La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Lundi 27 avril 2009 | Mise en ligne à 21h32 | Commenter Commentaires (14)

    Chroniques d’un père indigne?

    Silvia Galipeau

    Permettez que je vous rapporte une question qui «turlupine» un lecteur. Flânant chez son libraire préféré, il tombe sur les Chroniques d’une mère indigne. Et si l’auteur avait été un homme, un père, bref, un père indigne? L’accueil aurait-il été aussi chaleureux? se demande-t-il.

    Dure question. J’avoue que je ne sais pas. Le regard est très féminin. Cela va de soi: le livre, issu du blogue, est, à l’origine, écrit par une maman qui vient d’avoir un bébé, et qui a besoin de se défouler. Beaucoup de mères, dont je suis, s’y sont retrouvées. À cause de son impertinence, à la limite son insolence, mais surtout son humour. Très second degré.

    Comment cela serait-il reçu d’un père? Les lecteurs seraient-ils plus sévères, ou au contraire tout aussi charmés?


    • Pour moi, cette perfection maternelle est affaire quasi-exclusivement féminine. Il y a probablement 1/3 (j’ose pas dire la moitié, encore moins 75%… et pourtant) de ce que les mères se croient obligées de faire qui est pour faire taire les autres femmes (je dis femmes, pas seulement mères, et encore moins hommes) de leur entourage familial et public.

      “L’indignité” de certaines, apparaît alors de simplement faire fi de certaines de ces contraintes qui ne trouvent leur source dans aucune autre logique que celle de bien paraître aux yeux des autres.

      La question n’est pas d’être parfaite ou non, la question pour moi, est plutôt de s’interroger sur la pertinence, l’utilité, la visée de tant de gestes que l’on pose quotidiennement. Parce que les autres le font? Oui, mais encore, est-ce que c’est cela que je veux pour mes enfants, pour leur développement, leur estime de soi, leur bien-être ?

      Et donc éventuellement, pour espérer une société qui correspond à mes valeurs ? Car la société n’est-elle pas le résultat de la rencontre de nos valeurs personnelles?

      Quand on commence à aborder la vie de cette façon, c’est fou ce que ça peut avoir comme incidence sur notre quotidien.

    • J’ose croire que nous serions aussi charmés par les doléances d’un père. Les défis du père sont certes différents de ceux de la mère, mais tout aussi nombreux.

    • Je suis tout à fait d’accord avec josephineb.

      La société et les femmes elles-mêmes s’imposent la perfection dans la maternité, alors qu’on reconnait au père le droit d’être maladroit. Combien d’anecdotes de pères qui avait mal coiffé sa fillette, ou simplement fait un chose qui défie la logique maternelle? En autant qu’il y a de la bonne foi, c’est considéré comme mignon, car “au moins il s’implique”. Donc, il n’y a pas d’indignité chez le père autant que chez la mère, car le père a déjà à la base une marge d’erreur.

    • Peut-être qu’on serait un peu plus sévères à l’égard des pères?

      Cela ne fait pas si longtemps qu’ils participent activement à l’éducation des enfants, ils n’ont pas encore mérité le droit d’être indignes. ;-) Commençons par leur demander la perfection, comme on a fait aux mères pendant si longtemps, puis ils pourront se révolter et demander le droit à l’imperfection…

      Je blague! Mais à peine… ;-)

    • @ Josephineb

      Votre commentaire me fait réaliser que la pression de perfection des momans que je peux observer vient des femmes elles-mêmes. Effectivement, j’entends beaucoup de femmes et ou mamans critiquer la manière dont les autres mères agissent avec leur enfant.

      C’est rare que je vois un homme passer des jugements sur l’agissement d’un autre papa. Par contre, je ne compte plus les “franchement, elle pourrait être plus douce” ou “Eille surveille ton enfant y pourrait se faire mal” etc.

      Il y a 50 ans, les femmes critiquaient les femmes sur des choses de “femmes”, c’est encore le cas.

      Je n’oublierai jamais ce que ma grand-mère à dit à ma mère quand elle est revenu de sa première réunion de gestionnaires (ma mère était gestionnaire à 28 ans dans le début des années 70, imaginez ses vieux collègues nés au début du siècle).

      Maman à grand-maman : J’ai eu ma première réunion importante aujourd’hui!!!

      Grand-maman : As-tu servit le café aux autres (que des hommes)?

      Maman : Ben non!

      Grand-maman a pété une crise incroyable.

      Je demande si la pression des femmes sur femmes n’est pas la source des problèmes de femmes!

