La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 28 août 2009 | Mise en ligne à 9h56 | Commenter Commentaires (69)

    La réforme rend les élèves peu autonomes?

    Silvia Galipeau

    Bon. Encore une bonne nouvelle sur la réforme: alors que l’un des premiers objectifs de l’école, faut-il le rappeler (au delà d’apprendre à lire et à compter) est de rendre les jeunes autonomes, bref, capables de se débrouiller tout seuls comme des grands dans la vie, voilà qu’une nouvelle étude démontre que les élèves issus du renouveau pédagogique sont au contraire «peu autonomes». Aï.

    Vrai, ils sont par ailleurs excellents pour travailler en équipe et pour formuler leurs opinions, deux outils tout aussi essentiels, dans la vraie vie. N’empêche que les premiers élèves de la réforme à faire leur entrée au cégep l’an prochain risquent de ramer.

    Pire: le président-directeur général de la Fédération des cégeps, Gaétan Boucher, dont le petit fils doit entrer au cégep dans deux ans, a laissé tombé cet aveu à mes collègues: «quand je demande à mon fils: Alex sera-t-il prêt à entrer au collège? Il ne le sait pas.» Rassurant, n’est-ce pas?

    Sur ce, bonne rentrée!


    • Comme si l’école et la réforme est la cause. Les PARENTS DOIVENT rendre leur enfants autonome. Moi ces ma mère qui ma rendu autonome pas l’école et je savais pas plus si j’étais pret a rentrer au Cégep. Vous connaisez des tonnes d’élève pret a rentrer au Cégep? ou a l’université, le 3/4 le save pas mais a la fin ils sont pret.

    • Mais évidemment qu’ils ne sont pas autonomes. Ils font tout “en équipe”. Ça ne prend pas un doctorat en pédagogie pour craindre que, peut être, lorsque c’est le temps de faire des choses de façon “autonome” (c’est à dire, tout seul), les enfants manquent de motivation et de méthode.

      Je ne sais pas pour vous, mais moi si on me disait que mon chirurgien n’est pas très bon en anatomie, mais de ne pas m’inquiéter, c’est un “gars d’équipe” qui sait “donner son opinion”, ça ne me rassurerait pas tellement… Bien sûr que ce sont des qualités importantes, mais franchement, l’école ne devrait pas être réduite à un centre de croissance personnelle!

    • @Sebarpin : Bien d’accord avec vous.

      De toute façon, cela fait 40 ans que nous sommes en réforme.

      En 1970, j’ai fait parti des enfants qui écoutaient Oralien et Cent tours de Cent tours, de Radio-Québec dans notre local d’enseignement. C’était la révolution audio-visuel….

      Cela ne m’a pas empêché de faire une maitrise à l’âge de 40 ans…

      Same shit, different day….

    • isacyb, quand j’allais au primaire on était dans des classes ouvert, on travaillait souvent en équipe bureau coller. Je suis une personne d’équipe, autonome, qui dit ses opinion, l’école n’a rien avoir dans tout ca. Le problème de nos jours c’est les parents et la société. Les parents veulent un minimum de responsabilité alors ces toujours la faute des autres, école, prof, réforme. On a tous fait partie d’une réforme on est tous vivant.

      On est rendu dans une société de DROIT et plus de devoirs. Les gens ne veulents plus entendre dire, TU AS LE DEVOIR de… élever tes enfant, le devoir de les encadrer. Maintenant les gens veulents TU AS LE DROIT de critiquer les prof, le droit de faire la fête et de donner des cadeau a ton enfant pour qu’il se foute la paix. Pas pour rien que le journal Le DEVOIR a des problèmes les gens voyent le nom du journal et se dise A NON PAS UN DEVOIR ;)

    • Bon, c’est vrai que l’école peut jouer un rôle dans l’apprentissage de l’autonomie… mais ça se passe aussi à la maison. Il y a toute une vague de parents qui se croient obligé de passer chaque minute avec leur enfant et d’intervenir dans chaque activité.

      Est-ce que les parents doivent vraiment s’asseoir avec leur enfant pour faire les devoirs “ensemble” jusqu’à la fin du primaire, voir du secondaire? Je me pose la question; la mienne n’est pas rendue à l’école et je me doute bien que le système a changé. Mais quand j’avais 9-10 ans, je faisais mes devoirs sur la table de la cuisine pendant que ma mère préparait le souper. Si j’avais des problèmes, elle m’aidait. Sinon, elle me laissait me débrouiller.

      Est-ce que c’est vraiment irresponsable de montrer à un enfant de 5-6 ans à peler des pommes ou des patates? À couper des courgettes ou du céleri avec un couteau coupant en faisant bien attention?

      Est-ce que c’est vraiment trop de responsabilité pour un jeune d’âge scolaire d’avoir à faire son lit tous les matins et de s’occuper de quelques tâches ménagères (mettre la table, faire la vaiselle, nourrir le chat)?

      Est-ce qu’on peut laisser nos ti-bouts seuls aux cours de natation, pratique de soccer, etc? Et revenir les chercher à la fin?

      Est-ce que c’est vraiment trop demander à un enfant de marcher jusqu’à l’épicerie au coin de la rue et acheter un pain pour rendre service?

      Est-ce qu’il faut vraiment attendre que son jeune soit au secondaire pour lui permettre de rester seul à la maison quelques heures?

      L’autonomie, ça se bâti sur un paquet de petites expériences. Je pense que beaucoup de parents auraient avantage à donner un peu de lousse à leurs enfants. Un petit peu à la fois, on s’entend.

    • “Vrai, ils sont par ailleurs excellents pour travailler en équipe et pour formuler leurs opinions, deux outils tout aussi essentiels, dans la vraie vie.”

      Avant d’avoir des opinions, encore faut-il savoir de quoi on parle. C’est super, on connaît rien à rien mais on a des opinions sur ce qu’on ne connait pas. Super encourageant!

      Me semble que c’est pas compliqué, l’école c’est fait pour apprendre à lire et compter. Le reste, c’est la cerise sur le sundae. Mais encore faut-il avoir un sundae pour mettre la cerise dessus …

      Non je ne veux pas qu’un prof apprenne aux élèves à travailler en équipe ou à être autonomes, je veux qu’il lui apprenne à compter et écrire. Après, s’il a réussi à faire ça et qu’il reste du temps libre, je préfère que mon enfant fasse du sport. Finalement, si il a appris la théorie, s’il a fait pas mal de sports, ok pour le travail d’équipe et l’autonomie. D’ailleurs, le travail d’équipe et l’autonomie, on peut apprendre ça ailleurs. Mais il n’y a qu’un endroit pour apprendre à lire et à compter, on appelle ça l’école!

      Et l’évaluation des compétences, quelle joke!

      1+1 = 2, tu as la bonne réponse ou bien tu ne l’as pas. Point final. On veut préparer les enfants pour l’avenir? Tu veux concurrencer la Chine et les autres puissances économiques? La seule façon de garder ici les emplois à haute valeur ajoutée (donc les bons salaires) c’est d’avoir une main-d’oeuvre plus compétente que la leur. Avoir des compétences, ça commence par savoir écrire et compter. Point! À partir de là, tu peux former des ingénieurs, des médecins, des avocats, des informaticiens, etc …

      L’enfant s’est-il amélioré? A-t-il développé des compétences transversales? Travaille-t-il bien en équipe? Au final, on s’en fout royalement s’il est incapable d’écrire, de comprendre un texte ou d’appliquer la règle de trois en mathématiques.

    • Ils vont ramer? Mais pas du tout! C’est nous, les prof de CEGEP, qui devront ramer devant ces étudiants intenables et revendicateurs qui ne manqueront pas de se mettre en “équipe” pour nous dire que c’est nous, le problème…
      Et on devra les faire passer, comme d’habitude, parce que la direction le veut, pour préserver la réputation de l’institution et les effectifs, parce que ça coûte cher l’échec et parce que l’éducation, au Québec, on s’en fout royalement. Il faut vraiment qu’une société n’aime pas le savoir (ni ses enfants) pour laisser sévir pendant 30 ans la même bande de clowns pédagogues socio-constructivistes.
      Merci madame Courchesne pour votre beau programme. Une belle pensée aussi pour Pauline, mère de ce fiasco annoncée.

    • Je crois qu’il est simplement temps de faire confiance aux gens proches des élèves. Laissez les enseignants, les directeurs et les spécialistes faire leur boulot. Laissez-les être les maîtres de leur art, mais soyez exigeants quand il s’agit d’obtenir des résultats.

      Que l’on mette les réformes de coté, que l’on bâtisse un cursus solide et exigeant et qu’on laisse les gens faire leur boulot. Le trop-plein de règles a amené un nivellement par le bas.

