Silvia Galipeau
C’est LA grande question de la semaine chez nous (entre les dossiers à boucler d’ici vendredi, les cadeaux des petits cousins à trouver, le menu des Fêtes à inventer, la surprise du conjoint à cacher, et les mille autres choses à finir à temps sans – trop- s’essouffler … ouf!) : un cadeau, ou pas de cadeau, pour l’éducatrice de la petite, et le prof de la grande?
Chaque année, c’est le même dilemme. Chaque année, les enfants finissent par faire une petite carte, quand on a eu le temps et que la semaine n’a pas été trop folle, parfois même des biscuits, quand vraiment on a été très organisés, et qu’on ne les a pas tous mangés! Mais chaque fois, je ne peux pas m’empêcher de me demander (I can’t help but wonder, Carrie Bradshaw, sors de ce corps!): que peut bien faire le prof avec les 25 petits cadeaux qu’il reçoit chaque année? Rappelez-vous cet échange de cadeaux entre collègues… Imaginez si vous aviez hérité de 25 assiettes à sushi, 25 tasses à café mexicaines, que sais-je encore de formidablement inutile? Est-ce qu’on ne leur rend pas service, finalement, en passant notre tour?
Merci à la mère blogue du New York Times de nous avoir signalé cet article, avec une série de Do’s and Don’ts (à faire, à éviter) entourant cette grande question existentielle. Très rigolo.
Alors à éviter: les tasses et autres décorations de Noël, les profs en ont déjà une collection de fou. Les vêtements ou les bijoux, car l’enfant risque de passer l’année à attendre de voir apparaître le morceau choisi. Déception garantie. À éviter surtout, de dire quoi que ce soit au sujet du cadeau que vous ne voudriez pas que votre enfant répète. Les jeunes sont d’une franchise à tout casser. «Ma mère a reçu cette vieille tasse à Noël l’an dernier»….
À préconiser: les certificats cadeaux (apparemment très appréciés), les petits gâteaux (pour les profs hommes seulement, les femmes les appréciant moins. Ah bon) , et puis les cartes de remerciement. Tout simplement.