La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 27 novembre 2009 | Mise en ligne à 11h17 | Commenter Commentaires (26)

    Pour en finir avec les fausses mères porteuses

    Silvia Galipeau

    Imaginez l’horreur: vous rêvez de fonder une famille. Un enfant, c’est votre projet de vie. Mais rien ne marche. La fertilisation in vitro? Hors de prix. Dernier recours: une mère porteuse. Vous lui versez donc des milliers de dollars pour qu’elle porte votre bébé tant rêvé. Or voilà que la mère porteuse vous ment, elle ne porte rien du tout, à part votre argent qu’elle s’empoche allègrement. Vous apprenez la déchirante nouvelle, mais vous n’avez pas le moindre recours juridique. Zéro. Parce que la pratique des mères porteuses baigne dans un flou juridique. C’est ce déchirant constat que fait la collègue Judith Lachapelle, dans un dossier publié ici

    Peu de pays, hormis les États-Unis, ont légalisé la pratique. Vous trouverez un résumé des législations ailleurs dans le monde ici.

    Alors quoi faire? Légiférer? Pas si simple. Plusieurs pays s’interrogent sur la question, et le débat fait rage (un résumé du débat en France ici): les couples ont-ils un «droit» à l’enfant? Et quoi penser de la marchandisation du corps des femmes? Et si on ne légifère pas, des couples vont-ils continuer ainsi de se faire flouer? Il n’y a pas de réponse simple.


    • Un couple infertile, de nos jours, a très peu de recours pour fonder une famille. La fécondation In Vitro est hors de prix. L’adoption n’est définitivement pas un option facile. Et la mère porteuse semble la solution facile. Vouloir “régulariser” le recours à une mère porteuse ne serait que guérir un symptôme d’une maladie plus grave.

      Si les fécondation In Vitro était moins chers, plus de couples y auraient recours. Mais ce n’est pas tout le monde qui en a les moyens… ou qui le peu, médicalement parlant.

      Pour les autres pour qui la fécondation n’est pas une option possible, il reste l’adoption. L’adoption leur offre 2 choix : Adopter à l’étranger, ce qui coute cher, ou au Québec, ce qui requiert beaucoup, beaucoup de patience et qui nécessite que le couple soit prêt à être traité en criminel.

      Bref, je peu comprendre ceux qui veulement faire affaire à une mère porteuse. Mais si on leur avait laissé le choix et donné les moyens, je suis persuadés que la plupart n’auraient jamais considérer la mère porteuse.

    • Très intéressant. Je connais une femme, qui a été mère porteuse l’an dernier en Ontario. Ce n’est pas une amie très proche, et je n’ai jamais osé lui demander de détails quant aux aspects juridiques. J’étais sous l’impression tout c’était fait de façon très formelle, avec un contrat et tout, mais ce que j’en comprends c’est que tout contrat n’est pas nécessairement valide aux yeux de la loi.

      Dans son cas, c’est quelque chose qu’elle rêvait de faire. Elle avait adoré être enceinte de chacun de ses deux enfants et souhaitait ardemment aider un autre couple à devenir parent. Par contre, elle a un peu déchanté devant les contraintes de cette grossesse non-naturelle (la prise d’hormones et leurs effets secondaires, entre autre). Mais je crois qu’en bout de ligne elle est encore heureuse de l’avoir fait et je sais qu’elle est devenue très proche de la mère biologique de l’enfant.

      Pour ma part, c’est quelque chose que je peux difficilement concevoir, autant du côté de la mère-porteuse que des parents qui choisissent cette méthode de conception. Je crois que si je n’avais pu concevoir d’enfants avec mon conjoint, on aurait plutôt opté pour l’adoption… Mais c’est un choix qui reste très personnel.

    • 1. L’humanité fait face à un problème de surpopulation qui ne va qu’en empirant.
      2. Il y a plein d’orphelins – au Québec comme ailleurs – qui cherchent une famille.

      Alors oui, finissons-en donc avec les mères porteuses!

    • Je serais d’accord pour une législation, pour une foule de raisons. La pratique existe, elle est en demande et ne va pas cesser; en plus de donner prise à la fraude, comme dans les histoires racontées sur Cyperbresse aujourd’hui, même dans le cas où un enfant naît vraiment, il y a matière à conflits (dont la victime se retrouve souvent à être l’enfant innocent).

