La mère blogue

Vendredi 24 juin 2016 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (10)

Bon été !

La Mère blogue fait relâche jusqu’à la rentrée des classes. Profitez bien de l’été et ne pensez plus à rien quand votre tour sera venu de dire bye, bye, boss pendant quelques semaines.

Je vous laisse avec une entrevue intéressante de ma consoeur Patricia Cloutier, du Soleil. Elle cite Ron Canuel, président de l’Association canadienne d’éducation qui avance que les vacances d’été sont trop longues. «Ce que la recherche indique, dit-il, c’est que les élèves des milieux défavorisés sont beaucoup moins stimulés pendant ces deux mois et qu’ils auront perdu une bonne partie de leur apprentissage quand le mois de septembre arrivera.»

Ce n’est pas faux. Égide Royer appelle cela «la glissade de l’été». L’an dernier, la directrice d’une école primaire de la Montérégie, Sophie Sénécal, a eu la bonne idée de passer le chapeau dans sa région pour financer et monter de toutes pièces un « camp pédagogique ». Pendant sept semaines, l’été dernier, 24 enfants de l’école du Premier Envol ayant des difficultés en lecture, notamment, ont passé deux jours par semaine en classe. (La preuve qu’il existe encore du personnel motivé dans les écoles !!!) J’ignore si cette bonne idée a fait des petits, je vais vérifier cela…

Chose certaine, comme parents, c’est à vous de jouer. Pendant les vacances, c’est le temps de faire la lecture à voix haute à vos enfants, en le faisant de façon vivante et active, en vous arrêtant sur les mots difficiles et en leur posant des questions sur l’histoire.

L’heure est aussi aux jeux de société, aux visites à la bibliothèque et bien sûr, oui, aux popsicles, aux guimauves autour du feu, au vélo, à la baignade et au plaisir en tout.

Bon été ! Profitez bien de tout et à bientôt !

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Jeudi 23 juin 2016 | Mise en ligne à 11h24 | Commenter Commentaires (26)

Ni l’armée ni le Club Med

«Une mentalité de cols bleus», un milieu conservateur où l’on tue dans l’œuf tout enthousiasme du jeune prof idéaliste. Des enseignants qui, comme bon nombre de gens, n’ouvrent presque jamais un livre.

Dans sa chronique de la semaine dernière, Josée Blanchette, du Devoir, jette un regard bien sombre sur l’école et, surtout, sur les enseignants.

Son fils vient de finir le primaire et aucun des profs n’a impressionné la mère. Pas un n’est sorti du lot, pas un n’a fait montre de passion particulière pour son travail. En plein le genre de chronique qu’on écrit en toute fin de 6e année, quand notre enfant n’a plus à poser le petit orteil dans cette école !

«Comment se fait-il que tout le monde reconnaisse que Dead Poets Society, c’est bon, mais que ce ne soit pas soutenu dans le réel?», demande Yves Nadeau, jeune retraité du primaire et de l’université et auteur de livres de pédagogie cité dans le texte.

Si j’aime bien lire Josée, cette fois, je désapprouve. Parce que personnellement, Dead Poets Society, j’ai trouvé cela un peu pas mal cliché. Parce qu’un film, ce n’est pas tout à fait la vraie vie.  Mais surtout, parce que des professeurs passionnés, j’en côtoie, aussi bien dans mon cercle d’amis qu’au travail. Des profs qui se démènent (sauf cette année à cause des négociations difficiles !)  pour organiser des activités parascolaires, pour transmettre leur matière de manière vivante, des profs qui vont souvent bien au-delà de leurs tâches et qui font tout pour adoucir la vie de jeunes qui, en dehors de l’école, ont souvent une vie de chien.

La vérité se trouve fort probablement à mi-chemin entre les profs évoqués par Josée Blanchette et ceux que j’ai la chance de connaître. Comme dans tout milieu, il y a le bon grain et l’ivraie.

Oui, d’accord, certains auraient sans doute intérêt à se rendre plus intéressants, mais en même temps, les enseignants ne peuvent pas grimper sur les pupitres et faire les pitres tous les jours. L’école, ce n’est pas l’armée, mais ce n’est pas non plus un camp de vacances et les profs, ce ne sont pas des G.O., n’est-ce pas ?

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Mardi 21 juin 2016 | Mise en ligne à 13h36 | Commenter Commentaires (44)

Endurer le bruit ou passer son chemin

Au spectacle de gymnastique de ma fille, l’autre jour, ç’a été confirmé : je suis vieille. La musique à tue-tête me tuait la tête, justement.

En après-midi, il y avait fête d’enfants à la caserne de pompiers. Dans leur grande gentillesse, les pompiers avaient pensé à tout : les petits tours de camion, les parcours, les boyaux d’arrosage que les enfants pouvaient actionner, le barbecue…Bref, c’était génial. Mais dans la mesure où il s’agissait d’une fête d’enfants, était-ce bien nécessaire de faire jouer de la grosse musique métal à fond la caisse?

C’est donc avec ces moments un peu pénibles en mémoire que j’ai lu hier le dossier de ma collègue Marie Allard dans La Presse +. Sa question : les niveaux sonores au Funtropolis, à Laval et au Cinéma Guzzo, au Marché Central, sont-ils sûrs pour les petites et les grandes oreilles ?

Avec l’aide d’une entreprise spécialisée dans le bruit environnemental et avec trois sonomètres, des tests ont été faits. Et aussi bien au Funtropolis qu’au cinéma Guzzo du Marché Central, il y a dépassement des normes.

Le cofondateur du Funtropolis n’a pas contesté les niveaux de bruit relevés par La Presse et il s’est montré d’accord pour abaisser le niveau de bruit du Funtropolis.

Du côté de Vincent Guzzo, chef des opérations et vice-président exécutif des Cinémas Guzzo, c’est une fin de non-recevoir totale. En gros, selon lui, c’est un faux débat, les enfants ne se plaignant de rien, les tests sont mauvais, le film Alice de l’autre côté du miroir ne vise pas un public en bas âge et de toute manière, si on va au cinéma, c’est qu’on est consentant. «Quand un mineur va travailler dans une mine, il sait qu’il y va, dit M. Guzzo. Il connaît les risques. C’est un peu la même chose.»

Autrement dit, c’est ça qui est ça. C’est à vous de voir si vous voulez exposer vos enfants à de tels niveaux sonores ou si vous allez voir ailleurs.

Comme ce n’est réglementé d’aucune façon, il y a peu d’espoir que les choses changent à court terme.

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