La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Samedi 28 novembre 2009 | Mise en ligne à 8h02 | Commenter Commentaires (130)

    Père Noël: la question qui tue

    pere-noel.jpg

    Isabelle Audet

    Pour un tout autre sujet de reportage que celui de l’existence du père Noël, je lis ces jours-ci le livre Vérité ou conséquences, du psychologue et médiateur Marc Pistorio. Par hasard, je suis tombée sur un passage abordant la question du père Noël.

    Le psychologue s’interroge sur les débordements autour du vieux bonhomme. Du besoin des parents de convaincre les enfants de son existence lorsque le doute s’installe. Les passages qui suivent portent à réflexion, je trouve:

    «Il est tout à fait sain que l’enfant croit, pour un temps, au père Noël. Pour un temps, cela signifie que l’enfant est dans sa jeune enfance, ne se pose pas la question de la véracité du conte et baigne dans un imaginaire qui le nourrit et le rend heureux. Le merveilleux du moment lui est transmis par le caractère festif de cette tradition. (…)

    Les parents se sentent particulièrement désarmés face à l’angoisse soudaine que suscite l’enfant qui pose candidement: “Il existe vraiment, le père Noël?” La encore, on assiste à des réponses absolument farfelues qui sont loin d’aller dans le sens du respect de l’enfant.»

    Et ce respect, c’est à la fois d’attendre qu’il soit prêt à entendre la vérité avant d’aborder la question, et de lui accorder le droit de savoir lorsqu’il le demande. Ainsi, plaide M. Pistorio, la légende du père Noël est tout à fait correcte. Mais pour un temps. Et, avance-t-il, être trop prompt à convaincre un enfant de l’existence du père Noël (l’amener au centre commercial, déguiser un membre de la famille, se lancer dans des explications pseudo-scientifiques…) cache peut-être une toute autre vérité qui n’a rien à voir avec le pôle nord: il est difficile, à l’occasion, de voir un enfant grandir.

    Mais ne perdons pas de vue que le père Noël, c’est pour eux. Pas pour nous.


    • Oui, on a raconté cette histoire à nos trois enfants, oui on a comploté pour que ça ait l’air vrai (genre : cadeaux glissés sous l’arbre par un ami le 24 au soir, alors qu’on est tous partis), oui on s’est pâmé devant leurs yeux émerveillés, mais chaque fois qu’elles me l’ont demandé sérieusement (les yeux dans les yeux), vers l’âge de 5-6 ans je dirais, je leur ai dit la vérité. On sent que le moment est venu…

      Pour ma première et ma deuxième, je leur ai juste dit de ne pas le dire à celles qui suivaient…

    • Avis aux lecteurs: sens de l’humour est requis

      En lisant cet article, il m’est venu la réflexion suivante. Si on ne cherche pas à mentir aux enfants avec le Père Noël et le lapin de Pâques, comment pourrons-nous les préparer à faire face à toutes les fausses vérités que l’on va leur servir durant leur vie? Comment faire pour ne pas lancer dans la société des citoyens naïfs qui avalent tout ce qu’on leur raconte sans poser de questions? Comment faire pour ne pas augmenter les rangs de la majorité silencieuse?

      Il me semble que découvrir le plus tôt possible que les autorités en place sont sujettes à raconter des babars pour nous endormir est une bonne chose pour la santé à long terme de notre société.

      Donc, la position de M. Pistorio est tout à fait correct si le seul but poursuivi est de protéger l’enfant à ce moment-là mais l’est-elle tout autant compte tenu que l’enfant doit être préparé à faire face à une société qui a peu de respect pour la vérité.

    • Tout a fait d’accord.

      Mon fils de huit ans m’a coincé un 15 juillet (quand Noël est au fin fond de son creux émotionnel), seul à seul (il avait déjà détecté que sa maman était plus pro-Kris Kringle que moi). On était allés faire une commission au centre commercial et on se prenait un petit sandwich quand il a posé LA question, au milieu de tout et de rien, froidement: «Le Père Noël existe-il vraiment ou ce sont les parents qui achètent les cadeaux?»

      J’étais un peu piégé. J’aurais voulu pouvoir consulter se mère, mais le petit sagouin m’avait sciemment isolé. Ma doctrine maïeutique s’est donc appliquée, implacable. Quand un enfant pose une question, c’est qu’il est prêt pour la réponse, la vraie. J’ai répondu:

      «C’est une légende. Une légende ancienne qu’on perpétue encore de nos jours parce que les émotions des petits enfants sont sensibles à ce personnage. La «magie» de Noël est un peu truquée, comme ça. Mais cela ne diminue en rien la qualité de cette fête. Ce qui est important de Noël, ce sont les bons repas, les retrouvailles, l’amour.»

      «L’amour et les cadeaux», avait-il alors ajouté. Cette formule «L’amour et les cadeaux» resta dans la famille pour un temps. Puis, vers treize ans, mon fils la compléta, la paracheva: «L’amour, les cadeaux et les souvenirs»…

      Effectivement, ils rentrent bien vite, les souvenirs…
      Paul Laurendeau

    • Je crois que lorsque les enfants en sont rendus à nous questionner sérieusement sur l’existence du Père Noël, c’est qu’ils sont prêts à entendre la vérité.

      Si tout se fait avec humour, en leur disant que le Père Noël restera quand même un beau personnage qui fera toujours partie de la fête de Noël, tout passe bien !

      Si on insiste trop à leur raconter des histoires, vont-ils nous croire quand on leur dira qu’il n’existe pas le monstre du garde-robe ? C’est une question de confiance à mon avis.

      Petite anecdote: J’ai été photographe pendant mes études pour un studio qui avait le contrat de photographier les enfants assis sur le Père Noël dans un centre commercial. Vous n’avez pas idée du nombre de parents qui traînaient de force leurs enfants terrorisés afin d’avoir d’avoir leur fameuses photos. Ça donnait des photos mémorables de pauvres enfants trempés à force de pleurer. Et on se faisait reprocher que la photo était mauvaise…

    • Le Père Noël c’est ou bien une belle histoire inventée pour faire plaisir aux enfants ou bien c’est un gros mensonge fait par un adulte pour acheter l’amour ou la paix d’un enfant. Dans les histoires fantastiques racontées aux enfants, il y a toujours la magie, l’irréel, mais jamais n’y trouve-t-on une perception mensongère. Chez le Père Noêl, c’est différent. On tente toujours de faire croire à son existence et l’enfant s’en trouve toujours un peu perturbé lorsqu’il apprend CE GROS MENSONGE. . . On lui en a passé une p’tite vite. Il apprend que dans la vie il faut cotoyer la vérité vrai et l’autre déguisée en mensonge. Il apprend aussi que tous les enfants ne sont pas égaux et que les “bébelles” ne sont pas tous de la même grosseur selon que nos parents soient riches ou pauvres. Le Père Noêl est un merveilleux déclencheur de réalités.
      Gilles Pelletier, Québec

    • On vous paie pour ce blogue?

    • À titre de rabat-joie officielle, je viens vous emmerder avec mon opinion, une fois de plus.

      Moi, je ne leur ai pas fait croire au père Noël. Je leur ai toujours dit que c’est une histoire qu’on raconte pour se faire plaisir, pour s’amuser et on fait semblant d’y croire. Nous décorons pour Noël, et nous allons même au dépouillement d’arbre de Noël de notre village. Nous participons à la fête de Noël comme les autres, sauf que nous n’essayons pas de leur faire croire qu’il s’agit de la réalité.

      Je leur ai dit que c’est un conte au même titre que Cendrillon, ou Peter Pan. Mais j’ai aussi pris la peine de leur dire que les autres parents, eux, choisissent de faire croire à leurs enfants que c’est vraiment vrai. Alors, il faut faire attention de ne pas leur dire que c’est faux jusqu’à ce que les parents décident de dévoiler la vérité à leurs enfants.

      Je ne crois pas aux vertus de ce mensonge à grande échelle organisé par toute une société pour supposément faire plaisir aux enfants. Je n’ai jamais trouvé que le mensonge ait quelque utilité que ça soit et je l’évite le plus possible, surtout pour ceux dont j’ai la charge de l’éducation ou qui sont mes proches. Je considère que mentir à ses enfants pour Noël va directement à l’encontre de ce que devrait être notre rôle de parent.

      Que la société soit menteuse et trompeuse, c’est une chose. Mais qu’un parent le soit avec son enfant, ça, moi, je le refuse. J’aime au contraire faire vivre à mes enfants les vertus de la vérité et les avantages qu’il y a à la rechercher, cette vérité, au lieu de se réfugier dans le mensonge quand la vie réelle est trop difficile.

      Voir les étoiles et la joie sans borne des enfants quand il s’agit de Noël, ça me laisse très perplexe… Je préfère, et de loin, voir mes enfants s’ébahir devant la beauté du vrai.

    • Comment pouvez-vous affirmer avec certitude que le père Noël n’existe pas? C’est être pas mal effronté je trouve. Vous avez le droit de CROIRE qu’il n’existe pas, mais c’est un acte de Foi tout aussi grand que d’affirmer qu’il existe.

      Le jour où on me prouvera hors de tout doute son inexistence, je me rangerai. Mais pour l’instant, que le fondamentaliste anti-père Noël peuvent le garder pour eux seuls leur monde sans charité, sans bonté… sans but!

    • @jaisouventraison
      Pas cette fois.

    • Ah, et une autre petite chose… Cette idée selon laquelle quand un enfant pose une question ça veut dire qu’il est prêt à en entendre la réponse, c’est une autre “recette” en laquelle je ne crois pas.

      Pour moi, c’est aussi comique et peu sérieux que “envoyer un enfant en réflexion pour autant de minutes qu’il a d’années d’âge”.

      Je n’y crois pas pentoute.

    • “On vous paie pour ce blogue?” (jaisouventraison)

      Jamais assez cher si on pense à toutes les inepties et autres questions idiotes venant de certains intervenants qu’on est obligé de lire…ÔÔ…!

    • “c’est aussi comique et peu sérieux que “envoyer un enfant en réflexion pour autant de minutes qu’il a d’années d’âge”. ”

      “Je ne crois pas aux vertus de ce mensonge à grande échelle organisé par toute une société pour supposément faire plaisir aux enfants. Je n’ai jamais trouvé que le mensonge ait quelque utilité que ça soit et je l’évite le plus possible, surtout pour ceux dont j’ai la charge de l’éducation ou qui sont mes proches. Je considère que mentir à ses enfants pour Noël va directement à l’encontre de ce que devrait être notre rôle de parent.”

      Wow, ca fait 2 messages de Vivanep en ligne avec lesquels je suis entièrement en accord!
      C’est l’monde à l’envers… :-)

    • Moi, j’ai vu petite maman hier soir en train d’embrasser le Père Noël.

      Donc, il existe.

    • Bien de notre côté, Noël c’est la magie et le gros bonshomme rouge en fait partie, je sais qu’il faut vivre dans la ‘vérité, et la réalité plate’ et que nos enfants doivent savoir que le monde est sans amour!! …Mais je pense que l’imaginaire est primordial à développer pour en faire un adulte qui trouvera des solutions à travers les difficultés de la vie…au lieu de se suicider il aura développer son imaginaire et restera vivant. Je parle par expérience. ‘Et Vive la vie et vive l’amour et vive la compagnie!’ HA!HA!

    • On doit laisser les enfants croire au Père Noel. Un jour, mon fils me demande “Est-ce que c’est vrai, le Père NoeL?” Il avait ans. Je lui ai dit: Toi, est-ce que tu y crois? Si tu y crois, c’est que c’est vrai, sinon, ce n’est pas vai.

      Il ne m’a plus demandé la question. Un jour, il avait 8 ans, il m’a dit: Cette année, je sais que ce n’est pas vrai, le Père Noel, mais je ne vais pas le dire à ma soeur, car elle, elle y croit. Je vais continuer à recevoir des cadeaux, hein ? Je lui ai donné un bisou et l’ai rassurer sur ses cadeaux.

      Je savais que maintenant, mon fils n’était plus un bébé.

    • Avant de démolir le rêve d’un enfant, quand celui-ci questionne sur l’existence du Père Noël ou de la Fée des Dents, au lieu de lui pondre une réponse, je lui demande simplement:

      et toi, t’en penses quoi?

      Facile de suivre le fil et de voir si le petit veut s’accrocher encore un peu à son rêve.

      Mettons qu’à 18 ans, je lui ôterais ses illusions par contre!

    • Je crois pas que ce soit mal en soit de faire croire au père noël je me souviens que lorsque j’ai arrêté d’y croire j’étais plutôt fière de m’être rendue compte par moi-même qu’il n’existait pas. Par contre je ne crois pas que je vais poursuivre la tradition avec mon fils(17 mois) Pour l’instant je lui parle du père noël comme d’un personnage du temps des fêtes de la même façon que je lui raconte une histoire. En gros je ne penses pas que les enfants on besoin de croire au père noël pour faire de cette fête un moment magique pour eux.

    • La vérité, c’est la vérité, et le mensonge c’est le mensonge.

      “au lieu de lui pondre une réponse, je lui demande simplement: et toi, t’en penses quoi?”

      Tu connais la réponse et tu es sa mère. Si tu ne lui réponds pas, tu lui mens par omission. Si ton enfant te demande: “maman, est-ce que deux et deux font quatre?”, vas-tu lui répondre: “et toi, t’en pense quoi?”.

      Leur répondre que s’ils y croient, c’est que c’est vrai, c’est tout aussi pernicieux et mensonger.

      Quant à la réponse de Fifibrindacier: “je sais qu’il faut vivre dans la ‘vérité, et la réalité plate’ et que nos enfants doivent savoir que le monde est sans amour!! …Mais je pense que l’imaginaire est primordial à développer pour en faire un adulte qui trouvera des solutions à travers les difficultés de la vie…au lieu de se suicider “, je réponds que la vérité n’est pas PLATE, et que de dire à un enfant que le monde est sans amour serait tout aussi faux que de lui dire que le père Noël existe. Et de plus, je réponds aussi que l’imaginaire ne se nourrit pas de mensonge. Est-ce que Cendrillon est moins nourrissante pour l’imaginaire? pourtant, est-ce qu’on essaie de convaincre les enfants qu’elle existe?

      Quant à savoir si les enfants se suicident moins parce qu’ils ont cru au père Noël… faites-moi rire! on se suicide beaucoup plus en Occident que n’importe où ailleurs, et pourtant, c’est précisément en Occident que l’on fait croire aux enfants au père Noël. De plus, je crois que si on insiste trop pour leur faire croire au père Noël et que les enfants l’aiment trop et y croient trop, et qu’ils réalisent un jour que c’est faux, et que la vie est pas mal moins spectaculaire dans la réalité, alors là, je crois qu’on joue avec le feu pas mal plus qu’en élevant ses enfants à aimer la vie réelle, telle qu’elle est, sans fausseté et sans mensonge.