    • LA RÉFORME !!! C’est peut-être le pourquoi de tous ces parents qui envoient leurs enfants à l’école privée. Moi en tant que parent ça m’intéresse pas d’avoir cinquante-six-mille patentes (connaissances transversales) qui rendent mes enfants de mois en moins instruits et de moins en moins performants et autonomes. Je suis issu de l’école privée. et j’ai fais du français à l’ancienne méthode avec “Soeur Monique” Aujourd’dui même si je fais encore beaucoup de fautes (Grâce à la réforme qui m’a appris à écrire aux sons” Je lui suis encore reconnaissant de m’avoir montré les vraies bases du français. Merci Soeur Monique…

    • @ serge747

      C’est la même chose à l’université. Ce ne sont même plus les profs qui décident du programme mais les étudiants. Comment peuvent-ils décider? Ils ne l’ont pas encore fait! Mais ils sont plus, et ils ont appris à se tenir ensemble.

    • Je fais partie d’une des dernières générations ayant entièrement échappé à la réforme, et je peux voir qu’on se dirige droit vers une immense catastrophe. On complètement inversé le système en demandant aux élèves “d’acquérir des compétences” de manière autonome. Voyons! L’autonomie découle de la connaissance, pas le contraire! Et l’autonomie ne s’apprend certainement pas en travaillant toujours en équipe. Imaginez un peu ça en médecine à l’université… travail d’équipe pour découvrir comment effectuer un triple pontage coronarien. Ça donne froid dans le dos.

      C’est malheureux, mais je crois que la génération actuelle est perdue. Les taux d’inscription et d’admission au cégep, à l’université ou en enseignement technique vont probablement sensiblement baisser au cours des prochaines années. Et parmi ceux qui réussiront à être admis, le taux d’abandon risque d’être plutôt élevé… l’étude du MEQ le dit elle-même, les élèves de la réforme ont de la difficulté à suivre un cours magistral. Ça va mal quand ce type de cours constitue la majorité, sinon la totalité, des cours offerts au cégep et à l’université. On peut toujours réformer aussi le post-secondaire… baisser les critères d’admission, diluer le contenu des cours, faciliter l’obtention des diplômes… mais on se retrouvera alors avec un système d’éduction qui aura perdu sa pertinence et qui ne sera pas reconnu ailleurs dans le monde.

      Puis il y a le milieu du travail, dans quelques années, qui verra arriver ces nouveaux travailleurs mal formés et peu autonomes… les employeurs vont-il devoir s’adapter en révisant à la baisse leurs critères d’embauche (et par leur fait même, la qualité de leurs produits et services)? Veut-on vraiment être opéré par le “moins pire” chirurgien? Circuler sur un pont conçu par le “moins pire” ingénieur? Confier la gestion de nos économies au “moins pire” comptable? Voler à bord d’un avion inspecté par le “moins pire” mécanicien?

      Mais sinon, va-t-on devoir faire face à une pénurie généralisée de main d’oeuvre et de professionels qualifiés et à un surplus de jeunes adultes seulement aptes à occuper des emplois au salaire minimum n’exigeant à peu près aucune compétence? Bref, le plein emploi chez Wal-Mart et McDonalds, une tonne de chômeurs, et pas assez de personnes pouvant assurer le bon fonctionnement de l’infrastructure, de l’économie et des services sociaux… C’est vers quoi on se dirige.

      Il faut immédiatement stopper la réforme, d’un seul coup. Tirer d’un coup sec sur le pansement plutôt que de le retirer lentement ou le laisser vieillir davantage et infecter la blessure. On ne pouvait pas se permettre de gaspiller cette génération de jeunes, et on peut encore moins se permettre d’en gaspiller davantage.

    • dododo, la RÉFORME scolaire touche même les école privées!! ALLO!! La Réforme a pour premier but de dicter au école ce que les élèves doivent aprendre a chaque années. ET CE MÊME POUR LES ÉCOLES PRIVÉS!

    • @ dododo
      La réforme est aussi implantée au privé (sinon à quoi bon financer le privé si le ministère ne peut y imposer sa volonté). Sinon, pour ce qui est des inquiétudes reliées à la réforme, je peux vous rassurer en vous disant que la plupart des profs ne l’applique pas, du moins comme elle est prescrite. Ils se foutent aussi bien que vous des compétences transversales et des travaux d’équipe qui rendent leurs classes impossibles a gérer.

    • Oui l’école a ses torts, et les parents aussi. C’est inouï de voir le nombre de parents accompagner leurs bébés de 20 ans aux journées «portes ouvertes» à l’université. Moi je serais morte de honte si ma mère avait insisté pour m’accompagner quand est venu le temps de choisir mon université. Il faut les voir ces mêmes parents à la Coop ces jours-ci pour faire l’achat des livres obligatoires. Non mais, font-ils leur lit au moins ces enfants gâtés ?

      Et le travail d’équipe, ça continue aussi aux études supérieures. Les professeurs aiment bien mieux corriger 15 dissertations que 45…. Un pédagogue peut-il m’expliquer comment on rédige une dissertation à 3 ?

      Et à tous ceux qui pensent que les employeurs aiment les gens capables de travailler en équipe : avec la pénurie de main-d’oeuvre annoncée, pensez-vous vraiment que les employeurs vont embaucher 3 personnes pour faire la travail d’une seule afin d’accomoder les victimes de la réforme ?

    • À la fin de mon secondaire, j’avais peur d’entrer au Cégep car les profs nous disaient que la charge de travail allait être beaucoup plus grande, que l’on devait être autonomes, que les cours seraient plus longs et qu’on devrait être capable de prendre des notes très rapidement.

      Je suis arrivé au Cégep de Thetford, dans un programme pré-universitaire et mes résultats scolaires ont augmenté par rapport à mon secondaire. Et la marche qu’il y a entre le secondaire et le Cégep n’est pas si grande, si on s’adapte bien. Au départ, je manquais de confiance en moi et n’étais pas vraiment autonome. Et j’ai obtenu mon diplôme sans trop de difficulté.

      Bien qu’il y ait eu réforme, je ne crois pas que les jeunes auront autant de difficulté à aller au Cégep. En secondaire 5, je ne croyais pas être prêt pour le Cégep, et je m’y suis adapté merveilleusement bien. P-e que c’est parce que le Cégep ou je suis allé est plus petit : moins d’étudiants = prof plus disponible. Cela facilite surement l’adaptation.

      Faisons dont confiance aux personnels et aux étudiants pour une fois!

      P.S. Je crois que la marche entre Cégep et Université est pire…car plusieurs changements et contraintes font surface. Entk, dans mon cas, c’est ce qui est arrivé. Mais je me suis adapté et je suis en dernière année de bac.

    • Comme il y a beaucoup de monde avec plein d’idées sur la réforme, je ne vais pas en rajouter. Et en plus, mon fils est rendu à 30 ans, je n’aurais «pas rap», comme ils disent.

      Pour le plaisir, je vous laisse juste un petit exemple d’autonomie. Au tout début de ma sixième année du primaire, on m’a donné la dictée qui suit en fin de commentaire. C’était juste après cinq années passées dans une petite école de rang sans électricité ni eau courante, où la «maîtresse», forte d’un brevet «B» d’une Ecole Normale, (ça, c’est treize ans de scolarité) enseignait toutes les matières à une trentaine de marmots, garçons et filles, de la première à la sixième.

      Comment diable ai-je pu ne faire aucune faute dans cette dictée ni dans aucune des autres qui ont suivi durant les mois suivants?

      Petit devoir pour les blogueurs: Donnez-donc cette dictée à des élèves de la fin du secondaire, juste pour voir. La donner à des «flots» du primaire, je pense que ça serait exagéré. Me trompe-je?
      _________

      Et voici la dictée:
      LE FACTEUR

      Le facteur passe de porte en porte, un gros sac de toile brune suspendu à son épaule, les mains chargées de lettres. Que de mystères renferment ces lettres! Pour l’un, c’est l’annonce d’un héritage; pour l’autre c’est la nouvelle d’un deuil récent; pour un troisième c’est la promesse d’une visite prochaine ou des nouvelles d’un ami. A chacun, ce bon serviteur distribue les surprises et les déceptions, les joies et les peines.
      -30-

    • Je travaille dans une école depuis plusieurs années. J’organise des sessions de tutorat, et j’ai aussi donné des classes de français.

      Ce qui m’a un peu fait accrocher dans cet article, c’est qu’on y mentionne comme point positif que les élèves ont de la facilité à exprimer leurs opinions.

      Ça m’a rappelé à quel point mon expérience d’enseignant peut se résumer à écouter des élèves exprimer leurs opinions.
      -Opinions sur mon cours, sur ma personne, sur les règles de grammaire, sur les devoirs, sur l’inutilité du français…, alouette !
      Opinions qui les poussent assez souvent à m’interrompre, enrobés qu’ils sont de la conviction d’avoir toujours raison : après tout, toute opinion se vaut de nos jours, et on a tout fait pour détruire la relation d’autorité entre maitres et élèves…

      Je ne sais pas si cet état des choses est aussi un résultat de la réforme. Mais je sais qu’il s’agit du résultat d’un certain état de notre culture actuelle face à l’éducation, à l’enseignement et à nos rôles face à nos enfants. Une culture qui ne les convainc plus qu’ils devraient écouter autres qu’eux-mêmes.

