Isabelle Audet
Fin de la semaine de relâche. Beaucoup de parents, en congé pour une semaine, retournent au boulot.
Sauf qu’on apprend ce matin sous la plume de nos collègues Catherine Handfield et Rima Elkouri que certains parents voudraient bien être au travail, mais qui, pour toutes sortes de raisons, n’en ont plus. Jusque là, c’est infiniment désolant, mais assez courant, conjoncture économique oblige.
Sauf que le gouvernement fédéral ne considère pas les prestations du Régime québécois d’assurance parentale comme un revenu assurable. Donc, après un congé parental, il n’y a plus de filet. Vous tombez malade? C’est votre enfant qui tombe gravement malade? On vous congédie? Rien.
Parce qu’un congé parental, aux yeux du gouvernement fédéral, c’est du chômage.
Des organismes cités dans les articles de Catherine (ici et là) ainsi que dans la chronique de Rima demandent des changements au programme. Ils considèrent que le régime pénalise injustement les parents, plus vulnérables au congédiement parce qu’ils sont soudainement moins disponibles au travail. Les mères sont les plus touchées.
On parle beaucoup d’horaires flexibles, de partage des tâches. De télétravail, de congés mobiles. De conciliation travail-famille. Mais encore faut-il qu’il y en ait un, travail.
Je pose une question plate: devrait-on maintenant prévoir le risque de perte d’emploi au moment de planifier un bébé? Ne devenir parents que si on peut assumer la perte d’un salaire?
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