    • rogiroux

      Il n’y a pas de quoi s’emporter contre les personnes qui ne disent pas nécessairement ce que vous pensez qu’ils doivent dire…qui êtes-vous donc pour leur faire la morale…mère Teresa ou mère Snobinette.

    • mamiedoux et loubia 1, vivianep 0.

      Vive la fantaisie, à bas le jansénisme.

    • Je suis une exception, je crois. Ma mère a été obligée de me dire que le Père Noël n’existait pas car elle avait peur qu’on se moque de moi à l’école… à mes 10 ans. :) Pendant un instant, mon monde s’est effondré, car je me rendais aussi compte que la fée des dents n’existait pas, que les Calinours ne vivait pas sur les nuages (non, mes parents ne m’ont jamais fait croire ça, j’ai simplement une imagination très fertile ^^), etc.

      Mais je m’en suis remise, les Noëls suivants ont été tout aussi merveilleux et si j’ai des enfants un jour, je perpétuerai cette tradition.

      Alors excusez-moi, Vivanep, mais je ne suis pas d’accord avec vous. Je crois que lorsqu’on cultive l’imagination d’un enfant, on aiguise aussi sa curiosité et, par le fait même, son désir de savoir la vérité. Du moins, pour moi, cela a été le cas. :) Et même si je suis une ennemie du mensonge, je suis par contre pour les “mensonges blancs”. Et, désolée encore de vous contredire mais…

      “je réponds aussi que l’imaginaire ne se nourrit pas de mensonge.”

      … bien souvent l’imaginaire se nourrit souvent du mensonge. Pas toujours, car l’imaginaire est infini. Elle tire ses sources de partout, dont le mensonge.

      Mais bon, l’important, c’est de passer un beau Noël avec sa famille, ce que vous faîtes. :) Alors Joyeux Noël!

      “L’imagination est plus importante que le savoir” Einstein (ma citation préférée! sérieux!^^)

    • “Fantaisie” n’est pas synonyme de “mensonge”.

      Et “imaginaire” non plus.

      Quant à jansénisme, je vais devoir consulter mon dictionnaire…. jansérien.

    • @ loubia : Je trouve que de poser la question: «et toi, t’en penses quoi?» est une excellente idée! C’est un excellent moyen de savoir ce que l’enfant pense et ça lui donne par ailleurs l’opportunité d’y réfléchir par lui-même et d’avoir une réponse sincère qui n’est pas biaisée par la nôtre…

      Mon patron me la fait souvent celle-là et j’adore, ça doit certainement être aussi formateur pour un enfant :-)

      Ceci dit moi je n’ai pas de problème à faire croire au Père Noël… j’y ai cru et un jour j’ai arrêté d’y croire et il me semble que je n’ai même pas eu à mettre mes parents au pied du mur pour le savoir, je l’ai probablement juste entendu quelque part dans une cour d’école, et je ne me souviens pas d’avoir eu du mal à dormir ce soir là… Chez nous, il y a toujours eu beaucoup de fantaisie et personne ne s’est jamais senti floué pour autant! Tout le monde a toujours été à l’aise avec ces petites histoires inventées, que ce soit le Père Noël ou la Fée des dents!

      Ma mère et moi faisons encore parler nos toutous de temps en temps, juste pour rire! hihi :-)

    • Qu’est-ce qui est le plus cruel? “Bien non ma chérie, tu sais bien que tu es la seule pour moi” et gober tout le kit, “line sinker and hook” en sachant très bien que le rouge à lèvres, ça ne vole pas sur les cols de chemise et que les chances pour que le nom et le numéro de téléphone de la fille trouvé dans la poche du vêtement mis au lavage appartienne à “un chum” sont nulles, mais y’a des grandes totoches qui voudront y croire ben ben fort qu’elles sont “la seule” pour Roméo. Autre forme de conte de fées….Qu’il faut être bien cave ou avoir de maudites bonnes raisons pour faire semblant d’y croire. Conte de fées pour grande personnes mais y’a des adeptes en masse!

      Je ne me vois toutefois pas aller lui mettre mon pied au derrière à la pauvre fille pour lui remettre les idées en place. Elle est “relativement” heureuse et en paix dans son déni, c’est pas à moi de l’en sortir. Le temps va régler ça tout seul. Comme le temps règle le Père Noël.

      Qu’un ti-pout de 5-6-7 ans veuille croire au fantastique encore un peu avant d’être grand et de voir le monde dans toute sa vraie laideur avec l’aide de bonnes âmes qui veulent leur bien et qui sont prêtes à piétiner leur innocence à grand coups de talons rageurs…

      …ça dérange qui?

      Leur enlever du rêve, de la beauté, de l’innocence. Faut être méchant en pas pour rire! Et j’utilise le mot “méchant” parce que celui que j’avais à l’esprit ne passerait pas. Et un grand frisson me parcourt l’échine devant autant de froideur et de méchanceté.

      Je ne parle pas ici des parents qui ont d’emblée exclus le Père Noël, les fées et les lutins de l’imaginaire de l’enfant: on ne peut pas manquer ce qu’on a jamais eu. Mais on n’ôte pas les illusions à qui que ce soit. Peu importe son âge.

      Enwèye ti-cul! Butch up! Pas de poupée, c’est pas un vrai bébé grande innocente! Pas de super-héros, t’es trop grand pour croire à ces niaiseries-là!

      T’as 4 ans: cesse donc de faire L’ENFANT.

      C’est avec des rêveurs qu’on fait des artistes qui créent de la beauté. C’est avec des rêveurs qu’on peut espérer un monde meilleur.

    • Je n’ai jamais cru au Père-Noël, ni à la fée des dents… Je ne connaissais même pas l’existence du lapin de Pâques (invention récente?). Je n’en suis pas morte et Noël, c’était quand même une belle fête. J’étais d’ailleur l’enfant plate qui brisait les illusions des autres (j’ai visité deux fois le directeur pour ça au primaire: une fois à cause du Père-Noël, l’autre fois pour la fée des dents).

      Cependant, j’ai une petite annecdote: enfant, je m’étais inventée des lutins qui vivaient dans notre piano et qui s’occupaient de faire la musique quand on appuyait sur les notes. Quand ma mère a levé le couvercle du piano pour me montrer le mécanisme et m’expliquer que ça n’avait rien à voir avec les lutins, j’ai piqué une colère terrible et j’ai dit “non! non! non! c’est des luntins, bon!” (je devais avoir 5 ou 6 ans). Comme quoi certains enfants ont définitivement besoin d’une petite touche de magie dans leur vie. Heureusement pour moi, j’avais un grand frère de 8 ans mon aîné qui me nourissait de contes et d’histoires à faire rêver.

      L’an passé, ma fille était trop petite pour s’intéresser au Père-Noël. Alors cette année, ce sera la première fois qu’on fait vivre la légende. Quand elle sera un peu plus grande et qu’elle me posera la question, je lui dirai la vérité.

      Vive la magie et la fantaisie!

    • “Tu connais la réponse et tu es sa mère [ou son père - P.L.]. Si tu ne lui réponds pas, tu lui mens par omission. Si ton enfant te demande: “maman, est-ce que deux et deux font quatre?”, vas-tu lui répondre: “et toi, t’en pense quoi?”.”

      DANS LE MILLE. Je seconde vivement cette observation. Ne pas donner la vraie réponse quand l’enfant a fait tout le cheminement de poser la vraie question, c’est abdiquer le devoir parental le plus élémentaire, celui de guide choisi par l’enfant, pour son entrée dans le monde du vrai.
      P.L.

    • loubia

      Avant 18 ans, il aura déjà filé à l’anglaise.

    • Un enfant de 8 ans qui croit encore au Père Noël.
      Aie, j’en ai mal à mon cerveau.
      Ça veut dire que cette enfant croit en La Fée Des Dents??
      Ça veut dire que cette enfant croit que son père est le plus fort du monde ???
      Ça veut dire que cette enfant croit que la fin du monde va arriver en 2012 ???
      Ça veut dire que cette enfant croit que tout ce que l’on lui dit ???
      Ce père a fait de son enfant une cruche.
      Bravo.

      Et si cette femme déguisé en homme avait eu une fille il lui dirait d’attendre,car un prince charmant va venir la prendre sur son cheval.

      Voilà ce que ça donne des pères qui donnent la tétée à leur enfant.

    • Ceci n’est nullement l’opinion d’un parent d’expérience, au contraire et heureusement, je n’ai pas 20 ans, mais je crois que ce “mensonge” du Père Noël est profitable pour l’enfant au début, quand il est encore naïf. Ce personnage éveil la curiosité et donne le sens de l’imaginaire et du fantastique. L’enfant veut connaitre ce personnage mystérieux et souvent tente de bien des manières de percer le secret. Et dans un monde qui manque parfois de magie, le Père Noël vient remplir ce petit creux auprès du jeune.

      Mais, je crois que dès que l’enfant pose LA question, c’est qu’il doute. Et le doute à ceci de bien qu’il démontre que l’enfant réfléchie et commence à comprendre le monde dans lequel il vit. Il tente de trouver la vérité dans ce qu’il voit et entend. Alors, s’il doute, c’est qu’il veut et doit recevoir la vérité, et je crois que le mieux, est de ne pas lui dire directement, mais de le faire réfléchir et qu’il revienne voir ses parents en affirmant, preuve à l’appui que ce personnage n’existe pas.

    • @montrealaise
      “Moi, j’ai vu petite maman hier soir en train d’embrasser le Père Noël. ”

      Celui en plastique accroché à la porte de la cave?

      Désolé, j’ai été contaminé par François Pérusse dans le temps :-)

    • @vivianep
      BRAVO,3fois BRAVO.

      Jamais je n’aurais imaginé une personne si équilibrée répondre à ce blogue.
      Je suis surpris de voir une personne aussi équilibré avec un raisonnement qui je pense manque à plusieurs.
      Car quand je lit les commentaires de ce blogue je pense inévitablement à notre Premier Ministre.
      Notre Premier Ministre est comme ce père qui fait accroire à son enfant de 8 ans que le Père Noël va lui apporter des cadeaux le 25 décembre.
      Madame.votre enfant seras probablement le seul qui sait que notre Premier Ministre nous ment,même les adultes croit encore en lui,c’est pas peu dire.

    • @rogiroux
      Dites-moi cher Roger pourquoi vous êtes obliger de lire ce blogue et leurs commentaires???

    • Les pauvres ne croient pas au Père Noël.
      Je parle ici des enfants.

      Lorsque j’avais 5 ans j’ai demandé à mes parents pourquoi le Père Noël à donner des cadeaux à tous mes amis et que moi j’ai rien eu ???

      J’ai su très tôt que les parents de mes amis étaient des menteurs.
      J’ai su très tôt que la vie n’est pas un rêve, ni un conte de fée.
      Et j’ai pas eu besoin de me drogué pour croire que la vie est un conte de fée.
      Oui,c’est dur d’affronter la vie telle qu’elle est.
      Plus un enfant va croire que la vie est un conte de fée ,plus il va avoir besoin de drogue pour y croire.
      Voilà pourquoi la drogue est si populaire en 2009.
      Bonne réflexion.

    • Les enfants qui ont cru au Père Noël sont des futurs drogués ?

      Ben coudon…

    • J’ai cessé de croire au Père Noël à l’âge de 5 ans, par moi-même. J’avais demandé à ma mère de me réveiller à minuit car je m’étais mise dans la tête que c’était à cette heure qu’il viendrait chez nous. On recevait chez moi et je me suis réveillée bien après minuit, en entendant les invités parler, rire, etc.

      J’ai demandé à ma mère si le Père Noël était là. Me mère m’a répondu qu’il était venu et qu’il m’avait laissé un sac de cadeaux (ma tante était couturière et avait confectionné un grand sac de tissus dans lequel mes cadeaux avaient été placés). J’ai d’abord reproché à ma mère de ne pas m’avoir réveillée mais j’ai réfléchi un peu et je me suis dit que le Père Noël aurait eu un sac beaucoup plus gros que ça et que s’il existait, ma mère m’aurait réveillée car elle savait que j’y tenais. Doucement, j’ai réalisé qu’il n’existait sans doute pas. J’ai gardé mes réflexions pour moi et par la suite je vis le Père Noël simplement comme une personne qui joue un rôle, comme une mascotte. Ça ne m’a pas traumatisé, ce Noël est même l’un des meilleurs que j’aie passé!

      Ça n’empêche pas que j’étais une enfant pleine d’imagination. Je crois que le merveilleux est très important pour les enfants mais je ne crois pas que ce soit nécessaire d’entretenir des mensonges, surtout après que l’enfant demande effectivement si le Père Noël existe. On peut dire qu’on joue à faire semblant, comme on le fait avec les fées, les licornes et les lutins.

      Même si je suis d’accord avec le fait que d’entretenir trop d’illusions ne crée que plus de déception plus tard, de grâce n’élevez pas vos enfants dans l’idée que le monde est un enfer sans amour et une vallée de larmes! Les enfants ne relativisent pas alors pour eux ce genre de langage peut être très angoissant. On ne sait jamais comment les conversations entre adultes seront interprétées.

      Il n’est pas nécessaire de devenir cynique en même temps qu’on devient adulte! Le taux de suicide n’est pas près de diminuer si les jeunes ont l’impression qu’ils n’y a rien de bon dans le monde ou qu’ils n’ont pas d’avenir (petit message aux prédicateurs de fin du monde)!

    • Quand j’étais enfant, mes parents ne m’ont jamais fait croire au Père Noël. J’ai quand même adoré Noël et j’ai des souvenirs merveilleux, surtout des jeux et des rires avec mon frère, mon meilleur complice d’enfance.
      Je suis maman de 2 grands gars, et je ne leur ai jamais fait croire au Père Noël.

      Je qui m’a toujours rebuté, c’est à quel point le Père Noël est devenu avant tout un VENDEUR, un personnage publicitaire. On le voit dans des commerciaux, on le croise au centre d’achat, il est constamment véhiculé par le monde des annonces, des bébelles, etc….
      S’il était resté un personnage folklorique traditionnel, (comme le St Nicolas d’europe) je crois que j’aurais été plus atirée au personnage. Mais ce gros bonhomme qui vend n’importe quoi: pas vraiment interessant.

