
Isabelle Audet
Lundi, le juge Jean-Guy Dubois, de la Cour Supérieure du Québec, prononçait un jugement que des centaines de familles au Québec attendaient. Il devait déterminer, entre autres, si le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse porte “atteinte à la liberté de conscience” des enfants. J’ai écrit sur le sujet ce matin.
En gros, le juge a dit que non, le cours ne porte pas atteinte à la liberté de conscience des enfants. L’apprentissage d’autres religions, a dit le juge, se fait dans l’ouverture, et aucune pression n’est mise sur les enfants et adolescents. Ils entendent parler de Mahomet, mais ils ne sont pas convertis.
Ainsi, la Commission scolaire des Chênes, qui a refusé aux plaignants d’exempter leurs enfants, était dans son droit, tranche le juge. Les enfants devront assister à ces cours, ou encore subir les conséquences liées à leurs absences en classe.
Il reste d’autres jugements à venir, mais Sébastien Lebel-Grenier, professeur de droit à l’Université Sherbrooke est toutefois peu convaincu des chances de succès d’une autre poursuite sur les mêmes bases : «On estime parfois que la liberté de religion, c’est la liberté d’ignorance, que c’est la liberté de méconnaître d’autres religions par peur de polluer l’esprit des enfants. C’est un argument qui, dans la logique des droits fondamentaux au Canada, ne marche pas.»
Le débat est très (très) émotif, et l’implantation de la formation encore très récente. Mais, dans le concret, ils vous disent quoi, vos enfants, de ces cours?
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