    • @ Raman
      Quand on veut se faire écouter, on sait se faire écouter. Ce n’est pas vrai que la relation d’autorité maître-élève est détruite par la société VOYONS!!!

    • UN PAS VERS L’ESCLAVAGE…

      Si l’autonomie veut dire ne pas être soumis à ses impulsions ou à la volonté des autres ; la perte de l’autonomie veut dire être soumis à ses impulsions et aux volontés d’autrui. Ce qui semble être un pas en direction de l’esclavage. En équipe ? Avec des opinions ? Semblables ou différentes ?

      Est-ce que l’on paie des pédagogues pour en arriver là ? Avec un fond de pension, pour s’assurer qu’ils contemplent le désastre final. Quel fiasco.

      Quant aux parents qui subissent ces politiques : sortez de votre torpeur !

      Peut-être aussi qu’il y a peu de gens véritablement autonomes ?

      MINISTÈRE DE L’ÉDUCATION, DE LA DÉPENDANCE ET DU FIASCO.

    • @squelet : Vous connaissez la réalité d’être enseignant ?

      Réussir à se faire écouter est une chose, mais …

      quand il y a 30 morveux dans votre classe avec 60 parents hystériques parce que vous donnez trop de devoir.
      Ou vous êtes êtes trop sévère.
      Ou bien les 60 parents donnent toujours raison à leur enfant (avec la bénédiction de la direction), ben l’enseignant y s’écoeure pis il ferme sa gueule ou fait un burn-out ou quitte la profession.

      Sans parler des cas d’inceste, de viol, de faim, de drogue et de divorce avec une guerre larvée sur le dos de l’enfant, etc.

      Tout cela pour 40k par année !!!!

      On est d’excellent gérants d’estrades. Laissons les maîtres faire leur job. Est-ce que l’on dit comment faire un rapport d’impôt à notre comptable ? Non. Mais on se gêne pas pour envoyer promener les maîtres.

      Les parents sont les premiers responsables de la perte d’autonomie des enfants et du peu de respect que les enfants ont envers l’autorité.

      @jeanfrancoiscouture : C’est bon, la petite dictée à la fin…

      PS : Je ne suis pas enseignant.

    • Donner son opinion ? Au primaire et secondaire ? Je crois plus que c’est l’opinion que l’école leur a “enseigné” que ces jeunes donnent qu’une opinion qu’ils se sont forgés de leur propre gré. Si on est pas autonome dans notre vie on ne peut pas vraiment se faire une opinion personnelle. Ils adoptent les opinions des autres (travailler en “équipe”).

    • Je suis d’accord que les parents ont leur rôle à jouer, mais pourquoi est-ce que l’école n’aurait aucun rôle à jouer dans le développement personnel de l’enfant? On dirait que plusieurs personnes voudraient que l’école soit un genre de magnétophone qui crache du savoir à longueur de journée. Nos enfants y passent plus d’une quarantaine d’heure par semaine (au primaire). Est-ce trop demander que de vouloir que les professeurs encouragent les jeunes à se débrouiller, à trouver des solutions par soi-même et à travailler seul?

    • @ jeanfrancoiscouture
      Cette dictée est très facile, il n’y a même pas un seul participe passé à accorder, pas de mots difficiles, pas d’exceptions grammaticales. D’après moi, elle est de niveau 2e année maximum.

    • @ allonsvoyons

      “On dirait que plusieurs personnes voudraient que l’école soit un genre de magnétophone qui crache du savoir à longueur de journée”

      On dit simplement que la fonction première de l’école c’est d’abord de t’apprendre à lire et compter. Si cet objectif est atteint, pas de problème avec le reste. Mais le problème est là, cet objectif n’est pas atteint.

    • Les objectifs de la réforme sont louables, on veut apprendre à l’enfant à apprendre.

      Le problème qu’on refuse tellement de “fournir à l’enfant du tout cuit dans le bec” qu’on a éliminé la base de tout. La base des math, la base du français, etc. Ça laisse l’enfant perdu et incapable d’avoir un ancrage comme point de départ pour son apprentissage.

      Un enfant tout jeune ne peut apprendre par lui même, il doit avoir du soutiens et des connaissances de base, mais ça, ça va à l’encontre de la philosophie nouvel âge qui s’est introduite dans l’éducation.

      En principe, contrairement à ce que dit sebarpin, c’est le travail de l’école de fournir les connaissances de bases à l’enfant sur lesquelles ils vont pouvoir construire leur savoir. Certes, les parents ont un rôle, mais, ça reste que ça, c’est le rôle principal de l’école. La socialisation, l’apprentissage à la vie en société et la transmission des valeurs devraient être le rôle des parents, mais, c’est l’école qui a tendance à faire ça aujourd’hui, c’est le monde à l’envers.

    • @drek2,

      J’ai jamais dit que le travail de l’école n’est pas de fournir les connaissances de bases. Mais être autonome pour moi c’est pas un connaissance, c’est une évolution de la personne qui doit être fait en premier a la maison et que l’école peut aider. L’école a pour premier lieu de transmettre des connaissances, science, math, histoire, langue, etc… tout dans un cadre ou OUI ca peut aider a l’autonomie, le respect etc.. la socialisation MAIS avant tout l’école doit transmettre des connaissances pas un savoir vivre. Les parent sont responsable en premier de cet partie, ce que plusieur parent de nos jour refuse de faire.

      J’ai toujours été respectueux avec mes parent, il mon bien socialiser il mon montrer le respect et autre l’école n’a fait qu’aider mais ces mes parents qui sont responsable avant tout. L’école est responsable de ma connaissance en Math, en informatique, en histoire etc.. etc..

    • Rien de nouveau dans ce constat. Éric Caire qui l’a déjà fait propose des solutions à la fois audacieuses et réalistes: http://voirplusgrand.ca/education

    • 2 choses nuisent aux enfants. 1- la réforme a été pensé et imposé par des gens qui trippaient sur l’école depuis leur tendre enfance et ils ont pondu une “réforme” qui les branchait, croyant à tort que tous les enfants ont le même engouement qu’ils ont face à l’école.
      2- le “freak control” des parents qui font tout avec leur enfant! Tout. Surprotégé, surstimulé en tous sens, surconditionné à demander et à exiger, l’enfant est devenu une petite chose égocentrique, peu porté à faire face, seul, à ce qui l’entoure. Y’a toujours un parent, un tuteur, un coach, un animateur, un instructeur, un thérapeute, un prof pour lui tenir la main et lui dire qu’il est “génial” même quand c’est carrément poche…

      Faudrait savoir ce que la société veut! L’école a enlevé les notes pour pas les traumatiser, a nivelé par le bas pour ne pas les décourager, a favorisé le passage à un autre niveau malgré des carences évidentes pour ne pas les mettre face à l’échec et maintenant on constate qu’ils ne sont pas autonomes!…. c’était écrit dans le ciel!

      Les parents ont de la difficulté à accepter leurs responsabilités et les pédagogues nagent dans les nuages roses en envoyant leurs enfants dans des écoles privées…..

      Comment des commissaires, des ministres et des Premiers Ministres peuvent-ils vanter le secteur public alors qu’ils lui tournent le dos de plus en plus pour leurs enfants??…..

    • @johanne.b,

      Deuxième année maximum pour la dictée de jeanfrancoiscouture? C’est un peu exagéré. Cette dictée n’est effectivement pas si compliquée que ça, mais il me semble qu’en deuxième année, ma plus grande difficulté était de me sortir les crayons de cire du nez dans les cours d’art plastique.

    • Le travail d’équipe ne veut pas dire que tout le monde fait la même chose en même temps. Ça signifie souvent mettre en commun des aptitudes diversifiées en vue d’atteindre un but commun. On compte sur l’autre et l’autre compte sur nous. Ce n’est pas d’écrire la même affaire en même temps en s’obstinant sur la place de la virgule (J’ai connu ça, c’est infernal).

      La Réforme fait fausse route en mettant trop l’accent sur les travaux d’équipe. Pourquoi ? Le médecin qui pose un diagnostic le fait seul. Le CA qui signe un rapport de vérif engage SA responsabilité professionnelle. L’infirmière qui administre des médicaments… L’électricien qui fait des travaux engage SA responsabilité et je peux continuer longtemps. Les jeunes doivent apprendre qu’en bout de piste, ils seront seuls et responsables.

      Les gens diront sur le marché du travail, il faut travailler en équipe. Oui, mais si Ticoune niaise au boulot, on ne coupe pas MA paie. À l’école, la note en souffre. Et les profiteurs profitent en toute impunité. POv’ ti-choux, ce n’est pas de sa faute… WTF.

      Ma fille est-elle moins autonome à cause de la Réforme ? Je ne pense pas. Elle assume les responsabilités que les pov’ ti-choux n’assument pas.

      Quand les enfants apprendront qu’on doit assumer les conséquences de ses actions, nous vivrons probablement dans une société plus agréable.

