La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 19 février 2010 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Commentaires (46)

    Notre père invité: le photographe François Roy

    Le fils de François, dans l'oeil de son photographe de papa.

    Le fils de François, dans l'oeil de son photographe de papa.

    Notre père invité cette semaine, notre collègue  photojournaliste François Roy, 32 ans. Il travaille à La Presse comme photographe depuis cinq ans. Ses modèles parentaux: ses parents, ensemble depuis 37 ans, sa soeur qui a 3 enfants, et ses amis, devenus parents avant lui. Il a un fils d’un an et demi, «un gros toutou de 30 livres».  Voici ses réflexions sur la paternité.

    François Roy

    - Depuis que je suis père, je me sens plus fort. Pierre Légaré a déjà dit qu’au moment précis où son enfant est né, il a tout de suite su qu’il serait capable de tuer. Commentaire un peu extrême, j’en conviens. Tout de même la paternité peut donner une force insoupçonnée et très protectrice pour nos enfants, je me sens souvent l’homme le plus fort au monde.

    - Ma blonde et moi avons décidé d’avoir seulement un enfant. C’est comme ça. Ainsi, je me fais et me ferai un devoir qu’il ne devienne pas un enfant-roi, qu’il cultive son indépendance et qu’il ne croit pas que la vie est centrée sur lui.

    -Chaque jour, je suis impressionné qu’un chromosome peut devenir, avec le temps, une si grosse boule d’amour.

    -Mon nombril n’existe plus puis c’est bien correct comme ça. Les 5 à 7 à la dernière minute sont un thème rayé de mon quotidien. Je suis surpris de m’en foutre. Je ne peux même pas parler de deuil. Il faut croire que j’étais rendu là dans la vie.

    -La paternité m’a rendu ultra-sensible quand je vois à la télé des histoires d’enfants maltraités, malades, battus ou abusés. C’est un classique, je sais. C’est là que me revient la phrase plate maintes fois entendue avant d’avoir mon fils: «Tu vas comprendre quand tu vas en avoir…»

    -Ma blonde, bien sûr je l’aimais avant qu’on soit parents.  Au moment de la naissance de mon fils s’est ajoutée une autre dimension de mon amour pour elle. Plein de respect, de fierté et d’admiration de voir tous ses sens maternels apparaître comme par magie.

    -Même en carence de sommeil, le sourire qui vient de la bassinette à 6h30 le matin me donne toute l’énergie pour le reste de la journée.

    -La paternité m’a rendu complètement gaga pour les enfants des autres ou ceux que je croise dans la rue. Vraiment gaga!

    -Il y a une phrase tellement vraie, mais que je ne suis plus capable d’entendre: «Profites-en, ça passe vite!»

    -Je croyais que je serais sévère. La première fois que j’ai eu à parler un peu fort à mon gars, il s’est mis à pleurer et s’est retourné vers sa mère. J’ai eu le coeur gros pendant 48 heures.

    -J’ai peur du genre d’adolescence que mon fils aura. Si je me réfère à la mienne, je ne devais pas toujours être drôle aux yeux de mes parents.

    -Enfin, je me dis que si, dans 20 ans, mon fils m’invite à un 5 à 7 à la dernière minute, j’aurai peut-être réussi ma mission!


    • Moi non plus je n’aime pas la phrase: ”profites-en, ça passe vite!” Il faut vivre avec votre garçon l’instant présent intensément. Tous les âges sont merveilleux, même l’adolesecence… Un enfant, ça nous entraîne dans une spirale de bonheur sans fin… Un ado aussi et un adulte aussi. On est parent pour la vie…
      C’est normal que les 5 à 7 ne vous manque pas. J’ai toujours un peu de misère aux parents qui disent qu’on arrête de vivre pour son enfant. On n’arrête pas de vivre pour son enfant, on vit différemment c’est tout.

    • Je suis très surpris de votre sujet. Mais, il est un peu trop tard. Les Québécois de souche n’ont plus d’affaire dans ce genre de relation. C’est à leurs risques et périls. Le gars n’a plus aucun droit, au niveau légal, juste des obligations. Il serait préférable pour lui de se trouver une fille monoparentale, beaucoup plus jeune que lui, vivre une pseudo-paternité, sans obligations financières. Vous oubliez que sa conjointe à tout l’appareil judiciaire avec elle, main dans la main.
      Je conseille aux gars de ne pas se marier légalement pour ne pas payer pour elle le jour qu’elle décidera qu’elle veut vivre une autre vie et qu’elle n’a plus besoin de lui.

    • C’est fou comment on se ressemble tous quand on devient parents!

      je me reconnais tellement!

    • wow, trop cucu

    • Je suis touché par la maturité et la grande sensibilté que la paternité a fait découvrir à François. Il avait déjà une sensibilité artistique bien à lui, imaginez l’impact qu’aura cette expérience de vie sur son talent.
      Bravo François et continue de bien prendre soin de ta petite famille. C’est ce que nous avons de plus chère au monde.
      Votre ami Dan

    • WOW! Superbe de texte! 95% d’accord avec vous.

      Le 5% c’est à propos du caractère “extrême” du commentaire de Pierre Légaré. Pas du tout extrême. Si j’avais la preuve qu’en me coupant le bras à frette mes filles seraient plus heureuses, je le ferais.

      Un petit doute par contre. Patrick Lagacé a dit quelque chose de semblable la semaine dernière. Vous dites “qu’il ne croit pas que la vie est centrée sur lui”. J’apprend à mes filles à être gentilles avec les autres enfants, à laisser passer les gens, à être polies, etc.

      Mais quand je vois des gens qui n’en ont rien à foutre, qui nous passeraient sur le corps pour voir les lions au zoo de Granby, qui laissent leurs enfants bousculer mes filles et leur arracher leurs jouets, je me demande si j’ai raison. Je me demande si je ne devrais pas apprendre à mes filles qu’elles sont les reines du monde et qu’elles ne doivent pas avoir peur d’écraser les gens qui se trouvent sur leur passage.

