La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mardi 17 janvier 2017 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (8)

    Sortez ce sein

    Voici une petite nouvelle qui fait sourire…

    La semaine dernière, l’agence de presse Reuters rapportait qu’alors qu’il s’apprêtait à baptiser 32 nouveau-nés, le pape François a invité les mères à ne surtout pas hésiter à nourrir leur bébé s’ils avaient faim «car vos enfants sont les personnes les plus importantes de cette pièce».

    Le mois dernier, racontait aussi Reuters, le pape avait aussi dit textuellement que les femmes ne devaient pas être embarrassées de donner le sein en sa présence. «J’aimerais pouvoir dire la même chose à l’humanité : donnez à manger à ceux qui ont faim. »

    Si le pape lui-même est favorable à l’allaitement en public, y compris dans une église, ça doit être que c’est pas mal gagné.

    En même temps, le pape François prêche pas mal pour sa paroisse. Dans la vie, qui a envie d’avoir devant soi et d’entendre 32 bébés affamés et vagissants?

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    Jeudi 12 janvier 2017 | Mise en ligne à 13h10 | Commenter Commentaires (15)

    Parce que les pères ont eux aussi besoin d’être là

    Dix ans après l’instauration du Régime québécois d’assurance parentale, 83 % des pères saisissent la chance de passer quelque temps à la maison avec leur nourrisson.

    Avant la mise en place de ce programme, seuls  28 % des pères québécois utilisaient leurs prestations de paternité prévues par le régime fédéral d’assurance-emploi.

    Ailleurs au Canada, à l’heure actuelle, seuls 12 % des pères prennent congé après la naissance de leur enfant.

    C’est ce qui ressortait hier du bilan des dix premières années du Régime québécois d’assurance parentale.

    Il y a quelques semaines, dans La Presse +, le psychologue Camil Bouchard, auteur du rapport Un Québec fou de ses enfants, rappelait combien «la période entourant et suivant la naissance est une occasion privilégiée pour le nourrisson de tisser des liens d’attachement sécuritaire avec ses parents. C’est vrai pour la mère, c’est aussi vrai pour le père».

    Dans le rapport publié en 1991, rappelle-t-il, «nous exhortions les pères à ‘ s’occuper de leurs affaires ‘ (leurs enfants) et à se comporter en pères responsables, affectueux et actifs. À peine 4 % des pères prenaient congé lors de la naissance de leur enfant à cette époque».

    Selon M. Bouchard, cette période bénie pendant laquelle les pères sont à temps plein avec leur nouveau-né «est un puissant prédicateur de leur engagement durant les années qui vont suivre. C’est bon pour l’enfant, mais cela contribue aussi à une responsabilité parentale mieux partagée», sans compter, ajoute-t-il, que cela favorise une plus longue période d’allaitement.

    En cette période de nouvelles déprimantes, en voici une qui illustre un progrès social à tous points de vue.

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    Mardi 10 janvier 2017 | Mise en ligne à 10h29 | Commenter Commentaires (84)

    L’école idéale

    À la rentrée 2017, un cours d’économie obligatoire sera ajouté au curriculum des élèves en fin d’études secondaires, a annoncé il y a quelques semaines le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx.

    Les finances personnelles, l’épargne et le crédit, tout cela leur sera enseigné.

    Dans le milieu de l’éducation, la nouvelle a fait beaucoup réagir.

    Si on ajoute un cours d’économie, quel cours faut-il enlever ?

    Personne n’a parlé de rogner sur les cours d’éducation physique. Normal : s’ils ne sont pas dans un programme sports-études, les jeunes font si peu d’exercice à l’école qu’il serait gênant de demander qu’ils bougent encore moins.

    L’ajout d’un cours d’économie a plutôt donné lieu à un débat autour de la pertinence du cours d’éthique et culture religieuse. Pour certains, c’est un cours réducteur qui ne fait que véhiculer des stéréotypes et qui tourne les coins ronds. Pour d’autres, au contraire, la culture religieuse fait partie intégrante de la culture générale, particulièrement à une époque où la religion façonne la vie de tant de gens dans le monde.

    L’écrivain Jacques Godbout souhaiterait pour sa part que ce cours saute au profit «d’un cours de culture profane, d’histoire de l’art et de la littérature», assorti de la fréquentation de salles de concerts, de bibliothèques, de théâtres, de musées pour que les enfants québécois aient «un tronc commun culturel plus intéressant que celui des [seules] pratiques religieuses».

    Personnellement, si c’était bien fait, la culture religieuse me semble importante, tout comme l’éducation à la sexualité, qui est sur le point d’être réintroduite à l’école.

    Mais, tout comme mon collègue Philippe Mercure qui avait signé un édito un édito là-dessus l’été dernier, comme on en parlait aussi hier dans un reportage de Radio-Canada, ce que je voudrais surtout, moi, c’est qu’on enseigne le plus tôt possible aux enfants le codage informatique, comme on le fait en Angleterre, en Australie, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.

    «Programmer un ordinateur, c’est lui donner des instructions pour lui faire exécuter ce que l’on veut, écrivait Philippe. Les élèves qui s’y initient créent de petits jeux vidéo, font danser des personnages, commandent des robots. Ce pouvoir créatif est grisant. Surtout, la science montre que ces projets modifient la façon de raisonner des élèves.»

    J’adhère, mais à condition que ça ne soit pas au détriment du français, des mathématiques ou de l’anglais…

    L’ennui, c’est que si on fait tout cela – le français, les maths, la culture religieuse, l’économie, l’éducation à la sexualité, la programmation informatique et tutti quanti – il y a un problème : le temps manque, même si les matières ne sont pas toutes enseignées dans une même année.

    Ajouter des heures de classe (ce qui ferait passer simplement moins de temps en service de garde dans la très grande majorité des cas), serait-ce vraiment au-delà de nos moyens comme société ?

    Et pour vous, qu’enseignerait-on en priorité dans l’école idéale ? Que doit-on enseigner à l’école et que doit-on laisser aux parents ?

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