La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Jeudi 28 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (31)

    L’art de refuser de voir l’obésité

    Silvia Galipeau

    Votre enfant de 4-5 ans est gros, mais vous refusez de le voir? Vous êtes dans le déni? Pourtant, c’est l’évidence même? Apparemment, vous n’êtes pas seuls.

    Une nouvelle étude du University Medical Centre Groningen aux Pays-Bas (dont les résultats sont publiés ici, dans la revue Acta Paediatrica), révèle que la moitié des mères d’enfants obèses croit que ceux-ci ont un poids santé. Chez les pères, 39% sont ainsi dans le déni. Dans le cas d’enfants en surpoids, les parents sont encore plus nombreux à n’y voir que du feu: 75% des mères et 77% des pères.

    Les chercheurs ont sondé 800 parents, et plus de 400 enfants de 4 à 5 ans, pour en arriver à ces résultats. Vrai, de ce nombre, la grande majorité avait effectivement un poids santé, et seuls 5% souffraient d’un surpoids, 4% d’obésité. N’empêche que les données sont révélatrices: les parents d’enfants obèses avaient tendance à l’être aussi; ils n’avaient pas le sentiment que leur enfant était moins actif que la moyenne; les parents semblaient davantage conscients de leurs propres problèmes de poids, que de celui de leur enfant;  et quant aux parents d’enfants au poids santé, ils  avaient aussi tendance à les voir encore plus minces que la réalité.

    Vous avez dit complexe, la lutte contre l’obésité?


    • mon chum dirait : “never underestimate the power of denial”

      C’est plate à dire comme ça mais quand ton enfant de 4-5 ans est gros c’est de TA faute.

      Ce n’est pas toujours facile de voir nos propres erreurs et de les reconnaitre.

      Par contre, il faut être responsable pour ne pas hypothéquer la santé de notre enfant.

    • Le problème réside peut-être dans le changement des perceptions. L’obésité étant devenu presque la norme, il est difficile de se voir affecté par ça, non? Les gros doivent se dirent ” je ne suis pas plus gros qu’un autre”. Évidemment, vu que le poids moyen a explosé ces dernières années.

    • Bon jeudi,

      je ne pense pas que les parens d’enfants trop gras soient responsable de cet état de fait. Accuser les parents de mal s’occuper de leurs propres enfants et de les rendre obèse relève de l’ignorance crasse. L’obésité des petites et des grands n’est UNIQUEMENT du à la nourriture c’est un problème autrement plus complexe.

      Les résultas de cette étude ne m’étonne qu’à moitié, un parent, c’est un parent, avec ses forces et ses faiblesses et un parent ça voit toujours (ou presque) son petit comme un enfant parfait…

    • Voyons donc vous La Presse nous a sorti un gros reportage il y 3 semaines sur le fait que les toutounes c’est beau et qu’il faut s’accepter comme on est.

    • @gofrankiego
      Parlant d’ignorance crasse: de plus en plus, on admet que le principal problème face à l’obésité (chez les adultes), au delà du déni, c’est que les gens sont incapable de prendre leur responsabilité face à leur problème de poids. C’est la faute des gènes, un problème hormonal, une maladie, la glande machin, tout y passe. Mais le fait qu’ils mangent mal et font peu (ou pas) d’exercice, non.

      Avec un collègue grassouillet, on a fait l’expérience quelques midis dans un “food court” du centre-ville. Pas tous, mais la majorité des gens montrant un bon surplus de poids vont vers les choix plus calorifiques (hamburger & frites etc) et la majorité dans des gens montrant un poids plus “santé” se dirigeaient vers les options justement plus santé (salade, couscous, etc).

      Rien de scientifique, mais la réalité, c’est qu’en général, les gros mangent plus et plus mal et n’ont rien d’autre à blamer qu’eux-mêmes.

    • La très grande majorité des gens obèses le sont à cause de leurs habitudes de vie.
      Les américains n’ont pas des gênes si différents des nôtres. Pourtant ils sont plus obèses que nous. Les français encore moins etc.

      Quand un(e) gros(se) me dit que “c’est mes gênes, regarde mes parents!” je lui dit que tes parents t’ont habitué à manger beaucoup, mal et ne pas bouger.