      Je me demande…

    • @ Samsuffi

      Votre pessimisme et votre vision de la société m’écoeurent.
      Mais peut-être vous êtes-vous trompé de blogue?

    • Beurk, désolé, je ne suis vraiment pas comme ça.

      C’est correct, chacun son style, mais je n’aime pas les papas gagas. Et ma blonde non plus.

      Je ne crois pas que c’est le rôle d’un père de catiner et de faire dans la ’sensiblerie’. Genre avoir le coeur gros pour avoir parler un peu sévère. Meilleure façon, justement, de faire des enfants rois.

      Je n’ai aucun problème à être sévère ou hausser le ton parce que je garde mes émotions en dehors de l’éducation des enfants. C’est quand on rage qu’on se sent coupable.

      Mon père était professeur et il est très bon avec les enfants vont vers lui. Il s’occupe d’eux, mais il garde toujours une certaine distance. Bref, il fait ce qu’il à faire de façon un peu automatique, sans devenir gaga. Étonnament, les enfants vont constamment vers lui au lieu de l’inverse, qui selon mon humble opinion, fait croire aux enfants qu’ils peuvent requérir de l’attention quand bon leur semble et se croire le centre de l’univers. J’espère être la moitié de ce que mon père est.

    • C’est difficile de ne pas être émue par ce papa qu’on a soi-même mis au monde mais le connaissant si bien, pas surprise de découvrir ce si bon papa. Ne t’inquiète pas pour l’avenir de ton fils, il n’a que des gens qui l’aiment autour de lui. Aussi, bravo de reconnaître les talents de sa maman.

    • Une bonne façon aussi de faire des enfants rois, selon moi, est de voir les enfants comme l’aboutissement d’une vie.

      Plusieurs font ça. Ils oublient leur couple et laisse l’enfant prendre toute la place. Les enfants le ressentent et agissent en conséquence. Combien de fois j’ai vu des parents interrompre leurs activités ou leur discussion parce que le môme a décidé qu’il voulait être entendu…tout suite! À moins d’une urgence, attend ton tour…chose.

      Ca peut paraître froid, mais je préfère que des enfants conaissent leur place au lieu qu’ils deviennent des fatiguants qui ont besoin d’être le centre d’attention. Ça ne se change pas rendu adulte ce trait de caractère.

      Avec l’espérance de vie qu’on a aujourd’hui, avoir des enfants n’est vraiment qu’une phase comme une autre. J’aime mes enfants, mais ils vont passé, comme je ne fais que passé dans leur vie. Au final, je m’efforce beaucoup plus d’être heureux avec moi-même et avec ma blonde. Je crois que c’est rendre service à ses enfants. Ils percoivent ce bonheur et conaissent leur rôle, ce qui je crois est plus sécurisant qu’être le centre de l’attention. Déjà que les enfants sont peu nombreux aujourd’hui et qu’ils n’ont pas à partager cet attention.

      En tout cas…je suis p-e vieux jeu. :)

    • Très bel article mon Frank. Je sais de quoi il s’agit être père maintenant et c’est merveilleux! Tu peux avoir eu la pire journée de ta carrière au bureau, mais dès que tu franchis la porte et que tu vois le gros sourire de ton enfant qui t’attends, ça n’a pas de prix!

      @ Samsuffi…désolé si tu as vécu de la difficulté dans le passé, mais tu sais mon homme, il y a des psychologues qui peuvent t’aider, ne vient pas t’abattre ici comme un frustré de la vie…Il existe de belles histoires aussi tu sais!

    • “- Ma blonde et moi avons décidé d’avoir seulement un enfant.”

      Yeah!, Right!

      Une de mes tantes a eu le désir soudain, à 40 ans, qu’elle voulait un autre enfant. Même avec une décision pareille faite avec son mari.

      Leur fils de 22 ans étant parti étudier à l’Université à l’étranger, son mari n’en voulait pas. Alors elle l’a tout simplement laissé tomber pour se trouver un géniteur. Aujourd’hui elle élève seule cet enfant.

      Il y a des décisions dans la vie que l’on regrette sûrement! Ma tante a regretter d’avoir pris une telle décision 20 ans plus tôt.

    • Pas si mal.
      Trop de réserve encore une fois.

      Les gars! Je pense que la mère blogue cherche à avoir votre vision et votre opinion. Ne dîtes pas ce que vous croyez qu’elle voudrait bien entendre. Vous n’êtes pas à la maison……………

      Je reconnais un peu plus dans ce texte par contre, la sensibilité qui augmente, les remords sans fondements, feu les 5 à 7. Cependant, le sourire de bébé trop de bonheur j’y crois pas, c’est pour être cute qu’il dit ça. Le respect et l’admiration envers la mère, ça va de soi. 24/24 humm….. j’ai des doutes.

    • Je ne suis pas d’accord avec l’homoparentalité, mais force est de constater que c’est l’avenir. Les gens ne connaissent pas les lois, et se font justiciers plus souvent qu’autrement. Prenez ce matin aux nouvelles cet homme barricadé avec ses deux enfants. Le bonhomme en question est foutu. Et il a décidé d’être le justicier en se servant de ses deux enfants. Moi, je suis contre la violence, et ma feuille de route le prouve. La loi est mon grand guide. C’est mon bénévolat d’aider les gens à comprendre que c’est la loi qui définit nos rapports humains et ça fonctionne très bien. Je conseille à François Roy de ne pas rendre “légale” sa relation avec sa blonde, marie-toé pas! C’est un geste qui mène à la violence. C’est la force du couple homoparental et sa beauté, l’enfant appartient aux deux de façon égalitaire. Il n’y a pas de possibilité de chantage genre “je vais me faire avorter si…”, “c’est mon enfant, c’est moé qui l’a porté…” et tout le background judiciaire qui accompagne la mère biologique. Ici, les 2 sont le père ou la mère. Finalement, votre sujet m’amène à revoir certaines convictions que j’avais.

