La mère blogue

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  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 31 août 2009 | Mise en ligne à 9h52 | Commenter Commentaires (19)

    Bébés du printemps discriminés, la suite

    cpe.jpg

    Photo Patrick Sanfaçon, La Presse.

    Silvia Galipeau

    Un gros merci à vous tous, car vous avez été nombreux à répondre à mon appel à tous, au sujet des bébés du printemps. Voici le fruit de vos réponses: l’article de ma collègue sur les enfants du printemps discriminés quand vient le temps de s’inscrire en CPE est publié ici.

    En gros, voici le topo: le gouvernement verse deux types de subventions pour les enfants qui fréquentent les CPE: des subventions à gros prix pour les poupons (57,70$ par jour, pour les 0 – 17 mois), avec un ratio supérieur d’éducatrices, et des subventions moindres, pour les plus grands (37,30$ par jour), avec un ratio inférieur d’éducatrices.

    En théorie, les enfants passent des groupes poupons aux groupes plus grands, à 18 mois. Mais en pratique, c’est en septembre, avec la rentrée scolaire (et le départ des plus grands pour l’école), que les groupes se forment. Mais parfois, faute de place chez les plus grands, des enfants de 18 mois restent coincés dans les groupes poupons (et il s’agit ici toujours de cas d’enfants nés au printemps). Le gouvernement accepte de continuer de verser la grosse subvention jusqu’à 23 mois, mais après, il ne verse que la petite, peu importe si l’enfant est avec les poupons ou non. Or pour les garderies, cela représente une perte majeure d’argent.

    Résultat: plusieurs garderies, craignant ce risque, mettent systématiquement les enfants du printemps en bas de leur liste d’attente…

    Avant de vous mettre en coeur à dénoncer les garderies, deux autres articles  intéressants à lire (ici et ici). Conclusion: malgré tous leurs défauts, les CPE continuent de mieux préparer les enfants pour l’école (tout particulièrement les enfants défavorisés, qui malheureusement, sont les moins enclins à fréquenter les garderies).


    • R-i-d-i-c-u-l-e. On va toutes se mettre à pondre des chérubins selon les besoins des cpe?

      Le gouvernement verse l’argent. Argent qu’il a pris dans nos poches, aux dernières nouvelles. Les parents sont à la fois utilisateurs et mécènes de ces CPE.

      À quand les listes centralisées accessibles à tous pour consultation, pour que l’attribution des places se fasse en toute objectivité? Qui ne sait pas, déjà, que ceux ayant une amie, matante, soeur, cousine, voisine qui travaillent en garderie passent avant les autres? Que certains endroits “choisissent” les enfants sur différents critères? Ici, on parle de l’âge, mais qu’en est-il des enfants qui sont asmathiques, allergiques, diabétiques, etc?

      Une «vraie» liste d’attente, c’est premier inscrit, premier servi, il ne devrait pas y avoir la possibilité de remettre des noms à la fin ou de faire passer des “amis” en premier.

    • Je comprend la frustration mais je ne vois pas comment faire autrement, les grands partent en septembre, l’école commence en septembre, il y a là un logique implacable.

      Pour la fréquentation des enfants défavorisés, je comprend le concept, leur parents sont trop morons pour s’en occuper convenablement mais avouer que c’est pas logique non plus qu’une famille qui travaille se voit reléguer à la fin de la liste pour que Maman sur le BS puisse écouter Les Feux de l’Amour en paix.

    • J’ai un bébé de printemps (avril 2008) et il n’y a même pas de places subventionnées nulle part ici en Outaouais. Nous payons 30 $ par jour pour faire garder notre petite, environ 600 $ par mois. Alors faites le calcul, c’est cher dans une année. Je ne sais pas ce qui est pire, ne pas avoir de places à 7 $ ou se faire refuser une place parce que l’enfant est né au printemps. C’est assez frustrant comme système, mais qu’est-ce qu’on peut faire? On est à la merci de tous les garderies et CPE.

    • bien moi j’ai un bébé d’automne et je n’ai pas plus de place en CPE à 7$ alors…

      Le système est tellement mal foutu, je veux bien que les enfants en milieu défavorisé aient accès au CPE pour les préparer convenablement pour le futur, mais comment voulez-vous que nous les travailleurs puissions travailler si on ne peut trouver de place en garderie pour nos enfants?? Ça n’a pas de sens!

