La poupée ballerine Cendrillon de Barbie, par Mattel.
Silvia Galipeau
Permettez qu’on délaisse, au moins deux minutes, la question de la grippe H1N1 … pour parler des (autres) vraies affaires: l’Halloween! (et de grâce, ne venez pas me dire que cette année, vous craignez qu’il soit trop dangereux de cogner à toutes ces portes, à cause du risque de propagation du virus, ok? J’essaye de passer à un autre appel, là…)
Alors voici le topo: la mère blogueuse de New York Times a reçu une très délicate question de la part d’une lectrice: faut-il, ou non, laisser son fils de cinq ans se déguiser en ballerine pour l’Halloween à l’école?
A priori, pourquoi pas? Mais la question, qui ne sort pas de nulle part, est beaucoup plus complexe qu’elle n’en a l’air. Dans un texte très touchant, plein de sensibilité, la mère raconte l’histoire de son fils: un petit garçon sensible qui, depuis toujours, rêve en rose, préfère les brillants et les tutus aux camions et aux robots. Un fils pas tout à fait comme les autres, quoi. Elle le sait, et l’accepte comme il est.
Son témoignage me rappelle celui d’une autre mère, rencontrée l’an dernier, pour me parler de son garçon, pardon, de sa fille, Samantha: un enfant transgenre.
Je ne suis pas en train de dire que c’est de cela qu’il s’agit. Mais je mesure la déchirure pour la mère: faut-il accepter son enfant tel qu’il est, et l’encourager dans cette différence, quitte à le mettre à risque de se faire ridiculiser à l’école? Et Dieu sait si les enfants peuvent être cruels. Ou bien faut-il le protéger coûte que coûte, niant du coup ce qu’il est? Déchirante question. Je n’ai pas de réponse.
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