La mère blogue

Archive, janvier 2010

Vendredi 29 janvier 2010 | Mise en ligne à 8h05 | Commenter Commentaires (39)

L’invité du jour: un père indigne qui se questionne

Notre père invité du jour: Marc Cassivi.

Chroniqueur aux pages Arts et spectacles et cinéma de La Presse depuis une dizaine d’années, Marc Cassivi est papa de deux garçons de 6 et 3 ans. Avec eux, dans ses temps libres, il fait des sports de glisse, des bonhommes de neige, mais n’écoute jamais des disques de Caillou. Aujourd’hui, pour nous, avec vous, il se questionne: comment choisir son école?

«Comment choisir son école? Celle du quartier ou celle du quartier voisin? Le cursus académique est-il stimulant? Le programme international enrichi ou l’option théâtre expérimental d’inspiration française? L’école alternative ou traditionnelle? Le mandarin ou l’espagnol? L’ouverture de la Chine sur le monde (futur MBA) ou l’émergence socio-politique de l’Amérique latine (maîtrise en relations internationales)? Le ratio prof/élèves est-il adéquat? La bouffe de la cafétéria est-elle certifiée bio? Combien de brocolis par semaine? Les locaux sont-ils propres, modernes, aérés? La cour de récréation est-elle adaptée à ses besoins d’expression corporelle? Le programme sportif a-t-il été approuvé par l’Association pulmonaire canadienne? Faut-il qu’il ait lu tous ses classiques avant la cinquième année? Le cours d’éthique religieuse est-il une révélation ou une abomination? Privé ou public? Costume ou pas de costume? L’aplanissement des classes sociales dans un veston tweed ou l’expression de sa véritable nature dans un t-shirt de Spiderman? Saura-t-il acheter une douzaine d’oeufs si la réforme l’empêche d’apprendre ses tables de multiplications? L’orthographe nouveau genre fera-t-il de lui un analphabète dysfonctionnel? Faut-il déjà l’inscrire à des cours de rattrapage pour l’été 2016? Trente minutes de devoirs par soir: trop ou pas assez? Les classes mixtes sont-elles un frein à l’épanouissement scolaire des pauvres petits garçons québécois? Les niveaux combinés (3e et 4e) dans une classe: une hérésie? Le prof fera-t-il des fautes au tableau? Et surtout, surtout: est-ce que mon enfant pourra, après son primaire, entrer dans une bonne école secondaire?

Il est en maternelle. Vient d’avoir 6 ans. Toutes ces questions que bien des parents se posent, je ne me les pose jamais. On dira que je suis un père indigne, mais s’il se fait des amis dans le quartier, s’il en pince pour une fille de sa classe, et qu’entre-temps, il apprend à peu près à lire, écrire et compter, l’école aura, selon moi, fait son travail. Non?»

 

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Jeudi 28 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (31)

L’art de refuser de voir l’obésité

Silvia Galipeau

Votre enfant de 4-5 ans est gros, mais vous refusez de le voir? Vous êtes dans le déni? Pourtant, c’est l’évidence même? Apparemment, vous n’êtes pas seuls.

Une nouvelle étude du University Medical Centre Groningen aux Pays-Bas (dont les résultats sont publiés ici, dans la revue Acta Paediatrica), révèle que la moitié des mères d’enfants obèses croit que ceux-ci ont un poids santé. Chez les pères, 39% sont ainsi dans le déni. Dans le cas d’enfants en surpoids, les parents sont encore plus nombreux à n’y voir que du feu: 75% des mères et 77% des pères.

Les chercheurs ont sondé 800 parents, et plus de 400 enfants de 4 à 5 ans, pour en arriver à ces résultats. Vrai, de ce nombre, la grande majorité avait effectivement un poids santé, et seuls 5% souffraient d’un surpoids, 4% d’obésité. N’empêche que les données sont révélatrices: les parents d’enfants obèses avaient tendance à l’être aussi; ils n’avaient pas le sentiment que leur enfant était moins actif que la moyenne; les parents semblaient davantage conscients de leurs propres problèmes de poids, que de celui de leur enfant;  et quant aux parents d’enfants au poids santé, ils  avaient aussi tendance à les voir encore plus minces que la réalité.

Vous avez dit complexe, la lutte contre l’obésité?

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Mercredi 27 janvier 2010 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Commentaires (163)

Tabou: ne pas vouloir d’enfant

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Silvia Galipeau

Tabou? Entendre une femme déclarer: non, je ne regrette pas de ne pas avoir d’enfant. Je me sens femme quand même. Autant. Non, je ne crains pas de vieillir seule. Tabou? L’entendre renchérir: non, moi je n’ai pas à décider entre un colloque et l’anniversaire de ma fille. Vous oui? Assumez, que diable!

Je viens de faire une entrevue avec une professeure de littérature de l’université d’Ottawa, Lucie Joubert, qui publie ces jours-ci un livre sur un sujet assez tabou, donc: les femmes qui ne veulent pas d’enfant. Après la très provocante Corinne Maier (No Kid) , ce livre, L’envers du landau, écrit ici avec beaucoup d’humour, raconte comment, aujourd’hui, le fait de ne pas avoir d’enfant se vit.

«Il me manque un morceau. Je suis née, je vis et j’aurai vécu dépourvue de l’une des plus subtiles et mystérieuses parties de la mécanique féminine: l’envie de la maternité. Je n’ai pas d’enfant, je n’en ai jamais voulu. Comme elle ne se voit pas à l’oeil nu, cette malformation intérieure ne m’a jamais empêchée de mener une vie à peu près normale. J’ai un amoureux formidable, d’excellents amis, une famille chaleureuse, une bonne santé, un métier que j’adore(…). Mais voilà: tout autour de moi me signale une fissure dans ce tableau trop beau pour être vrai. (…) Bref, j’ai l’impression de bien aller mais je suis dans un état épouvantable», écrit-elle, en guise d’introduction.

Vous pourrez lire l’intégral de mon article sur le livre vendredi, dans Vivre.

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