      Mes enfants adorent Noël et ont plein de bons souvenirs, mais ils ont toujours su d’ou venaient les cadeaux. Ils ont aussi toujours eu des tonnes d’imagination, et aimaient inventer des mondes imaginaires à eux, ce que j’ai encouragé.

    • “Voilà pourquoi la drogue est si populaire en 2009.”

      En ce qui concerne les jeunes, ce n’est pas ce que démontre la dernière étude au Québec. L’usage de toutes les drogues est en baisse et la grande majorité des jeunes ne fument que du pot de façon occasionnelle…

      Oh! Et c’est vrai pour l’alcool aussi!

      **Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue et le jeu chez les élèves du secondaire, 2008**

      http://www.stat.gouv.qc.ca/publications/sante/pdf2009/Tabac_alcool2008c4.pdf

      Bonne lecture!

    • Laisser croire à un enfant que le Père Noël existe, ce n’est pas mentir.

      Le vrai mensonge suppose un gain ou un avantage personnel pour celui qui ment…

      Croire au Père Noël ne veut pas dire qu’un enfant s’imagine obligatoirement que la vie est un conte de fées ou un rêve. La conscience chez l’enfant se développe de manière progressive. Ce n’est pas quelque chose qui arrive du jour au lendemain!

    • Un jour, la fille d’une collègue a semé toute une commotion dans son petit monde. Elle était la plus âgée du groupe, et elle ne croyait plus au Père Noël depuis peu. Elle a fait part de ses nouvelles convictions aux plus petits, et il y en a que cela a tellement atterré qu’ils en ont pleuré. De peur d’être punie, elle a ensuite dénié avoir dit quoi que ce soit, persistant dans son mensonge jusqu’à ce qu’elle soit acculée au mur. Sa mère, ma collègue, l’a grondée parce qu’elle n’avait pas dit la vérité.

      Je n’avais jamais cru au Père Noël pour ma part, et je n’avais pas encore d’enfants à cette époque, mais cette histoire a achevé de me convaincre que c’était ridicule d’aller raconter cette histoire à de jeunes enfants et de la présenter comme étant la stricte vérité. Et ensuite, on est censé s’attendre à ce qu’eux, nous disent la vérité? Après avoir raconté cet énorme mensonge pendant des années? Ben voyons.

      Pour mes enfants, le Père Noël n’a jamais été autre chose qu’une jolie histoire.

    • Loubia, tu dis: “Elle est “relativement” heureuse et en paix dans son déni, c’est pas à moi de l’en sortir. Le temps va régler ça tout seul. Comme le temps règle le Père Noël.”

      Ton exemple ne tient pas. Les chances sont très fortes que la femme en question sache, en son for intérieur, qu’elle CHOISIT de ne pas savoir, ou de faire semblant qu’elle ne sait pas. Un enfant ne choisit pas de croire au père Noël, car on lui ment pour l’y amener. Et il y croit vraiment parce que le mensonge lui vient des personnes en qui il devrait avoir toute confiance.

      Ensuite, le “bonheur” relatif de la dame, permets-moi d’en douter… Pour cette femme, il y a deux possibilités: avoir un semblant de bonheur PAR le mensonge, ou avoir un affreux crève-coeur dans la vérité…

      Tandis que pour un enfant à qui L’ON MENT pour Noël, il a deux possibilités: être heureux dans un mensonge, ou être heureux dans la vérité.

      Tu dis aussi: “Qu’un ti-pout de 5-6-7 ans veuille croire au fantastique encore un peu avant d’être grand et de voir le monde dans toute sa vraie laideur avec l’aide de bonnes âmes qui veulent leur bien et qui sont prêtes à piétiner leur innocence à grand coups de talons rageurs…”

      N’importe quoi… non mais vraiment, n’importe quoi ta réponse qui cherche à démoniser les parents qui ne souhaitent pas mentir à leurs enfants.

      D’abord, est-ce que vous êtes secs à ce point, à l’intérieur de vos coeurs, pour considérer que la vraie vie c’est “la vraie laideur”? et que de dire la vérité c’est “piétiner leur innocence à grand coups de talons rageurs”? Wow, assez minable comme vision de la vie et de la réalité. Je crois que cette vision-là est directement attribuable au fait que trop de parents ont menti à leurs enfants et leur ont appris que la vie, pour qu’elle soit belle, il faut la mentir, la truquer, l’inventer, la maquiller, la travestir. C’est beaucoup plus triste votre vision de la vie que la mienne. Moi, j’apprends à mes enfants que leurs plus belles émotions, dans la vie, ils peuvent les trouver DANS LA VIE. Pas dans le mensonge et l’irréel.

      Tu dis “Qu’un ti-pout de 5-6-7 ans VEUILLE croire au fantastique”, mais ce n’est même pas ça. Ils ne “veulent” pas croire au fantastique: ils Y CROIENT, parce que vous les en convainquez! ils ne choisissent pas! leur imaginaire n’est même pas consulté puisque vous inventez toute l’histoire POUR EUX! contrairement à l’exemple des lutins dans le piano qui est VRAIMENT une invention de l’imaginaire et non une image imposée, et en plus, imposée comme étant une vérité. Le message que vous envoyez à vos enfants est bourrés de zones hautement discutables. Parentage très discutable.

      “Mais on n’ôte pas les illusions à qui que ce soit. Peu importe son âge.”

      Ah oui? sérieusement? ouf… L’Occident et sa maladie. J’aimerais savoir comment tu peux affirmer une telle chose parce qu’elle n’a aucun fondement. Aucun. À part peut-être dans certains films de Walt-Disney, mais vois-tu, Loubia, moi, je vis dans la réalité, justement…

    • Bravo ratdebiblio. Comment reprocher à cette jeune fille d’avoir menti? C’est effectivement assez éloquent comme exemple.

      Rogiroux: d’abord, on ne LAISSE pas les enfants croire au père Noël, on LES FAIT croire au père Noël. Le mensonge est dicté par les parents, les médias, le marketing, et même l’état (Père Noël, Pôle Nord, H0H 0H0, ça vous dit quelque chose?). Vraiment, les enfants choisissent de croire? Come on…

      “Croire au Père Noël ne veut pas dire qu’un enfant s’imagine obligatoirement que la vie est un conte de fées ou un rêve.” Ce n’est pas ça le plus dangereux, à mon avis. En fait, ce n’est même pas cela qui arrive. Les enfants comprennent vite que ce n’est pas un conte de fées, la vie. Ce qui est dangereux, c’est que les enfants s’habituent à vivre leurs plus belles émotions, leurs émotions les plus riches et les plus mémorables, dans le mensonge et l’irréel, le tout orchestré par leurs propres parents. Je pense que la désillusion qui suit est dangereuse et les suit pendant toute leur vie. Il suffit de voir l’émotion profonde et exacerbée de certains parents quand à leur tour, ils se mettent à mentir à leurs propres enfants croyant leur faire un merveilleux cadeau…

      Je crois que l’impact de tout ceci sur la suite de la vie du jeune enfant, de l’ado, et de l’adulte, est mal mesuré par beaucoup de gens.

    • Stéphanie2009: “Il n’est pas nécessaire de devenir cynique en même temps qu’on devient adulte! ”

      Exactement.

    • Merci, donjulio!

    • Tant mieux (ou tant pis?) pour ceux qui n’ont jamais cru au Père Noël… moi j’y ai cru et je ne crois pas que cela m’ait affecté mon psyché outre mesure… hi hi hi, un enfant de 2-3-4 ans n’a pas une compréhension logique de la vie de toute façon, revoyez votre psychologie du développement si vous avez déjà suivi de la psycho…

      Moi je suis d’avis que le plaisir qu’on en retire est supérieur au petit pincement au coeur qu’on ressent quand on se rend compte que ce n’est pas vrai ou, encore pire, à la platitude de ne jamais y croire et de ne croire qu’à la “vérité” et au “concret”.

    • @vivianep

      Seriez-vous un peu moralisatrice par hazard ? Si j’ai bien compris, pour vous, c’est la vérité à tout prix. Et si votre enfant de 4 ans vous demande «comment on fait les bébés?», vous lui expliquez sûrement avec moult détails. Après tout, c’est la vérité.

      J’ai un peu de difficulté avec les gens qui affiment que tout est noir ou tout est blanc. Pour ma part, je laisse mes enfants croire au père Noël. Ils sont tout illuminés lorsqu’ils le voient. Et quand ce sera le temps de leur apprendre la vérité, eh bien, je ne suis pas inquiet: je suis certain que cela va bien se passer et que tout ira bien ensuite, même s’ils vont certainement ressentir une petite déception. Je suis un fervent de la vérité, mais je pense qu’il faut user de son jugement dans certaines situations surtout avec des enfants. Ils ne sont pas obligés de tout savoir tout de suite ! Et si vous décidez de ne jamais faire croire aux enfants que le père Noël existe, c’est votre droit, en autant que vous conserviez la magie de Noël dans leur petit coeur.

      En passant, avez-vous remarqué que tout le monde parle de Noël comme d’une fête où il y a des cadeaux, un gros bonhomme rouge, un party et de l’amour. À l’origine, à ce que je saches, Noël, c’est la célébration de la naissance du Christ… C’est une fête et un congé national relié à nos croyances religieuses et non un congé pour fêter l’Amour et les cadeaux !Ça me questionne à savoir où on est rendu en tant que société. Ah oui, je dois préciser que moi aussi je fais comme tout le monde et que, pour ma part, je ne suis ni pratiquant ni croyant (je voudrais bien, mais…). Je voulais juste soulever un point que je trouve à la fois amusant et inquiétant.

    • Ajout : Je suis absolument contre forcer les petits bébés et bambins qui n’y comprennent rien à aller s’asseoir sur les genoux de ce gros monsieur en rouge à la grosse barbe et à la grosse voix. J’ai attendu que mes enfants eux-mêmes demandent à y aller ou je leur ai juste posé la question et si c’est non, c’est non.

    • @ rogiroux

      Votre commentaire de 9h35: oui, c’est comme ça la vie, beaucoup plus de nuances de gris que de grosse pureté en noir et blanc. Et à moins que des drames réels ne frappent (guerre, décès d’un parent, etc.), les illusions de l’enfance s’estompent graduellement, ne laissant de durable que le doux parfum de leur souvenir.

      Dans “Le temps des secrets”, dernier volet de ses merveilleux souvenirs d’enfance, Marcel Pagnol exprime très bien (je ne m’aventurerai pas à le mal citer) l’importance de mentir aux enfants, afin que la vérité ne leur soit servie qu’à petites bouchées.

      Parce qu’entre vous et moi, c’est bien, la vérité, mais des fois, ça donne mal au coeur.

      Mais vite, sauvons-nous! Le Schtroumpf-lunettes va rappliquer pour nous donner une bonne leçon ;-)

    • J’ai 21 ans, et j’ai cru au père Noël probablement jusqu’en première année (6 ans). Quand j’ai découvert qu’il n’existait pas, j’étais fâché ! Ensuite, j’ai parlé avec eux et j’ai réalisé que la magie de Noël n’avait rien d’un mensonge, et que même si le gros monsieur qui vole dans le ciel avec son traîneau pour apporter des cadeaux n’existait pas, cela n’en rendait pas pour autant la fête moins belle. Je me suis ensuite occupé de ne pas gâcher la surprise à ma petite soeur!

      Je me rappellerai toujours du film que mon père avait fait le soir du 24, ou on entendait les clochettes du traineau. Ou bien le lendemain matin quand je pouvais trouver les traces du traineau dans la neige dans la cour!

      Tous ces souvenirs sont dans les plus beaux de ma vie!!! Ces moments étaient tellement magiques, et j’admire mes parents pour toute l’imagination dont ils ont fait preuve dans leurs mise en scène de Noël!

      Je n’ai pas de problème avec les gens qui décident de ne pas faire vivre ces moments fantastiques à leurs enfants. Essayer de convaincre les autres de ne pas le faire par contre, c’est ridicule! Laissez donc les enfants être des enfants!!

      On dirait que maintenant, à 4 ans, au lieu d’écouter des histoires, de rire, de rêver, il faut commencer à étudier pour rentrer à l’école privée…

      Et dernière chose, le père Noël m’a jamais fait toucher à la drogue….. (ça, c’était une des pires affirmations que j’ai lues sur un blogue de cyberpresse…..)

    • Entendons nous, je comprends ceux qui choisissent de ne pas faire croire à l’existence réelle du Père Noël à leurs enfants. Je ne crois pas que ça ait beaucoup de conséquences sur leur équilibre et c’est assez anodin

      Mais la vérité à tout prix, à n’importe quel âge et peu importe les circonstances ? Pas sûre.

      J’ai perdu ma grand-mère alors que j’avais sept ans et j’en ai été très affectée. Mes parents, pourtant athés, m’ont servi l’histoire du paradis, des anges et tout le tralala. Je me rappelle, près de quarante ans plus tard, d’en avoir trouvé un grand réconfort, pendant des années.

      J’ai beaucoup de mal à imaginer comment j’aurais réagi s’ils m’avaient dit ”écoute ma chouette, certaines religions enseignent qu’il y a une vie après la mort mais on n’a aucune preuve. Il y a des chances que ta mamie pourrisse dans son cercueuil jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien”.

      Je remercie mes parents de m’avoir servi cette salade. Ça m’a permis de pleurer moins longtemps et je ne me suis pas mise à me shooter quand j’ai découvert que c’était de la bullshit.

    • @Tremblay-la-Bottine

      @vivianep

      “Seriez-vous un peu moralisatrice par hazard ?”

      Légèrement, oui, MDR… ;-D

    • @ vivianep

      Peut-on savoir si vous, madame, croyiez au père Noël dans votre (tendre) enfance?

    • @mamiedoux 14h58 …..et plein d’autres

      Vous êtes l’exemple qui confirme la règle à savoir qu’il y a vraiment trop de psy qui tente de régenter nos vies et nos façons de vivre. Non sans mentionner toutes ces bonnes personnes qui y vont de leurs commentaires pour en rajouter.

      Vous avez répondu à son questionnement de façon la plus efficace qui soit en lui renvoyant la question pour le faire réfléchir. Bravo!

      Qui dit que l’enfant ne puisse pas faire son cheminement par la réflexion. Çà s’applique aussi bien à la religion. La cérémonie du baptême ne devrait pas avoir lieu avant l’age de la majorité…Et pour le père Noël, laisser les additionner les indices.

    • “Mais vite, sauvons-nous! Le Schtroumpf-lunettes va rappliquer pour nous donner une bonne leçon ;-)”

      :-))) Courage, fuyons !

