La mère blogue

Jeudi 18 décembre 2014 | Mise en ligne à 10h19 | Commenter Commentaires (35)

C’est ta mère qui t’appelle

Une mère de la Caroline-du-Sud a pris les grands moyens pour s’assurer qu’il n’y ait pas de disputes autour de la dinde cette année.

Elle s’appelle Joy Woodhouse, elle habite en Caroline-du-Sud et elle a deux fils très en vue, Brad et Dallas. Brad est un ancien porte-parole du Parti démocrate. L’autre, Dallas, a travaillé pour diverses organisations conservatrices.

Ils  sont parfois interviewés ensemble, comme c’est arrivé cette semaine sur la chaîne C-SPAN (où il ne se passe habituellement pas grand-chose d’excitant).

Pendant la tribune téléphonique, l’animateur a pris un appel de la Caroline-du-Sud.

Sitôt les premiers mots prononcés, Dallas s’est caché les yeux et s’est exclamé : « Mon Dieu, c’est maman ! »

Et la maman de leur reprocher de s’être engueulés à l’Action de grâce et de leur enjoindre de vider leur sac une fois pour toutes pendant cette émission-là parce qu’elle, franchement, a très envie « d’un Noël paisible. Je vous aime tous les deux ».

On le lui souhaite et on se le souhaite tous !

Au Québec, les gros débats sur la Charte et les droits de scolarité étant derrière nous, on devrait s’en tirer pas si mal au réveillon, non ?

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Mardi 16 décembre 2014 | Mise en ligne à 10h21 | Commenter Commentaires (61)

Une fille s’essaie

Il y a à mon avis beaucoup de bonnes raisons de permettre à ses employés de travailler de la maison, au moins quelques jours par mois : des raisons environnementales, de circulation, de conciliation travail-famille…Mais l’allaitement? Non, ce n’est pas une bonne raison, vient de trancher un tribunal fédéral.

Voyant son congé de maternité tirer à sa fin, une fonctionnaire du gouvernement canadien a demandé à son employeur de pouvoir faire du télétravail à son retour afin de continuer d’allaiter.

Si son employeur, Industrie Canada, l’avait autorisée à travailler de la maison un jour par semaine lors de ses deux grossesses précédentes, cette fois, cela lui a été refusé en raison de séries de compressions qui augmentent la tâche de chacun et qui limitent maintenant le télétravail à sa plus simple expression dans son département.

Sa plainte pour discrimination – sur la base du sexe et de son statut de mère – n’a pas passé la rampe. Dans la décision, le tribunal rappelle que l’on allaite par choix, qu’il existe d’autres options pour nourrir son enfant et que dans ce cas précis, aucune maladie ne laissait supposer que le bébé – qui avait un an – avait absolument besoin d’être nourri au sein.

Cette histoire m’a autant fait sourciller que cette recommandation des autorités publiques québécoises qui encourage les mères à allaiter jusqu’à ce que l’enfant ait deux ans…

AJOUT: Une copine, qui était de retour au bureau après un an, vient de me signaler qu’elle a allaité son enfant jusqu’à ce qu’il ait 2 ans, et ce, sans même qu’elle ait besoin de tirer son lait au bureau. J’ai pensé que cela apporterait un peu de lait au moulin !

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Lundi 15 décembre 2014 | Mise en ligne à 11h13 | Commenter Commentaires (13)

Quand ça commence mal

Ma collègue Catherine Handfield aborde aujourd’hui dans La Presse + un sujet dont on parle peu, soit celui des enfants qui sont expulsés de leurs services de garde ou dont les parents sont l’objet d’ultimatums (des extraits ici, ici et ici).

Quand on a 1 an ou 2 ou 3, il n’est pas facile de s’arracher du cocon familial ou de s’habituer à un nouveau groupe. Crises, agressivité, difficulté à participer aux activités : les responsables des services de garde doivent s’armer de patience avec les petits nouveaux ou lors de transitions.

Souvent le bouchon saute et il y a expulsion.

De novembre 2012 à novembre 2014, le ministère de la Famille a reçu 67 plaintes de parents pour l’expulsion d’une garderie privée (41) ou d’un CPE (26). L’Office de la protection du consommateur, qui accueille notamment les plaintes contre les garderies familiales non subventionnées, a pour sa part reçu depuis avril environ 130 plaintes concernant des services de garde, toutes natures confondues.

Mais ces chiffres en disent probablement peu sur l’ampleur du problème : tout indique que quand la perspective d’une expulsion est évoquée, bon nombre de parents se mettent à la recherche d’un autre service de garde. Parce que le lien de confiance est rompu, peut-on lire. Sans doute aussi pour éviter d’être pris de court devant le fait accompli.

La plupart du temps, des problèmes de comportement sont évoqués, mais pas uniquement. Le dossier de ma collègue fait état notamment d’un enfant expulsé en raison de son allergie aux arachides.

Il est facile d’imaginer la détresse de parents dont les enfants sont expulsés de leur service de garde. On comprend aussi les éducateurs d’être à bout, parfois, quand un enfant fait des siennes dans un local exigu.

La bonne nouvelle, c’est que le plus souvent, il y a des solutions, des solutions autres que de refiler le problème à une autre garderie.

Mais on compatit avec tous…

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