    • Les enfants ne sont peut-être pas l’aboutissement d’une vie, mais ils sont un grand morceau de la vie. Sans enfants, quel serait l’aboutissement de la vie humaine? Des réalisations personnelles et individuelles? Des considérations financières? Des causes humanitaires? Pourquoi se battre si les combats ne servent pas à la postérité? Si les combats qu’on mène ne servent pas à nos enfants, aux nôtres comme à ceux des autres?

      Dans la vie d’un parent, un enfant est souvent un catalyseur qui le pousse à se dépasser. Il n’y a rien de plus valorisant pur un parent que de voir la fierté dans les yeux de son enfant. Un enfant nous oblige aussi à réaliser la portée de nos gestes: tout ce qu’on fait a un impact sur les générations futures. Un enfant nous oblige aussi à prendre nos responsabilités: aller sauter en bungee quand on a une bouche à nourrir et un être humain à éduquer devient un non-sens égocentrique profond bien plus qu’un dépassement de soi. Je persiste à croire que sans enfant, je n’aurai jamais vraiment connu qui est le vrai moi. Celui qui est capable de prendre des décisions rapidement sans penser à lui, celui qui est capable d’une réelle empathie et qui comprend ce que veut vraiment dire aimer inconditionnellement. À tout ceux qui pensent que les enfants sont les seuls à grandir dans une relation parent-enfant, eh bien, je peux vous dire que vous vous trompez…

      Mais bon, je partage l’opinion de fouep là-dessus: même si en tant que parent on juge nos enfants importants, il est essentiel de ne pas se perdre de vue. De ne pas oublier nos projets de vie, nos projets personnels, ce que nous sommes. Car un être humain sans projet de vie, sans passions et sans rêve n’est rien qu’un animal hyper-intelligent… ou un automate biologique dans la chaîne de montage de la vie.

    • C’est teeeellllement vrai ! Du moins, de mon point du vue. Je me reconnais totalement dans cette réflexion que je trouve très belle, rafraîchissante et pure !
      Je dirais aussi que j’ai du mal à comprendre la pertinence de vos propos ici “Samsuffi” dans cet article. Mon dieu que la vie semble noire pour vous !

    • @samsuffi: voilà plusieurs jours que je vous lis et que chaque fois je n’en reviens pas… vous êtes weird. Désolée de dire ça, mais soit vos commentaires sont de la pure connerie destinée à faire réagir les gens (et si c’est le cas, bravo, ça semble bien marcher pour vous) soit vous avez de sérieux problèmes. Je lis très souvent des commentaires avec lesquels je ne suis pas d’accord – c’est normal et c’est un peu le but d’un blogue – mais les vôtres me laissent tout simplement bouche-bée.

      Quand au texte de François Roy… ça fait plaisir à lire.

    • y en a qui en fume du solide ici…..

    • @chevalierp7

      Je ne pense pas qu’il n’y jamais d’aboutissement à la vie, tant qu’elle dure. Et c’est ce que je veux dire. Certains arrêtent de “vivre” quand les enfants arrivent. Ils deviennent des automates comme vous dites.

      Souvent ces mêmes personnes qui ont l’impression de ne pas avoir vécu quelque chose et partent sur une dérape un jour ou l’autre.

    • Voila pourquoi je suis vraiment pas pressé d’avoir des enfants: tout le monde en devient ridicule et gna-gnan.

    • Samsuffi… Weeza a raison. Quelque chose cloche chez vous. Parfois même, vos commentaires n’ont simplement pas rapport. Mon intention n’est pas de vous vexer, mais faudrait peut-être que vous pensiez un peu avant d’écrire n’importe quoi. Désolé!

      Quant au texte de M. Roy, je l’ai trouvé mignon, mais sans plus.

    • @ Samsuffi

      Mauvaise expérience de couple qui a fini en divorce et en garde exclusive pour madame?

    • Fouep, je suis presque entièrement d’accord avec vous, pour votre façon d’envisager la paternité, pour votre façon d’envisager votre rôle auprès de vos enfants, et pour votre façon de ne pas les laisser se croire au-dessus de tout le monde.

      Mais mes enfants sont tout de même l’aboutissement de ma vie. Enfin, je veux dire que même si je réussissais dans les arts, professionnellement, dans les sports, ou quoi que ce soit d’autres, si je ne réussis pas l’éducation de mes enfants, je n’aurai pas réussi ma vie. Je peux avoir réussi ma vie sans réussir professionnellement, mais je ne peux pas avoir réussi ma vie si j’échoue dans l’éducation de mes enfants.

      Par contre, pour réussir cette éducation, il est impératif que je leur apprenne qu’ils ne SONT PAS le centre de l’univers. J’ai déjà dit à mon fils, tel quel, dans un autobus, au moment où il me pétait une de ses rares crises en public, de baisser le ton illico presto, et que même s’il était le centre de mon univers à moi, il n’était vraiment pas le centre de l’univers de tous les passagers de l’autobus… Je le pense toujours. Alors quand je discute avec mon mari et qu’ils s’amènent et nous interrompent, je les arrête immédiatement et sans ménagement. Ils y sont habitués. Si je les surprends à faire pareil avec les autres, ou avec leurs amis, je les ramène à l’ordre de la même façon. Je lui ai déjà dit, à mon aîné, que pour lui, je serais prête à traverser l’Atlantique à la nage, mais que j’exigeais de lui qu’il me respecte, non négociable.

