Isabelle Audet
Du chocolat pour l’équipe de hockey, du savon pour le Téléthon XYZ, des cartes de Noël pour la cour d’école, des sous pour l’UNICEF… Très jeunes, les enfants participent à des campagnes de financement. Et nous voilà avec des stocks démesurés de chocolat, ou encore à marcher derrière eux alors qu’ils font du porte-à-porte.
Que penser de cette sollicitation? On achète toute la boîte pour avoir la paix ou on en profite pour inculquer la valeur de l’argent à nos futurs petits consommateurs? Et que penser de la pression qu’on exerce sur les voisins (qui n’ont peut-être pas envie de chocolat cireux à 3$ la boîte)?
Un lecteur de CNN rapporte ici l’histoire d’un homme qui défilait chaque année avec ses filles d’un bureau à l’autre dans une entreprise pour vendre des biscuits. Une grande procession à laquelle la maman participait aussi. Bonjour la vente sous pression!
On trouve ici un texte complet de Montréal pour Enfants pour alimenter la réflexion. Des intervenants y expliquent que dans les milieux défavorisés, ces campagnes sont les seuls moyens pour les enfants de sortir de leur quartier. Et qu’ailleurs, il s’agit d’une belle occasion de travailler en groupe pour l’atteinte d’un but commun.
Oh! mais ce qu’il est tentant d’acheter toute la boîte, ou de l’amener au bureau…
(Photo fournie par les Guides- En 2005, la lieutenant-gouverneur de la Nouvelle-Écosse participait au lancement de la campagne de financement des girls guides.)