    • Un professeur de ma connaissance disait qu’être supposément doué pour travailler en équipe est un leurre. On se met à 3, 6 ou 8, le plus brillant (et autonome) prend les rênes du projet et les autres relaxent gentiment. Tout le monde a la note du seul qui s’est un peu forcé.

      Question-piège comme ça…. Si la réforme touche aussi le secteur privé, comment se fait-il que le taux de réussite est pas mal plus élevé au privé? Mon avis est que le privé donne le minimum imposé par le Ministère mais se force un peu pour en donner plus. Et de meilleure qualité. Et comme les parents payent des sommes astronomiques pour donner une instruction de qualité à leurs enfants, ils ont au moins la décence de ne pas venir chialer qu’on donne trop de devoirs à Chéri et ils sont d’accord pour que Chéri soit discipliné. Contrairement à pas mal de parents dans le public qui poussent des cris horrifiés dès qu’on demande un léger effort à leur précieuse progéniture ou qu’on OSE leur demander de se comporter correctement en classe.

      Pas moyen de faire autrement: pour faire des adultes instruits et responsables (oh! le vilain mot!) il faut la collaboration entre parents et éducateurs. Le bon vieux proverbe africain qui dit que ça prend un village pour éduquer un enfant reste vrai.

    • @Johanne.b Moi aussi je la trouve facile, comme lorsqu’on me l’a donnée d’ailleurs. Deuxième année la dictée? Ça se peut. Vous avez l’air de connaître cela. Prof au primaire paut-être?

      Mais alors, comment se fait-il que j’ai eu des étudiants de niveau universitaire qui confondaient quelque chose d’aussi simple que l’orthographe d’un adjectif et l’infinitif d’un verbe. Par exemple, «chargées» (comme dans la dictée) se ramasse écrit «charger». Cette confusion est courante. On la retrouve partout sur les blogues. Idem pour le «ce» et le «se», le «ces» et le «ses». Les blogueurs n’ont quand même pas tous arrêté en deuxième.

      Avant de conclure, il faudrait la donner à un petit de deuxième. Et puis, quel que soit le niveau théorique en vertu des programmes, comment se fait-il que le niveau général de l’écrit soit si pitoyable? J’aide présentement un diplômé de Cegep qui bâtit une série de textes et cette aide n’est pas inutile, croyez-moi. Mais bon, l’écrit à quoi ça peut bien servir puisqu’on a appris à communiquer verbalement et en équipe, en plus?

    • @ legorf

      Je suis d’accord avec vous.

      On continue à produire des grandes gueules qui profèrent des tonnes d’âneries, mais avec le plus total aplomb! Moi, je les côtoie (je les endure, plutôt) au travail. D’autres se les tapent à l’université. Cruches, infantiles, entêtés, fragiles, égocentriques, paresseux, boudeurs, voire menteurs: et les plus atteints sont les plus protégés par les boss (peut-être reconnaissent-ils leur propre rejeton), ou sucent le plus d’énergie aux enseignants!!! Quant aux plus talentueux, soit ils ne sont pas embauchés (surqualifiés, ou menaçants pour les boss), soit ils s’écoeurent et partent ailleurs… où ça s’avère pareil!

      Quand ces fanfarons-baudruches deviennent politiciens, ce sont les anciens “bollés” autonomes, capables de concentration et excellents en français qui rédigent leurs discours (en espérant qu’ils seront capables de les lire), à salaire ridicule bien sûr.

      Quand ce sont des producteurs de cinéma-télé, ce sont les Claude Robinson de la société qui leur fournissent la matière première qu’ils plagient, pillent sans vergogne et transforment en or, sans même consentir quelques miettes à l’idéateur.

      Vivement que les bollés se mettent aussi comptables, et qu’ils fassent eux-même fructifier leurs talents, comme Chaplin!

      Ça, ce serait une VRAIE réforme!!

      @ raman et luc_dubois

      Vous êtes dans le mille!!!

    • @Johanneb, la dictée n’est pas si difficile, mais voilà tout le raisonnement de la personne qui l’a mise en commentaire. Les jeunes aujourd’hui ont un niveau de français écrit extrêmement bas. Je le dis en connaissance de cause étant enseignante de français au secondaire. Et puis, vous dites qu’il n’y a pas de participe passé…avez-vous bien regardé??? Il y en a deux, deux participes passés sans auxiliaire(employé seul). J’avoue que cette dictée n’est pas de haut niveau, mais je suis certaine qu’un élève de secondaire trois fera de nombreuses fautes. Par exemple: Que de mystères…les élèves écriront mystères dans S, car ils ne feront pas le lien avec le fait qu’il y a plus d’un mystère dans un sac rempli de lettres!!!
      On tente de leur apprendre avec la réforme à faire des liens, mais si on ne leur met pas directement devant les yeux, ils sont incapables de le faire, car ils n’ont pas assez de connaissances!

    • ,,,,,,,@ jeanfrancois,,, nous avons eu le meme parcours dans notre verte campagne , il y avait la maitresse qui enseignait de la première à la quatrième, et un autre prof qui enseignait de la cinquième à la septième.( on pouvait avoir notre certificat d’études primaires à la septième et aller sur le marché du travail ) ……..,ces personnes devaient avoir une bonne connaissance usuelle et religieuse ,et pouvoir enseigner à tous les niveaux, et elles étaient suivies régulièrement par l’inspecteur, le commissaire d’école et les parents,et le curé qui venait nous interroger sur l’histoire sainte et le petit catéchisme ( cours obligatoire ) ce fut des années merveilleuses ……, c’étaient habituellement des célibataires au grand coeur,……..et nous y avons appris plus de choses que dans les écoles primaires et secondaires de la plus proche ville,,, il y avait des concours entre écoles du meme secteur et de la meme classe, j’ai gagné un prix sur une composition sur la religion et les religieuses qui avaient fait le voeu de silence,………ce qui était bien dans ces classes muti c,est que les enfants plus vieux aidaient ses frères et soeurs à faire leurs devoirs et a apprendre leurs leçons,………..et je suis la troisième d’une famille de 15 enfants, nous faisions nos devoirs en arrivant de l,école vers quatre heures,,…….juste avant d ,aller faire le train, travailler pour faire les travaux de la ferme et ensuite après le souper …….. ,maman et papa nous faisaient répéter nos leçons et ensuite après le chapelet en famille de notre cher Mgr Léger nous allions dormir en haut, pour se lever aux aurores pour aller faire le train , et mener les vaches dans le pacage avant d,aller à l’école,,mais c’était la vie normale des enfants de ces années -là, sur le terres de notre belle province,,,et aujourd’hui,i, il doit y en avoir qui font la meme chose,………..,la réforme a peut-etre des ratés, mais est-ce que tous ceux qui doivent faire adopter-respecter-fonctionner LA réforme le font avec tout leur talent ??

    • @loubia : Je ne suis pas d’accord avec le fait que les parents des enfants d’une école privé soit moins exigeant. Je pense que c’est pire dans le privé. Les jeunes jouent la game du ptit fils de riche…

      Et pourquoi les notes sont meilleures : ils sélectionnent les meilleurs… Pas compliqué, dans ce temps là d’avoir de bonnes notes.

    • Je suis enseignant.

      J’ai lu tous les commentaires et répondre à tous me serait trop ardu surtout que ma rentrée cette semaine fut assez difficile.

      Je vais simplifier beaucoup de choses ici et tenter de donner une perspective qui évitera tous les mots creux se trouvant dans les programmes.

      La réforme est basé sur quelques constatations simples.

      Tout enfant est curieux.
      Tout enfant cherche un sens aux choses qui se présentent à lui.
      Tout enfant veut apprendre.
      Tout enfant à des intérêts.

      Personne ne peut contredire cela.

      Transposer par une approche qui met l’élève au centre de sa formation est la suite logique. Que le modèle se serve de la curiosité de l’enfant, son désir d’apprendre, sa quête du sens pour élaborer des stratégies qui le “mettra en action” est tout à fait raisonnable. N’est-ce pas?

      Ajoutons que “nul n’est une île” et que des habiletés sociales sont nécessaires dans notre monde en évolution est tout aussi raisonnable. Donc apprendre à écouter, s’exprimer, réfléchir…

      Tout cela est légitime. Certainement.

      Voilà. Je vous ai bien berné

      Tout ce que j’ai dit est vrai et pourtant ça ne fonctionne pas. Pourquoi?

      J’ai bien aimé la remarque d’un correspondant précédent qui disait que ce sont des pédagogues qui aimaient l’école qui ont construit l’école qu’ils aimeraient. Je lui donne un 10/10 pour son analyse.

      L’école est un lieu artificiel. C’est une “invention” pourtant essentiel à notre évolution. Mais de là à croire que tout peut y être fait dans le plaisir est une aberration. L’association plaisir et apprentissage peut parfois concorder. Tant mieux quand cela se produit.

      Mais apprendre est une démarche ardue qui malheureusement se fait aussi dans l’effort. Cette démarche n’apporte pas toujours des réponses rapides ni complètes.