    • Il est déja très difficile de trouver une place en C.P.E. (surtout pour un poupon) si on discrimine les enfants selon le mois de leur naissance, je souhaite bonne chance aux parents de ses enfants-là. Dans aucun cas il devrait y avoir discrimination envers un enfant. Il n’y a pas une charte des droits et des libertés disant qu’on ne peut discriminer une personne en raison de sa race, couleur, son sexe, son âge, son orientation sexuelle …

      Mais dites-vous bien que ce n’est pas tous les C.P.E. qui passe au nom suivant lorsqu’il voit que l’enfant est née au printemps. Je travaille dans un C.P.E. et l’an dernier nous avions plusieurs bébés du printemps dans notre pouponnière. Ce qui a donné tout un casse-tête, à la direction, lorsqu’il est venu le temps de faire les groupes pour septembre 2009. La direction se retrouvait avec 4 enfants nées entre le début avril et la mi-mars. Elle ne peut les placer dans un groupe de 18 mois car pour passer dans un groupe de 18 mois l’enfant doit avoir atteint son 18 mois avant le 30 septembre. Elle ne peut les garder à la pouponnière car l’enfant qui a atteint et même dépassé son 18 mois n’aura pas la stimulation adéquate pour son âge. Et même si comme éducatrice on tente de tout faire pour stimuler le plus possible les enfants, il est difficile de stimuler 3 enfants de 9 mois, 1 de 12 mois et un autre de 20 mois avec la même activité. Mais il n’y a pas que la question de la stimulation il y a aussi, malheureusement une question d’argent. La perte encourue par un ou des enfants trop vieux (18 mois et plus) peut être importante pour un C.P.E. Pour certains C.P.E. ça veut dire qu’il y aura moins d’achats de matériel pour les enfants, moins d’activités, moins de sorties … Nous cette année, La direction a choisi de garder les enfants qui ont 16-17 mois à la pouponnière. Et de leur garder un place vacante dans les groupes de 18 mois. Les groupes des 18 mois seront donc considéré comme des groupes de pouponnières et auront un ratio de 1 éducatrice pour 5 anfants et lorsque tous nos bébés du printemps auront 18 mois, ils passeront dans le groupe des 18 mois. À ce moment là des places se libéront dans la pouponnière. C’est une perte d’argent significative pour notre C.P.E. de procéder ainsi car nous ne seront pas subventionné pour les places laissées vacantes, mais c’est pour le mieux être de nos petites frimousses.

      P.S. Les listes d’attentes centralisées sont déjà en place, mais les C.P.E écoule les listes d’attentes qu’ils avait avant l’arrivé des listes centrales. Alors quand la liste d’attente du C.P.E. est vide il a l’obligation de se référer à la liste d’attente centrale. D’ici quelques années tous les C.P.E. devrait avoir écoulé leur listes.

    • Je travailles dans un C.P.E. et il n’y a aucune discrimination faite dans notre C.P.E. à l’égart de l’âge des poupons. Il n’y a pas un charte des droits et des libertés disant qu’on ne peut discriminer une personne selon, sa race, sa couleur, son sexe, son âge, son orientation sexuelle … ?

      Il est déjà extrement difficile de trouver une place en garderie, si les C.P.E. commencent à discrminer défavorablement les bébés nés au printemps, je souhaite bonne chance au parents des enfants nés au printemps. Les chanceux qui ont souvent une place en pouponnière sont les parents qui ont déjà un enfant dans le C.P.E. Et quand les enfants des grands frères et des grandes soeurs ont leur place on passe à l’interminable liste d’attente. Juste pour vous donner une idée dans notre C.P.E. nous avons en moyenne 150 à 200 noms pour chaque groupe d’âge. Alors que dire de plus que : «Armez-vous de patience chers parents !»

    • C’est facile à comprendre: un système géré par le gouvernement est automatiquement coûteux et contingenté. Coûteux: la subvention entre $37 et $58, plus le $7 des parents, c’est deux fois plus cher qu’au privé. Contingenté: tout système gouvernemental fonctionne par liste d’attente et passe-droits aux petits amis. Exactement comme le système de santé.

    • Wow!!! C’est vraiment comme à l’urgence!

      Bref, la patience est de mise… dommage avec ce babyboom des dernières années.
      L’offre est loin de suffir à la demande. Encore une fois ce casse-tête est relégué aux parents.
      Que fait notre bon gouvernement pendant ce temps… il fait ses devoirs en comité consultatif.

      L’époque ou nos élus agissaient directement sur le terrain en prenant des décisions rapides et lucides est bel et bien révolu!

      J’attends un comité consultatif sur la question, suivi d’une rhétorique soporifique et d’un discours disant: “Nous travaillons présentement à une étude d’amélioration pour placer la famille comme enjeu prioritaire au Québec”.