      Un de mes frères est adopté et on a les mêmes caractériques en terme de poid/graisse. Même chose pour mon frère biologique. Oui c’est héréditaire, mais pas par les gênes!

      Quand t’es gros, il faut bien que tu sois allé la chercher quelque part cet graisse là!
      Par contre, il ne faut pas confondre poid et pourcentage de graisse. Des femmes peuvent avoir l’air minces, peser 115 livres, mais être très “grasses” Tandis que d’autres femmes de même grandeur et moins “grasses” pèsent 145 livres.

    • Pas surprenant…si on met de côté le fait que l’obésité peut en effet être causée par une multitude de facteurs, je suis persuadée que dans la majorité des cas, les personnes qui accusent des surplus de poids en sont directement responsables.

      Je parle en connaissance de cause: je suis gourmande et j’étais carrément grosse entre 10-17 ans, ou jusqu’à ce que je me prenne en main. Sans dire que ma mère était l’unique responsable de mon malheur, elle ne m’a sûrement pas aidée en ne me mettant pas de limites. Elle a toujours été mince, mais n’aimait pas manger outre mesure, ce qui n’était sûrement pas mon cas. De plus, elle ne faisait aucune activité physique. Il faut dire qu’elle ne connaissait pas grand chose en matière d’alimentation, ce qui était assez fréquent il y a 15-20 ans. Aujourd’hui, les gens sont davantage informés. La majorité des gens que je connais qui ont un rythme de vie sain (manger de tout sans se priver, mais en quantités limitées et faire du sport) transmettent ce mode de vie à leurs enfants qui n’ont pas de problèmes de poids -en général. Si papa et maman sont actifs et évitent la junk sans en faire une obsession, il y a plus de chances pour que leurs rejetons aient un poids santé.

      Bref: parents, montrez l’exemple!

    • @ Cathou_76 votre histoire ressemble drolement à la mienne. une mère mince qui ne fait pas de sport. Un peu dépourvue devant le surpoids de son enfant, n’offre pas de limite. Je ne lui en veux pas mais c’est clair qu’elle n’a pas réagi de la bonne manière. J’ai dû travailler fort plus tard pour avoir un poids santé.

      Maintenant avec mon garçon, je suis vigilante, je ne veux pas qu’il lui arrive la même chose que moi. Mais pour le moment il n’est pas gourmand et il a un poids santé.

    • @ clark : Je suis crampée !!!!

      Suis totalement d’accord avec geckhorn.
      Voyez-vous beaucoup de gros en Éthiopie vous ?

    • @gulliver

      Merci, vous venez de me prouver que j’ai raison…

    • @ cathou_76, geckorn, gulliver

      Dites, c’est plutôt faux, ce que vous avancez.

      Il est, contrairement à ce que vous dites, prouvé depuis longtemps que l’obésité a une composante génétique importante. Comment? Plusieurs études ont comparé l’indice de masse corporelle (IMC) d’enfants adoptés avec celui de leurs parents biologiques ou adoptifs. Également, des études ont comparé l’IMC de jumeaux identiques séparés à la naissance.

      Résultat?
      L’IMC des enfants adoptés a une plus forte corrélation avec celui des parents biologiques qu’avec celui des parents adoptifs.
      Les jumeaux identiques séparés a la naissance ont également tendance à avoir un IMC semblable.

      Ça veut dire quoi? Que l’obésité a une forte composante génétique.

      Bien entendu, ça ne veut pas dire que les habitudes de vie n’y sont pour rien. Bien sûr qu’un obèse gagnera à adopter un mode de vie sain pour diminuer ses risques de diabète, MCAS, etc. Bien sûr que, à l’échelle d’une population, ceux qui mangent bien seront en moyenne plus minces que les poutinomanes. Mais ce qui vaut pour une population ne vaut pas nécessairement pour les individus.

      Quant à savoir ce qui cause la majorité de l’obésité, c’est plutôt multifactoriel. Un peu de facteurs génétiques, un peu de mauvaises habitudes de vie, quelques médicaments, les origines ethniques, etc.