      Quand les élèves demandent à quoi ça lui servira d’apprendre un concept, pourquoi doit-il apprendre quelque chose qui lui semble inutile; il pose un constat très “court terme”. Que sait-on de ce qu’il fera dans 10 ans, 20 ans? La réforme a voulu répondre à ces questions en bâtissant des programmes centrés sur ses intérêts en se disant que si l’élève y voyait un sens, qu’il en voyait l’utilité, alors, il ferait un effort.

      La vie , vous le savez comme moi, n’est pas comme ça.

      La formation générale a pour but de donner des outils communs à tous. On ne se sert peut-être pas de tout bien évidemment mais tous ont accès à cette base essentiel. Bien sûr que l’école peut aider à la socialisation, au développement des aptitudes sociales. Mais son objectif n’est pas d’être des parents, n’est pas d’être un club social. C’est un lieu de formation. C’est un lieu ou on transmet des contenus en prenant toutes les moyens possible pour les transmettre.

      À une autre époque , les tenants de la réforme aurait eu leurs propres écoles et aurait été désigné école à vocation particulière. Rien de mal dans ça. Et pour certains élèves, ça fonctionne.

      Mais d’avoir implanté mur à mur cette vocation particulière est absurde. Aucun modèle n’est parfait. Ce qui fonctionne pour certains est absurde pour d’autres. Le travail d’un enseignant consiste à trouver tous les moyens possibles pour que les élèves atteignent les objectifs que la société s’est fixé. L’objectif est la réussite. Pas celle d’une note artificielle qui dit que l’enfant passe à l’année suivante. Celle qui dit que tous les contenus et attitudes recherchées sont remplis selon des paramètres bien définis, sans pression indue des parents ou des directions. Cela demande que la compétence des enseignants ne soient pas mis en doute à chaque bulletin parce que le résultat n’est pas à la hauteur des attentes. ( Je sais bien ici que des gens me donneront des exemples d’incompétence d’enseignants…il y en a comme dans tout métier mais cela n’est pas le débat ici)

      Des milliards ont été investis dans la mise de la réforme. Prenez ces mêmes sommes, s’ils avaient été investies dans la diminution des groupes, par la mise en place de ressources professionnelles adéquates, par le soutien aux enseignants pour améliorer leur compétence (formation en informatique et utilisation des technologies, développement de stratégies diversifiées et j’en passe… ), mise en place de voie de communication plus efficace entre les enseignants et les parents, aide aux organismes communautaires agissant auprès des enfants (devoirs, médecine psycho-sociale, CLSC…)

      Maintenant, que fait-on? Je ne sais pas. Moi, je retourne auprès de mes élèves lundi et je travaille. Que vous stoppiez la réforme ou non. Moi, je continue à faire ce que je crois le mieux dans les circonstances. En étant moi-même. Pas un humoriste ni un clown. Ni un psychologue. Ni un parent. Ni un administrateur. Ni un penseur. Un enseignant. Que la société, de manière consciente, me dise quoi être d’autre et je me conformerai. D’ici là, j’ai des élèves, pas toujours d’accord avec ce que j’ai à leur dire, qui devront bien au moins se conformer avec mes exigences. Avec diplomatie bien sûr. Avec aussi une petite certitude en tête. Si je n’ai pas raison, ne vous inquiéter pas. J’ai plusieurs patrons dans ma salle de classe!!!

      Au plaisir.

      P.S. Je m’excuse si je n’ai pas répondu à toutes les questions et commentaires. Je trouve que pour un vendredi soir, vous me faites faire beaucoup de temps supplémentaire chers patrons!!!

      Et excusez les quelques fautes. Je n’ai pas le temps de tout corriger et j’ai aussi des enfants qui me réclament!!! Salut :)

    • Je crois que ce qui importe, ce n’est pas tant la pédagogie choisie, que le simple fait de prôner l’autonomie et de l’adopter comme valeur à l’école comme à la maison.

      Ma fille fréquente l’école alternative, qui utilise la pédagogie par projet à fond la caisse (donc, très réforme), et les élèves m’impressionnent par leur autonomie à gérer leur projet et leur tâches diverses. Il faut dire que depuis la maternelle, on les habitue à gérer leur agenda et à planifier l’évolution de leurs travaux. On demande également aux parents de s’impliquer dans l’école à raison d’au moins 30 heures par année, par famille. Il y a donc 2 adultes en tout temps dans les classes (le prof et 1 parent co-éducateur, le rêve de tout prof, selon moi…), ce qui fait que les élèves sont, à mon avis, mieux encadrés pour développer de bonnes stratégies visant l’autonomie.

      Alors l’autonomie, une question d’école, oui, mais aussi et surtout, une question de parents engagés et conscient de l’importance de cette habileté à développer dès le plus jeune âge ? Je crois que oui.

    • @lalibg: Éric Caire!!! Qu’est-ce qu’il connaît à l’éducation lui? Tout ce qu’il fait, c’est recracher les formules toutes faites de l’Institut économique de Montréal!

    • Évidemment, comme d’habitude, nous ne voyons que les mauvais côtés, pourquoi soulignerions-nous les bons ? Il est tellement plus facile de critiquer !

      Mais nous en oublions les élèves méritants, ceux qui se forcent et qui obtiennent des bonnes notes. Je vous l’accorde, les résultats ne sont pas satisfaisants, mais si la moyenne d’un examen passé dans l’ensemble du Québec (un examen du Ministère, donc) est de 70%, êtes-vous d’accord avec moi pour affirmer qu’il y a ainsi des étudiants qui ont obtenu des notes plus hautes ?

      Les jeunes sont moins autonomes, vraiment ? Combien d’entre vous ont des enfants qui se débrouillent mieux que vous sur leur ordinateur ? Sur Internet ? Est-ce à l’école qu’ils ont appris tout cela ? J’en doute fortement. Ça doit être par eux-mêmes, non ?

      Je suis une élève de secondaire 5, une enfant de la réforme, et je ne crois pas que nous allons vers la déchéance de notre société. Je vous le cède, je regrette amèrement de ne pas être née une année plus tôt ; j’aurais préféré ne pas subir la réforme. Néanmoins, il faut être un peu optimiste. Je suis certaine que plusieurs d’entre vous n’étiez pas des élèves modèles.

      Si je me souviens bien, les Grecs aussi se lamentaient à quel point leurs jeunes étaient stupides, ignorants, inefficaces, voués à l’échec … Voyez où cela les a menés !

    • loubia, maudit bon texte.
      Quand mon voisin s’éduque, c’est comme si je suis éduqué?
      Je va me knocké out, paf comme disent les francais.
      tsssssss…..

    • À tous ceux qui disent que la réforme est aussi appliquée au privé:

      Je suis une enseignante au secondaire, et j’enseigne maintenant au privé.

      Quand j’étais au public, on nous demandait souvent d’enlever de notre enseignement ce qui ne correspondait pas à l’esprit de la réforme, même si selon nous on coupait des méthodes qui permettaient aux jeunes d’acquérir un savoir plus solide. Après tout, les connaissances passaient après les compétences.

      Au privé, la directive est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour que les jeunes apprennent, même si ce n’est pas réforme, en se disant que les compétences transversales viendront bien par elles-mêmes si les jeunes sont stimulés et confrontés à des travaux exigeants. Oui, nos évaluations entrent dans les catégories du ministère (dans certaines matières, en travaillant fort), mais l’enseignement se fait selon notre conscience.

      Ça ne veut pas dire qu’on ne fait pas de projets, de travaux d’équipe, ou qu’on n’utilise jamais des techniques prônées par la réforme (bien avant la réforme, ça se faisait), mais simplement qu’on n’est pas esclaves de théories pas toujours applicables ou souhaitables.

    • Autrefois, la base de la scolarité chez les anglophones, c’étaient les trois “R” : reading, ‘riting and ‘rithmetic. Facile : lecture, écriture et maths. Quelqu’un m’a un jour envoyé un test d’élève de 5e sur le français, et j’ignore comment c’est enseigné – ayant terminé mes études secondaires en 1966, juste avant les CEGEP – mais je n’aurais jamais pu passer cet examen. Pourtant, je sais écrire, que ce soit en caractères d’imprimerie ou en cursives, j’ai une bonne grammaire, un ortographe plus que passable… mais mon petit-fils de 16 ans ne peut même pas lire les quelques lignes en cursives que j’ajoute à ses cartes de souhait. Il peut sûrement m’en remontrer en informatique (surtout les jeux), mais ce que j’ai appris à l’école, même si ça fait longtemps, ça me permet de me débrouiller quand même pas mal à l’ordinateur. L’inverse ne semble pas être le cas pour les enfants de la réforme!

