La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 30 avril 2010 | Mise en ligne à 7h21 | Commenter Commentaires (24)

    Estelle et sa ruelle

    Notre père invité cette semaine: Patrick Sanfaçon, photographe à La Presse et père d’une fillette de 7 ans.

    Patrick Sanfaçon

    Qui a dit que les enfants ne jouaient plus dehors? Cette semaine, comme bien des lecteurs de La Presse, j’ai lu l’article de ma collègue Silvia Galipeau rapportant que les jeunes Canadiens ne bougent pas assez. Ça m’a fait sourire parce que de mon côté, parfois je dois dire à ma fille de 7 ans: “Estelle, arrête de bouger un peu, tu m’étourdis!”.

    Pour ma fille, dont certains diraient qu’elle est hyperactive, gigoter, sautiller, pédaler, dribbler avec un ballon, c’est aussi normal que de respirer. Elle est une enfant du genre actif plutôt que contemplatif. C’est surtout dans notre ruelle qu’elle s’épanouit le plus. Une de ces ruelles typiques du Plateau Mont-Royal (eh oui! encore le Plateau…): étroite et calme, bordée d’arbres et de fleurs, bourdonnant d’enfants et de chats durant les beaux jours d’été, parfaite pour jouer au hockey ou se baigner avec l’arrosoir à pelouse.

    estelle

    Voici une petite vidéo que j’ai réalisée à la fin de l’hiver pour essayer un nouveau logiciel de montage. Je venais de sortir son vélo du cabanon pour la première fois depuis que la neige avait fini par fondre. C’était une belle journée chaude du mois de mars. Je n’avais même pas eu le temps de trouver son casque qu’elle partait déjà, excitée et heureuse de reconquérir sa ruelle…


    • “… étroite et calme, bordée d’arbres et de fleurs…”
      C’est ma ruelle aussi, et j’aime y voir jouer les enfants du coin, mais chaque printemps, le paysage est gâché par une poignée de citoyens qui laissent des déchets dans la ruelle (on en voit d’ailleurs sur la vidéo) sans se donner la peine d’appeler la ville, trop lâches pour le faire… Je n’en reviens pas qu’en 2010, des imbéciles croient encore que les ruelles sont des dépotoirs!

    • Du bonheur à plein poumons !

    • Très touchant… J’aime à la fois les mots, la photo et la vidéo. Merci pour ces émotions matinales. Ça sent la vie, ça donne le goût d’attraper le printemps (comme on attrape la grippe!). J’y vois quelque chose comme le caractère quasi universel des ruelles de Montréal. Cette ruelle du Plateau ressemble à s’y méprendre à mon ancienne ruelle dans Hochelaga-Maisonneuve. Je le publie sur mon blogue à l’instant.

    • Super cute le petit video!! Je trouve ca triste que les ruelles ne soit plus aussi populaire qu’avant!! La ville devrait forcer les contracteurs a en fait de temps en temps!! C’est tellement parfait pour faire du vélo et jouer au hockey avec les petits!! Sans toujours avoir a aller au parc!!

      Vivianep oui je sais la campagne il y a plein d’espace vert :P :P Mais moi J’aime la ville :)

    • Wow, merci M. Sanfaçon de nous prouver qu’il est possible que nos enfants soient heureux en ville! Je commençais à croire que j’étais la seule à penser que le bonheur n’était pas que dans le pré! ;) Je dois dire que mon mari a passé toute son enfance dans les ruelles du plateau et il en a gardé de merveilleux souvenirs! Merci encore pour ce beau témoignage!

    • nininou

      30 avril 2010
      08h05

      _________________

      Lorsque je vivais à Montréal (Mentana pas loin du métro Sherbrooke – années 90) la ruelle était devenue “verte” grâce à l’huile de coude des citoyens du quartier. Nous nous réunissions tous un beau samedi matin de printemps avec nos sacs oranges et nos gants et nous faisions un grand ménage ! Quelqu’un appelait la ville pour les “gros morceaux” C’était plein d’enfants et cela se terminait souvent par une partie de hockey tous genres confondus.