      Être qualifiés de menteurs parce qu’on perpétue la tradition de la magie du Père Noël, c’est quand même assez grotesque. Sous ce principe, est-ce qu’il faudrait aussi éviter de parler à nos têtes blondes d’Ulysse, de Vercingétorix, du roi Arthur ? À la limite, puisque la tradition orale et la mythologie engendrent le vice, le mensonge et la corruption de la société, il faudrait aussi interdire la fiction en littérature ? “Non, tu ne liras pas Harry Potter, parce que Harry Potter, c’est pas la vérité – Maman va te mettre “Une heure sur Terre” et quand ce sera fini tu iras sagement au dodo”. Ouch.

      J’ai à l’instar de Loubia posé la question : “Et toi, t’en penses quoi”, ce qui nous a permis de débattre sur les contes, les mythes, la difficulté de discerner le vrai du faux parfois.

    • “Rogiroux: d’abord, on ne LAISSE pas les enfants croire au père Noël, on LES FAIT croire au père Noël. Le mensonge est dicté par les parents, les médias, le marketing, et même l’état (Père Noël, Pôle Nord, H0H 0H0, ça vous dit quelque chose?). Vraiment, les enfants choisissent de croire? Come on…”

      Et l’imaginaire des très jeunes enfants…

      On le développe en leur lisant les pages économiques du journal Le Devoir??

      Aussitôt que leur esprit est éveillé, tous les enfants possèdent naturellement la faculté et le goût pour le merveilleux et l’imaginaire. C’est cette prédisposition de l’esprit que les contes, les légendes et les mythes stimulent et entretiennent. De tous les temps, on a aussi utilisé les contes pour faire passer quelques messages essentiels sur la *morale* et les *bons usages* de la vie en société…

      Il y a une grosse différence entre tromper un enfant et lui raconter une fable….

    • @ madame holmes ~ Juste un détail…

      Vercingétorix, contrairement aux deux autres, est un personnage historique!

    • Madameholmes, la magie de Noël n’est pas un mensonge. Mais dire à son enfant que le père Noël existe, ou le laisser le croire, oui, que vous soyez d’accord ou non, c’EST un mensonge. Quand un jeune lit Harry Potter, il sait pertinement que c’est de la fiction. La différence est tellement énorme… étonnant que des adultes normalement constitués ne voient pas la différence qu’il y a!

      Misspepsi: oui, j’y ai cru. En masse.

      Insulaire-du-nord, mon fils a perdu sa grand-mère quand il avait 4 ans. Et nous lui avons dit exactement la vérité. Nous sommes athées, en plus.

      Optoélectronique: “Tous ces souvenirs sont dans les plus beaux de ma vie!!!”

      Eh oui, et c’est pour ça que je trouve ça tellement discutable tous ces mensonges. Parce que ces mensonges embellissent la vie artificiellement et qu’après ça, aimer vraiment la vie, sans flafla, sans mensonge, sans artifices, c’est moins évident. Si les plus beaux souvenirs de notre vie sont associés à du faux, je trouve ça déplorable. Pas du tout admirable. Alors ça me convainc encore plus qu’en ne mentant pas à mes enfants, j’ai fait le bon choix.

      “Laissez donc les enfants être des enfants!! On dirait que maintenant, à 4 ans, au lieu d’écouter des histoires, de rire, de rêver, il faut commencer à étudier pour rentrer à l’école privée…”

      Laisser ses enfants être des enfants, ça veut dire leur mentir? Et leur dire la vérité c’est leur voler leurs rêves et leurs rires? Et c’est moi qui est ridicule et moralisatrice? s’il vous plait!! ce sujet me fera vraiment toujours rire… pour les arguments qu’on me sert!

      Tremblay-la-bottine: ” Et si votre enfant de 4 ans vous demande «comment on fait les bébés?», vous lui expliquez sûrement avec moult détails. Après tout, c’est la vérité.”

      Évidemment que je lui dis la vérité. En fait, je précise: ce que je lui dis EST la vérité. Mais je n’ai pas à TOUT lui dire. Donc, non, je ne lui explique pas avec “moult détails”. Sauf que je ne me sers pas de mensonge pour éviter de dire des choses qu’ils ne sont pas prêts à entendre.

      Dire la vérité ne veut pas TOUT dire. Ça veut dire que quand on leur dit quelque chose, c’est la vérité, ou ce que l’on croit sincèrement l’être.

      Et finalement, Guylaine: “un enfant de 2-3-4 ans n’a pas une compréhension logique de la vie de toute façon, revoyez votre psychologie du développement si vous avez déjà suivi de la psycho… ”

      As-tu lu quelque part que parce qu’un enfant de 2, 3 ou 4 ans a une compréhension particulière de la vie, ça justifie l’usage du mensonge? Moi, je considère cela comme de l’irrespect de nos enfants:

      “Mon enfant ne comprends pas bien la vie, alors je vais en profiter pour me moquer du fait que son intelligence n’est pas complètemnt développée et je vais me servir de la confiance aveugle qu’il a en moi pour en abuser et lui mentir, et ensuite, je vais m’en laver les mains en disant que je faisais ça pour lui faire plaisir, alors comme ça, il ne pourra pas m’en vouloir…”

      Super beau parentage. Non merci, pas pour moi. Et pas pour mes enfants, que je respecte plus que ça. Pour moi, leur mentir sous prétexte qu’ils sont des enfants, c’est l’équivalent de leur donner une jambette sous prétexte qu’ils ne savent pas encore bien marcher à 10 mois.

    • Madameholmes écrit: “Et toi, t’en penses quoi”, ce qui nous a permis de débattre sur les contes, les mythes, la difficulté de discerner le vrai du faux parfois.”

      C’est d’autant plus difficile de discerner le vrai du faux quand ton propre parent te ment en pleine face pendant des années…. pour ton bien!

    • Je sais qu’il existe. À chaque année depuis une dizaine d’années, je mets un déguisement de Père Noel et je fais une tournée de deux écoles ou on retrouve des classes d’élèves handicapés et des classes de maternelles et première année.

      Dès que j’enfile le fameux costume, une histoire farfelue me vient à l’esprit pour expliquer ma présence quelques jours avant Noel. C’est magique !

      Les enfants ont des étoiles dans les yeux et même les enseignants.

      Alors oui, il existe !

    • @ optoelectronique, madameholmes et insulaire-du-nord

      Vous êtes touchants et pleins d’humour.

      J’ai cru au père Noël, et je suis toujours fan du faux bonhomme et de la très riche iconographie qui l’entoure. Je ne parle pas seulement de celui créé par Coca-Cola en 1931, mais de tous ses semblables et toutes ses déclinaisons. Aucun autre personnage fictif ne représente autant la bienveillance envers les enfants.

      - – - – -

      optoelectronique, vous écrivez: ” (…) j’admire mes parents pour toute l’imagination dont ils ont fait preuve dans leurs mises en scène de Noël”. Oui, finalement, tout ça, c’est du théâtre; et c’est un tel plaisir pour les parents de concocter avec amour et talent ces mises en scène pour créer l’illusion et transmettre la magie. Le plaisir engendre le plaisir.

      - – - – -

      insulaire-du-nord, votre histoire me rappelle la fin de “Annie Hall”, quand Woody Allen (je cite de mémoire) raconte l’histoire de cet homme qui consulte un psychiatre:

      – “Que devons-nous faire avec mon beau-frère, docteur? Il est complètement toqué: il se prend pour une poule!”

      – “Mais faites-le interner”, répond le savant.

      Le client proteste énergiquement: “Ah non, ça c’est impossible, pas question!”

      – “Mais comment? Je ne vous suis pas.” s’étonne le psy.

      – “C’est que… nous avons besoin des oeufs!”

      Joyeux Noël (mensonger, faux et plein de dissimulation) à vous tous!

    • Cette histoire oppose deux camps. Je suis du camp de la magie de Noël et de son représentant. J’ai été confrontée à une gardienne qui voulait absolument dissuader ma fille de croire au Père Noël parce qu’elle avait fait rire d’elle étant petite parce qu’elle y croyait.

      J’ai demandé à ma fille de 15 ans maintenant si elle regrettait que je lui ai présenté cette tradition. Non, non, non. Elle est contente d’avoir ce souvenir. Et elle compte bien reprendre le flambeau.

      Lorsqu’elle a eu 6 ans, j’ai parlé avec les mères de ses copines afin de voir à quel moment elles comptaient laisser filtrer la vérité. Pour qu’elle ne soit pas la risée du groupe. Parce que c’est bien connu. Un enfant qui détient la “vérité” peut ridiculiser ceux qui ne pensent pas comme lui. Heureusement, ça change à l’âge adulte…

    • Tarzile…

      Euh non… Un adulte qui détient la vérité va vouloir ridiculiser tous ceux qui ne sont pas de son avis.

      Désolée pour la citation anglaise, elle n’a pas d’équivalent en français: “it is lonely at the top”.

      Ceux qui savent tout mieux que les pauvres imbéciles sont souvent entourés d’un vide sidéral, le monde ne peut pas les supporter!

      Demander à un enfant: t’en pense quoi toi, ce n’est PAS mentir. C’est tout bonnement tâter le terrain pour voir ce que l’enfant veut croire. S’il dit “je pense que non”, il est temps de lui dire qu’il est un grand garçon ou une grande fille d’avoir compris ça. S’il est encore assez bébé pour dire un grand ouiiiiiiiiiiiiiiiiii plein d’étoiles, je vais le laisser être un bébé encore une autre année.

      Il aura bien le temps de vieillir et d’avoir le cœur sec!

    • @vivianep

      Vous pouvez considérer cela comme un mensonge si vous voulez, moi je considère que c’est les laisser rêver, qu’ils adorent cela pendant que ça dure, alors pourquoi pas? Moi, la seconde qu’elles me l’ont demandé sérieusement (signifiant qu’elles commençaient à se rendre compte que ce n’était pas vraiment possible), je leur ai dit. Mais je les ai laissées rêver et s’émerveiller le temps qu’elles ont pu. Mets-en.

      Est-ce que vous êtes en train de me dire que vous dites la vérité à vos enfants et ce, en toutes circonstances?

      Autre chose : en voulez-vous à vos parents de vous avoir “menti” ainsi (vu que vous avez dit ailleurs que vous y avez cru, au Père Noël)?

    • Dans ma famille, l’idée de faire venir le Père Noël à la maison nous est venu avec les premiers petits-enfants. C’est en grande collusion familialle que des tractations avaient lieu afin de déterminer qui ferait le Père Noël, tractations pour faire coïncider le réveil de minuit des enfants avec l’arrivée, les fous rires incroyables lorsque papa, ou mon oncle ou ma soeur! et oui arrivait avec le déguisement que ma mère avait taillé et cousu elle-même. Le choix des 3-4 cadeaux qui entreraient dans la poche somme toute modeste. L’explication pour justifier l’arrivée, l’absence des rennes (sur le toit), le feu dans la cheminé (le personnage se modernise).

      C’est en conseil de famille que nous avons décidé d’offrir à nos enfants une prestation de merveilleux à domicile. Maintenant que les plus grands ont 21, 20 et 15 ans, ce qu’ils en retiennent, c’est que leurs parents, oncles, tantes, grand-parents, grand-oncles, grandes-tantes avaient une volonté de créer un monde imaginaire pour qu’ils puissent croire durant cette unique nuit que tout était possible, que le rêve peut aprocher la réalité, que donner le rêve a un enfant c’est donner l’amour.

      Alors aujourd’hui encore, avec les tous derniers neveux et nièces de 3e génération, on recré l’arrivée du bonhome. Maintenant on attend la 4e génération, qui devrait arrivée dans quelques années tout au plus.

      Oui au Père Noël, au vrai. Pas celui des centres d’achat mais bien celui qui vient de l’amour de la fraterie et qui cogne à notre porte durant la vrai nuit de Noël.

    • Moi, mes parents ne m’ont jamais fait croire au Père Noël. C’était présenté comme un conte, exactement comme Cendrillon et la Belle au Bois-Dormant et Pinocchio et tout. J’adorais lire des contes, et j’aimais beaucoup celui du Père Noël d’ailleurs, mais je les considérais comme ce qu’ils étaient: des récits imaginaires. Je ne me considère pas traumatisée du tout. Je ferai la même chose avec mon enfant si jamais j’en ai un. Moi non plus je ne vois pas l’intérêt de présenter le Père Noël comme un personnage réel; leur fait-on croire que Cendrillon a vraiment existé? Le Père Noël est un conte au même titre.

      Dans les partys de Noël, y’avait toujours un de mes oncles qui faisait le Père Noël; c’était le fun pour la distribution des cadeaux, mais moi et mes cousins et cousines, on devinait toujours lequel de nos oncles manquait. Je me souviens d’un de mes petits cousins, à 4 ans, qui est allé chercher son cadeau, s’est assis sur les genoux du Père Noël, et a dit très naturellement: “Salut, papa.” C’était en effet son père qui était costumé.

      Je serais très curieuse de savoir si d’autres cultures qui ont un personnage semblable tentent d’amener leurs enfants à y croire à tout prix, au point de donner des nouvelles de la tournée du Père Noël au téléjournal, le soir du 24 décembre (je suis découragée à chaque fois).

    • Autre chose (à vivianep)

      Hier soir, j’ai demandé à ma fille de 12 ans comment elle s’était sentie quand elle m’a demandé et que je lui ai dit la vérité :

      Elle m’a répondu que selon ce qu’elle se souvient (elle ne se souvient pas d’y avoir cru dur comme fer), elle essayait elle-même de se convaincre qu’il existait, parce que ça la rendait contente, alors elle trouvait des “explications”… mais qu’un moment donné, même avec ces explications, c’était rendu impossible, alors elle m’a demandé… comme d’autres ici, je crois que quand l’enfant demande, c’est que cela tourne dans sa tête depuis un bout de temps, et qu’il ne sert à rien de continuer la comédie… ;-)

    • Mais sérieusement, il y a vraiment des gens qui reprochent à leurs parents d’avoir entretenu (sans en faire une lubie évidemment) le mythe de Père Noël ?

      Dans mon esprit, ce sont des les mêmes personnes qui imputent à leurs parents tous les échecs de leur vie parce que c’est plus vivable que de se dire qu’on a soi-même des problèmes à régler.

    • @ ina34

      Vous trouvez ça emmerdant vous de voir le Père Noël au téléjournal le 24 décembre ? Bien moi quand je suis en train de festoyer, j’aime ça avoir un break des kamicazes de la bande de Gaza.

      Vous savez, on peut avoir du fun avec des niaiseries puériles et sans importance. Mon père appelait ça s’éventer le ciboulot.