    • Non, les enfants ne sont pas autonomnes parce que nous ne leur avons pas appris à penser par eux-même, à se débrouiller… Les parents sont en grandes partie responsables en surprotégeant leurs enfants. Mais l’école est responsable aussi un peu.
      Le prof de 6ème année de mon plus vieux de l’année dernière avait interdit aux enfants d’apporter un travail (un rapport avec une maquette) à la maison parce qu’elle voulait voir ce que les enfants étaient capables de faire par eux-mêmes. Les projets ont été exposés à la bibliothèque à côté de ceux de l’an dernier qui avaient été faits à la maison. Croyez-moi! Méchante différence dans la qualité! On avait l’impression que ceux de l’année avant mon fils avaient été faits sous haute supervision parentale ou simplement par les parents! C’est cetain, les parents étaient fiers de LEURS projets!
      Il faut laisser un peu de lousse aux enfants, les voir se tromper, se décourager et surtout recommencer, pour les voir être fiers de leur réussite et la partager avec eux! Il faut les laisser réfléchier au pourquoi ça n’a pas marcher mon projet, il faut que je trouve la solution! Les enfants ne s’approprient pas nos petites réussites à nous mais souvent les partagent. Pourquoi c’est impossible à certains parents de laisser faire les enfants?
      En passant, je suis d’accord avec Weeza. Les enfants devraient être capables de faire une partie de leurs devoirs seuls, on n’a qu’à réviser avec eux après. Les enfants doivent aussi avoir des tâches à faire dans la maison. Le lave-vaisselle, la chambre, la salle de jeux, les poubelles, le gazon sont de petites responsabilités qu’on a le devoir de donner aux enfants comme gâge d’autonomie. Le lunch, la lessive peuvent venir plus tard… Comme parents nous avons le devoir de leur montrer comment s’entretient une maison. Ils ne seront pas désarmés quand ils seront obligés d’entretenir la leur…

    • Ce n’est pas la réforme qui rend les enfants non autonomes mais l’absence des parents dès leur plus jeune âge.

      Les enfants qui avaient une maman jà la maison apprenaient à jouer seul, et socialisait quand il allait au parc avec cette même maman, ou quand il y avait plusieurs enfants dans la famille, il apprenait aussi à partager et le respect et les valeurs lui étaient inculquées par ses parents.

      Aujourd’hui, les parents se déchargent de toutes leurs responsabilités de base et délèguent allégrement à l’école qui doit non seulement «dealer» avec les enfants de plus en plus difficiles mais aussi avec leurs pseudo-parents.

      Il est aussi aberrent de voir ces mêmes parents suivre au pas leurs enfants alors qu’ils sont devenus de jeunes adultes, entrée au cégep accompagné(e) de maman, ça me fait …, mais c’est aussi tragique de voir que ces jeunes sont tellement traumatisés à l’idée de faire leurs premiers pas dans le monde un peu plus adulte qu’ils ont besoin que maman leur tienne la main… L’idée même de ne pas retrouver leurs complices du travail d’équipe qui ont choisi une autre orientation professionnelle les rend fous d’inquiétude, la peur de l’inconnu les paralyse.

      La réforme est aussi au privé, mais, pour sauver son nom et sa réputation, pour avoir la paix, ces écoles n’hésitent pas à gonfler les notes. Les parents paient pour y envoyer leur rejeton, mais ces derniers sont gâtés pourris à la maison et veulent en faire le moins possible, les parents paient et veulent des résultats, l’école veut la paix et donne à chacun ce qu’il désire et s’en tire toujours, pensez seulement à la fraude de Charlemagne il y a quelques années, et, malheureusement, ils ne sont pas les seuls, ils ont cependant été les seuls à se faire prendre la main dans le sac…

      Que ce soit au privé ou au public, il y aura toujours ici et là un enfant qui a un désir réel d’apprendre et qui accumulera bon gré, mal gré, les connaissances lui permettant de faire son chemin dans la vie.

    • Nos enfants sont trop maternisés. Mon chum est un psy et me disait que notre gouvernement est moumoune et qu’il est dirigé par des femmes contrôlantes.
      Faudra changer de gouvernement rapidement.
      J’admet que je vois beaucoup de maternisation PARTOUT. Donc, oublions l’autonomie chez nos enfants de plus en plus efféminées.

    • Cessez donc tous de blâmer la famille… ou les ratés de celle-ci.

      C’est clair, on le sait maintenant, c’est évident, ça saute aux yeux que la famille a des problèmes.

      Mais ce n’est pas seulement en la pointant du doigt que vous allez corriger ce problème.

      En passant… Il y a de plus en plus d’enfants pour qui la famille c’est l’école… C’pas pour rien que les enfants d’aujourd’hui semblent “fuckés”.

    • @squelet

      Je ne sais pas vous, mais quand j’étais à l’école, il existait une notion de respect envers l’institution et envers les adultes qui y travaillaient. En gros, le “deal” était qu’ils avaient des choses à nous apprendre (pas seulement la matière, mais aussi les règles de la vie en société), et que notre rôle était de les apprendre : que ça nous plaise ou non. Et il n’était pas toléré que les élèves tentent d’inverser les rôles, ou tentent de mener la barque.

      Bien sûr, il y avait des profs, des directeurs et surveillants qu’on n’aimait pas. Mais on savait que leur manquer ouvertement de respect et contester ouvertement leur autorité nous vaudrait non seulement d’être punis à l’école, mais que ça se ferait avec l’accord, et même le soutient des parents, jusqu’à la maison. Donc, en gros, on n’avait pas le choix : on pouvait détester la personne, mais il fallait respecter la fonction.

      Mais pour en venir plus directement à votre commentaire.
      Il est évident que le prof idéal est celui qui sait se faire écouter sans recours à la menace de mesures disciplinaires. Et j’ajouterais même que c’est ce que la vaste majorité des profs souhaitent eux-même.
      Seulement, tous n’ont le genre de charisme naturel ou le sens de la pédagogie pour y parvenir sans faute. Et ce, même s’ils ont la passion de leur métier.
      Alors, que proposez-vous : ne garder que la minorité aux talents exceptionnels? Bonjour la pénurie!

      Et même dans ce cas, il arrive assez facilement que des enfant vous prennent en grippe, peu importe vos talents ou votre bonne volonté. Que ce soit à cause de votre apparence, votre style, votre accent, parce qu’ils détestent la matière que vous enseignez… ou simplement parce qu’ils ont un problème avec l’autorité. Et dès lors, ils peuvent décider de vous rendre la vie difficile et de perturber votre classe. Et s’ils ont, eux, ont un certain charisme auprès de leurs camarades, ils peuvent parvenir à en monter plusieurs contre vous.

      Parlez-en à n’importe quel prof : ce genre de situation arrive toujours.

      Si, malgré vos efforts, vous ne parvenez pas à les ramener à l’ordre, que faites-vous?
      C’est là que vous avez besoin du soutient de la direction, et ensuite des parents. Il faut que les enfants sachent que ils ne gagneront pas (en dehors de cas d’abus de la part des profs, bien sûr). Qu’ils sachent que le contexte éducationnel primera sur leurs revendications personnelles. Et surtout que le prof sache que, en cas de refus obstiné de se conformer de la part d’un ou plusieurs élèves, il pourra mettre fin à la contestation afin de poursuivre le programme.

      Mais le “deal” dont je parlais plus haut n’existe plus pour beaucoup. L’élève se sent en position de force pour négocier, ce qu’il a appris de ses parents, et sait trop souvent qu’il aura le support de ces derniers en cas de refus de plier de la part de ses profs. Il sait aussi que s’il tient son bout assez longtemps, il aura gain de cause : parce qu’il n’a jamais souffert d’un « non » ferme de sa vie.

      Alors quand vous dites à cet élève, par exemple, de se taire en classe, il vous regarde simplement l’air de dire : « Ou sinon quoi? », et continue.

    • “Nos enfants sont trop maternisés. Mon chum est un psy et me disait que notre gouvernement est moumoune et qu’il est dirigé par des femmes contrôlantes.
      Faudra changer de gouvernement rapidement.
      J’admet que je vois beaucoup de maternisation PARTOUT. Donc, oublions l’autonomie chez nos enfants de plus en plus efféminées.”

      @ peggy ~ Désolé d’apprendre que votre chum est un psy…

      Tous ceux que je j’ai connus avaient plus de bébittes que ceux qu’ils soignaient!

      Si je comprend bien ce qu’il dit, le problème n’est pas le gouvernement mais les femmes qui y travaillent! Faudrait penser à se débarrasser des femmes en politique alors…

      Nos enfants sont de plus en plus *efféminés*…

      N’importe quoi!!

    • Tiens, j’ai reçu ça hier. Ça vient du célèbre site chez Maya. Et comme c’est Bill Gates qui parle et qu’il est riche à craquer, j’assume qu’il doit avoir “un peu” raison.

      __________________________________________________________________

      Voici quelques conseils prodigués récemment par Bill Gates lors d’une allocution prononcée dans une école secondaire et qui aborde 11 leçons que les élèves n’ont pas apprises et n’apprendront pas à l’école.

      Règle 1: La vie n’est pas juste; il faudra vous y faire.

      Règle 2: Le monde se fiche de votre estime personnelle. Le monde s’attendra à ce que vous réalisiez quelque chose AVANT que vous ne vous sentiez bien dans votre peau.