      Lorsqu’il y a législation, obligation d’avoir un contrat en bonne et due forme, cela signifie une protection et un recours légal structuré en cas de fraude. Il y aurait aussi possibilité de réglementer les tarifs pratiqués. Pour les couples autant que pour les femmes désirant offrir leur services de mère porteuse, ainsi que les enfants naissant à la suite de ces procédures, cela me semble synonyme de protection. Présentement, il y a des aberrations dans la filiation des enfants nés de mère porteuse. Une législation pourrait être la façon de remédier à cela.

      Marchandisation du corps de la femme? Il me semble qu’un cadre légal, justement, réduirait ce danger. Il y aurait offre de service pour des gens ayant besoin de ce service, dans un cadre où les droits et obligations de chacun sont établis.

      Je ne sais pas si on peut parler de “droit à l’enfant”; par contre, un fait est là, si un couple veut vraiment un enfant, il est souvent prêt à recourir à bien des moyens pour y arriver. L’adoption est sévèrement encadrée; la procréation assistée aussi, de plus en plus (et pas encore assez). Le recours à une mère porteuse devrait l’être.

    • Les mères porteuses sont une chose qui me semble tellement dénaturée. COmment une femme peut-elle consciemment et volontairement mener un grossesse pour ensuite donner l’enfant? Il faut vraiment se poser des questions sur leur sens des valeurs et leur moralité. Pas étonnant qu’il y ai de fraudeuses dans le lot…

      Malheureusement, il n’est pas donné à tous de pouvoir se reproduire naturellement. Je crois surtout qu,on devrait faciliter l’adoption pour ceux qui veulent y recourir et donner accès à de l’aide psychologique aux autres pour qu’ils acceptent leur situation. Non aux mères porteuses.

    • @pinkeek
      Tres comique votre commentaire, sur le fait que de nos jours, les couples infertiles ont peu de recours.
      C’est vrai qu’en 1865 ou en 1946, c’était beaucoup plus facile.
      Merde, au moins, les moyens existent, et ca va aller en s’améliorant avec le temps. Un jour, cela va etre une formalité, on n’aura meme plus besoin du corps de la femme ou de l’homme pour avoir un enfant(sauf le corps de ceux qui vont manipuler la dite expérience)

    • @LeMacho

      C’est sur que si on compare des pommes avec des oranges… ;)

      C’est sur qu’ils ont déja plus de recours qu’en 1865 ou en 1946, seulement si ils sont innaccessible, ils ne sont pas très utile…

      Et oui, je suis consciente du fait que ca va sans doute aller en s’améliorant. Mais pas l’instant, c’est loin d’être au point…

      Et j’espère que votre vision futuriste n’arrivera pas ! Je m’imagine mal l’époque où les femmes ne seront plus enceinte… mais le “progrès” est malheureusement inévitable !

    • Il y a une chose que je ne comprend pas, c’est le silence des groupes féministes sur la marchandisation du corps de la femme dans le cas des mères porteuses alors que l’on la condamne quand il s’agit d’activités sexuelles.

    • Étant donné que je suis moi-même papa de deux magnifiques enfants, et que ma conjointe est fertile comme tout, alors je n’ai pas cet obstacle à surmonter. Par contre, des gens qui rêvent, tout comme moi, d’être parents doivent avoir accès à toute ressource possible. Aussi, je sors ici une citation (américaine, mais elle est valable partout dans le monde tant qu’à moi…) qui explique pourquoi on doit légiférer dans ce domaine:

      “[L'être humain] a des droits inaliénables, dont le droit à la vie, le droit à la liberté et le droit à la recherche du bonheur.” (Déclaration d’Indépendance des États-Unis d’Amérique, 1776)

      Si nous, en tant qu’êtres humains, aspirons au bonheur et que c’est un droit, alors que la société se mobilise et légiférons!

    • @jobi: je pense qu’il y a une grosse différence entre porter un enfant et donner lui donner la vie, et avoir une relation sexuelle…

      Aider un couple à réaliser son rêve de devenir parent et aider un homme à jouir: on s’entend que ce n’est pas la même chose, non?