      Références (je vous gâte, c’est du New England):

      1. Stunkard AJ, The body-mass index of twins who have been reared apart, N Engl J Med 1990 May 24;322(21):1483-7
      2. Schulsinger F, An adoption study of human obesity, N Engl J Med 1986 Jan 23;314(4):193-8

    • @cathou_76,

      Je vous cite : “Il faut dire qu’elle ne connaissait pas grand chose en matière d’alimentation, ce qui était assez fréquent il y a 15-20 ans.”

      Eh, ben dites-donc, vous ne vous prenez pas pour la queue d’une poire ! Il y a vingt ans vous ne deviez pas être née, alors je vous l’apprend :

      - LA TERRE TOURNAIT AVANT VOTRE NAISSANCE !
      - LE SOLEIL SE LEVAIT TOUS LES MATINS ET SE COUCHAIT TOUS LES SOIRS.
      - IL Y AVAIT DES AUTOS, DES AVIONS ET DES VÉLOS. LE MÉTRO AUSSI FONCTIONNAIT.
      - IL Y AVAIT DE LA VIE SUR TERRE.
      - L’AVORTEMENT ÉTAIT LÉGAL…

      Votre maman aurait même pu ne pas vous mettre au monde !

      Voyez-vous ça ! Une péteuse !

    • Je crois qu’on mélange beaucoup de chose ici.

      -Les enfants obèses le sont généralement à cause d’une alimentation trop grasse et trop sucrée et d’un manque d’activité physique. Dans ce cas, je crois que les parents ont la responsabilité de fournir à leurs enfants, au mieux de leurs moyens financiers, une alimentation saine et de prêcher par l’exemple, sans devenir fanatiques. Ils doivent aussi les encourager à faire davantage de sports et autres activités physique. Le milieu scolaire doivent participer aussi.

      -Le déni de l’obésité et les préjugés envers les personnes obèses sont deux choses différentes. S’il faut encourager les personnes obèses à admettre leur problème de poids ou celui de leurs enfants et à réaliser les conséquences possibles de ce problème sur leur santé, en aucun cas il n’est tolérable que des personnes, encore moins des enfants, soient traitées comme de la merde parce qu’elles sont obèses. Pour un enfant, c’est particulièrement dommageable et ceux qui subissent constamment des railleries finissent souvent par ne plus vouloir faire de sport et par manger encore plus par dépit.

      -Malgré que certaines personnes se cherchent mille et unes excuses pour expliquer leur obésité, il nous faut admettre que les problèmes de métabolisme sont une réalité. La restriction alimentaire excessive que certaines personnes au régime s’infligent a souvent pour effet de ralentir le métabolisme, donc de réduire la capacité du corps à brûler des calories.

      Le corps qui s’est mis en mode famine lors d’un régime malsain, ne se réajuste pas lorsque la personne recommence à manger normalement, même si son alimentation n’est pas trop grasse. La personne reprend donc, non seulement le poids qu’elle avait perdu mais atteint généralement un poid supérieur à celui qu’elle avait avant. Quand vous ne brûlez presque plus de calories vous ne maigrissez jamais, c’est aussi simple que ça.

      Paradoxalement, beaucoup de personnes sont donc devenues obèses pour avoir fait des efforts pour maigrir. Elles s’y sont simplement mal prises. Qu’on se le dise, seul l’excercice physique peut augmenter le métabolisme mais peu de gens le savent.

      -Il faut respecter les gens. Personne n’a le devoir de nous plaire physiquement.
      C’est quand même drôle que des gens puissent boire, se droguer ou toute autre activité dangereuse pour leur santé sans que ça personne ne leur fasse de reproche mais que dès qu’on parle de quelque chose qui affecte l’apparence on se sent en droit de juger les autres…

    • J’ai un surplus de poids d’environ une quarantaine de livres qui s’explique très facilement par mes mauvaises habitudes alimentaires que je ne suis pas vraiment intéressée à laisser tomber et aussi par mon absence totale de volonté de bouger un peu plus. Je suis donc entièrement responsable de mon surplus de poids.

      Mes enfants qui sont maintenant adolescents ont résisté à mes mauvaise habitudes alimentaires. Ils sont incapables de boire une liqueur douce et ne carburent qu’à l’eau et au jus de fruits. Entre une frite et une salade ils privilégient la salade…

      La dynamique de l’obésité chez les enfants est vraiment beaucoup complexe que le simple exemple des parents.