      Règle 3: Vous ne toucherez pas 40 000 dollars par année immédiatement en sortant de l’école secondaire. Vous ne serez pas vice-président d’entreprise avec un téléphone dans votre voiture avant d’avoir gagné et mérité les deux.

      Règle 4: Si vous pensez que votre professeur est sévère, attendez d’avoir un patron.

      Règle 5: Être plongeur dans un restaurant n’a rien d’humiliant. Vos grands-parents utilisaient un terme différent pour décrire ce genre de boulot, ils appelaient cela “s’ouvrir des portes”.

      Règle 6: Si vous vous retrouvez dans le pétrin, ce n’est pas la faute de vos parents, alors ne vous plaignez pas de votre sort et tirez-en plutôt les leçons nécessaires.

      Règle 7: Avant votre naissance, vos parents n’étaient pas aussi ennuyeux qu’ils le sont aujourd’hui. Ils sont devenus comme cela à force de payer vos factures, de laver vos sous-vêtements et de vous écouter raconter à quel point vous êtes cool. Alors, avant de penser sauver la forêt équatoriale des parasites de la génération de vos parents, essayez de mettre un peu d’ordre dans votre propre chambre.

      Règle 8: Votre école a peut-être cessé de distinguer les gagnants des perdants, mais pas la vie. Dans certaines écoles, ils ont éliminé la note de passage et ils vous donneront autant de chances que vous voulez avant de trouver la bonne réponse. Cela n’a absolument RIEN À VOIR avec la vraie vie.

      Règle 9: La vie n’est pas divisée en semestres. Vous n’êtes pas en vacances tout l’été et très peu d’employeurs sont intéressés à vous aider à vous retrouver. Faites cela durant vos temps libres.

      Règle 10: La télévision N’EST PAS représentative de la vraie vie. Dans la vie, en réalité, les gens doivent quitter le restaurant et retourner travailler.

      Règle 11: Soyez gentils avec les “nerds”. Il y a de bonnes chances que vous finissiez par travailler pour l’un d’entre eux.

    • Y’a pas que l’éducation qui rend pas l’enfant autonome. Il y a toute cette société de moumoune et de maternage qu’on est entrain d’institué présentement qui est la source du problème. Ça va être beau tantôt.

    • Johanne B:
      Vous dites qu’un enfant de sept ans MAXIMUM parviendrait à écrire la dictée intutulée “La facteur” sans faute ?
      Y compris l’accord du verbe dans “… renferment ces lettres” ?
      Il saurait aussi épeler les mots “récent” et “deuil”? Aurait-il seulement déjà entendu ces mots une fois dans sa vie ?

      On peut toujours rêver !

    • La réforme a le dos bien large ! Et nos jeunes servent d’exutoire aux frustrés de tout acabit. Ils ont la mémoire courte ! Est-ce nécessaire de rappeler que dans les années 70, la majorité d’entre eux allaient à l’école en jeans, chemises à carreaux et bottes de travail, foxait à tout vent et ne réussissait encore moins que maintenant.

      Détrompez-vous, les jeunes du Québec se classent encore très bien aux résultats des tests internationaux (voir les indicateurs 2008-2009 au lien suivant: http://www.mels.gouv.qc.ca/sections/indicateurs/. Et ils décrochent moins que leurs parents et grands parents.

      Ainsi en 82-83 (page 57) 56,7 % atteignaient le secondaire 5. En 2006-2007, c’est 77 %. Pas pire pour une bande d’incapables.

      Page 62 : En 2006, 19 % des personnes de 19 ans n’avaient pas
      de diplôme du secondaire ni ne fréquentaient l’école.
      Cette proportion était de 40,5 % en 1979.

      Et concernant les compétences vs les connaissances, je préfère un chirurgien qui a appris à appliquer ses connaissances (compétence) plutôt qu’un chirurgien qui peut me nommer l’ensemble des muscles et des os et les écrires sans fautes d’orthographes en français et en latin !

      Concernant le magnifique taux de réussite de l’école privée, rien de plus facile. Quand on met à la porte les jeunes qui n’ont pas 70 % de moyenne et qu’on sélectionne les meilleurs, facile d’avoir un taux de réussite de 95 %. Même que de ne pas avoir 100 % est inacceptable !

      Arrêtez de parler à travers votre chapeau. Plutôt que de critiquer sans savoir, impliquez vous à l’école et supporter l’équipe-école. Vous y trouverez des gens dynamiques et des jeunes allumés.

    • @ zazzie
      « Y compris l’accord du verbe dans “… renferment ces lettres” ? »

      Qu’y a-t-il de compliqué dans l’accord de ce verbe? c’est une simple phrase sujet, verbe, complément, inversée d’accord, mais à la question qu’est-ce qui renferme, il est clair que ce sont les lettres, donc le verbe doit être à la 3e personne du pluriel. Le verbe lui-même est un verbe du 1er groupe, sans complications. Ça doit bien s’apprendre en 1re année, non? J’aime, tu aimes, il aime, nous aimons, vous aimez, ils aiment.

    • @ jeanfrancoiscouture
      les universitaires qui ne savent pas écrire devrait se chercher du travail comme éboueur.

      les blogueurs qui ne savent pas écrire devraient utiliser un vérificateur d’orthographe ET de grammaire et apprendre la différence entre un démonstratif et un possessif, entre autres

      on apprend à écrire au primaire, ou on ne l’apprend pas

      je suis pour la vieille méthode, apprendre les règles de grammaire, les conjugaisons, faire des dictées et lire, lire, lire

    • Le véritable test se passe lorsqu’on est confronté à l’embauche sur le marché du travail de ce que notre système d’éducaiton produit. Quand ça va bien, il veulent tout le crédit et quand ça va mal, c’est la faute des parents.

      Je n’ai qu’un seul mot pour décrire la qualité du français des candidats…De la pure merde.

      À force de niveler vers le bas ils laissent le soin aux entreprises de payer des cours de français à leur anciens étudiants. Aucune culture générale et ils se prennent pour le nombril du monde.

      Alors oui, notre système d’éducation produit ce qu’il est…de la merde.

    • La réforme n’ pas tous les torts. Si je remets en question la façon de noter les élèves, le reste des apprentissages ressemble à l’avant réforme (j’ai un fils hors-réforme et l’autre première année de la réforme). L’autonomie, c’est à la maison qu’ils l’apprenne.
      Mes deux fils sont plus autonomes que je ne l’étais à cet âges, ont plus de culture et savent plus oû il veulent aller… alors ne mettons pas tout sur le dos de l’école et regardons-nous en tant que parents. Lorsque le prof de maths me fait signer un document par lequel j’accepte que mon fils ait 60 minutes de devoirs à faire par cours et que je m’engage à voir à ce qu’il les fasse (en secondaire IV), je crois que le problème s’appelle: Les parents.

    • Bon, il se trouvera probablement des experts qui parleront de rendre le Cégep plus “téteux” pour accommoder les élèves issus de la nouvelle “culture de l’encadrement plastifié”. Ces Élèves deviendront-ils des Étudiants, voire même des Cégépiens? Seront-ils choqués lorsque l’on n’évaluera plus leurs “compétences latérales” (capacité à devenir obèse???) L’absence du tout-puissant Service de garde et de sa Gestapo de la cour d’école les empêchera-t-ils de comprendre comment fonctionne une cafétéria sans clôture barbelée?

    • @johanne.b – pardonnez-moi, mais … les universitaires qui ne savent pas écrire DEVRAIENT se chercher du travail comme ÉBOUEURS… mais vous avez entièrement raison pour “lire, lire, lire” – mais pas trop de blogues car ça corromp la langue!

    • @sebarpin,
      d’accord avec vous pour le devoir…c’est le problème majeur de notre école, et de notre société, les gens n’ont plus de devoir mais des droits.Les jeunes n’ont plus de devoirs à faire, ils travaillent en équipe sur…on ne sait pas trop quoi. Et si au lieu de réformer nos jeunes on leur enseignait le sens du devoir et l’exigence du travail? Si au lieu de les encadrer dans leur démarche, on reprenait notre véritable rôle d’enseignant? Si au lieu de vouloir être leur ami, nous serions des maîtres?
      La nécessité d’adapter l’école à la réalité d’aujourd’hui coule de
      source, mais cela ne saurait se faire de n’importe quelle façon, surtout pas en banalisant les
      exigences auxquelles seront confrontés les élèves quand ils aborderont des études supérieures et devront affronter le monde tel qu’il est ou sera vraisemblablement!

      Il est tout a fait faux de dire que la réforme n’est pas la plus grande responsable de l’ignorance crasse actuelle de notre jeunesse. Les professeurs ont cessé d’enseigner et les élèves ont cessé d’étudier. Par le fait même les parents ont cessé de superviser.
      On ne peut superviser ce qui n’existe pas.
      On a enlevé le pouvoir de supervision des parents en rendant la formation de leur enfants incompréhensible. La réforme, telle qu’elle est appliquée actuellement, c’est de la bouillie pour les chats. Je sais de quoi je parle je suis enseignant.
      Cessez de tout mettre sur le dos des parents et réfléchissez un peu avant d’écrire des sottises.