      Aussi, peu de prostituée font se métier par choix. Il y en a sûrement, mais ça ne doit pas être la norme. Faudrait connaître les statistiques sur les mères porteuses, mais je n’ai pas l’impression qu’elles le font toute pour l’argent ou pour se payer de l’héroïne (enfin je l’espère pour la santé des bébés à naître). Par contre, je suis d’accord qu’il faudrait éviter que cette pratique devienne une forme d’exploitation des femmes. Un cadre règlementaire pourrait aider à y voir.

    • @lagrenouille Plein d’orphelins au Québec? Dites-donc ça aux parents qui doivent attendre 5 ans et plus pour avoir un seul enfant! Quand aux autres options, comme les familles d’accueilles, personne prend en compte la terrible déchirure qu’ils doivent endurer quand soudainement la DPJ donne l’enfant à sa famille biologique après que celui-ci est passé des années chez ses “nouveaux parents”. Du jour au lendemain ils pourraient se faire refuser complètement de voir l’enfant alors qu’ils l’ont aimé comme le leur depuis le premier jour… Des belles options, oui! Pffft….

      Oui à la législation! Les couples infertiles souffrent, c’est un trou dans leurs âmes qui est impossible à comprendre pour qui que ce soit qui ne passe pas par là. La douleur est si forte qu’ils prennent des risques, car la récompense au bout du compte vaut bien plus que quelques inquiétudes.

    • @weeza: c’est peut-être plus noble de donner la vie mais, il reste que dans les deux cas, c’est assouvir un besoin naturel avec une certaine marchandisation du corps de la femme.

    • Pourquoi ne pas demander à une sœur, une mère, une meilleure amie, d’être la mère porteuse? Adoption privée ensuite.

      Doit-on aller fouiller jusqu’à trouver une personne sans scrupules, nos proches en ayant des scrupules à considérer un enfant comme une marchandise qu’on peut fabriquer, mettre en marché et abandonner une fois qu’on l’a vendue?

      C’est bien beau le désir d’enfant et le droit à la vie de la Déclaration des Droits de l’Homme (qui concerne le monde déjà vivant, pas ceux qu’on veut dans nos fantasmes!) mais faut-il traiter les enfants comme des marchandises comme une autre?

      Considère t-on tellement les enfants comme une chose, qu’on décide qu’on le veut blanc, blond aux yeux verts comme nous sinon on n’en veut pas? Un petit Noir frisé c’est pas un enfant? Une jolie petite Chinoise non plus? Oui ça coûte la peau des fesses et y’a des contraintes mais c’est un ENFANT bordel! Pas un chiot!

      On pourrait soi-même donner naissance à un enfant handicapé mentalement ou physiquement, mais celui qu’on “achète”, on en veut pour son argent, pas question de marchandise défectueuse?

      D’un: il y a du monde qui ne mérite pas d’avoir un enfant. De deux, la terre est surpeuplée et il y a plein d’orphelins de guerre. C’est pas le choix qui manque. De trois, les fécondations in vitro coûtent cher, c’est normal: ça implique des dépenses en hormones et en procédures de toutes sortes faites par des PROFESSIONNELS. On n’a pas à financer ça et à rendre ça moins cher pour du monde qui dans bien des cas, pas tous je sais, mais bien des cas, veut des enfants parce que c’est mignon et qu’on peut lui mettre de beaux petits habits! Je connais aussi une femme qui est passée par là juste pour donner naissance à deux petits lourdement handicapés.

      Je continue de penser que la Terre essaye de s’auto-réguler et qu’elle rend de plus en plus de gens stériles à cause de la pollution causée par la surpopulation. Il faudrait accepter et suivre sa sagesse.

      Il faut un permis pour conduire une voiture et Dieu sait s’il y a des tarlas qui ne devraient jamais toucher à un volant, mais n’importe quel nono peut se reproduire et avec des résultats pas toujours heureux, on en lit souvent les histoires d’horreur qui ne sont que la pointe de l’iceberg.