      Je suis toujours bouche bée devant une mère mince et en forme accompagnée de sa fillette très “enveloppée” et balourde. Il faudrait peut-être explorer l’inconscient de certains parents parce que j’en arrive à croire que l’obésité chez certains enfants peut être une forme d’abus ou de négligence parentale dont ils sont victimes.

    • @ epicurienne

      Étonnant que vous êtes en accord avec moi, votre surnom pourrait laisser penser que vous êtes… comment dire… une grosse. haha!

      mon surnom ne prend pas de H :-)

    • @ geckorn

      Désolée pour la faute. Je ne suis pas grosse, mais myope ! Ah Ah ! Ah !
      Je suis en effet très gourmande et gourmet, mais je prends de petites portions. J’essaie de privilégier la qualité et je m’entraîne ! ;-)

    • Il est très irresponsable de la part des parents de laisser leurs enfants devenir gros en disant que c’est correct, que c’est de la graisse de bébé, que c’est cute, etc. C’est à l’enfance et à l’adolescence que sont créées des cellules graisseuses, dont le nombre ne varie plus pendant la vie adulte. Donc un enfant gros va avoir de la misère à perdre du poids par la suite parce qu’il aura toujours la même quantité de cellules graisseuses. Ces cellules peuvent grossir ou rapetisser, mais leur nombre restera le même pendant toute la vie, à moins d’avoir recours à la liposuccion. Être mince jeune aide à être mince vieux.

    • @gofrankiego Merci pour vos sages lecons de vie.

      En passant, ma mère ne connaissait rien aux principes d’une saine alimentation; c’est un fait. Ca ne veut pas dire que je n’ai pas été aimée, chérie, supportée et que j’ai été élevée par une mauvaise mère, au contraire, mais je suis réaliste: elle n’aimait pas manger, ni faire à manger, donc n’avait aucun problème avec le fait de me donner du fast food fréquemment -presqu’autant que j’en demandais et elle croyait qu’il ne faut pas mettre un enfant au régime (elle me l,a avoué plus tard). Je ne crois pas aux régimes non plus dans le sens strict du terme, mais c’est une erreur de jugement de donner aux enfants tout ce qu’ils désirent manger. Des erreurs de jugement, tous les parents peuvent en faire. Point.

      La différence aujourd’hui, c’est que l’importance d’une saine alimentation est davantage promue -et acceptée- qu’il y a 20 ans. Poutines et junk disparaissent progressivement des écoles; on met sur pied des programmes de sensibilisation pour les jeunes et les parents; les étiquettes fournissent des détails sur l’apport nutritif des aliments; internet fournit une manne d’informations à ceux qui désirent en apprendre davantage etc.

      Je ne dis pas que l’obésité est UNIQUEMENT causée par une alimentation déficiente, mais il faut se rendre à l’évidence: bien manger et bouger ça aide énormément…je maintiens mon point – les parents doivent montrer l’exemple

    • Juste pour apporter quelques précisions:

      – les cas d’obésité reliés à la génétique ou à des problèmes métaboliques sont rares et l’excédent de poids est beaucoup plus souvent relié au mode de vie (alimentation, exercice…). Ma mère et mon père sont tous les deux obèses (et depuis l’enfance, et ils ont dans la soixantaine aujourd’hui) et ma soeur jumelle et moi sommes minces parce que ma mère nous a inculqué de bonnes habitudes dès notre plus jeune âge, ne voulant pas que nous nous retrouvions dans la même situation qu’elle (ses parents n’avaient jamais surveillé ce qu’elle mangeait). J’ajoute que ma mère n’a jamais aimé l’exercice, mais ma soeur et moi faisons de l’exercice régulièrement depuis notre enfance (sommes aujourd’hui dans la quarantaine)

      - il y a quelques années, un très bon reportage sur l’obésité présentait le cas de deux jumeaux identiques dont l’un était actif et avait un poids santé, alors que l’autre était sédentaire et faisait de l’embonpoint.