      Je termine avec l’école privée, tiens, disons que c’est pour Valcat qui semble aimer les statistiques…Les élèves qui ont fréquenté le privé ont une espérance d’obtenir leur diplôme cinq fois plus élevée que ceux du public. Et on y applique aussi la réforme…Pourquoi en est-il ainsi? À cause de la sélection de départ? Cela ne peut certainement pas nuire.
      Je vais tenter une autre réponse. Peut-être est-ce que l’encadrement, la supervision, les activités parascolaires, les équipes sportives, et l’exigence y sont aussi pour quelque chose. J’oserais même inclure une syndicalisation moins puissante dans cette réponse. Quand il est difficile de faire un grief, il est plus facile de devoir faire.

    • J’enseigne en 4e secondaire (adaptation scolaire) et je dois dire que le principal facteur d’échec, chez les garçons de cet âge est LE BESOIN D’ARGENT. En effet, plusieurs de ces adolescents ont un cellulaire, une auto et ils sortent beaucoup. Alors ils doivent travailler pour obtenir assaz d’argent pour faire face à leurs obligations. Si, en plus, ils connaissent des difficultés académiques, la tentation de décrocher est extrêmement forte.
      Quant à la RÉFORME, elle contribue à rendre les élèves moins autonomes. En effet, les manuels mis à la disposition des élèves exigent qu’ils soient d’excellents lecteurs (beaucoup de lecture à faire avant de passer à l’oeuvre), les situations d’apprentissage ou d’évaluation sont très complexes et font appel à une multitude de connaissances ou d’habiletés et les élèves moins performants profitent souvent du travail des autres et obtiennent ainsi une cote qui ne traduit pas bien ce dont ils sont capables. L’enseignant doit CONSTAMMENT INTERVENIR pour expliquer, traduire en termes plus simples, fournir des pistes, etc.L’autonomie des élèves en prend un coup!
      Une “réformée”

    • ….merci @ Loubia . pour le beau texte de B.Gates, je connais bien le site de Maya, il y a toujours de bonnes choses,il faut savoir sourire à la vie,,,et savoir faire la part des choses,

    • À Johanne B., qui a écrit “les universitaires qui ne savent pas écrire devrait se chercher du travail comme éboueur”… J’espère que vous n’avez pas vous-même une formation universitaire, car, suivant votre logique implacable, vous devrez peut-être vous recycler. Ne voyez-vous pas votre GROSSE faute d’accord? Quel est le sujet de “devrait”? Comme vous le conseillez aux autres, utilisez “un vérificateur d’orthographe ET de grammaire”!

    • Vous trouvez les jeunes du secondaire pas autonomes, attendez dans 5 ans car présentement vous avez rien vu, la première cohorte CPE 7$ arrivera au secondaire et là attacher vos tuques car ce n’est pas des professeurs que cette génération a besoin mais d’un G.O en tout temps.
      La garderie est devenu un fléau, dans mon temps on se fesait garder et la dame cuisinait son souper pendant qu’on jouait au auto en bas ou écoutait les Oraliens.
      Aujourd’hui elles n’ont plus le droit, elles doivent élaborer des activités éducatives 10 heures par jour, alors imaginez la cohorte qui sort de ce système.

    • La population ne se rend pas compte qu’on est entrain de rendre le peuple illettrer.
      Pour avoir enseigner pendant 20 ans (jusqu’en 79) j’ai vu et je vois encore la décringolade des performances scolaires qui va mener l’instruction dans un marasse épouvantable.
      La QUALITÉ des finissants est beaucoup MOINDRE que celle des années 60.
      Depuis la disparition du Département de l’Instruction Publique et l’arrivée du ministère, tous les changements de programmes et de méthodes d’enseignement,
      la performance et la qualité des finissants dans le système ont grandement diminuées.

    • Je suis la mère de 2 enfants qui réussissent merveilleusement bien à l’école et ce sont des enfants de la réforme. J’ai beaucoup de chance… mais je fais ma part à la maison aussi! Ils ont l’habitude depuis longtemps de faire leur lit, mettre la table, mettre leur linge sale dans le panier, aller se coucher à l’heure prévue sans que jai besoin de le leur dire, revenir du parc quand c’est le temps etc… C’est pas difficile, c’est juste une habitude. Ils ont ainsi acquis beaucoup d’autonomie et s’organisent très bien avec ce qu’ils ont à faire à l’école. Ça évite des casse-têtes incroyables et du stress pour moi et surtout pour eux!

      Mes enfants ont toujours eu des devoirs à faire le soir et le prof de 5e année de mon fils a demandé aux parents de ne pas aider les jeunes à faire leurs devoirs parce que c’était une façon pour elle d’évaluer les apprentissages (individuels) de la semaine et de revenir sur certains sujets moins bien compris par sa classe. C’est à ça que servent les devoirs, pas à démontrer au prof que notre enfant est d’une intelligence supérieure! C’est pour cette raison que je demande à mes enfants de faire leurs devoirs seuls au retour de l’école et non avec un ami.

      Selon mon expérience personnelle, je pense que la réforme aide les bons élèves à être meilleurs, les moyens à faire l’effort supplémentaire pour être une coche au dessus mais je ne suis pas certaine qu’elle est faite pour les élèves ayant des difficultés. Je ne suis pas enseignante, c’est juste une impression que j’ai.

      Mon fils commence le secondaire cette année, au privé, parce que je pense (l’avenir me dira si j’ai raison) qu’au privé, ce ne sont pas les élèves ni les parents qui mènent. Contrairement à certains commentaires lus, l’école privée ne tolèrent pas les enfants ou parents roi parce qu’ils ont des listes d’attente longues comme le bras et qu’ils peuvent se permettre de dire bye bye! (Ce ne sont pas tous des gosses de riches, la classe moyenne qui vit modestement représente une grande majorité de la clientèle vous savez). Au public, ils n’ont pas un tel luxe, les pauvres. Quand on inscrit notre enfant au privé, on connait à l’avance les règlements, les attentes et les exigences et on fait le choix de vivre avec et de les respecter. J’ai beaucoup d’admiration pour l’équipe école au secteur public, maudit que ça doit être difficile quand la moitié du temps, tu n’as pas l’appui des familles et que tu n’as aucun recours! Chapeau à ceux qui restent.

      En conclusion, mes enfants sont épanouis, déballés, curieux et autonomes tellement plus que je ne l’étais à leur âge pour toutes sortes de raisons. Est-ce que la réforme y a contribué en partie? Peut-être mais ça semble un concept qui n’est pas idéal pour tout le monde.

    • @fern67:
      illettrer.
      enseigner
      décringolade
      des performances scolaires qui va mener
      marasse
      La QUALITÉ des finissants est beaucoup MOINDRE que celle des années 60.
      la qualité des finissants dans le système ont grandement diminuées.

      De toute évidence, la qualité de votre français a aussi diminué!

    • Mieux vaut tard que jamais. À l’ère des enfants rois, la réforme est la plus adaptée. Pas que je trouve que c’est une bonne chose, bien au contraire. La réforme a été faite par des pédagogues idéalistes et a pu être implantée parce qu’on vit dans une société qui déifie les enfants. Croyez-vous que la réforme aurait passé dans les années d’après guerre, dans les années de la crise? Non, dans ce temps-là, les familles étaient plus nombreuses, si chacun des enfants s’était cru l’égal de son parent, c’aurait été la cacophonie. C’était dur pour tous, alors ferme-la pis avance.

      Avec le taux de natalité si bas qu’on a, les enfants sont dorlotés comme des coqs en pâte. On veut leur éviter tout désagrément, tout effort, on veut abolir les devoirs, seule obligation qu’il leur reste d’être un peu autonome, un bon moyen pour les parents de montrer leur intérêt dans les études de leur enfant.

      Je viens de passer 5 jours avec une enfant roi de quatre ans qui ne fait que ce qu’elle veut et tout ce qu’elle veut. Moi, je veux la tuer (je ne le ferai jamais, rassurez-vous) et sa mère aussi. Le centre du monde à qui le moindre effort semble surhumain, qui pique une crise si on ne lui porte pas attention plus de 2 minutes. Maman et tantine la trouve merveilleuse. Je leur en souhaite de bonnes. Ça s’en vient. Moi, je ne veut plus la voir. Ce qui me désole, c’est de savoir qu’il y en a des milliers comme elle.

      Je suis d’accord avec A. Naouri. Traitez un enfant en dictateur vous en ferez un démocrate, traitez-le en démocrate (demandez-lui son opinion sur tout) vous en ferez un dictateur. Cet homme a raison sur toute la ligne.

      http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2277/dossier/a377863-%C2%ABsoyez_des_dictateurs_%C2%BB.html

    • elise123

      Bravo, je voulais savoir s’il y avait une personne qui verrait mes erreurs.

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