La mère blogue

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  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 11 janvier 2010 | Mise en ligne à 14h39 | Commenter Commentaires (20)

    Patinoire, version «hard»

    Isabelle Audet

    Une note plus légère pour la fin de la journée, pour s’amuser…

    Je suis tombée récemment sur Patinoire, un film de Gilles Carle. Un vrai bijou, présenté en 1963.

    Le cinéaste présente d’une façon toute simple, pendant 10 minutes, le plaisir de patiner. Les mêmes joies qu’aujourd’hui… mais les temps ne sont définitivement plus les mêmes : voyez-vous un seul enfant avec un casque? Il y a quoi, un enfant sur deux qui porte une tuque et des mitaines?

    Et que dire de ce jeu qui vaudrait aux enfants un sévère avertissement aujourd’hui: la bousculade avec des patins (au visage des copains, à environ 5 minutes du début) pour passer entre les barreaux d’une échelle à l’horizontale sur la glace!

    On a bien rigolé à la maison en évoquant le contraste entre les consignes de sécurité d’aujourd’hui (les nôtres, notamment) et celles, inexistantes, de l’époque.

    Autres temps…


    • Je penses que les filles ne dansent plus le swing sur glace non plus.

    • Hé oui! L’époque bénie où les gens payaient de leur poche leur visite à l’urgence et leur séjour à l’hôpital…! Où les gens mourraient de maladies qu’on trouve bien insignifiantes maintenant. Où il n’y avait pas de ceintures de sécurité dans les voitures.

      Je m’ennuie des bonnes soeurs aussi… Leurs conventions collectives, c’est directement avec le Big Boss qu’elles les négociaient! Imaginez donc l’argent que la société québécoise sauvait!

    • J’ai passé tout mon temps des fêtes sur une patinoire d’un village au Lac St-Jean et j’ai pas vu un seul kid avec un casque. Et ça jouait au hockey en plus.

      Les miens non plus n’en avaient pas, j’en ai même pas amené.

      On aurait pu filmer, comme Carle en 1963, et en 2057, une zurbaine aurait donc trouvé ça effrayant sur son blogue de ti-pous surprotégés. Ces délires sont essentiellement urbains. En région, le monde a conservé son jugement.

    • Et pourtant, les gens ne mourraient pas plus de leurs activités…

      Nous sommes tellement rendus peureux et paranos. Exactement ce que ”le système” nous enfonce dans la gorge. Des êtres sans ”colonnes” et qui délègue tout ..jusqu’à leur libres-arbitres (freewill).

    • Les mesures de sécurité exessives d’aujourd’hui concernent dans la plupart des cas l’éradication de petits bobos plutôt que la réelle sécurité de ceux qu’elles embrigadent. Les dérives autoritaires de l’état dans ce domaine en disent long sur l’insécurité qui caractérise la société actuelle. Avoir du plaisir librement est aujourd’hui devenu un acte irresponsable.
      Délicieux, ce petit film, en passant.

    • J’ai souri tout le long de ce film. Ça m’a fait retourner en arrière. Les gros collants de laine qui nous rendaient comme des bohommes de neige et devenaient tout mouillés, les patins usés à a la corde. Malgré nos équipements désuets maudit qu’on avait du fun. Ça nous prenait pas grand chose seulement jouer comme dans jeu libre.

    • @Boulgakov: C’est pas juste en région que les enfants n’ont pas de casque…J’habite Montréal et mon fiston de 5 ans patine avec moi sans casque également…Mais sa mère lui en mettrait un par contre…Elle est là la différence ;-)

    • Moi ce que j’ai remarqué, c’est qu’un bon nombres de ti-culs avaient des patins 10 fois trop grands… C’est une autre chose qu’on ne voit plus souvent!

      Mais je dois dire… regarder ça m’a donné le goût de chausser mes patins! Maudit que c’est l’fun de patiner dehors!

    • c ,était dans le temps que les ti culs avaient le droit de tomber pis se faire mal et de se relever sans que les mères se sentent coupables , c’était avant l’ère des psychologues

    • Avec la société matriarcale que l’on a maintenant C’est normal que nos enfants sont surprotégés. Les enfants ne connaissent plus le risque. Dans un environnement aseptisé et enfant-roi ou moule c’est selon, c’est parfois désolant. Il me semble que le retour du balancier devrait revenir dans quelques années.

    • C’est vraiement bien ce film, je ne savais pas que Gilles Carle avait fait des films comme ça.

    • C’est ça s’amuser et apprécier la vie.Aujourd’hui tout est artificiel même les risques et les bobos.
      Quand mais enfants étaient petits moi et des amis faisions une patinoire sur le lac (nous habitions au bord)et cela devenait une occupation pour les petits et les grands durant 2 beaux mois de l’hiver.Les nuits de pleine lune par temps clair c’était juste sublime,ahhhh je me sent nostalgique ce soir.