      :)

    • @epavfec

      Je suis de l’Outaouais aussi, et je trouve que pour tous les services, le gouvernement se fout bien de nous. Nous n’avons aucun poids lors des élections, alors les services font durs, autant la santé que les CPE

      J’en veux un peu aux médias aussi. Chaque fois que les médias parlent du “reste du Québec”, le Québec outre Montréal, JAMAIS parlera-t-on de Gatineau, même si c’est le 3e centre de population dans la province. La ministre annonce des milliers de places en CPE partout au Québec, on nous fait la liste par région… sauf l’Outaouais. Il faut aller sur le site du gouvernement pour voir le communiqué… Le journal parle des Iles-de-la-Madeleine et de La-Tuque-Sur-Le-Lac avant de penser à Gatineau. C’est pas mal tannant.

      Ça fait qu’on se retrouve avec les pires services de santé de la province (selon le classement de LaPresse, les deux hopitaux ont reçu un “E”). Et il manque quelques milliers de places en CPE…

    • Je suis éducatrice de formation, j’ai travaillé en CPE et eu mon milieu familial. @red79; une ‘vraie’ liste d’attente c’est impossible, car on ne place pas des pions mais des enfants. Sans vouloir vous offenser, j’ai vu des garderies-CPE mal foutues où je n’enverrais pas mon chien. Il est important de choisir pour notre enfant selon nos valeurs versus le milieu de garde. De même que pour la RSG et les CPE. De 7h à 17h c’est long, 5 jours semaines…autant pour votre ange que pour la Sainte qui l’éduque en votre absence.

    • J’aimerais que vous vous rendiez compte que vous êtes quand même très chanceux d’avoir la chance d’avoir peut-être une place à 7$. J’habite en Ontario. Mon garçon de 18 mois commence la garderie (avant 18 mois, c’est difficile de trouver une place en garderie si on ne veut pas du milieu familial) et ça va nous couter 975$ par mois (environ 45$ par jour), aucune subvention ou crédits d’impôt. Tandis que d’après ce que je comprends, il y a quand même moyen d’avoir des crédits d’impôt au Québec si vous payez plus de 7$ par jour. Vous êtes chanceux et j’ai l’impression que vous ne vous en rendez pas compte.

      Une chose qui est bien ici par contre, c’est qu’il y a une liste centralisée. J’ai eu à remplir un formulaire une seule fois sur internet pour mettre mon nom sur 3-4 garderies (CPE) de mon choix.

      Et en passant, je paie presque autant d’impôt que lorsque j’habitais au Québec!

    • Je suis également mère d’une petite fille, Florence, qui est née en avril 2008. Et oui, je me suis fait répondre que mon enfant n’aurait pas de place en CPE et milieu familial car elle n’était pas née en septembre. Dans mon coin, les listes d’attente sont d’environ 3 ans donc j’ai dû me retourner vers une garderie privée même si ce n’était pas notre premier choix. On nous promettais des places en garderie mais c’est tout à fait le contraire. Les listes d’attente sont interminables et si vous voulez vraiment une place en milieu familial, il faut payer un petit supplément! Bonne Chance pour les futurs parents

    • @fifibrindacier; Je suis bien d’accord avec vous, on devrait pouvoir choisir un milieu qui convient à l’enfant; par ailleurs, tous les milieux de garde devraient avoir un minimum d’allure, si ce n’est pas le cas, il devrait y avoir inspection et fermeture! On parle d’enfants quand même, il ne devrait pas y en avoir de places “où on n’enverrait pas notre chien!” D’après ce qu’on m’a expliqué du fonctionnement de notre supposée liste centralisée régionale, le parent est appelé et va visiter l’endroit qui a une place, et non, le parent n’est pas obligé d’y envoyer son enfant si l’endroit ne lui convient pas, et ce, sans perdre sa précieuse place sur la liste…

      Mais où est le choix? Comment peut-on “choisir” quand on ne trouve pas de place, point à la ligne? J’aimerais bien avoir une grand-mère disponible à temps plein, ou une amie de confiance qui peut ploguer mon enfant dans sa garderie, mais ce n’est pas le cas. J’entends autour de moi bien plus souvent des parents soulagés que la garderie “les prenne” parce qu’ils cherchent en vain depuis plusieurs semaines. Dans un contexte de pénurie de places, il y a place à l’abus, que ce soit des services de garde qui prennent plus d’enfants que permis, qui donnent des services médiocres, qui laissent les enfants à eux-mêmes, parce qu’il y aura des clients pour de tels endroits, des gens mal pris, à qui on a menti ou malheureusement peu soucieux.