    • J’imagine le drame s’il me prenait d’annoncer la Vérité aux enfants !!! Tous ces biscuits et ces verres de lait posés devant la cheminée… pour rien ??!

      Pour la fiction en littérature, je connais bien des enfants tout à fait normalement constitués qui ont véritablement cru, espéré, imaginé, l’existence de Harry Potter, ainsi que de Geronimo Stilton, des Pokémon et des dieux grecs en passant par le Cyclope d’Ulysse !!!

      @rogiroux: pour le détail, oooups, en effet, j’avais commencé par une longue dissertation sur l’Histoire et la Tradition orale… vu que ca n’en valait pas la peine, j’ai fini par couper court et j’ai oublié d’enlever Vercingetorix, dont les tribulations se basent néanmoins largement sur la tradition orale.

    • Selon ma propre expérience avec mes cousins et neveux, les enfants qui apprennent que le père Noel n’existe pas sont en général bien contents de devenir des initiés: ils participent alors avec les adultes a perpétuer le mythe auprès des plus petits. Il s’agit en quelque sorte d’un rite de passage dans le monde des plus grands.

      ah oui c’est vrai…ils sont tous drogués a 18 ans – lien de cause a effet absolu!

    • @ madame holmes ~ Pas de problème….

      D’ailleurs, je crois me rappeler que Jules César en parle un peu dans son livre *La guerre des Gaules*…!!

      Des années de cours de latin que j’ai oublié aussi vite que possible mais l’Histoire est restée!!

    • @madameholmes
      “Tous ces biscuits et ces verres de lait posés devant la cheminée… pour rien ??!”

      Qui a dit que c’était pour rien? Nous (les parents), on les mangeait et ils étaient bons! ;-D

    • Rigoroux: “Il y a une grosse différence entre tromper un enfant et lui raconter une fable…”

      C’est justement toute la différence qu’il y a entre leur lire un conte et LEUR MENTIR en leur faisant CROIRE qu’il existe VRAIMENT, le père Noël. Ça, c’est les tromper. Mais ça n’est pas les tromper que de leur lire des histoires.

    • Le jour ou j’ai découvert que le Père Noël “était un mensonge” j’ai regardé mes parents avec un regard différent. Mes parent que j’estimais par dessus tout, étaient comme certains voisins menteurs ou hypocrite comme mes vieilles tantes. J’avais sept ans et plusieurs années après au temps des fêtes, je vivais une certaine tristesse. Je ne comprends pas ces hommes habillés en père noël dans les centres commerciales.

    • @rogiroux: C’est vrai, La Guerre des Gaules, décidement, quelle gaffeuse je fais ! O honte.

      En fait, mon grand était tellement content de devenir un inité qu’il a tout cafté auprès de son petit frère !!! Grrr. Mais le petit frère n’était pas pret pour la Vérité, et on du, ignobles parents que nous sommes, rivalisé d’ingéniosité pour revenir au scénario initial. Avec un succes tel que le grand n’est plus sur de rien… Des heures et des heures de psychothérapie en perspective…
      (le manque d’accent ce n’est pas parce que je suis totalement illettree comme tendent a le demontrer mes echanges avec rogiroux, mais pq j’écris d’un clavier anglo uniquement).

    • “Demander à un enfant: t’en pense quoi toi, ce n’est PAS mentir. C’est tout bonnement tâter le terrain pour voir ce que l’enfant veut croire. ”

      Nenon, wo, minute…. si ton enfant te demande “maman, est-ce que la terre tourne autour du soleil ou c’est l’inverse?”, ou s’il te demande: “maman, est-ce que je peux voler si je me jette par la fenêtre du 13e étage?”, est-ce mentir de lui demander “et toi, qu’en penses-tu?”. Non, mais le mensonge commence dès que notre enfant nous a répondu et qu’il se trompe, ET QU’ON LE LAISSE se tromper sans le corriger, sans le guider vers la vérité!

      Alors leur demander “toi tu en penses quoi?” ne vous enlève pas la culpabilité de mentir effrontément à vos enfants qui se tournent vers vous avec toute la confiance dont ils sont capables.

      Et vous auriez beau me dire que tous vos enfants idôlatrent complètement leurs Noël d’enfance parce que c’était donc merveilleux, agréable, magique, je vous répondrai que l’acide, la cocaïne, et plusieurs autres drogues sont aussi très agréables à consommer… est-ce que ça prouve que c’est bon pour nous?

      Et oui, il y a des enfants qui en veulent à leurs parents de leur avoir fait croire au père Noël. Moi, je considère qu’ils ont fait une erreur en le faisant sans réfléchir, juste pour suivre la masse. Si vous me demandez si j’ai aimé ça y croire, je vous répondrai que oui, à l’époque, quand j’y croyais, j’ai éprouvé du plaisir à l’imaginer et à l’attendre. Mais à quel prix? Des Noël trop “magiques”, ça a un prix sur le reste de l’année.

      Guylaine: “elle essayait elle-même de se convaincre qu’il existait, parce que ça la rendait contente, alors elle trouvait des “explications”… ”

      Oui, car en effet, Guylaine, s’imaginer que nos propres parents nous mentent, c’est trop difficile à concevoir. Alors quand on est enfant, on essaye de trouver des preuves que nos parents ne sont pas en train de se moquer de nous, et d’abuser de la confiance qu’on a en eux. Félicitaitions.

      “Vous pouvez considérer cela comme un mensonge si vous voulez, moi je considère que c’est les laisser rêver”.

      Les laisser rêver c’est une chose. Mais ce que les parents font ce n’est pas ça: ils alimentent une vision d’une réalité qui n’est pas. Ils font croire à un RÉEL inexistant. Ce n’est pas du rêve, c’est de la réalité. Et c’est une réalité alimentée par les parents, chaque année pendant plusieurs semaines. C’est ça, les LAISSER rêver? C’est extrêmement interventioniste comme façon de les “laisser” rêver…

      Les parents font tout SAUF laisser leurs enfants rêver, à Noël. Ils ne les laissent pas: ils font TOUT POUR.

    • @Insulaire-du-Nord: les kamikazes de la bande de Gaza me découragent tout autant, rassurez-vous. C’est juste que je trouve que le progrès imaginaire d’une tournée imaginaire d’un personnage imaginaire ne me paraît pas avoir sa place dans un téléjournal. Je veux dire, quand j’étais petite, on ne voyait pas ça au téléjournal et ceux qui voulaient y croire au Père-Noël, ben ils y croyaient pareil (c’était même probablement plus facile quand il n’y avait pas un Père-Noël à chaque petit centre d’achat de quartier à partir du 1er novembre ou aux environs).
      Désolée mais je trouve ça ridicule. Puis ça paraît tellement que c’est une animation, et mal faite à part ça.

    • Et moi, gringo39, j’en ai voulu à mes parents d’avoir abusé de ma confiance. Surtout que comme nous étions pauvres, il me falait essayer de comprendre POURQUOI le père Noël, sensé aimer les enfants de façon égale, apportait toujours plus de cadeaux à mes voisins qu’à moi. J’ai beaucoup souffert, dans mon coeur d’enfant, de constater que même le père Noël s’intéressait moins aux enfants pauvres et pas toujours bien habillés et tristes. Les enfants gais, joyeux, bien alimentés et bien habillés avaient le don d’attirer l’attention du père Noël! et il semblait les aimer beaucoup que nous, puisqu’il leur apportait toujours plus de cadeaux, et des cadeaux plus cool.

      Je considère ce mensonge-là comme de la pollution de l’esprit des enfants et ça ne m’amuse pas de nous voir tous, socialement, participer à ce mensonge. Alors de voir le téléjournal parler du père Noël comme d’un événement, je trouve ça grotesque et scandaleux.

    • Finalement faudrait aussi abolir les mascottes? Parce que des toutous géants qui font des back-flip, ça n’existe pas pour vrai…

      Hon, mon Dieu, ce serait terrible si les enfants apprenaient que Cornemuse, ce n’est pas un vrai chien, abolissons cette émission aussi…

    • Trop drôle ce sujet!

      De mon coté: oui on a cru au Père Noel, et non je n’en veux pas à mes parents et non je ne suis pas junkie/suicidaire/attardée…

      Pour la génération qui me suit: mon fiston a 2 ans, on lui a acheté un livre avec le père Noel, mais je ne peux pas dire que ça l’impressionne outre mesure… Ce qui l’impressionne, c’est vraiment les lumières de “Dowell” dehors ha ha ha (je pense qu’un beau set pour mettre dans sa chambre sera un beau cadeau ha ha ha!). Non mais depuis le lendemain de l’Halloween qu’il peut voir des lumières de Noel, c’est fou, depuis quand est-ce qu’on décore en Novembre?!?! Faut-tu avoir du temps à perdre. Mais ça divertit mon fiston!

      Ceci sera son 3e Noel, et à ce jour, il ne s’est pas approché d’un père Noel (j’ai vraiment d’autres chats à fouetter que d’aller faire la file dans un centre d’achat). Mais gracieuseté de mon voisin immédiat, fiston peut voir un père Noel gonflables qui baisse ses culottes pour montrer ses belles fesses avec “Ho Ho Ho!” dessus. J’en ai profité pour passer un message à fiston: “Tu vois, lui aussi c’est un grand garçon, il baisse ses culottes pour aller sur le petit pot, comme toi mon amour!”. Ah je vous dis! J’espère qu’il ne sera pas marqué à vie: “Moi j’ai appris à aller sur le petit pot à cause du Père Noel, et il n’est même pas vrai!” Un retour aux couches à prévoir pour ses 5-6ans quand le père Noel n’existera plus?!?! *Je tiens à préciser que ceci est une blague, mon enfant est déjà propre, c’est vraiment une blague pour nous autres!*

      Parlant de Noel, j’ai des amis, enfin connaissances, qui ont une *merveilleuse* roulottes (je suis extrèmement sarcastique ici) qui nous ont invité pour un souper cet été. Quelle n’a pas été notre suprise de découvrir le “phénomène” du Noel du campeur. Ça existe vraiment (je ne le savais pas, je le jure!). Ouf! Quétaine, cheezy, je ne sais pas, mais définitivement, je n’embarque pas. Bon je n’embarque pas non plus dans le mode de vie “roulottes” qui ne roulent pas, mais bon…

      Un sujet plus préoccupant pour moi ces jours-ci: comment controller l’ardeur de certains grand-parents de fiston, qui, ma foi, je crois qu’ils mesurent la magie de Noel au pro-rata du nombre de jouets du ToysRus qu’ils peuvent se procurer sans ré-hypothéquer leur maison… Moi j’aimerais bien que la magie de Noel, ça ne soit pas les millions de cadeaux que fiston déballe sous le flash des caméras, mais bien du bon temps passer en famille! Croire au père Noel ou pas, je ne sais trop, mais de grâce, arrêter d’inonder les enfants de cadeaux avec lesquels ils ne jouent même pas!

      *Désolé, je ne trouvait pas le code ascii pour le “e trema” de Noel…

    • @vivianep
      “s’imaginer que nos propres parents nous mentent, c’est trop difficile à concevoir”

      Alors là, ma chère, vous déformez mes paroles et vous les réutilisez à votre avantage. Ce n’est pas du tout ce que j’ai dit. J’ai dit qu’elle voulait continuer le rêve! Si pendant cette période je lui avait demandé : “Et toi, qu’est-ce que tu en penses?” comme l’ont suggéré d’autres invervenants, elle m’aurait probablement regardé avec des étoiles plein les yeux, m’aurait signifié d’une façon ou d’une autre qu’elle n’était pas prête, et je l’aurais laissée tranquille à ses rêves…

      C’est un peu malhonnête comme argument. Surtout venant d’une femme qui se targue de dire la vérité en tout temps.

    • vivianep: ” (…) Parce que ces mensonges embellissent la vie artificiellement “.

      Embellissent la vie ARTIFICIELLEMENT.

      Je n’ai jamais rien lu de plus triste.

      Vous n’avez sûrement pas aimé “La vie est belle” de Roberto Benigni (moi non plus, mais parce que je n’aime pas Benigni, pas à cause du sujet.)

      Vous n’êtes pas allée voir la définition de janséniste non plus. Allez-y, vous allez en tirer encore plus d’aplomb et de fierté.

      - – - – -

      @ tous

      L’outre-commercialisation de Noël est odieuse, mais c’est un tout autre sujet, où le douteux don d’ubiquité du gros compère pourrait être très justement soulevé.

    • Je crois que le père-noël ajoute tellement au temps des fêtes! Un enfant qui n’a pas la chance de croire au père-noël se sent à part des autres. Mon père m’a dit qu’il n’existais pas lorsque j’étais encore à la garderie! Ma grande sœur de maternelle lui avait demandé si c’était vrai puisque une amie de l’école lui avait dit que non… Et mon père lui a dit devant moi!
      Puisque je n’étais pas prête de l’apprendre, j’étais très fâchée puisque mes grands-parents refusaient de dire comme mon père!
      J’avais 2 personnes que j’adorais qui me disaient le contraire. Mauvais…

    • @vivianep (votre 12 h 18)

      Ah, là je commence à comprendre… Je me souviens qu’on a connu une coup’ de Noëls plus serrés, mais mes enfants ne connaissaient pas encore vraiment la valeur de l’argent. Ils ne faisaient pas de comparaison de ce type-là avec les cadeaux des amis et voisins, je me souviens qu’on faisait beaucoup de petits cadeaux peu coûteux, vu que les tout-petits regardent surtout le “nombre” des cadeaux, plutôt que leur valeur.

    • @ guylaine101 et misspepsi

      Vous ne saviez donc pas que le plaisir est dommageable pour le cerveau ? ;)

      Cette année, remplaçons le sapin par des photos d’enfants afgans qui ont marché sur des mines anti-personnelles. Ce sera tellement plus vrai et nos enfants sauront enfin que la vie, c’est ouache-caca.

    • @insulaire

      Le danger croît avec l’usage… ;-)

    • Les gens ont le droit de croire ou de ne pas croire. Les parents ont le droit d’enseigner et d’élever leurs enfants comme bon leur semble en autant qu’il n’y a pas maltraitance.

      Il y a du monde qui a apporté des arguments pourquoi ils ne veulent pas inclure le père Noël dans la vie de leurs enfants et je dirai que l’immense majorité de la population mondiale ne connait pas le personnage et s’en porte bien. Et je respecte leur opinion.

      Ce qui me hérisse, ce sont les vivianep de ce monde qui ne peuvent pas s’empêcher de faire passer pour des imbéciles et des parents dénaturés tous ceux qui ont le malheur de penser autrement qu’elle et son immense sagesse.