      Un enfant n’est pas: un accident, un jouet, une poupée Barbie qu’on habille “cute”, un statut social, une déduction d’impôt, un bâton de vieillesse, un “nous” en miniature, une chose encombrante que se partagent maman-papa une fois divorcés. C’est un être humain et à ce titre, il ne doit ni être vendu ni acheté.

      Aux couples stériles qui veulent un enfant…. seriez-vous prêt à prendre un enfant provenant d’un pays qui va à l’encontre de tout ce en quoi vous croyez? Le prendriez-vous mettons avec une jambe en moins parce qu’il aurait sauté sur une bombe? Le prendriez-vous avec des troubles de comportement? Le prendriez-vous à 8 ans et pas à 8 semaines? Si vous répondez non, c’est pas un enfant que vous voulez mais une poupée.

      Si vous répondez non, vous serez des parents lamentables le jour où votre enfant adopté selon vos standards de qualité sera aussi handicapé par un bête accident, deviendra un parfait monstre à l’adolescence ou voudra se convertir à une secte ou encore qu’il vous déclarera qu’il est gay.

      Cherchez bien dans vos contacts…. et trouvez-moi une seule famille “parfaite” avec des parents ensemble, aimants, sachant comment aimer leurs enfants sans faire la moindre erreur, les dits enfants étant tous des anges sans défauts. Bonne chance!

    • @Aristiana

      Je suis plutôt d’accord avec lagrenouille. Il y a des tas d’enfants au Québec qui sont orphelin ! L’attente de 4 ou 5 ans est du, en grande partie, aux démarches administrative sans fin. Ca commence par les “recontres”, puis les rencontre chez le psy, puis les “visites inspection suprise”, puis tout ses moments où le dossier est nul part, avec personne qui le traite, et personne qui sait trop où ils en sont rendus. Après avoir été “accepté”, l’attente n’est pas très longue.

      Je suis d’accord sur votre point sur les familles d’accueil : ca crève le coeur. Ça ne devrait pas être comme ca. On donne vraiment trop de droits aux familles biologiques. Si le système était mieux fait, sans doute que plus de gens y aurait recours.

    • @loubia: AMEN!!!

    • Je comprends très bien le désir d’enfant et la grande tristesse que doivent vivre les couples infertiles. Mais le désir d’enfant, je m’excuse, n’est pas un droit. Il y a plein de désirs qui sont légitimes, mais encore faut-il que les moyens pour les assouvir le soient également.

      Le recours a une mère porteuse comprend de grandes questions éthiques, sans oublier les impacts sur l’enfant à naître. Même la fécondation in vitro comprend de nombreux enjeux éthiques dont on ne discute jamais. (Je vous propose d’aller voir ce qu’en dit la FQPN à ce sujet: http://www.fqpn.qc.ca/contenu/technologies/index.php)

      L’adoption n’est certes pas une option facile et elle aussi comporte son lot de questions éthiques. Mais je crois que l’adoption devrait être la voie à privilégier. Elle doit cependant être mieux encadrée et rendue plus facile pour les parents adoptifs potentiels.

      Je ne crois donc pas que les mères porteuses devraient devenir légales, ni même que la fécondation in vitro devrait être remboursée.

      De plus, ce dont on parle très rarement, ce sont les causes de l’infertilité. Et si on essayait de diminuer le nombre de couples infertiles par des mesures environnementales (car la pollution est la principale cause d’infertilité), de meilleures habitudes de vie (www.foresight-preconception.org.uk) et une meilleure connaissance de sa fertilité (www.serena.ca).

      J’ai l’impression qu’on regarde dans la mauvaise direction en voulant répondre par n’importe quel moyen au désir d’enfant.

      Et de toute façon, selon l’OMS, on n’est pas déjà trop sur Terre? ;-)

    • Enfin, nikita15! La voix de la raison! Avoir un enfant n’est pas un droit, mais un privilège et nous sommes de toute façon trop nombreux!

    • Qu’on facilite l’adoption locale. L’adoption devrait d’ailleurs être la première option envisagée d’un couple infertile. Tellement d’enfants ont besoin d’un foyer! Et oui, je sais, la mère devra faire le deuil d’une grossesse, mais cela relève d’un privilège, pas d’un droit.