      Samsuffi, mon grand guide, c’est ma conscience. La loi est un outil que je respecte, mais c’est avec ma conscience que je souhaite être en règle, avant tout.

      Je pense que les gens s’en prennent à vous parce que ça les défoule, et parce qu’ils perçoivent que vous ne vous exprimez pas aussi facilement que les autres. Beaucoup ici se croient moralement supérieurs… Ne vous en faites pas trop. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que vous dites, mais je sens qu’il y a un bon fond, et du bon sens, malgré tout.

      Je suis mariée, ceci dit, et pour nous, c’est vraiment parfait. Nous sommes un foyer uni et heureux.

    • Fouep: “Je ne pense pas qu’il n’y jamais d’aboutissement à la vie, tant qu’elle dure. Et c’est ce que je veux dire. Certains arrêtent de “vivre” quand les enfants arrivent. Ils deviennent des automates comme vous dites.”

      C’est vrai. Mais tout ceci fait partie de la priorité absolue qu’ont mes enfants dans ma vie. Dans LEUR intérêt à eux, il est primordial que j’entretienne mon intériorité, mon couple, mes besoins, mes envies. Je pense même qu’à la limite, les parents qui n’existent plus qu’à travers leurs enfants sont au service de leur propre égo en le faisant! ce qu’ils croient donc faire pour leurs enfants, ils le font pour eux-même, mais ça ne parait pas. Ça parait être de l’abnégation totale. Ce n’en est pas.

    • @frankididoudelidou

      De grâce ne perdez pas votre civilité et continuer à montrer à vos enfants à respecter les autres. La solutions facile n’est pas la bonne, même si la tentation est grande de pousser les autres pour faire sa place. Quelle serais la satisfaction d’être au sommet de la montagne si c’est parce qu’on a poussé tout les autres en bas?

      Dans une telle situation, je ne me gêne pas pour parler à haute voix à mon garcon et lui dire: “tu vois, le petit garcon qui t’a poussé n’a pas appris a être gentil et attendre son tour, sa maman n’avait peut-être pas la temps de lui montrer. Je ne veux pas que tu fasse comme lui.”
      Malaise assuré.

    • @vivianep

      “Mais mes enfants sont tout de même l’aboutissement de ma vie. (…) si je ne réussis pas l’éducation de mes enfants, je n’aurai pas réussi ma vie.”"”

      Ne le prenez pas mal, mais c’est aussi vous qui disiez sur un autre billet que ceux qui n’ont pas d’enfants n’ont pas une vie aussi enrichissante que la vôtre.

      Pour vous, les enfants semblent défénir une vie. Que si vous gardez votre intégrité, c’est pour EUX, pas pour vous. Que vous n’aurez pas réussi votre vie si vous ratez leur éducation.

      C’est correct. Je ne vous juge pas. Mais je ne pense pas comme ça.

      Premièrement, je n’ai pas la prétention que j’ai le contrôle total sur mes enfants. Je peux être le meilleur parent du monde, au final, ils vont faire leur choix…et bien assez tôt! Mon père me dit toujours “je suis juste content que tous mes gars aient bien tournés…ce n’est pas tout le monde qui ont cette chance” Aujourd’hui je comprend ce qu’il veut dire. Les enfants sont des personnes à part entière et non une motte d’argile qu’on façonne à notre guise. Le reconnaître est, selon moi, essentiel à leur autonomie.

      Deuxièment, si vos enfants sont synonymes de réussite pour vous, ça n’a pas le choix de transparaître dans l’éducation que vous donnez. Les mères que je conais qui se sentent responsable de tous ce que leurs enfants font, même dans la vie adulte, ont tous un petit côté controllant. Je n’insinue rien sur vous. Je donne un exemple.

      Troisièment, “réussir” une vie est bien subjectif. Quand je parle d’aboutissement, je parle de fin. Et non de réussite. Je parle d’arrêter d’exister pour des enfants. Personnellement, je ne sais pas en quoi consiste “réussir une vie”. Je ne pense jamais à ça. Je ne fais le bilan du passé que lorsque j’ai besoin de corrigé le tir dans le présent. Je ne pense pas jamais m’assoir pour dire que j’ai réussi.

      Et finalement, je m’aime un peu trop pour laisser des enfants définir ma personne. Il n’y a personne qui est l’unique pierre angulaire de mon existence à part moi. J’espère qu’ils feront pareil. Je les aime. Je fais ce que j’ai à faire. Je les outille du mieux que je peux. Pour le reste, ils s’arrangeront bien.

      Bon assez, radoter. Bon weekend :)

    • Ça été une bonne après-midi pour moi, car j’ai fait des affaires payantes. Pour ce qui est du blogue, je trouve que “La mère blogue” ont été plus que patientes avec moi, et que je crois que j’approche de leurs limites. J’ai défoncé le blogue des “Granos urbaines”, car je suis allé trop loin. Elles sont 2 filles formidables et je visite leur blogue régulièrement, même si je suis censuré, avec raison.
      J’aime “La presse”, je l’achète seulement le samedi, car je n’ai pas le temps de lire la semaine actuellement. J’ai commencé à acheter “La Presse” au début décembre quand j’ai senti que ce serait bon pour moi. Ça été un bon coup, car ma richesse a beaucoup augmenté depuis ce moment, même si plusieurs journalistes m’ont censuré. En acceptant leurs décisions, j’ai découvert d’autres journalistes, ce qui stimule aussi la venue de l’abondance. Je respecte les réactions des gens par rapport à mes opinions et j’en tiens compte. Je vous ai tous lu avec affections.

    • Je viens de lire et relire ce magnifique témoignage de François Roy, le talentueux photographe de La Presse et ma réaction immédiate a été :
      CHIP OFF THE OLD BLOCK..vieille expression anglaise qui pourrait se traduire par:
      C’est le portrait de son père et de son grand-père.