      - enfin, pour revenir sur le problème principal soulevé par ce blogue, le déni de voir que son enfant est obèse, je trouve que la société est encline à jouer à l’autruche, parce que pour être ”politically correct” faut surtout pas dire à son enfant qu’il est gros ou qu’il commence à avoir un excédent de poids, car ça va le rendre ‘’self-conscious”. So what? Si ça peut l’amener à se prendre en main le plus tôt possible dans la vie. J’ai une attitude intransigeante sur la question parce que je trouve absurde, en voyant ma nièce de 11 ans qui a commencé à avoir un excédent de poids vers l’âge de 9 ans et qui aujourd’hui pèse plus que moi, que les gens autour d’elle (mais pas ma soeur) continuent de lui dire qu’elle est belle et qu’il n’y a aucun problème. Il y a un problème et j’espère que ma nièce en sera consciente avant qu’il soit impossible de faire marche arrière.

    • @stephanie2009, je suis entièrement d’accord avec votre commentaire ;))

    • @ margarote

      ????? D’où sortez-vous ça ????? Vous dites n’importe quoi!!!

      Le corps humain peut créer de nouvelles cellules tout au long de sa vie, incluant les adipocytes!!! C’est juste de la biologie de base, et je vous renvoie à n’importe quel livre de bio cell.

      L’obésité en bas âge (en bas de deux ans) ne veut à peu près rien dire sur les chances d’être obèse à l’âge adulte. Cependant, plus l’enfant grandit, plus il a des risques de rester obèse s’il l’est déjà.

      Mais le plus grand facteur prédictif chez un enfant, c’est l’obésité d’un des parents. Peu importe si un enfant est obèse, il a deux fois plus de chances de le devenir si un de ses parents l’est déjà.

      Référence :

      Whitaker, RC, Wright, JA, Pepe, MS, et al. Predicting obesity in young adulthood from childhood and parental obesity. N Engl J Med 1997; 337:869

      @ cathou_76

      Vous avez raison. Même s’il y a une composante génétique, les parents se doivent de donner l’exemple. Et une bonne nutrition n’affecte pas seulement l’obésité, mais plutôt la santé en général.

    • @stephanie 2009:
      Amen pour l’ensemble de votre commentaire. Responsabiliser sans blâmer.

      “Personne n’a le devoir de nous plaire physiquement.”

      Que c’est bien dit. J’ai, comme tous, des préférences quant à l’apparence des gens ; mais je n’ai jamais compris comment on pouvait en venir à prendre les bourrelets, rides, petits seins ou dents croches des autres pour des affronts dirigés contre leur personne.

    • Je suis tout à fait d’accord avec Stéphanie2009.

      J’ajouterai que je connais plusieurs amies et collègues qui passent leur journée à bouffer du chocolat, des bonbons, boire des cannettes de Pepsi (pas diète) et dont le seul exercice est de marcher jusqu’à leur voiture et de monter dedans. Et qui sont minces comme un fil.

      C’est indéniable qu’il y a une part de génétique dans l’obésité. Est-ce la part majeure? Non, sans doute pas. Je pense que le comportement influe davantage. Mais il y a certains désordres métaboliques qui font que même avec une bonne alimentation et une quantité suffisante d’activité physique, soigneusement surveillée, le poids reste plus élevé que la personne voudrait, alors que pour d’autres, leur métabolisme est tellement rapide qu’ils ne prennent jamais un kilo peu importe ce qu’ils mangent.

      Avez-vous déjà rencontré des personnes dont le sous-poids naturel (c’est à dire pas provoqué) inquiète leur médecin qui les presse de PRENDRE du poids, et pour qui ça s’avère encore plus difficile que pour une personne en surpoids de perdre une livre? J’en connais.

      Oui, le comportement joue un rôle. Mais pas complètement. L’obésité a de multiples causes et les solutions ne sont pas simples comme le jour non plus.

    • Les parents ne voient pas l’obésité de leurs enfants simplement parce que quand on est parents, on regarde nos enfants avec nos yeux de parents et qu’à nos yeux, ils sont les plus beaux.