    • Pourquoi est-ce que la fécondation invitro est si cher, ces spécialiste ne travaillent pas dans le réseau public? Quand on sait que la plupart des femmes produisent une douzaine d’oeufs par année et que les hommes produisent des milliers de sperme. Il me semble que ça ferait une beau revenu pour les étudiants en bonne santé. Une fois la fécondation in vitro effectuée il pourrait être porté par le père ou la mère adoptive.

    • @larousse_estdouce

      Sauf que, comme je disait plus haut, l’adoption est un processus extrêmement long (si vous êtes chanceux, 3 ans, sinon, c’est 4 ou 5 ans), extrêmement compliqué et extrêmement épuisant. J’ai une amie infertile qui tente d’adopter : après 1 ans de procédures, son dossier n’est pas encore “traité”. Quand elle apelle pour tenter de savoir où ils en sont, ils n’ont jamais de réponse à leur fournir. Après 1 ans, elle et son conjoint attendent toujours des nouvelles. Ils n’ont même pas encore été évalués ! Aucunes rencontre avec personne. Seulement une rencontre avec une trentaine d’autre couples où ils expliquaient les procédures à suivre. Et le pire est à venir : enquêtes, rencontre chez le psy, bref, il n’ont pas finis de se faire scruter à la loupe et traité en “criminels” !

      J’ai rien contre l’adoption : c’est juste que si on veut que les couples l’utilise, faudrait qu’on réussisse à faire un système qui permet au parent de ne pas avoir atteint l’âge de la retraite quand on leur confiera un bébé…

      C’est drole, parce qu’avant qu’elle commence les démarches, je lui avait dit “Tu va avoir des enfants ben avant moi, moi j’en aurais pas avant un bon bout de temps…”. Finalement, on va sans doute être mamans en même temps :P

    • Est-ce qu’avoir des enfants est un droit? Sans doute, mais ce n’est pas une obligation. Lorsque la nature décide qu’on ne peut exercer ce droit, je ne vois pas pourquoi on le transférerait, contre rémunération, à une mère porteuse inconnue dont le code génétique est tout aussi inconnu. Ce n’est plus l’exercice d’un droit alors. C’est du commerce pur et simple.

    • quelle questions! comme beaucoup de gens sur le blogue, je ne crois pas que de choisir une mère porteuse devrait être la première option lorsqu’un couple fait face à l’infertilité… on parle ici d’un cas ou les futurs parents se font avoir, mais il pourrait aussi y avoir des situations inverses où la mère porteuse se retrouverait avec un bébé dont finalement les parents ne veulent pas (ex: en cas de trisomie ou autre maladie) En fait, plus j’y pense, plus je suis contre le recours aux mères porteuses!

    • @ pinkeeke

      c’est là où je veux en venir quand je suggère de faciliter l’adoption locale (ou internationale mais cette dernière prendrait inévitablement plus de temps). Si les gens avaient + facilement et rapidement accès à l’adoption, cette solution serait plus souvent choisie.

    • @pinkeek :
      Vous vous permettez de juger les couples infertiles alors qu’à l’évidence vos connaissances ne vous le permettent pas. Il faut en effet vous rappeler que les femmes qui ont recours aux mères porteuses le font parce qu’elles ont un problème d’uérus et que la FIV même gratuite n’y peut rien. De plus, dans la plupart de cas de mères porteuses, l’ovule provient de la femme infertile et il faut donc passer par la FIV. Ainsi, rendre la FIV abordable ne changera rien à la question des mères porteuses.

      Ce que je retiens, c’est que la situation légale au Québec est absurde car elle ne protége personne. C’est donc idiot de proposer le statu quo comme le font certains. J’espère que la situation va changer et qu’un cadre légal respectueux de tous sera voté, comme cela existe déjà dans de nombreux pays.

    • @jinnyoutais :
      Le désir d’enfant, défi à l’ordre naturel ?

      Il n’existe pas d’ordre naturel qui démontre un modèle familial unique ou qui ferait sens pour l’humanité.

      Depuis toujours, l’humanité développe des savoirs et des politiques de santé pour s’affranchir des fléaux de la nature. Il serait absurde de renoncer par exemple aux vecteurs d’autonomie que sont les lunettes, la contraception, les chaises roulantes, les prothèses… Au motif qu’ils n’existent pas dans la nature.