      Je connais peu François, Je connais un peu son père et ai entendu parler de son grand-père.

      François- jeune ado- était un golfeur de très grand talent.
      Jean-Yves- son père- a le défaut et la chance d’être un golfeur gaucher mais il est surtout un gestionnaire de grande qualité, Il dirige une entreprise créée par son père, un selfmade man qui a su transmettre des valeurs de base à ses enfants,
      Voilà pourquoi, je suis touché par le témoignage de ce jeune père – responsable.

      yves graton

    • @ François Roy : RAFRAICHISSANT !!! et touchant, j’aime beaucoup votre texte, ais-je besoins de le préciser ? Enfin un parent (mâle ou femelle) qui ne se plaint pas du manque (de sommeil, de liberté…). Un adulte quoi !

    • Je lis les courriels sur ce blogue et je ne comprends pas ce besoin de passer des jugement de valeur sur un témoignage comme celui de F. Roy.
      Je m’en criss que François ait décidé de n’avoir qu’un enfant pcq c’est son choix, point à la ligne.
      C’est-y pcq moi- le vieux- j’ai eu 5 enfants qui ont procréé 12 petits que je dois exiger le même RENDEMENT aux autres.
      Si on prenait quelques secondes pour respecter l’autre..
      yves graton

    • @ samsuffi

      Bien d’accord avec vos commentaires, vous n’êtes pas pessimiste, vous êtes réaliste.
      Il suffit de consulter les statistiques officielles pour le constater.

      La paternité est devenu un “privilège” que la mère peut retirer légalement à tout moment.
      surtout avec les lois qu’on a au Québec.

      Ne vous mariez pas les gars !

    • samsuffi,,,,
      non mon cher ami, je ne pense pas que ça te suffit: il semble te manquer quelque chose …j’arrête dret là pcq je ne veux pas jouer au psy..
      bon week end, mon ami.
      yg

    • Re-coucou Fouep,

      Oui, c’est vrai, je considère que ne pas avoir d’enfants est se priver d’une des expériences les plus enrichissantes que la vie humaine peut offrir. C’est une expérience fondamentale. Comme faire l’expérience du désir sexuel, de satisfaire sa faim, de dormir, d’éprouver des sentiments et d’en susciter chez les autres, bref…

      Je ne reviendrai pas là-dessus, ça a fait sauter les plombs à suffisament de monde, comme chaque fois que quelqu’un ose dire des vérités qui semblent tellement évidentes. Mais bon. Lulu et moi, on se comprend…

      Votre père disait “je suis juste content que tous mes gars aient bien tournés…ce n’est pas tout le monde qui ont cette chance”. Tsss tss tsss, attention! justement, pour moi, ce n’est pas une “chance”, c’est la conséquence directe de quelque chose qui a réussi dans l’éducation qu’ils vous ont donné. Moi, là, je suis allergique à cette fausse-modestie des parents qui font bien leur boulot. Et les “choix qu’ils vont faire” reflètent tout cela. S’ils se plantent, c’est que vous vous trompez peut-être en croyant avoir bien fait votre boulot. Il y a une grande différence entre “croire qu’on a fait au mieux” et l’avoir vraiment fait. Et c’est dans le résultat qu’on le voit. Si ça plante, si ça rate, et que le parent ne fait pas son examen de conscience, il est dans le champ, et pire, il continue à nuire à son enfant qui, même adulte, aurait bien besoin que son parent reconnaisse ses erreurs… mais pour ça, faut avoir de l’humilité, et aimer son enfant au point de se mettre en danger, de menacer son illusion de compétence parentale.

      Le côté controllant des parents dont les enfants sont synonymes de réussite, je le vois moi aussi partout autour de moi. Je ne suis pas au-dessus de ce danger, et cela demande une vigilance constante. Mais il n’en demeure pas moins que pour moi, réussir dans la vie, c’est rien d’autre que ça: réussir dans la transmission de ses valeurs, de son savoir, et du goût de devenir quelqu’un de bien à ses enfants, de les voir devenir des adultes conscients, responsables, épanouis, et engagés dans une quête humaine qui fera qu’à leur tour, ils deviendront de bons parents. Si vous me montrez des personnes qui ont réussi en politique, dans les arts, dans la science, dans quoi que ce soit, mais que ces personnes ont raté l’éducation de leurs enfants et que leurs enfants ne sont pas ces adultes épanouis, conscients, etc., alors dans mes barêmes à moi, ils n’ont pas réussi leur vie. Parce que je suis convaincue que la meilleure façon de changer le monde, c’est par l’éducation des enfants.

      Mais comme vous, je crois qu’arrêter d’exister pour ses enfants est une erreur qui va à l’encontre, justement, de ce qui est dans l’intérêt réel des enfants et que donc, c’est une pulsion égoîste que d’arrêter d’exister pour eux. Si on cherche vraiment leur bien, leur intérêt, on se doit de leur apprendre qu’ils ne sont pas le centre de l’univers.

      Moi aussi je m’aime. De plus en plus (c’est un cheminement). Vous savez, j’ai hâte qu’ils soient grands et en contrôle de leur vie et de leur destin. Je pourrai me dire “mission accomplie”, et passer à autre chose. Je ne souhaite pas du tout voir mes enfants dépendre de moi, de mes approbations ou réprobations. Je suis fondamentalement paresseuse alors j’ai hâte qu’ils s’occupent d’eux-même. Je m’arrange donc pour qu’ils soient autonomes au plus tôt. Et je crois que cela EST dans leur intérêt! je suis donc en paix avec moi-même et mes valeurs.

    • @ fouep

      Vos propos me rassurent monsieur. Bravo pour votre équilibre et je suis certaine que vos enfants vous adorent et que ça durera.