      Je suis à l’autre extrème: à chaque rendez-vous chez le pédiatre, on me confirme que ma fille de presque deux ans a un poids largement sous la normale. Pourtant, quand je la regarde, je ne vois pas une petite maigrichone. Je vois ma fille. Belle et adorable. Sa santé me tient à coeur et pour cette raison je m’efforce de suivre à la lettre les recommendations de la nutritioniste… comme je le ferais pour n’importe quel autre problème de santé si c’était le cas.

      Entièrement d’accord que chaque parent devrait reconnaître l’importance d’une saine alimentation et de l’activité physique. Donner l’exemple et s’impliquer pour favoriser une bonne hygiène de vie chez son enfant. Mais entre une mère qui est obsédé par le poid et l’apparence de son enfant et une autre qui dit sincèrement à sa fille enveloppée “Non t’es pas grosse. Moi je te trouve belle exactement comme tu es”, j’opte pour la deuxième mère. La confiance en soi aussi c’est important. Et c’est très jeune que ça se construit.

      Un enfant ne devrait pas avoir à se soucier de son apparence physique… un enfant devrait simplement prendre plaisir à manger de bonnes choses et à bouger en s’amusant. Si les parents peuvent être conscient du problème de surpoids de leur enfants, l’enfant, lui, ne devrait pas avoir à s’en inquiéter.

    • @ jean_richard

      hmmmm, je crois que margarote a effectivement raison, le nombre d’adipocytes est déterminé tôt dans la vie. Pour certains types cellulaires, le corps humain ne peut tout simplement pas créer de nouvelles cellules, et je crois que des adipocytes (et les neurones) font partie de cette catégorie.

      Je pourrais me tromper, par contre.

    • @ smurf

      Vous avez raison (et margorote aussi) : mille excuses.

      Une petite nuance, cela dit : il y a un gros turnover dans la population d’adipocytes, ce qui les rend différents des neurones…

    • @gulliver – votre petit sondage-maison est très simpliste. Je suis obèse, mais tout le temps que j’ai travaillé, j’ai habituellement apporté mon lunch-santé préparé par moi-même et non avec des cochonneries “en canne”: des salades aux multiples légumes, des fruits pour dessert, des légumes crus, un sandwich avec de la viande cuite maison et non de la charcuterie. Par contre, le jour de la paye, j’allais avec des amies manger au resto. C’est sûr que ce jour-là, je ne mangeais pas de la salade comme j’en mangeais tous les autres jours! Alors j’aurais faussé vos données si vous m’aviez vue car vous auriez présumé que je mange toujours comme ça! C’est certain que les gens qui mangent de la nourriture de resto à tous les jours ne devraient pas se surprendre de dépasser le poids santé. Mais n’osez pas présumer de la façon de manger des gens de ce que vous voyez juste comme ça, sans poser de questions.

    • @ina34 – au cas où vous l’ignoreriez, les boissons gazeuses “diète” peuvent être plus dommageables et pires pour les obèses que les régulières à cause du succédané de sucre utilisé.

    • @cathou 76
      vous avez bien raison

      @gofrankiego
      L’usage des majuscule pour nous signifier que vous hurler, laisse a désirer…

    • jolico, je le sais. Il s’agissait simplement d’un élément de mon texte pour parler des gens que je connais qui s’empiffrent de cochonneries sans prendre un gramme. J’ai jamais dit qu’ils étaient en santé par contre. Minceur n’égale pas automatiquement santé. Je connais plusieurs personnes minces qui font du diabète de type 2 ou du cholestérol.

      Personnellement je n’aime pas la boisson gazeuse, ni régulière ni diète.

    • Bravo, bravo, bravo weeza ! Tout à fait d’accord avec vous. Bien sûr que les parents peuvent montrer l’exemple en renforçant ce qui est déjà dit à l’école et en incitant les enfants à bouger, mais le rôle premier du parent c’est d’aide l’enfant à avoir une estime de soi positive. Ce n’est pas en lui rappelant constamment qu’il est gros que ça va aider quoique ce soit. Mon seul cas ne convaincra pas, mais j’ai une mère qui à 78 ans s’est fait dire par son médecin qu’elle est anorexique (enfin, yé temps !) et honnêtement, ça ne m’a aidée en rien que ma mère soit obsédée par la bonne alimentation (c’est comme ça qu’elle appelle ça) et l’apparence d’elle et des siens.

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