      Que vous ayez été frustrée dans votre enfance ne vous donne en aucun cas le droit d’être arrogante et grossière. Et la frustration, on en revient! Vous n’avez plus 8 ans.

      Faites comme tout le monde: donnez votre point de vu sans attaquer personnellement.

    • Loubia (commentaire de 14h16)

      Je suis entièrement d’accord avec votre opinion. À tous points de vue. Je ne saurais si bien dire

      Le style de la personne dont vous faites références m’enlève tout le plaisir que j’ai à lire les commentaires et me dissuade de participer au débat.

    • Loubia, presque tous les intervenants donnent leur point de vue en attaquant celui de l’autre. Vous faites pareil.

      @MissPepsi: embellir la vie artificiellement, c’est exactement ce que font les parents en mentant à leurs enfants pour Noël. Pour moi, la vie n’a pas besoin de ces artifices pour être belle. À Noël, les lumières, les vêtements, les cadeaux, la parenté, la musique, ça suffit pour rendre la période des fêtes spéciales. Mentir est inutile, et à mon avis, c’est même mauvais.

      J’ai ADORÉ “La Vie est belle”. Dois-je déblatérer ici pour te faire voir à quel point la situation de cet enfant est éloignée de plusieurs années-lumières de celles des enfants dont on parle ici?…

      @Guylaine, je sais que ce n’est pas ce que tu as dit. Mais c’est, je crois, ce qui fait que les enfants tiennent en bonne partie à faire durer le “plaisir”… difficile à concevoir que notre propre mère puisse nous mentir. On préfère demeurer dans le mensonge que de faire face trop vite à cette réalité: maman me ment.

      De plus, la valeur des jouets, moi, je la connaissais, même dans les années 70, même à moins de 6 ans. Être pauvre et croire au père Noël, c’est pas facile. On se sent non seulement mis au ban de la société, mais en plus, on se sent rejeté par le père Noël lui-même qui malgré l’injustice de grandir pauvre, en rajoute à ton malheur en te donnant moins de cadeaux qu’aux enfants qui sont déjà mieux nantis que toi! Si le père Noël était gentil à ce point… il rétablirait l’équilibre entre les classes sociales à Noël! mais non, au contraire, il les creusait. Pour moi, ce père Noël est une plaie, et il accomode surtout les bourgeois, les biens, les chanceux de la planète.

      @barouine: si en plus du père Noël, vos enfants croient que Cornemuse est réelle, et que les mascottes sont réelles… alors désolée, mais la côte est trop grosse à remonter. Votre vision du parentage et le mien sont diamétralement opposés. La fée des dents, le lapin de Pâques, le bonhome 7-heures. Lâchez-pas! ils vont l’aimer, la vie…

    • Toute cette ‘controverse’ autour du Père Noël est plutôt cocasse. Pour ma part, je n’y ai jamais vraiment cru … parce qu’on a jamais vraiment essayé de m’y faire croire.

      @VivianeP,

      Merci de nous rappeler que Noël n’est pas une occasion de réjouissances pour tous et que certains enfants peuvent avoir le coeur gros même pendant le temps des fêtes.

    • @ vivianep

      Les enfants qui croient au Père Noël n’aimeront pas la vie plus tard, alors? Ça vient en «package» maintenant? Allons, ce n’est pas parce qu’un enfant croit en quelque chose qui n’existe pas et que ses parents l’alimentent gentiment que sa vie est bousillée à jamais et qu’on doit envoyer la DPJ parce que les parents de méritent pas de l’être!

      On ne parle pas du show Truman quand même, c’est simplement une légende qu’on ressort une fois par année, et qu’on arrête de faire un jour quand ça ne marche plus, et ainsi va la vie qui va.

      Je m’étonne que vous n’ayez pas compris mon sarcasme… quoi que je ne suis pas certaine à 100% que tous les enfants sachent qu’il y a un humain sous la tête de la mascotte…

      Tout de même, visiblement oui, notre façon de voir les choses est complètement différente. Je trouve la mienne moins triste.

      En tout cas, moi je souris encore quand ma mère me donne un cadeau «À Loulou, de la part du Père Noël». Et non, je ne la traite pas d’hypocrite! Et non, je ne pique pas de crise! Je souris! Comme ça: :-D

    • @ vivianep

      “(…) J’ai ADORÉ “La Vie est belle”. Dois-je déblatérer ici pour te faire voir à quel point la situation de cet enfant est éloignée de plusieurs années-lumières de celles des enfants dont on parle ici?”

      Non madame, de grâce, ce n’est absolument pas nécessaire. Vous pouvez me croire, je fais la différence.

      Chez nous aussi, l’argent était rare. Je suis d’autant plus reconnaissante à mes parents des trésors d’imagination qu’ils ont déployés pour que nous ne sentions jamais la différence de fortune entre nous et les autres enfants durant Noël. D’ailleurs, toutes mes amies plus riches enviaient à mort les cadeaux que mes parents me donnaient!! Après Noël, elles venaient toutes chez nous pour jouer avec mes affaires. Comme le père Noël était à la mode dans mon enfance, mes parents ont juste suivi la vague tant que cela nous a plu. Quand nous n’y avons plus cru, on s’est mis à fêter davantage le Jour de l’An, plus païen.

      Je pense que vous êtes absolument sincère dans vos intentions, mais Dieu que vous êtes — involontairement, je l’espère — lourde, condescendante et sentencieuse. Vous brandissez la vérité comme une massue. Ça peut devenir assommant… et surtout, avoir l’effet inverse à celui souhaité.

    • barouine: “ce n’est pas parce qu’un enfant croit en quelque chose qui n’existe pas et que ses parents l’alimentent gentiment que sa vie est bousillée à jamais”

      Non. Et ce n’est pas parce qu’on fume deux paquets de cigarettes par jour qu’on va nécessairement mourir d’un cancer. C’est juste un risque qu’on choisit de prendre ou de rejeter. J’ai fait mon choix considérant que mes enfants ne méritent pas que je leur mente et considérant que mes enfants n’ont pas besoin de ça pour s’émerveiller, pour aimer la vie, et pour être créatif. Et je considère même cela comme nuisible.

      Mais comme cette “tradition” est si répandue, j’apprends aussi à mes enfants à respecter le choix des autres parents d’y faire croire leurs enfants.

    • VOUS ce sont les GENS que vous attaquez et leur intégrité parentale.

      Nuance!

    • J’ai cru au père noel, au lapin de paques, à la fée de dents, j’était sure que mes toutous étaient tous vivants (mais il ne bougeaient jamais en ma présence) et que mes pantoufles pouvaient bouger toutes seules. J’ai idolatré et cru en toutes les mascottes qu’on mettait devant moi, en vrai ou à la télé. Jamais mes parents ne m’ont découragés de croire en tout cela, et ils m’encourageait à développer ce coté créatif…

      Et oui, vivianep, je peux vous confirmer, je l’aime la vie ! J’ai une vie que j’adore, j’ai un chum super, une carrière passionnante, j’ai eu une enfance heureuse, je suis en parfaite harmonie avec mes parents. Le plus beau cadeau qu’ils m’ont données dans mon enfance est l’imagination. Je ne peux pas imaginer comme j’aurais pu devenir ce que je suis aujourd’hui si ma mère m’avais dit “Tes toutous ne sont pas vivants, les mascottes il y a des monsieurs dedant, c’est moi qui met l’argent sous ton oreiller quand tu perd une dent et le père noel n’existe pas. La vie est pas comme ca. La magie ca existe pas.”

      Il y a un juste milieu, je crois, entre rentrer une croyance à tout prix dans la tête de notre enfant, et lui empêcher de croire en tout ce qui aurait pu le rendre heureux.

    • j’ai vraiment pas le temps de plaisenter. Moi je dis dès le départ aux enfants que c’est un canular. Pas le temps de créer des déceptions sans but dans la vie des enfants.

    • Je dois avouer que, pour une fois, je suis d’accord avec vivianep! C’est pas mal rare, en fait, je crois que c’est la première fois, mais là, je dois avouer qu’elle a bien raison! Sur toute la ligne! Enfin, elle exagère un peu, comme d’habitude, mais bon! Pourtant, je suis le premier à monter tout un bateau à ma fille au sujet du père nowelle!

    • Encore un blogue qui se fait highjacker par du monde qui se prennent un peu trop au sérieux.
      Ma fille a 6 ans : elle y croit. Si elle n’y croyait pas, ce ne serait pas grave. Quand elle me le demandera, je lui expliquerai.
      Ey, c’est rien que le père Noel, les amis : revenez-en !

    • On est toujours le pauvre de quelqu’un.
      D’ailleurs, c’est généralement ce qui fait que les enfants commencent à remettre en question le Père Noël : “Comment ça se fait, maman, que tu prépares des paquets pour des familles dans le besoin ?”. J’avais oublié ce détail, mais j’ai fini par avouer aux enfants que c’est moi qui payais le Père Noël et que certaines familles ne pouvaient pas se le permettre, que c’était la raison de la Guignolée et autres charités. Ça les a choqués, je me souviens. J’avais détruit une part du rêve. Mais il y a une “Vérité” dont je veux qu’ils soient conscients.

      J’ai une collègue dont l’approche est intéressante. Elle a une famille gigantesque et ses enfants sont vraiment pourris gâtés de cadeaux à Noël (au point où c’est indécent, j’en conviens). Elle a expliqué à ses enfants que le Père Noël apportait 3 cadeaux par enfant, c’est tout, et que le reste venait de la famille. Comme ça, pas besoin de faire croire aux enfants que le Père Noël dépose des cadeaux dans 4-5 maisons différentes à Noël, et les enfants apprennent à dire “merci” à leurs généreux donateurs. Si j’avais ce problème d’une famille très présente, c’est l’approche que je privilégierais. Ça ne risque pas d’arriver, mes enfants ne savent pas ce que c’est, à une exception près, des grands-parents, des tantes, des oncles, des cousins-cousines. C’est la minute “violon”. On n’est pas pauvres, loin de là. Mais à l’instar de Vivianep, que je ne défends pas, je ne peux pas m’empêcher d’être un peu amère quand je vois Noël arriver et les gens faire des réunions de famille ! C’est aussi ça, Noël. Fin de la minute “violon”. ;-)

    • Je pense que vivianep a une ÉNORME crotte su’l'coeur.

      Ça ne doit pas être drôle de vivre avec autant de colère et de cynisme,
      et de trouver que tout ceux qui vous entourent n’ont rien compris.
      Quelle vie triste vous devez mener, madame.

    • Il me vient à l’esprit que l’histoire du Père Noël, ça fonctionnait assez bien dans les années 50 et 60 mais avec l’utilisation du personnage pour vendre n’importe quoi à la télé, les centres d’achat avec chacun son personnage de pacotille qui arrive au début novembre, les enfants qui ont plus de 5 ans doivent avoir des doutes sur la véracité du bonhomme assez tôt.

      On devrait revenir aux célébrations du Solstice d’hiver et ses rites païens:

      S’occuper des plus démunis… Célébrer en famille…

      Bien boire et bien manger… S’amuser… ÔÔ …!

    • L’intolérance, la fermeture d’esprit et la rigidité de la pensée: les pires exemples que des parents peuvent montrer à leurs enfants. Voilà.

    • Pour ma part, j’ai jamais cru au Père Noël, selon mes souvenirs…

      Rendu un peu plus grand peut-être ai-je un peu fait semblant d’y croire pour ne pas gâcher le fun des parents avec les plus petits.

      J’ai jamais cru à une existence réelle mais pendant un film là j’embarque dans l’histoire savoir qui est le vrai Père Noël. Petit, très petit je me souviens avoir tiré les cheveux d’une personne portant une perruque et avoir trouvé cela bizarre… Pour le Père Noël, je pouvais voir des gens avec des plus beaux déguisements c’est tout.

      Pour moi c’est un jeu si cela amuse les enfants c’est bien et les parents aussi mais ils doivent pas insister trop.

    • Vivianep, t’es sûre que t’es pas scénariste pour “Les Parent”???
      Pour les quelques-uns et quelques-unes qui ont regardé l’épisode de ce soir, la tirade de Marie-Trotsky, “le Père Noël contribue à la lobotomisation des classes ouvrières”, était mourante. MDR.

    • Mais que dites-vous? Il existe le Père Noel!! Quand tu sais qui traîne la “poche à lait”, ça me fera toujours plairsir d’y croire “éternellement”.

    • Ayoye… Bon, je trouve que ça commence à devenir un peu triste, cette discussion. Je suis d’accord sur un point en ce qui concerne les “contre” de la légende du Père-Noël: les familles qui n’ont pas ou peu d’argent devraient effectivement faire attention avec la légende. Ou ne rien dire pour que les enfants ne comparent pas leurs présents avec ceux de leurs amis, ou être très inventifs, comme Guylaine l’a expliqué.

      Mais comme l’a dit Manoushka_21, l’enfant risque de se sentir très seul. Je ne suis pas une partisane de “si la majorité le fait, je le fais”. Par contre, faire contraire peut te rendre solitaire. Parfois, c’est nécessaire (ex: être pour l’égalité entre les sexes n’est pas vraiment populaire dans certains pays…!), mais d’autres fois, est-ce que ça l’est vraiment?

      Mais bon, comme je l’ai dit, l’important, c’est de passer un bon Noël et je le souhaite vraiment à tout le monde. Toutefois, j’ai une question pour ceux qui sont contre la légende.

      La majorité des enfants du monde chrétien croient au Père Noël. La majorité des jeunes québécois croient au Père Noël. Est-ce que ça veut dire que la majorité des parents ne sont pas de bons parents? Est-ce que la majorité des jeunes commencent mal dans la vie parce que leurs parents leurs “mentent”? C’est qu’il y a tellement de colère dans vos propos, on dirait vraiment que vous condamner tous ces gens.

      *drapeau blanc* Je le demande avec respect.

    • Tantôt vous allez me dire que Canadien ne va pas gagner la Coupe cette année….

    • @madamehomes:
      “Elle a expliqué à ses enfants que le Père Noël apportait 3 cadeaux par enfant, c’est tout, et que le reste venait de la famille. Comme ça, pas besoin de faire croire aux enfants que le Père Noël dépose des cadeaux dans 4-5 maisons différentes à Noël, et les enfants apprennent à dire “merci” à leurs généreux donateurs.”

      C’est effectivement l’approche que mes parents/famille élargie avait adopté, en fait, je me rend compte que ça ne semble pas être le cas dans toutes les familles (après l’épisode des Parent hier où Zach, un peu vieux, pense que le père Noel amène TOUS les cadeaux?)… Chez nous, le père Noel, il n’amènait qu’un seul cadeau par enfant.