      Et on se foutait bien des récalcitrants. Croyez-moi, les “ceusses” qui voulaient pas participer restaient invisibles cette journée là.

      Je crois sincèrement que chaque petit geste compte !

    • J’ai récemment déménagé à Ville Saint-Laurent et j’ai découvert dans ce petit coin de Montréal des ruelles complètement gazonnées et envahies par les arbres et arbustes. C’est une grande surprise pour moi, qui a longtemps habité le Plateau. C’est un peu comme si la nature reprenait ses droits sur la ville. Elles ne sont pas laissées à l’abandon, mais une douce anarchie y règne… Évidemment, il n’y circule pas de voitures. Puisque chacun a son entrée, les voitures sont stationnées à l’avant, ce qui est presque impossible dans les quartiers plus centraux. Mais enfin, quelle belle idée et quel bonheur pour les enfants!

    • Les ruelles, un samedi matin ensoleillé.
      Entendre les jeunes et les plus vieux s’amuser…

      C’est ça qui me réveille l’été, et je dois avouer que c’est bien agréable :)

    • Ville ou campagne, le décor change mais l’émotion reste la même: le plaisir tout simple de pédaler pour la première fois de l’année quand il fait beau dehors et que ça sent bon le printemps. Magique.

      Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire en lisant M. Sanfaçon se justifier “de ne pas avoir eu le temps de trouver son casque de vélo”… Vous avez bien raison; on n’est jamais trop prudent sur ce blogue!

      Très belle vidéo!

    • Ce petit vidéo nous montre un moment génial dans la vie de presque tous les enfants: quand on sort sa bicyclette du garage ou du cabanon même s’il reste encore un peu de neige dehors! c’est comme une libération. C’est le printemps.

      En ville ou en campagne, cette excitation se vaut.

      C’est dans la durée, dans le long terme, une fois que l’excitation initiale est dissipée, qu’on peut voir si le plaisir de vivre en ville est comparable à celui de vivre à la campagne.

    • Belle Estelle, elle nous montre bien que ça ne prend pas grand chose pour s’amuser et bouger. Le même scénario chez nous depuis plusieurs semaines…

    • Je ne crois pas qu’un débat ville-campagne puisse trouver une issue gagnante.

      Les deux ont du bon et du plate a offrir. Mes garçons connaissent les joies du fond du bois la fin de semaine chez les grands-parents et au chalet. On sort les guimauves, on se fait des abris de sapins et on identifie les champignons. Par contre, quand vient le temps de choisir une activité, le monde est a nous pour les choix du type et de l’horraire, ce que j’étais loin de vivre moi-même enfant dans le même fond de bois. Nous avons la chance de vivre les deux et c’est un équilibre très apprécié.

      Mais une belle ruelle asphaltée, c’est encore plus joussif pour le vélo qu’un chemin de gravel ;-)

    • hein elle a réussi a faire du vélo sans casque pis a toucher a un chat de ruelle sans casque

    • @vivianep

      Le plaisir de vivre en ville est comparable à celui de vivre en campagne, cela dépend de la personne… il y a des gens qui aiment l’un plus que l’autre. On sait que vous, vous préférez la campagne, mais ce n’est pas tout le monde. Et ce n’est pas pour tout le monde.

      Ma première fille préfère de loin la ville, plus de monde, plus d’activités sociales etc., alors que mes deux plus jeunes ont toujours préféré jouer dehors dans la nature.

    • Rue, ruelle, fond de bois, parc,… L’important est que les enfants trouvent un endroit bien à eux pour jouer et explorer le monde en toute sécurité…

    • @piedoq

      Yark! Vite, l’epipen!!!!

    • Wow! Merci M. Sanfaçon pour ce texte et ce joli vidéo.

      Je n’ai jamais habité Montréal mais plutôt la banlieue de Montréal. Mes parents par contre habitaient Montréal lorsqu’ils étaient jeunes. La seule connaissance que j’ai de ces fameuses ruelles de Montréal est ce que ma mère en disait. Pour elle, une ruelle était synonyme de gens sans classe et sans éducation. C’était très péjoratif.

