La mère blogue

Archive du 3 septembre 2009

ecole.JPG

Silvia Galipeau

Avec la rentrée, souvent, des petits moments de bonheur prennent le bord. Le premier: le jeu. Tous ces moments passés à jouer dehors cet été, au ballon-chasseur, à la tag, ou quoi encore, n’ont plus leur place. Faute de temps, souvent.

On arrive chercher les enfants à l’école, avec notre journée de boulot dans le corps, et une seule chose nous préoccupe: ramasser la marmaille, filer au plus vite à la maison, réviser les leçons, le temps de préparer quelque chose à manger.

Et c’est cette routine qui va nous occuper pendant les prochains neuf mois? Attention, danger, met en garde le président de l‘institut national du jeu américain Stuart Brown, dans une lettre ouverte éloquente publiée dans le New York Times: le jeu, à prime abord, c’est amusant, mais cela a aussi des vertus bien plus profondes. Non seulement moins gros, les enfants qui jouent dehors sont généralement moins agressifs, plus disciplinés, plus concentrés en classe. Pourquoi? Parce qu’ils chassent le méchant en jouant! Une étude réalisée par l’auteur auprès de délinquants a même permis de conclure que pour la plupart, il s’agissait d’individus n’ayant pas profité de temps libres pour se défouler dans leur enfance et préadolescence. Des jeunes à l’énergie débordante réprimée, quoi.

En bref, l’auteur appelle à un changement de perception de la société par rapport au jeu: il s’agit de concevoir le jeu libre, dehors, dans la cour ou au parc, non plus comme du temps perdu, mais au contraire comme du temps précieux. À intégrer à l’horaire. Pour le bien non seulement de l’enfant, mais de la société au grand complet.

Je suis bien d’accord, mais j’ai du mal à voir où les parents (dont je suis) qui arrivent essoufflés à l’école autour de 17h30- 18h, vont être capables de caser ce «jeu précieux». J’attends vos suggestions.

Lire les commentaires (35)  |  Commenter cet article






Jeudi 3 septembre 2009 | Mise en ligne à 9h40 | Commenter Commentaires (12)

Photos de famille sur le web: attention

photofamille.jpg

Isabelle Audet

On le sait, mettre des photos de famille accessibles à tous sur l’internet, c’est mettre le minois de nos enfants à la portée de tous. Ma collègue Marie-Claude Girard en donne un exemple ce matin dans la section Arts et spectacles.

Elle relate l’histoire de la blogueuse américaine Danielle Smith, qui a affiché sur son blogue et sur Facebook une jolie photo de famille en guise de carte de Noël. Eh bien, quelques temps plus tard, un “ami” Facebook en promenade à Prague (!) remarque que la même photo fait office de publicité sur la façade d’un magasin d’alimentation.

L’histoire se termine bien, puisque le marchand a changé sa publicité. La blogueuse continue d’afficher des photos de famille sur le web, mais en petite résolution.

Tout cela est tellement nouveau qu’on ne peut que s’interroger sur les impacts de la diffusion de photos d’enfants sur le web. On en trouve sur le site web des écoles (avec autorisation des parents), sur les blogues, sur les sites de partage d’images, dans les concours de photos d’enfants présentés sur le web, dans les groupes d’amis Facebook…

Ça ramène encore cette question: ils en diront quoi, une fois grands? On s’inquiète pour rien?

Lire les commentaires (12)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    février 2010
    L Ma Me J V S D
    « jan   mar »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
  • Archives

  • publicité