    • Super bon film.

      Mesdames MERE POULE, laissez-nous donc avoir du fun !!!! Vous avez oublié le message essentiel de ce film : la beauté de l’hiver et la magie de patiner. Le reste, c’est vos fantasme de femme contrôlante qui ne veulent pas que leur enfant soit un tantinet dans une zone d’inconfort.

      On est en train de faire un peuple de moumoune…

      C’est à cause de vous que nous avons un gouvernemaman ou l’individu est enrobé de papier bulle pour éviter la moindre blessure.

      L’espèce humaine a survécu à bien pire qu’une chute sur la glace.

      PS : en ville aussi, on voit des enfants jouant pas de casque…

    • @ quelques lecteurs
      Il ne s’agit pas ici de déterminer si le port du casque met en péril la virilité de toute une génération. Seulement regarder un bon film, de s’en a-mu-ser et de noter les différences en rigolant.
      On se calme et on commente sans agressivité svp. Merci!

    • Quel beau petit film que j’ai regardé avec bonheur. Je me suis rappelée les bons moments de mon enfance et de mon adolescence. Comme j’étais la fille après 4 garçons, je chaussais les patins de mon frère plus vieux. Quand j’ai chaussé des patins de fille pour la première jois, je suis tombée par en avant, j’avais oublié les coches sur la lame.
      Le mot qui me monte en regardant ce vidéo est LIBERTÉ. Ce que les enfants ont l’air heureux, ils se débrouillent seuls pour mettre leurs patins, ils se relèvent seuls, ils tombent plusieurs fois et ce n’est pas grave car ils sont là pour s’amuser et qu’il n’y a pas d’adulte qui leur dit de faire attention. C’est ça l’expérience de la vie.

    • C’est fascinant comment certains peuvent regarder un film charmant et devenir soudainement enragé contre la société moderne, le gouvernement et les femmes! Lire les commentaires de certains me déprime autant que le film m’a enchanté…

      Quelques petites observations personnelles:

      1. j’ai appris à patiner vers l’âge de 4 ans, donc propablement à l’hiver 80-81… avec un beau casque de hockey rouge et bleu (par dessus une grosse tuque à pompon rose et mauve!). En regardant les photos, je constate que je semblais avoir tout autant de fun que les enfants de 1963 dans le film et que je n’étais pas la seule à porter un casque. Je ne sais pas combien de temps j’ai porté un casque; probablement le temps que mes parents jugent que j’étais assez solides sur mes patins ou que le casque en question soit devenu trop petit pour ma tête…

      2. J’ai reçu en fin de semaine des photos de ma nièce de 9 ans prises pendant ses pratiques de patinage artistique. Aucune des petites filles sur les photos ne portent un casque… et on parle de petites montréalaises, quand même! Comme quoi, même en ville, le monde n’est pas rendu complètement fou et que oui, on laisse encore les enfants tomber et se faire mal un peu.

      3. Je patine chaque année, plusieurs fois par année, sur des patinoires extérieures (la preuve que le port du casque à l’âge de 4-5 ans ne m’a pas détourné de cette belle activité). C’est simplement une activité qui nous est accessible et que nous aimons beaucoup. Il y a peut-être plus de casques, mais il y a toujours autant de plaisirs, d’orteilles gelées, d’enfants qui braillent (parce qu’ils sont tombés ou parce qu’ils sont juste complètement brûlé d’avoir patiné si longtemps!) et de ptits gars qui se prennent pour Sidney Crosby (en 63 c’était un autre joueur, simplement). Si vous tentez l’expérience, je suis certaine que comme moi, vous trouverez au moins autant de similitudes que de différences entre ces images des années 60 et aujourd’hui!

      Pour moi, la grande différence, c’est, qu’avant, le monde passait plus de temps à la patinoire du coin. Et vous, quand est-ce que vous avez chaussé vos patins pour la dernière fois?

    • @weeza
      C’est vrai que le plaisir est le même. Hier soir, dans un parc quelque part à Montréal où je patinais avec mes garçons, c’était bondé d’enfants et d’ados. La glace est belle ces jours-ci, profitons-en! Il ne nous reste encore qu’environ six semaines!

    • En relisant mon dernier commentaire, j’avoue que cela est un peu beaucoup excessif. Faut que j’apprenne à respirer par le nez…

    • Magnifique film.

      Gilles Carle en a fait d’autres semblables sur la vie ordinaire de gens ordinaires dont celui-ci intitulé Dimanche d’Amérique, 27 mins, 1961. C’est sur les Italiens au Québec dans les années 50 et 60. http://www.onf.ca/film/Dimanche_dAmerique/

    • Ceux qui visionneront “Dimanche d’Amérique” (voir message précédent)
      vous plongerez dans la “Famille Plouffe” (toujours de Gilles Carle),
      version italienne.

      C’est frappant. ;-)

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