      Alors, à vous lire et à lire tous les commentaires sur ce billet, c’est très rafraîchissant. On ressent cette joie de vivre. Ça me donne une autre vision des ruelles , milieu de vie que je ne connais pas.

    • @q.terreux, ma ruelle est verte depuis le 11 septembre 2001 (on ne peut pas oublier ça…) où nous avons nettoyé, planté, etc. Depuis ce temps, presque tous les samedis d’été, je pars avec mon sac vert et je ne fais pas long avant de le remplir. La ruelle est verte, mais les cochons sont récalcitrants… La ruelle Généreux tout près est un dépotoir à ciel ouvert.

    • Le meilleur topo de père invité, à date… Il blogue pour vrai celui-là. Et il parle de son enfant, pas de son ego surdimensionné par la parentalité.

      Multimédia en plus. Excellent. Juste. Vif. Vrai. Frais. Vous avez l’imprimatur d’Ysengrimus.
      Paul Laurendeau

    • Guylaine, j’ai de la misère à imaginer que pour un jeune enfant, la vie à la ville soit comparable à la vie en campagne. Je parle de la petite enfance, des années d’école primaire, principalement. Mais pour les ados, là, je ne sais pas. On verra! mon aîné a 12 ans.

      Encore que toutes les campagnes ne se valent pas. Il y a des villages et des coins de pays plus stimulants et sympas que d’autres.

    • nininou

      30 avril 2010
      14h36

      @q.terreux, ma ruelle est verte depuis le 11 septembre 2001 (on ne peut pas oublier ça…) où nous avons nettoyé, planté, etc. Depuis ce temps, presque tous les samedis d’été, je pars avec mon sac vert et je ne fais pas long avant de le remplir. La ruelle est verte, mais les cochons sont récalcitrants… La ruelle Généreux tout près est un dépotoir à ciel ouvert.

      _______________

      Continuez ! Ne vous occupez pas des cochons. Bravo à vous !

    • Bonjour Patrick, je vous connais de vue, car votre fille et mon fils de 5ans et demi ont fait 2 cours de natation ensemble! Donc oui je suis du Plateau, nous notre terrain de jeu favori est le parc Laurier, parc merveilleux pour les enfants! Nous avons une ruelle aussi, mais elle est passante car elle donne sur une rue passante. Malgré le fait qu’on soit en ville, oui on est tout le temps dehors et honnetement, vu que je dois surveiller mes enfants (car ils ont 3ans et 5ans), je suis bien contente d’etre en ville que d’etre en banlieue, car le temps sauvé en déplacement est mis sur le temps dehors à marcher de la garderie jusqu’a la maison, et à aller au parc. Bravo pour la photo et le vidéo!

    • Beau! Simple. Et ça met en vedette la personne qu’il faut. Belle trame musicale aussi.

      Et générateur de souvenirs. Cette ruelle ressemble à celle que j’ai fréquentée jusqu’à quatre ans et demi avant que de prendre la route de la Gaspésie. Le même béton avec ce sillon au milieu. Les mêmes boites de carton. Ce qu’elle me semblait large et longue. Mais comme j’y suis souvent revenu, et que j’y retourne encore, (Eh! Oui) c’est fou comme elle a rapetissé avec les années, un peu comme nos parents qui raccourcissaient à mesure que nous grandissions.

      Comme j’aurais aimé pouvoir trouver un petit film comme celui-là dans les trésors de mes parents. À l’époque, filmer était moins accessible.

      Merci beaucoup pour ces deux minutes vingt-six. Conservez les. Et faites en d’autres au fil du temps. Un jour, peut-être que la ruelle ne sera plus là ou que vous, vous serez ailleurs.

    • Et j’ai failli oublier: Ma marraine qui avait conservé le grand «six-et-demi» après notre départ s’appelait aussi Estelle. Il faut croire au hasard, j’imagine.

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