      Dans mes magazines pour hommes, les femmes semblent en bien meilleure forme physique que les squelettes que l’ont retrouvent dans les magazines féminins.

    • Ça existe et ça marche. Un papa français a blogué son indignité tout le long de la grossesse de sa conjointe et continue de sévir avec un humour décapant : http://abaslesbebes.org/dc/

    • Cela serait reçu très rapidement par la DPJ…

    • Je pense que si on souhaite une maternité sans souci, sans remise en question, sans culpabilité, peut-être qu’on ne devrait pas devenir mère. Être mère, ce n’est pas simple, c’est angoissant, et c’est extrêmement important comme rôle. Dans la vie d’un humain, il n’y aura jamais un autre être qui sera aussi important que sa mère. C’est ainsi.

      Josephine dit “La question n’est pas d’être parfaite ou non, la question pour moi, est plutôt de s’interroger sur la pertinence, l’utilité, la visée de tant de gestes que l’on pose quotidiennement. Parce que les autres le font? Oui, mais encore, est-ce que c’est cela que je veux pour mes enfants, pour leur développement, leur estime de soi, leur bien-être ?”

      Tout à fait d’accord avec tout ceci.

    • Moi, du moment que les Chroniques d’un père Indigne soit humoristique, divertissante, j’aimerais ça!

      En parlant de père “indigne”, il y a Dominic de “Dominic et Martin” à Énergie, qui sonne pas mal comme un père indigne (et paresseux, et un peu niaiseux), mais c’est fait de façon humoristique! Bon, c’est pas indigne dans le même sens que la mère indigne, mais c’est drôle quand même!

    • @ josephineb
      “L’indignité de certaines, apparaît alors de simplement faire fi de certaines de ces contraintes qui ne trouvent leur source dans aucune autre logique que celle de bien paraître aux yeux des autres.”

      Disons aussi que ladite “indignité” ne fait pas tant allusion à la quête de la perfection mais plutôt au “ras-le-bol” normal et sain de toute maman qui a à changer des couches, préparer des biberons, allaiter avec un abcès, manquer de sommeil, etc. Ce que je veux dire c’est que toute maman ne devrait pas craindre de dire tout haut ce que plusieurs pensent tout bas. On aime plus que tout nos enfants, mais être mère est aussi un défi imposant. Les Chroniques d’une mère indigne ne font que souligner avec humour ce que toute mère vit à certains moments.

    • @bozette.

      Merci pour le lien. Le «père de Sigmund» à l’air de se prendre pour une sorte de Frédéric Dard (a.k.a. San Antonio) de la couche Pamper. Il a l’air de se regarder écrire comme certains s’écoutent parler.

      Même s’il a écrit «dilemme» sans son 2e «M» remplacé par un «N», à petites, très petites doses, il est digestible. En fait, au delà de ce cher S.A., et pour le comparer à quelqu’un d’ici, le «père de Sigmund» écrit comme un Jean Dion sur l’acide.

      @guylaine101. Une chance que vous blaguez. Si vous aviez été sérieuse, ç’aurait été des plans pour que, rétrospectivement, je me transforme en père indigne.

      Au fait, j’allais oublier. C’est moi le «turlupiné» qui a lancé le caillou. Je ne pensais pas que Madame Galipeau le ramasserait. Merci de l’attention.

    • Tout à fait d’accord avec josephineb.

      Et pour renchérir sur ce que disait geckorn, les mamans ont même parfois un peu de difficulté à lâcher prise sur la façon dont leur propre conjoint s’occupe de l’enfant : on a le regard critique et donc on tente de se surpasser pour éviter le regard critique qu’on sait caché derrière l’oeil des autres mères! D’ou l’étiquette ”indigne”.

      Dans un autre ordre d’idée le comédien Martin Larocque a publié un recueil de ses chroniques dans le magazine Enfants. Cela s’appelle Papa 24/7 et c’est rafraichissant! Le rôle de père vu par un regard de père : c’est nouveau dans le paysage littéraire!

    • @ guylaine101

      Je ne crois pas que les pères exigent ou exigaient une mère parfaite. Avant, peut-être, ils exigaient une mère, ménagère, etc. Mais dans la manière d’élevé les enfants…

      Pointer les hommes c’est facile! Oubliez pas que lorsque l’on pointe du doigt, il y en a 3 autres (doigts) qui pointe vers nous.

    • Allez voir les chroniques humoristico-grinçantes pour parents épuisés et ébahis sur le joli site tout rose www.murielgilbert.com !

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