La mère blogue

9h du matin, dans un stationnement. Une voiture attire les curieux. Pour cause: à l’intérieur, un bébé. Et cette note. “Ma maman est partie faire les courses, appelez-la au besoin”.

Le fait divers se passe en Nouvelle-Zélande. L’incident n’a pas été rapporté à la police. Il n’y aura donc pas d’enquête.

N’empêche que tout cela fait bien réfléchir. Qu’est-ce qui a bien pu motiver ainsi une mère à laisser son poupon tout seul dans un stationnement pour aller faire des courses? De l’inconscience? Un vrai besoin de souffler? Une urgence? Toutes les spéculations sont possibles.

Mais avant de condamner, réfléchissons un instant. Si vous avez de jeunes enfants, vous savez comme moi qu’ils sont parfois durs à endormir. Et quand ils dorment enfin, il est souvent crève-coeur de les réveiller. Je l’avoue: Il m’arrive aussi régulièrement de laisser ma petite dernière endormie en voiture avec ses grandes soeurs, de 8 et 10 ans. Pour une course express, payer un parcomètre au bout de la rue, ou que sais-je encore. Suis-je pour autant criminelle? Si les grandes soeurs n’étaient pas là, oserais-je? Je ne sais pas. Mais probablement que le besoin se ferait sentir un jour ou l’autre. De là à partir carrément magasiner en laissant une note, il y a un pas. C’est vrai. Mais je peux penser à toutes sortes de situations où je me suis posé la question: je réveille mon bébé ou je fais ça vite vite toute seule? Un exemple entre 1000: déplacer la voiture (vous savez, quand elle est malencontreusement garée du côté interdit, dans une zone d’une heure, etc.) quand bébé fait la sieste. Avec ou sans bébé?

Et puis d’un autre côté, est-ce qu’on s’énerve ici pour rien? Au Danemark, il est courant de laisser les bébés dormir dans leurs poussettes à l’entrée des cafés, une pratique inimaginable ici. Quand on se compare…

Vous pensez quoi de tout cela, vous? Et ne me dites pas que vous n’y avez jamais pensé…

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Mercredi 27 mars 2013 | Mise en ligne à 11h35 | Commenter Commentaires (27)

Votre plus grand regret?

Le Guardian a interrogé ses lecteurs: votre plus grand regret, comme parent, c’est quoi? Les réponses, je vous préviens, sont touchantes à souhait. Certaines, à en pleurer. Parce que les regrets sont souvent associés à des souvenirs malheureux, douloureux, ou carrément tragiques. Le texte de ce père qui regrette de ne plus faire la lecture de Harry Potter à son fils, mort subitement, m’a littéralement arraché une larme.

L’intérêt du reportage, outre de nous faire réfléchir à nos propres regrets à nous, il va sans dire, est toutefois ailleurs. On a en effet dressé une liste des cinq plus importants regrets, avec les conseils d’un psychologue, pour les gérer, voire les éviter. Excellente initiative.

Sans surprise, le principal regret des parents est de ne pas passer assez de temps avec leurs enfants. Vient ensuite le regret de ne pas avoir forcément fait les bons choix, de trop s’en faire, de ne pas prendre le temps de gérer certaines situations, et enfin de trop culpabiliser.

Le meilleur conseil du psy, à mon avis, est celui-ci:

“Remember, them wanting to spend intense time with you is for a brief period of your lives. Make the most of it.” (traduction libre: “pensez-y, les enfants ne veulent de vous aussi intensément que pendant une courte période de votre vie. Profitez-en pendant que ça passe.”)

Et vous, dites-moi, votre plus grand regret, comme parent, c’est quoi?

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Mardi 26 mars 2013 | Mise en ligne à 10h48 | Commenter Commentaires (17)

Les pères se sentent coupables

Question piège: devinez qui, des mères ou des pères, se sentent les plus coupables de ne pas passer assez de temps avec les enfants? Qui culpabilisent le plus, donc?

Les pères!

C’est ce qui ressort d’une enquête américaine, réalisé par le Pew Research Center (les résultats ici), qui a fait jaser plusieurs grands médias (notamment le Washington Post et le Globe and Mail).

Non seulement les pères trouvent aussi ardue la conciliation famille-travail (à 50% contre 56% des mères), mais ils sont surtout deux fois plus nombreux à avouer ne pas passer assez de temps avec leurs enfants (à 46%, contre 23% des mères).

Cela tombe un peu sous le sens, puisque dans les faits, les pères continuent de passer moins de temps avec les enfants (même si les chiffres de cette nouvelle enquête sont américains, la réalité est sensiblement la même ici). N’empêche qu’on voit ici qu’ils affirment aussi se sentir pressés par le temps, et disent aussi culpabiliser de ne pas voir suffisamment leurs enfants.

Surpris, ou pas? Vous reconnaissez-vous? Chez vous, qui culpabilise le plus?

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