      En tout respect pour François Roy, ce qui me hérisse ici, c’est ce nouveau dogme parent = meilleur être humain. C’est gros, c’est même énorme. Si vous voulez qu’on joue à ça, je vous sors mon — très volumineux — dossier d’exemples d’humains dégueulasses avec enfants à charge.

      Même involontaires, ces propos sont une insulte non seulement à tous les parents raisonnables, mais aussi aux non-parents, dont je suis.

      @ chevalierp7

      Vous écrivez: “Pourquoi se battre si les combats ne servent pas à la postérité? Si les combats qu’on mène ne servent pas à nos enfants, aux nôtres comme à ceux des autres?”

      Monsieur, on se bat parce qu’on a des convictions et des idées, pas parce qu’on a des enfants.

      Si vous jugez admirables les combattants qui mettent leur énergie à léguer un monde meilleur à “leurs” enfants, je soumets à votre panthéon les multitudes d’écrivains, d’idéalistes, de philosophes, de militants, de leaders politiques qui ont forcé la société industrielle à s’humaniser au courant du siècle dernier… et dont la plupart n’avaient pas d’enfants. Pourtant c’est grâce à leurs combats que nous et VOS enfants vivent dans une société meilleure. Combats d’autant plus admirables que ceux qui parmi ce groupe étaient des parents, ont dû accepter de ne pas réduire leur vie personnelle au “parentale” pour demeurer fidèles à leurs idéaux. Pas mal plus compliqué que de juste “parenter”, comme la majorité des jeunes parents d’aujourd’hui.

      J’attire aussi l’attention de certaines ici sur les suffragettes, dont beaucoup étaient de ces “vieilles filles” sur lesquelles certaine commentatrice ici lève régulièrement le nez (femmes incomplètes, car sans enfants), alors que nos mères modernes n’auraient même pas le droit de voter aujourd’hui sans le combat DÉSINTÉRESSÉ de ces femmes.

      Il y en a que leur maternité met au monde. Il y en a d’autres qui sont au monde sans besoin d’accoucher.

      Y a de la place pour tout le monde et tout le monde a autant de valeur.

    • @samsuffi. (19H57, 19fév)Moi qui ne suis qu’un blogueur d’occasion, et ce pour des raisons qui prendraient un peu trop de place à ce moment-ci, puis-je me permettre un petit commentaire?

      Ne vous excusez pas d’être ce que vous êtes et surtout ne me dites pas que vous lisez tous les commentaires «avec affection». En effet, il y a ici et là sur les blogues des gens dont les commentaires ne méritent, au mieux qu’une indifférence amusée et au pire, le mépris le plus total. Laissez donc les regrets à Tiger Woods.

      Vous aurez sans doute compris que les injures, les jugements de valeur de psy à cinq sous, les accusations de toute sorte, le tout sous un anonymat plus que commode sont une des raisons qui ne me font fréquenter les blogues qu’en touriste curieux et même parfois à dose homéopathique.

      Sur le sujet présent, je ne partage pas nécessairement tout ce que vous avez dit sur le mariage. Entre autres choses, je suis marié et j’en suis bien heureux. Mais je vous laisse le droit d’avoir vos opinions sur tout sujet et surtout de les exprimer, dans la mesure où vous le faites sans qualifier autrui de tous les noms, comme l’ont fait certains qui ont commenté vos propos. Parler fort n’est pas nécessairement une manifestation de violence

      «La société du consensus mou» telle que définie par René-Daniel Dubois tend à vouloir homogénéiser les idées et la manière de les exprimer. Or, «de l’uniformité nait l’ennui», que ce soit uniformité dans l’injure ou uniformité dans les mots gentils.

      Rappelez vous, comme le disait si bien Monsieur Caron de Beaumarchais: «Sans la liberté de blâmer, il n’est pas d’éloge flatteur»

    • @jim777 et @ jeanfrancoiscouture, je vous remercie pour vos commentaires. Moi, je m’exprime comme ça vient, c’est toute. Rien de plus, rien de moins. Je trouve qu’il y a des gens qui viennent m’instruire avec leurs idées, leur conscience d’une situation. Mon véritable intérêt est l’abondance, la richesse. Tout de suite les gens vont conclure : c’est un matérialiste. Actuellement, dans notre société, les lois du mariage mènent à la pauvreté, autant pour les hommes que pour les femmes et entraînent la violence familliale. Je ne fais que dénoncer cette injustice et affirme que l’homoparentalité est un modèle idéal pour qui veut fonder une famille. Le contrat est beaucoup plus souple et n’ouvre pas la voie au chantage. La société est basée sur un ensemble de contrats. Un gars qui s’engage dans une union légale avec une fille doit être mis au courant des conséquences de sa signature en bas du contrat. Et la fille aussi. Sinon, les deux sont sur le chemin du désastre financier. La richesse est quelque chose qui peut être créée, sans devoir fouiller dans la poche des autres, sans diminuer la richesse des autres. C’est seulement ce que je dis sur le blogue. Restez dans la ligne de l’abondance. Ne vous dépouillez pas. Le contrat du mariage mène à la misère pour tous et chacun, enfants compris. L’énergie du matériel n’est pas en contradiction avec l’énergie spirituelle. Les deux peuvent fonctionner indépendemment l’une de l’autre, mais en symbiose aussi, c’est l’idéal. Lorsque j’achète “La Presse”, je crée de l’abondance et pour moi et pour les autres. Pcq je fais ce geste dans l’esprit d’un échange. C’était un exemple.

    • MissPepsi: “Combats d’autant plus admirables que ceux qui parmi ce groupe étaient des parents, ont dû accepter de ne pas réduire leur vie personnelle au “parentale” pour demeurer fidèles à leurs idéaux.”