      J’ai appris très tôt à remercier mes “donateurs”… En fait, moi la joke, c’était qu’on devait embrasser le monde en arrivant, embrasser quand on recevait un cadeau, embrasser quand c’était le jour de l’an, embrasser quand on partait, je trouvais qu’on passait vraiment mais vraiment trop de temps à faire la bise!

    • Ok, j’enterre la hache de guerre pour répondre, calmement, à LadyT qui demande: “La majorité des enfants du monde chrétien croient au Père Noël. La majorité des jeunes québécois croient au Père Noël. Est-ce que ça veut dire que la majorité des parents ne sont pas de bons parents?”

      Non, évidemment. Mais je crois qu’ils font une erreur inconsciente. Et je crois que dès que l’on y réfléchit un peu, et que dès qu’on évalue la question avec son intelligence et son jugement, on ne devrait plus perpétrer cette erreur. Alors je ne considère pas que les parents des années 60, 70, 80, et même 90 aient tous été de mauvais parents en participant au mensonge. Mais je crois que ceux qui, aujourd’hui, perpétue la tradition malgré les questions soulevées, eux, oui, font une erreur consciente. Je ne condamne pas les parents qui n’ont pas réfléchi à la question, jusqu’au jour où quelqu’un soulèvera la question avec eux (comme ce blogue). Si, après cela, ils choisissent de continuer à faire croire au père Noël à leurs enfants, alors à partir de là, dans mon esprit, je considère qu’ils font une erreur. Ceci ne voudra pas dire que TOUT leur parentage est un échec! évidemment… mais ce sera une mauvaise décision dans le lot de milliers de décisions que l’on doit prendre comme parent.

      N’empêche que pour moi, c’est la mauvaise décision à ce sujet-là….

      La question de l’isolement de mes enfants par rapport à la masse “croyante”, je me la suis posée, LadyT. Mais j’ai considéré que ce léger désavantage, qui les “isolent” temporairement entre le 30 novembre et le 7 janvier, pendant 3 ou 4 ans, contient une trop grand part d’avantages pour tout le reste de l’année, toute leur vie durant. La confiance qu’ils ont en moi, l’amour que je suscite en eux pour la vie telle qu’elle est, et non pas la vie fantasmée, la valeur accordée à la quête de la vérité et du vrai, le regard critique sur notre monde et ses “valeurs” commerciales abrutissantes, la réalité de la pauvreté et de la valeur monétaire des choses, etc. etc. etc.

      Quant à leur imaginaire, il n’a JAMAIS eu besoin de mes interventions mensongères pour être extrêmement riche. Mes enfants sont tous créatifs, très imaginatifs, joyeux, plein d’idées pour jouer, s’amuser, créer, bref, le mensonge n’a jamais, JAMAIS, été nécessaire à leur imaginaire.

    • Vivianep ne dit pas qu’il faut détruire l’univers imaginaire des enfants. Elle dit qu’il ne faut pas en créer un de toutes pièces. Les enfants n’en ont pas besoin! Tous ceux qui ont des enfants le savent bien; sur le plan de l’imaginaire, les enfants n’ont aucun besoin des parents.

      Pourquoi ce désir violent de leur faire croire à cette histoire à la con du père nowelle, histoire reprise et exploitée par la société de consommation? Pourquoi aller faire la file pendant des heures pour que fiston ou fillette aille pleurer sur les genous d’un tata déguisé au centre d’achat? Pourquoi l’imaginaire des enfants doit intégrer que le plus beau moment de l’année c’est celui où on reçoit plein de babioles inutiles faites par des enfants chinois qui ont le même âge qu’eux?

    • frankididoudelidou

      Je suis bien d’accord avec vous pour ce qui est de cette société d’hyperconsommation… Noël c’est la fête de l’amour et de la famille. Je ne suis pas du genre à aller attendre des heures en file avec mes enfants dans un centre commercial hyper bondé… Non, très peu pour moi merci! J’évite ces endroits de toute façon.

      Ce que je réclamais, c’est le droit de laisser mes enfants croire au Père Noël (et ce n’est pas moi qui leur ai conté l’histoire, c’est partout autour de nous) et à avoir un riche imaginaire sans pour autant me faire traiter de menteuse.

    • Bien moi je pense que mon garçon a droit de croire au pere noel le temps que ça va durer. J’ai 385757567 d’exemples de personnes autour de moi qui ont un imaginaire sans borne, qui réussisent dans la vie, qui ont une personnalité extraordinaire qui ont cru au pere noel!

      Pour les rabats joies de “noel” une fête commerciale blablabla les enfants s’en fichent de ça! Ils sont heureux point!

    • Oui mais Guylaine, si tous les enfants de la garderie disent qu’un certain enfant parmi eux est sûrement atteint d’une maladie mortelle parce qu’il a une verrue et qu’il ne faut surtout pas le toucher, et que toi tu laisses ton enfant croire cela, mens-tu?

      Mentir, c’est aussi laisser les autres vivre dans un mensonge.

    • Je me souien quand j’était jeune et mes parents me fesait croire au pere noel… j’aimai bien l’illusion créé tout autour et j’en remerci mes parents de m’avoir fait rêvé. Lorsque j’ai déduit par moi même qu’il n’existait pas, je me sentait fier d’avoir fait cette découerte et d’avoir poussé ma curiosité jusqu’au bout. je me sentait comme un grand malgrez mes quelque année passé dans se monde et j’était fier de pouvoir partagé LE secret avec les adultes. Lorsque j’aurais des enfant je compte bien y faire la même chose

      @vivianep : Dsl mais vous devriez apprendre a discuté au lieu d’imposé votre opinion. Lorsque se sera fait, vous ne vous pouriez qu’en sortir plus mature…

    • @vivianep
      Pour votre exemple de la verrue…

      Je pense qu’il y a une différence importante ici : Bien sûr que je corrigerais tout le monde, je pense même que j’appellerais la direction de la garderie pour qu’ils parlent aux autres parents, etc.. Il y a une différence pcq laisser continuer le mensonge n’a “que du négatif”… on peut présumer que le petit à la verrue est malheureux. Moi je crois que croire au Père Noël n’est pas “tout négatif”. Parce que moi, j’y attache de bons souvenirs. Et mes enfants y attachent de bons souvenirs. Et la plupart des enfants y attachent de bons souvenirs. Ce n’est pas comme si j’en fais une maladie, ça ne dure quand même que 3 ans environ (pcq de bébé jusqu’à 2 ans ça leur passe complètement par-dessus la tête cette histoire) jusqu’à ce que l’enfant ait la conscience assez développée pour poser la question. Moi je dis “no big deal”. Vous, vous dites “big deal”.

      Je comprends votre exemple, je n’ai rien contre. D’ailleurs, ma soeur (mariée à un Musulman – disons qu’ils ne fêtent pas la Nouelle comme les chrétiens – ha ha) a tout de suite dit à ses enfants que le Père Noël, ce n’est pas vrai, et c’est correct aussi. Ses enfants ne lui en voudront certainement pas, tout comme les miennes ne m’en veulent pas. Je leur ai demandé et elles ont ri. Pas du tout!

      Merci en passant de nous avoir conté votre histoire illustrant que ce n’est pas nécessairement tout le monde qui est heureux à Noël. On le sait, bien sûr, mais on a parfois besoin de se le faire rappeler… Pour ceux dont les parents ne sont pas très riches, Noël peut en fait être cruel, pour ce que ça fait ressortir. Tout comme ça peut être cruel pour les personnes seules.

    • Je suis d’accord avec vous, Guylaine que ce n’est pas pareil, la verrue et le père Noël.

      Ce que je voulais seulement illustrer par mon exemple, c’est qu’il s’agit d’un mensonge quand même, même si l’issue est différente. Laisser notre enfant vivre en croyant qu’une fausseté est la réalité, c’est mentir. On ne laisserait pas nos enfants croire que c’est vrai qu’un enfant est dangereux à cause d’une verrue parce que c’est faux. Mais on les “laisse” croire au père Noël parce que c’est joli, et c’est pourtant tout aussi faux. D’ailleurs, la notion de “laisser croire”, je la remets même en question parce que je ne crois pas qu’on les laisse croire au père Noël mais bien qu’on les y pousse, tous, en grand groupe.

      Et je sais aussi que la plupart des enfants ont de bons souvenirs de Noël. Mais ce que je questionne, c’est l’effet à long terme sur l’inconscient, et les valeurs que ça véhicule d’autoriser le mensonge sous prétexte que c’est agréable dans ce cas-ci. Je suis pas sûre que vos filles soient encore assez grandes pour mesurer cela et pour entendre ce que leur inconscient a emmagasiné.

    • Guylaine: ” Pour ceux dont les parents ne sont pas très riches, Noël peut en fait être cruel, pour ce que ça fait ressortir. ”

      J’avais 5 ou 6 ans, et une de mes voisines était une de ces gamines haïssables, jalouses, possessives, et qui demande toute l’attention sur elle. Moi, j’étais au contraire sage comme une image, tranquille, je faisais “tapisserie” comme on dit. À l’époque, elle me racontait même qu’elle connaissait très bien René Simard (en 1974 environ, c’était toute une déclaration! ça avait beaucoup de poids!).

      Bref, à Noël, elle me jurait que le père Noël lui avait apporté des cadeaux tant que dans son salon, la pile touchait le plafond. Elle devait bien exagérer. Mais dans mon esprit, je trouvais que le père Noël était con de donner autant de cadeaux à cette fille alors que moi, j’en avais, mais ça ne faisait même pas une pile… Bref, cette croyance en le père Noël a juste contribué à me faire me sentir encore plus petite, plus inintéressante, et plus marginale que je le sentais déjà. J’étais pauvre, et même le père Noël ne s’intéressait pas trop à moi.

      Je pense que si j’avais pu savoir la vérité, ça m’aurait grandement soulagée.

    • @vivianep

      Dans votre cas particulier, je crois que vos parents auraient dû vous dire la vérité.

      Chez nous (à la fois quand j’étais petite et quand j’étais mère), le Père Noël n’apportait que un ou deux cadeaux (les autres venaient des parents). Au moins ça fait que le Père Noël n’est pas si injuste. Ha ha.

      Enfin, bonne fin de journée à vous! ;-)

    • Je comprends votre point de vue, Vivianep. Je suis toujours pour la légende, mais je le comprends et je le respecte. Mais si les filles de Guylaine sont encore trop jeunes, comme vous dites, “pour mesurer cela et pour entendre ce que leur inconscient a emmagasiné”, moi je ne le suis pas. :) À part ce “mensonge”, ma mère est l’une des personnes les plus honnêtes au monde. Elle est même reconnue pour ne pas avoir sa langue dans sa poche. :D

      Mais mes parents ont toujours eu une rêgle: faut laisser les enfants vivre leur enfance. Donc, les adultes doivent faire attention à ce qu’ils disent devant des enfants et les discussions d’adultes doivent rester des discussions d’adultes. Par exemple, ce n’est pas parce que le cousin est un raté, un drogué ou que sais-je, que les parents doivent le dire devant les enfants.

      Mais lorsque j’avais une question, mes parents me répondaient toujours, sans détails mais sans mensonges. J’avais une amie dont les parents sont divorcés et ma mère m’a expliqué que c’était parce que le père était homosexuel. Pas de détails, mais pas de préjugés non plus. J’avais environ 11 ans. Ça ne m’avait pas choquée, moi ce que je voyais c’était mon amie avec des bien beaux vêtements que son père cousait! :D

      Bref, malgré ce “mensonge”, mes parents sont des gens merveilleux. Ma mère est devenue maintenant ma meilleure amie (j’ai 28 ans) et elle est toujours aussi honnête. Sauf dans le temps des Fêtes, évidemment! :D Pour ce qui est de mon inconscient, il se porte bien. :) Et je suis une fille qui s’écoute et qui se parle beaucoup (ben oui, j’avoue, je suis une intello ^^). J’ai toujours une imagination aussi fertile et si je suis parfois découragée de la nature humaine, je garde toujours espoir. Ouaip, je suis une éternelle optimiste et une idéaliste-réaliste.

      Excusez-moi pour ce message centré sur moi-même, mais je suis le seul exemple que je peux donner. :)

      Mais il y a une chose que nous sommes sûrement d’accord, c’est que avec ou sans Père-Noël, il existe une magie de Noël! :D Malgré les petites teignes comme votre voisine… Je suis sûre qu’un jour ou l’autre, ça va lui retomber dessus, si ce n’est pas déjà fait. :)

      Et comme le dit souvent ma mère, c’est toi qui fait ton Noël. Si tu veux le rendre beau pour toi et ta famille, c’est à toi de le faire. :) Et ça, on voit bien que vous voulez que vos Noëls soient merveilleux pour vous et vos enfants. :)

    • Ah ben voilà, on arrive au noeud du problème. Mais qu’est-ce que c’est, la vérité, Vivianep ? Est-ce que c’est vraiment “Le Père Noël n’existe pas”?. Vous êtes-vous déjà demandé ce qu’était la “vérité” de cette petite fille-là, pour qu’elle se croit obligée de fabuler ainsi ? C’est triste, un enfant qui fait “tapisserie”. Mais que savez-vous de cette petite fille-là, et que savez-vous des mamans qui sont ici sur le forum, et des mamans de ces mêmes mamans, pour décréter si souvent qu’elles sont indignes de leurs enfants ? Je continuerais, mais je m’arrête ici, mes loulous sont arrivés !

    • Merci LadyT! Je ne trouve pas de justification à mentir à mes fils alors je m’en abstiendrai. Mais il y a moyen de faire croire au père Noël de façon modérée sans trop insister, et donc, sans trop de “dommages”.

      Madame Holmes: je ne juge pas de ce que vivait la petite voisine. Je juge de ce que cela me faisait à moi, en tant qu’enfant qui croyait au père Noël dur comme fer, et qui en souffrait pourtant. Pour le reste, c’est de la vengeance votre message.. mais je m’arrête ici parce que.

    • ** gros soupir **

      Je viens de nous relire tous.

      Pauvres, pauvres, pauvres enfants d’aujourd’hui.

      Et merci aux mamans de jadis, qui s’occupaient tellement moins de nous, pour notre plus grand bien.

    • @ vivianep

      Votre commentaire de 14h59 est une perle.

      À partir d’une insignifiante et banale histoire de bitchage entre fillettes, vous vous êtes bricolé, et vous alimentez, tout un système de pensée et d’éthique frelaté et rigide. Une petite idiote vous écoeure et au lieu de la ploguer ou de rire d’elle… le père Noël devient un salaud.