      Même chose pour les gens qui “réservent” une place dans une garderie, ils paient pour avoir la paix d’esprit, savoir que leur enfant aura un endroit au moment du retour au travail, et donc occupent une place qu’ils n’utilisent pas en réalité avant plusieurs semaines ou mois. Place qui n’est plus disponible pour qui en aurait besoin justement là, en ce moment. Ça contribue à engorger le tout; des places qui ne sont pas utilisées alors que des gens cherchent en vain! Je n’ai pas de solution qui me viennent à l’esprit pour ça, mais il devrait bien y en avoir! Je peux comprendre les parents qui le font, mais en même temps, ils contribuent au problème…

      Et non, je ne cherche pas un endroit où mettre mon enfant de 7h à 17h, dans notre cas ce sera davantage 8h à 16h, c’est le mieux que nous puissions faire avec nos horaires… Je n’aime pas tellement le “que pour la Sainte qui l’éduque en votre absence” qui clot votre commentaire, difficile d’interpréter ce que vous avez voulu y dire. Je respecte beaucoup le travail des éducatrices, et travailler avec des enfants demande une patience d’ange, mais de là à les santifier et de souligner l’absence des parents dans l’éducation de mon enfant… j’aime moins. On fait notre possible comme parent, croyez bien que si je pouvais rester chez moi avec mon enfant, c’est ce que je ferais. SVP, n’entrons pas dans le mausus de débat maman à la maison / maman au travail…

    • y a-t-il un(e) avocat(e) qui lit ce blogue? Je songe sérieusement à déposer un recours collectif contre le gouvernement du Quebec. Il n’y a aucune raison pour laquelle je devrais payer plus que 7$ pour un service moindre qui, ma foi, devrait être un droit fondamentale pour mon enfant.

      Même avec le crédit d’impôt, ca revient quand même à 17$ pour une garderie privée. Où est la justice la dedans? je paye beaucoup d’impôts, où sont mes services???

    • @red79; non pas de débat! C’est que souvent le parent se retrouve dans un milieu et croit que son enfant est seul à se faire garder. Je suis d’accord avec votre 2e commentaire et ce n’est pas évident. La Sainte et L’ange? bien souvent le parent n’a pas le détachement pour voir les qualités et les défauts de son enfant…j’observe suite à la lecture de votre 2e commentaire que vous ne faites pas partie de ceux-ci…

    • Personnellement, ce sont les problèmes de garderie qui ont mis un terme à mon désir d’avoir un autre enfant. Ma fille, en quatre ans, aura fait cinq milieux familiaux pour cause de fermeture, de coupure ou autre. Mon fils, plus chanceux, a obtenu une place dans une installation tout récemment après avoir fait deux milieux familiaux… J’étais inscrite sur la liste du CPE depuis ma première grossesse, à 3 mois et je n’ai eu cette place qu’en juin dernier… plus de cinq ans plus tard !

    • Personnellement j’ai choisi de rester à la maison…mes enfants ont 4 ans et 2 1/2 ans et j’attends #3 d’ici quelques semaines; j’ai donc laissé les places en garderies à ceux qui en ont BESOIN! Et qu’est-ce que j’entends autour de moi? Pourquoi ne les envoies tu pas en garderie, juste à temps partiel, ça te ferait du bien et ils joueraient toute la journée!!! À ce je réponds: ce n’est pas toujours facile, mais dans 1 an, je ne pourrai plus me permettre le luxe d’avoir ma plus grande avec moi…alors je respire et je profite du moment, parce que je sais que dans 1 an c’est fini!

    • Olyvia: je suis d’accord avec vous, nous avons pris la décision d’envoyer notre fille en garderie seulement quand elle aura 2 ans (elle a 18 mois) et bcp de gens nous disent: “envoyez la à la garderie tout de suite quand même…”

      Je suis aussi à la recherche d’un garderie, vivant à Laval j’ai inscrite ma fille sur le site monenfant.ca mais je ne compte pas trop là-dessus, je l’ai inscrite à 6 mois…Évidemment, je me tournerai probablement vers une coûteuse garderie à 40$, mais faut ce qu’il faut, je ne trouverai rien à 7$ ou même 20$.

    • @basel : Le credit d’impot dépende des revenus, nous, l’an passé, c’était 75%. Bon moyen pour mettre de l’argent de coté. Notre garderie nous coute 20$/jours, 75%… c’a fait 5$ a payé 15$ mis de coté. Et si vous ne voulez pas attendre.. demender le d’avance.

      Comme j’ai dis.. le credit d’impor dépend des revenus, donc groso modo, tout le monde payent a peu près la même chose à la fin de l’année.

      Et j’aimerais bien savoir qu’elle service apporte les garderies a 40$ qui pouvent justifier ce cout.

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