      Vous trouvez admirable que des parents négligent leurs enfants pour demeurer fidèles à leurs idéaux? Pour moi, c’est le summum de l’égocentrisme. Je ne connais pas beaucoup d’idéaux qui méritent qu’on leur sacrifie l’éducation de nos enfants. Il faut se croire affreusement indispensable à la société pour s’imaginer que si on ne se sacrifie pas à nos idéaux, la société va en pâtir!

      Alors que les enfants, eux, c’est certain.

      Un grand écrivain devient une nullité si, au nom de son oeuvre, il a scrappé ses enfants.

    • Si, par contre, ils n’ont pas d’enfants, et qu’ils utilisent leur potentiel à changer le monde, alors oui, ils sont admirables.

    • @vivianep

      “…comme chaque fois que quelqu’un ose dire des vérités qui semblent tellement évidentes.”"”

      Quand j’entend ce genre de phrase, j’ai une grosse alarme dans ma tête. Je n’ai rien contre vous. Nous ne sommes que deux étrangers sur le web, mais si vous étiez en face de moi et je vous entendrais émettre ces mots, je me sauverais au plus vite. D’expérience, les gens qui croient détenire toute vérité, outre celles qui sont scientifiquement éprouvées, ont tendances à être un tantinet névrosés quand on gratte un peu, modifiant la réalité à leur gré pour qu’elle concorde avec ce qu’ils disent. J’aujouterais que ce n’est pas tout le monde qui trouve son pied dans le fait d’être parent. Généralement, oui, la plupart des gens vivent de grandes émotions, mais je connais un paquet de gens, beaucoup de gars, mais aussi des femmes, pour qui être parent n’est pas le paroxisme d’une vie. J’en connais même une ‘couple’ qui détestent. Être parent est un expérience. Par définition, celle-ci se vit de différente façon.

      “Tsss tss tsss, attention! justement, pour moi, ce n’est pas une “chance”, c’est la conséquence directe de quelque chose qui a réussi dans l’éducation qu’ils vous ont donné.”"”

      L’éducation que j’ai reçu de mes parents n’est qu’un facteur de ce que je suis aujourd’hui. Il y a des choses qu’ils ont essayé de me transmettre dont je veux être carrément le contraire! En plus qu’à notre époque, les influences sur un enfant viennent de toute part…cercle d’amis, professeurs, médias omniprésents, grand parents en surnombres…etc. L’ère de la petite cellule familiale parfaite qui vie paisiblement sur une terre agricole est fini depuis longtemps.

      Non seulement ça, mais que vous le vouliez ou non, les enfants commencent rapidement à faire des choix sur lesquelles vous n’avez AUCUN contrôle. Aucun. Sinon, tenez vous responsable les parents des criminels? Je connais mon lot de “chums” qui avaient de très bons parents et qui ont mal tournés. Vous pouvez penser que vos enfants sont des automates préprogrammés par vous, mais si votre fiston devient un accro du crack sans abri ou un obèse déprimé sur l’aide social vous allez trouver votre culpabilité pesante quand vous vous rendrez compte que vos interventions n’y changent rien.

      Mais bon, à chacun sa philosphie de la vie.

    • @ vivianep

      “Un grand écrivain devient une nullité si, au nom de son oeuvre, il a scrappé ses enfants.”

      Oui: je reconnais bien là le révisionnisme moraliste moderne et dangereusement répandu des mères comme vous qui s’auto-déifient. Uniques détentrices de la vérité, omniscientes et poisseuses de bienveillance: après avoir enduré des siècles de discours partenaliste, on croit progresser avec le discours maternaliste.

      Pourtant, c’est tout aussi écrasant.

    • @samsuffi et @jim777

      je vous ai vu amplement déblatérer sur les femmes dans les blogues “masculinistes” et ceux qui suivaient le 20e anniversaire de Polutechnique. Je suis du même avis que weeza, pepedamour et frankididoudelidou …
      Vous avez vécu une mauvaise expérience de divorce qui s’est traduite par une garde exclusive pour madame? Sachez, messieurs, que marié ou pas, le père a toujours les mêmes responsabilités face à ses enfants.

      Tant qu’à moi, il vous manque une couple de choses… dont l’acceptation de votre situation de parent, et le fait que vous devez subvenir aux besoins de vos enfants même si madame en a la garde. Si elles en ont la garde, c’est que les juges ont certainement vu comme nous: il vous manque quelque chose…

      Moi, je trouve le témoignage de M. Roy tout à fait touchant. Toutes les personnes qui se soucient de leurs enfants et qui en prennent vraiment soin pensent comme lui, j’en suis certaine… On fait tout ce qu’on peut pour être bon dans son rôle… et on espère que le meilleur de ce qu’on leur aura transmis qui restera et qui pourra accompagner nos enfants tout au long de leur vie.

    • Fouep, e continue de dire ce que je dis, que cela vous fasse fuir ou pas, ou qu’à ce prix, vous me considériez comme névrosée ou pas: avoir des enfants et les élever EST une expérience humaine fondamentale. Pour moi, c’est aussi évident que de dire que le ciel est bleu quand il fait beau. Mais c’est une évidence que l’on remet en question. Et au Québec, on est fort là-dedans: remettre en question les évidences parce qu’on veut être moralement supérieur, intégrer tout le monde, ne remettre personne en question…

      Et arrêtez de me parler des bonheurs du parentage. Avoir des enfants et les élever EST une expérience fondamentale, que ça aille bien ou moins bien, qu’on aime ça OU pas. Comme faire l’expérience du deuil est une expérience fondamentale, et ça n’a rien d’agréable. C’est tellement évident… mais fuyez! qui puis-je.

