, soit le matin. Puis j’ai même entrepris un nouveau sport, le sport des papas pressés, la course à pied. Après avoir déposé la petite à la garderie, je me précipite au gym durant les mois d’hiver sinon le reste de l’année je me précipite à l’extérieur pour aller courir, car je ne dispose généralement pas plus d’une heure pour compléter un entraînement incluant la douche et le changement de vêtements. Puis je me précipite au travail, presque bien peigné. J’ai souvent dû bâcler mes entraînements, faute de temps, parfois à cause de la météo, certains matins le trafic m’empêchait carrément d’aller au gym. Il m’est même arrivé de devoir rebrousser chemin après avoir enfourché le vélo stationnaire du gym car ce matin-là, le patron a décidé de m’appeler une heure plus tôt, puis une autre fois ce fut les douches du gym qui avaient décidé de flancher. Bref, toutes des situations qui font accumuler la frustration. Puis au milieu de toute cette course folle, lorsque je cherche en panique la paire de chaussettes au fond du foutu tiroir, la bouteille dans le lave-vaisselle, les shorts, le t-shirt qui est encore dans la sécheuse tandis que la petite m’attend au bas de l’escalier en scandant un paaaaappppppaaaaaaaaaaa bien senti, à ce moment précis se pointe en moi cette incertitude qui me fait douter du bien-fondé de toute cette course insensée. Je me demande souvent pourquoi je fais tout cela, puis si j’ai le goût de continuer ce cirque encore longtemps.

Puis en bout de ligne je me résigne. Je sais que de toute façon je n’ai pas le choix. Je suis un “addict” du feeling post entraînement, ce feeling de relaxation, de bien-être. Puis lorsque je regarde la “colonne des pour” contre la “colonne des contre”, la preuve est là, je dois donc continuer. Continuer à courir pour courir.

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