      Les enfants baveux, qui “spottent” rapidement les enfants hypersensibles et leur rentrent dedans, ça existait, et ça existe encore. Mon père est plus fort que le tien. Ma maison est plus grande que la tienne. T’as un chien? Moi j’en ai deux. Le père Noël m’a donné une pile de cadeaux jusqu’au plafond. As-tu vu ma belle robe, elle vaut plus cher que la tienne. Nous autres on a un chalet, pas vous autres. Pourquoi t’as toujours des souliers usés? Moi ma mère elle a une auto. Nous autres on mange pas ça du steak haché. Moi la maîtresse elle m’aime plus que toi. Comment ça se fait que t’as pas encore d’ordi? Tu devrais pas parler à cette fille-là, nous autres on lui parle pas. Ton chandail c’est même pas un Lacoste.

      Dès qu’on met le pied hors de la maison, des imbéciles et des injustices, on en rencontre toute sa vie. Le père Noël n’a rien à voir là-dedans.

      Je ne présume pas juger vos parents, mais s’ils n’ont pas pu vous aider à dealer avec ça, je crois que le fait qu’ils vous aient “menti” (soupir) sur le père Noël est vraiment la moindre de leurs fautes.

    • MissPepsi: c’est vrai, ils ont beaucoup d’autres “fautes” à leur actif.

      Mais je réitère: pour un enfant pauvre, il y a quelque chose de difficile à comprendre dans le fait que le père Noël, qui devrait être équitable et aimer tous les enfants également, apporte toujours plus de cadeaux aux enfants de famille aisée qu’aux enfants de famille pauvre. Point.

      Ça, c’est sans compter le fait que c’est, ça a toujours été, et ça sera toujours un mensonge. Une menterie.

    • @ vivianep

      Je le dis sans méchanceté et sincèrement: le plus touchant, quand je vous lis, c’est que je réalise que vous avez encore la sensibilité et la perception du monde manichéenne d’une petite fille de 5-6 ans. Mais avec des enfants.

    • “Mon père est plus fort que le tien. Ma maison est plus grande que la tienne. T’as un chien? Moi j’en ai deux. Le père Noël m’a donné une pile de cadeaux jusqu’au plafond. As-tu vu ma belle robe, elle vaut plus cher que la tienne. Nous autres on a un chalet, pas vous autres. Pourquoi t’as toujours des souliers usés? Moi ma mère elle a une auto. Nous autres on mange pas ça du steak haché. Moi la maîtresse elle m’aime plus que toi. Comment ça se fait que t’as pas encore d’ordi? Tu devrais pas parler à cette fille-là, nous autres on lui parle pas. Ton chandail c’est même pas un Lacoste.”

      Voilà pourquoi je disais qu’on est toujours le pauvre d’un autre. Enfant, je n’étais pas à plaindre du point de vue matériel. Pourtant ce sont des phrases que j’ai entendues, que l’on m’a adressées à multiples reprises; ma maison était le lieu de rencontre habituel, jusqu’au jour où une fille (plus “pauvre”, on dira, que moi) m’a lancé : “La maison de Guylaine est plus grande et plus belle alors on ne viendra plus chez toi”. Ce genre de remarques, entre enfants, est assez courant.
      Justement : Mes enfants ne sont pas trop à plaindre, pourtant un copain de classe (pas méchant) a lancé à mon fils cette semaine qu’il faisait pitié, car il avait seulement 2 ordis, 1 PS et 1 DS, pas de WII, pas de XBox, pas de GameCube, alors que le copain en question possède 2 exemplaires de chaque, et que son papa à lui travaille dans une mine d’or et qu’il est très riche (!!!). Mon fils n’est pas revenu traumatisé ou humilié ou amer pour autant. J’essaie autant que possible de donner à mes enfants les outils nécessaires pour qu’ils aient un sens critique et un sens de jugement. Tout en croyant au Père Noël.

    • MadameHolmes: “Mon fils n’est pas revenu traumatisé ou humilié ou amer pour autant. ”

      Parce qu’il n’est pas pauvre, tout simplement. Et parce qu’il ne ressent pas de manque matériel réel.

      C’est plus facile de croire au père Noël, et moins perturbant, quand on a ce qu’il faut chez soi. Ce n’était pas du tout mon cas.

      Mais ça, ça demeure une histoire personnelle que j’ai racontée pour illustrer, très clairement il me semble, que la féérie de Noël, parfois, elle mériterait qu’on évite de mentir aux enfants.

    • Je suis d’accord avec vivianep, alors que je peux concevoir qu’il soit nécessaire de mentir à mon enfant pour des raisons sérieuses, je trouve que de faire croire au Père Noël c’est d’abuser du lien de confiance qu’un parent a avec son enfant pour des raisons tout à fait triviales. Sans oublier que ça évite les questions embarassantes du type: si c’est le Père Noël qui apporte les cadeaux pourquoi dois-je remercier grand-maman et grand-papa ?

    • Je suis sidéré, sans voix, je ne croyais pas qu’il y eut au Québec autant de personnes sérieuses, matures, lucides, conscientes, raisonnables et surtout rationnelles. Je m’enorgueillis de vivre dans un tel environnement, dans un pays si pragmatique. Ça fait du bien de vous lire toutes et tous. C’est rassurant. Vous voir, prioriser la vérité en toutes choses et rejeter les fausses croyances qui obscurcissent notre vision du quotidien me fait chaud au coeur.

      Je me sens tout petit devant autant d’incontournables certitudes si bien affirmées et assumées. Les magies salvatrices de nos gouvernements, de l’institut économique de Montréal qui veut notre bien et de nos économistes experts (tel que : l’avenir est aux PPP, le privé fait mieux que le public, nous avons besoin de deux hôpitaux universitaires, le français se porte bien à Montréal, la privatisation d’Hydro Québec remboursera la dette publique qui nous menotte, l’augmentation des tarifs sauvera nos services publics et la privatisation de notre eau la conservera à jamais, les corporations paient des impôts justes et raisonnables, et combien d’autres) non, jamais on ne croira ces fadaises. On ne les écoute même pas. Qu’on se le dise enfin!

      On n’a jamais eu de Lucides pour claironner que les vieux sont LA MENACE de notre bien commun pour les années 2051 et suivantes et que seul notre Québec a ce problème de vieillissement de sa population. Personne ne croit qu’il y a trop de syndiqués, que les syndicats sont trop forts et trop gourmands, que les employés de l’état sont des gras durs et que tous les fonctionnaires ne sont qu’incompétents et paresseux, qu’on a les pires systèmes de santé et d’éducation au monde et que nous sommes tous racistes et irraisonnables, que la marijuana conduit inévitablement aux drogues dures. Des fables que tout ça. On ne pense pas davantage que les BS vivent à nos crochets, que le projet «Grand nord» apportera richesse et prospérité et que Jean Charest soit un grand bâtisseur, que la police peut résoudre tous les cas de fraudes et qu’une enquête publique est inutile. Jamais on n’écoutera ces légendes urbaines comme celle qui dit qu’on doit créer la richesse avant de la distribuer, jamais.

      Dans ce beau pays du Québec, on ne verra pas de joueurs devant des vidéopokers tenter d’influencer ces machines par des incantations obscures et gestes vaudou, pas de pattes de lapin ni fers à cheval. On n’entendra jamais des « elle est due », « elle va payer », « les 7 vont s’aligner », Loto-Québec n’existe même pas! On ne voit pas d’amateurs de gratteux choisir obstinément la troisième carte en haut à gauche sur le présentoir ou n’acheter de billets que le vendredi autour de midi et 18 minutes. Jamais! Aucune croyance en un dieu, un saint ou un ange. On sait tous que les défunts ne peuvent pas nous aider, pas plus que notre ange ou les forces cosmiques. On le constate réalistement, nos églises, synagogues et mosquées n’ont plus aucun fidèle, c’est le vide absolu. Il n’y a plus que des Lucides. Nous sommes des êtres de raison, point final. On se bidonne en entendant que la fin du monde est à 7 heures ou le 21 décembre 2012, que la grippe A(H1N1) et le vaccin proviennent d’un vaste complot, que le pétrole et les ressources naturelles se tarissent inexorablement ou que la planète se réchauffe. Balivernes que tout cela. Imaginez un peu, au moyen âge on croyait à la réincarnation, au karma, à la finalité cosmique de la vie et de l’univers.
      Qui croira que la guerre en Afghanistan est une guerre sainte? Personne. Que nos soldats y meurent pour protéger notre démocratie, notre culture et notre mode de vie? Personne. Que l’Amérique y guerroie pour sauver des femmes et des enfants ? Personne ! Qu’en Irak on combat le terrorisme? Personne. Que le 11 septembre 2001 est l’œuvre de Ben Laden? Personne. Non, ces fadaises sont pour d’autres.

      Qui croit encore au coup de foudre? Au grand amour? Au couple, au simple amour? Qui rêve de princesses et de princes charmants. Qui dit qu’il n’y a pas de violence conjugale, que le féminisme est une plaie, qu’il n’y a jamais eu de 6 décembre? Heureusement, nous les adultes nous n’avons pas chacun en son fond intérieur ses petites croyances, ses fables, contes et légendes, à moins que… lorsque ça concerne les adultes, ce ne soit pas la même chose. Voilà. Point final.
      Mais, il y a ombre au tableau, des enfants croient encore au vieux en rouge! Enfer et damnation! Ça fait désordre et crédulité moyenâgeuse! C’est tout simplement inadmissible, intolérable. Mais n’ayez crainte, on ramènera vite à l’ordre cette bande de petits cons.

    • Je suis sidéré, sans voix, je ne croyais pas qu’il y eut au Québec autant de personnes sérieuses, matures, lucides, conscientes, raisonnables et surtout rationnelles. Je m’enorgueillis de vivre dans un tel environnement, dans un pays si pragmatique. Ça fait du bien de vous lire toutes et tous. C’est rassurant. Vous voir, prioriser la vérité en toutes choses et rejeter les fausses croyances qui obscurcissent notre vision du quotidien me fait chaud au coeur.

      Je me sens tout petit devant autant d’incontournables certitudes si bien affirmées et assumées. Les magies salvatrices de nos gouvernements, de l’institut économique de Montréal qui veut notre bien et de nos économistes experts (tel que : l’avenir est aux PPP, le privé fait mieux que le public, nous avons besoin de deux hôpitaux universitaires, le français se porte bien à Montréal, la privatisation d’Hydro Québec remboursera la dette publique qui nous menotte, l’augmentation des tarifs sauvera nos services publics et la privatisation de notre eau la conservera à jamais, les corporations paient des impôts justes et raisonnables, et combien d’autres) non, jamais on ne croira ces fadaises. On ne les écoute même pas. Qu’on se le dise enfin!

      On n’a jamais eu de Lucides pour claironner que les vieux sont LA MENACE de notre bien commun pour les années 2051 et suivantes et que seul notre Québec a ce problème de vieillissement de sa population. Personne ne croit qu’il y a trop de syndiqués, que les syndicats sont trop forts et trop gourmands, que les employés de l’état sont des gras durs et que tous les fonctionnaires ne sont qu’incompétents et paresseux, qu’on a les pires systèmes de santé et d’éducation au monde et que nous sommes tous racistes et irraisonnables, que la marijuana conduit inévitablement aux drogues dures. Des fables que tout ça. On ne pense pas davantage que les BS vivent à nos crochets, que le projet «Grand nord» apportera richesse et prospérité et que Jean Charest soit un grand bâtisseur, que la police peut résoudre tous les cas de fraudes et qu’une enquête publique est inutile. Jamais on n’écoutera ces légendes urbaines comme celle qui dit qu’on doit créer la richesse avant de la distribuer, jamais.

      Dans ce beau pays du Québec, on ne verra pas de joueurs devant des vidéopokers tenter d’influencer ces machines par des incantations obscures et gestes vaudou, pas de pattes de lapin ni fers à cheval. On n’entendra jamais des « elle est due », « elle va payer », « les 7 vont s’aligner », Loto-Québec n’existe même pas! On ne voit pas d’amateurs de gratteux choisir obstinément la troisième carte en haut à gauche sur le présentoir ou n’acheter de billets que le vendredi autour de midi et 18 minutes. Jamais! Aucune croyance en un dieu, un saint ou un ange. On sait tous que les défunts ne peuvent pas nous aider, pas plus que notre ange ou les forces cosmiques. On le constate réalistement, nos églises, synagogues et mosquées n’ont plus aucun fidèle, c’est le vide absolu. Il n’y a plus que des Lucides. Nous sommes des êtres de raison, point final. On se bidonne en entendant que la fin du monde est à 7 heures ou le 21 décembre 2012, que la grippe A(H1N1) et le vaccin proviennent d’un vaste complot, que le pétrole et les ressources naturelles se tarissent inexorablement ou que la planète se réchauffe. Balivernes que tout cela. Imaginez un peu, au moyen âge on croyait à la réincarnation, au karma, à la finalité cosmique de la vie et de l’univers.

      Qui croira que la guerre en Afghanistan est une guerre sainte? Personne. Que nos soldats y meurent pour protéger notre démocratie, notre culture et notre mode de vie? Personne. Que l’Amérique y guerroie pour sauver des femmes et des enfants ? Personne ! Qu’en Irak on combat le terrorisme? Personne. Que le 11 septembre 2001 est l’œuvre de Ben Laden? Personne. Non, ces fadaises sont pour d’autres.

      Qui croit encore au coup de foudre? Au grand amour? Au couple, au simple amour? Qui rêve de princesses et de princes charmants. Qui dit qu’il n’y a pas de violence conjugale, que le féminisme est une plaie, qu’il n’y a jamais eu de 6 décembre? Heureusement, nous les adultes nous n’avons pas chacun en son fond intérieur ses petites croyances, ses fables, contes et légendes, à moins que… lorsque ça concerne les adultes, ce ne soit pas la même chose. Voilà. Point final.

      Mais, il y a ombre au tableau, des enfants croient encore au vieux en rouge! Enfer et damnation! Ça fait désordre et crédulité moyenâgeuse! C’est tout simplement inadmissible, intolérable. Mais n’ayez crainte, on ramènera vite à l’ordre cette bande de petits cons.

      signé le Patriarche

    • @vivianep: Je suis bien désolée pour vous. Je comprends votre “point” comme disent les Chinois, mais je vous assure que nous ne sommes pas toutes des dégénérées… À travers mon petit mensonge blanc, comme disent encore les Chinois, je tente tout de même d’inculquer de bonnes valeurs à mes enfants…

      @JeanMauriceDemers: Marrant, votre essai sarcastique. J’avoue ne pas avoir compris si c’était du lard ou du cochon, mais marrant quand même.

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