      Pour ce qui est de l’éducation, vous me dites: “Sinon, tenez vous responsable les parents des criminels? Je connais mon lot de “chums” qui avaient de très bons parents et qui ont mal tournés. Vous pouvez penser que vos enfants sont des automates préprogrammés par vous, mais si votre fiston devient un accro du crack sans abri ou un obèse déprimé sur l’aide social vous allez trouver votre culpabilité pesante quand vous vous rendrez compte que vos interventions n’y changent rien”

      Oui, je considère que les parents de criminels ont une grande part de responsabilité. Absolument. Sauf s’il s’agit d’un cas de maladie à laquelle on ne peut rien (schizophrénie, si elle n’est pas déclanchée par la consommation de drogue). Quant à vos amis qui avaient de très bons parents et qui ont malgré tout mal tourné, eh bien moi, vous savez, je considère que vos amis n’avaient pas de très bons parents. Ils avaient des parents qui AVAIENT L’AIR bons, mais qui ne l’étaient pas. Peut-être ont-ils fait de leur mieux. Peut-être avaient-ils les meilleures intentions du monde. Mais ils ont raté leur coup pareil. Sinon, leurs enfants n’auraient pas mal tourné. Et même si, comme vous dites, les enfants subissent toutes sortes d’influence de nos jours, si celles de leur parent est bonne, et si leur éducation et leur façon de les élever de les aimer et de leur donner des soins est bonne, alors les mauvaises influences auront beaucoup moins de prise. Les enfants font des choix sur lesquels je n’ai aucun contrôle? C’est bien possible. Mais si on les construit bien, si on leur donne une base solide, si, quand ils grandissent, ils se sentent forts intérieurement, si on ne les fragilise pas en les privant d’attention, de soin, de fermeté, de discipline, etc., alors les choix qu’ils feront librement seront à leur avantage, seront bons pour eux. C’est loin d’être une question de faire de nos enfants des automates préprogrammés. Si mon enfant devient un accro du crak sans abri obèse sur le bs, je serai, avec le père, la première responsable. Et j’assumerai ma culpabilité. Et j’irai voir mon enfant et je ferai tout pour l’aider à voir les vices de construction dont je suis responsable.

      Comme vous dites, c’est ma philosophie. Et je sais pertinemment qu’elle est très très loin de faire l’unanimité. J’assume ma dissidence totalement.

      MissPepsi: un grand écrivain qui scrappe ses enfants et un humain médiocre.

    • Je vais m’arrêter là sur ce sujet! Si je devais encore répliquer à des arguments, ce serait pour répéter ce que j’ai déjà dit. À mon avis, la responsabilité parentale est un de nos grands tabous. Tout frais. Pour remplacer les tabous dont on s’est supposément débarrassé.

    • Vous m’apparaissez comme quelqu’un d’unidimensionel qui carbure aux jugements de valeurs.

      Tout semble graviter autour de votre maternité. Puis vous n’hésitez pas à juger quiconque n’a pas d’enfants ou ceux qui supposément ont “scrappé” des leurs parce qu’ils sont 100% responsables…de tout!

      La vie est rempli de zones grises. Il faut donc s’interroger avant de déclarer n’importe quoi comme une évidence et une vérité. Voilà une belle valeur que vous n’aurez pas transmis à vos enfants.

      D’expérience personnel, ceux qui se racontent des histoires, que leurs pensées sont automatiquement des vérités, sont des gens peu fréquentables. Surtout en cas de conflit. Vous ferez quoi quand vos enfants vont défier votre perception bornée de la vie? Eux-mêmes n’auront pas appris à considérer le point de vue des autres (grâce à vous). Ca va être beau.

      Bonne chance!

    • Mais non, Fouep. Ne me dites pas que j’ai plus de “vérités” et d’”évidences” que vous. Vous en avez tout autant. Elles sont seulement différentes. Vous êtes convaincu que j’ai tort. N’est-ce pas une évidence pour vous? N’est-ce pas VOTRE vérité?

      Je ne me raconte pas d’histoire car je suis au contraire en quête de la vérité et de la réalité. Je ne me raconte pas de bullshit pour me déculpabiliser de ma job de parent. J’assume. Et comme mes enfants sont encore jeunes, ça veut dire que si ça plante, j’assume que JE me suis plantée.

      Quant à considérer l’avis des autres, je ne fais que ça, ici.

      Merci pour le bonne chance, mais vous savez ce que j’en pense: la chance n’a pratiquement rien à voir là-dedans. Les seules chances qu’on a sont : être en santé, être de belle apparence, et être né ici, à notre époque. Le reste n’est pas de la chance.

    • Mes évidences?

      Ce n’est pas moi qui m’attire des foudres en faisant des déclarations simplistes, comme que les gens sans enfants sont inférieurs. Vous avez pris ça où? Quelles sont vos sources outre vos émotions personnelles? Je n’ai jamais vu d’échelle d’expériences humaines.

      J’ai aussi dis qu’on n’a pas le contrôle sur tout. Ce n’est pas MA vérité. C’est un fait. J’ai une amie qui a perdu son fils dans un accident bête dont elle n’était pas responsable. Laissez-moi vous dire que ca lui en a pris des heures de consultation pour accepter la réalité, qu’elle n’y pouvait rien (vous devez penser le contraire).

      Évidemment, si vous arrivez à nous convaincre que vos enfants sont des pantins que vous contrôlerai même jusqu’à l’âge adulte, en votre absence, je me raviserai. D’ailleurs, si c’est le cas, vous serai la première X-Men que je rencontre. Sérieux.

      Ce n’est pas juste un fait que vous n’êtes pas omniprésente et omnisciente (surprenant, n’est-ce pas?), c’est aussi une question d’humilité. Il faut vraiment être prétentieux pour croire que chaque réussite ou échec de son enfant découle directement de nous.

      Quant à la chance, on peut la mettre de notre côté (c’est encore plus facile en ce qui à trait la santé et l’apparence by the way). Mais il y a des limites. Le contrôle total n’existe juste pas. Je vous souhaite de ne pas l’apprendre à la dur.

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