      On pourrait également noter que dans la nature la reproduction est une quête presque aussi importante que la nourriture pour l’animal, un impératif analysé comme un moteur de l’évolution si ce n’est le principal. Chez l’être humain, transmettre la vie s’inscrit dans un ordre transgénérationnel, qui se situe au-delà du couple et touche l’ensemble de sa famille.

      Je pense que vous ne tiendrez pas les mêmes propos si vous étiez confronté à l’infertilité. Non à la Morale Pour Autrui !

    • Première fois que j’interviens sur un article sur le net car pour une fois, je ne lis aucun commentaire de quelqu’un de vraiment concerné…

      Mais je vous rassure…même après la lecture de mon témoignage, vous n’aurez pas changé d’avis…je ne suis pas plus forte que tous les grands penseurs …l’Homme dans sa construction psychique a besoin de penser noir ou blanc…et il faut un bel effort pour créer un nuancier.

      J’ai 36 ans et 13 ans de traitement, d’espoir, de souffrance. Je suis française…ma stérilité, je la dois à mon pays et aux profits que cherchent à faire les laboratoires….je suis ce qu’on appelle une fille DES. J’ai appris à 13 ans ma stérilité car je ne fonctionnais pas mais c’est seulement à l’âge de 21 ans qu’on a mis un mot à tout cela (je ne vous parlerais pas du suivi médical dû au DES, les procès en cours en Europe…le risque élevé de cancer…Etc..Etc)…la loi du silence était de mise.
      La médecine ayant fait des progrès et ayant la chance à l’époque de vivre encore en France, j’ai tout tenté jusqu’à l’épuisement physique et psychique…pourtant de l’âge de 13 à 23 ans, ma maternité, je l’envisageais débutant dans un aéroport ou un orphelinat. Avec mon ex mari, avant la procréation médicalement assistée, nous avions commencé les démarches de l’adoption mais je n’ai réussi qu’à faire “fuir” les travailleurs sociaux…Je n’étais pas prête à accepter de devoir être inspectée pour obtenir mon agrément (vous juge-t-on quand vous faites des bébés-couette, est-ce qu’on va examiner vos comptes bancaires, vos déclarations d’impôts ou même votre casier judiciaire? Est-ce qu’on va pratiquer des stérilisations forcées pour les inaptes…NON…alors pourquoi passer au broyeur des futurs adoptants?)…mon couple n’a pas résisté à ma souffrance, mon mal-être, mon profond sentiment d’injustice…Les années ont passé, j’ai refait ma vie avec un homme merveilleux. Mon désir de maternité n’a pas faibli… Aujourd’hui, je vis au Québec et je suis en parcours de mère porteuse.
      Je n’ai malheureusement pas de sœur ou de tante ou de mère ou de grand-mère en âge de porter une grossesse…et franchement dit, cela ne rend pas les choses plus simples. Et je trouve aussi très réducteur de ne parler que mère porteuse car c’est le parcours de 2 familles…une famille en devenir (le couple) et une famille (la mère porteuse, son conjoint et leurs enfants).
      Quelques provinces du Canada ont très bien su légiférer sur les mères-porteuses…Si des femmes sont prêtes à ce geste pour des motivations qui leur appartiennent (et qui ne sont pas pécuniaire dans le cas présent) et si des femmes stériles y voient leur solution…Mon questionnement est simple…En quoi des gens non concernés, non législateurs iraient porter débat.Vous demande-t-on si vous êtes d’accord sur les stérilisations forcées qui sont pratiquées, encore de nos jours, dans certains pays sur les adolescents déficients ou des minorités ethniques? (Nouveau moyen de réguler le nombre d’habitants sur cette planète?)
      Choisir de ne pas être mère est une chose…Ne pas pourvoir être mère en est une autre…
      Tout est dans le nuancier…entre gris clair et gris foncé
      Après tout, vous oubliez que certaines femmes fertiles font le choix de la mère-porteuse car elles ne veulent pas abîmer leur silhouette (très récemment, le cas d’une actrice) ou parce qu’elles ne peuvent pas se permettre d’être moins “au top”….Puis il y a aussi les couples homosexuels…
      Pas simple tout ça…

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