Silvia Galipeau
Avec la rentrée, souvent, des petits moments de bonheur prennent le bord. Le premier: le jeu. Tous ces moments passés à jouer dehors cet été, au ballon-chasseur, à la tag, ou quoi encore, n’ont plus leur place. Faute de temps, souvent.
On arrive chercher les enfants à l’école, avec notre journée de boulot dans le corps, et une seule chose nous préoccupe: ramasser la marmaille, filer au plus vite à la maison, réviser les leçons, le temps de préparer quelque chose à manger.
Et c’est cette routine qui va nous occuper pendant les prochains neuf mois? Attention, danger, met en garde le président de l‘institut national du jeu américain Stuart Brown, dans une lettre ouverte éloquente publiée dans le New York Times: le jeu, à prime abord, c’est amusant, mais cela a aussi des vertus bien plus profondes. Non seulement moins gros, les enfants qui jouent dehors sont généralement moins agressifs, plus disciplinés, plus concentrés en classe. Pourquoi? Parce qu’ils chassent le méchant en jouant! Une étude réalisée par l’auteur auprès de délinquants a même permis de conclure que pour la plupart, il s’agissait d’individus n’ayant pas profité de temps libres pour se défouler dans leur enfance et préadolescence. Des jeunes à l’énergie débordante réprimée, quoi.
En bref, l’auteur appelle à un changement de perception de la société par rapport au jeu: il s’agit de concevoir le jeu libre, dehors, dans la cour ou au parc, non plus comme du temps perdu, mais au contraire comme du temps précieux. À intégrer à l’horaire. Pour le bien non seulement de l’enfant, mais de la société au grand complet.
Je suis bien d’accord, mais j’ai du mal à voir où les parents (dont je suis) qui arrivent essoufflés à l’école autour de 17h30- 18h, vont être capables de caser ce «jeu précieux». J’attends vos suggestions.
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