La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Vendredi 21 novembre 2014 | Mise en ligne à 10h01 | Commenter Commentaires (19)

    Et la confidentialité?

    Un humoriste connu confie à une journaliste du Journal de Montréal qu’il  va adopter à l’étranger une petite fille atteinte du VIH.

    L’histoire finit à la grosse une du Journal de Montréal, avec un titre vantant le « choix admirable » du couple.

    L’humoriste, content, met la page frontispice du tabloïd sur sa page Facebook, précisant à tout le moins qu’il ne savait pas que son histoire aurait une telle visibilité.

    La grande majorité des commentaires des gens sont positifs, sauf quelques-uns, qui reprochent au couple de faire venir un enfant qui coûtera cher au système de santé québécois (ce qui reste à prouver…)

    Seule une personne relèvera l’immense problème de cette manchette suintante.

    «Que penser de la divulgation de la maladie avant même son arrivée! Que penser de son futur traumatisme d’apprendre que tout le Québec connaît sa condition et que ce sont ses parents qui ont médiatisé sa condition afin que les lecteurs les voient comme des personnes ‘exceptionnelles’. Toute cette médiation est profondément triste. »

    T’es connu, t’es blanc, ta petite aura des traits étrangers et tout le monde saura qu’elle a le VIH.

    Il n’y a absolument rien de honteux à avoir le VIH. Mais c’est à la personne atteinte qu’il revient d’en parler. Autrement, effectivement, c’est confidentiel.

    ***

    Par ailleurs, au cas où ça vous aurait échappé, je vous signale ici un rappel de poussettes.

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    Mercredi 19 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h48 | Commenter Commentaires (33)

    Le passage obligé

    Ma copine Marie-Ève veut savoir, savoir la vérité toute crue « au sujet des déchirures, de l’incontinence, des hémorroïdes, de tout ce qui peut arriver d’humiliant en poussant, des risques d’hémorragie, des seins qui font mal, de la pression désagréable des infirmières pour l’allaitement ».

    Assez de ces récits « de bonheur, de beauté et d’accomplissement dans la douleur ».

    C’est sa page Facebook (qu’elle m’a autorisée à reproduire ici) qui lui a servi d’exutoire. « Je ne comprends pas pourquoi il y a une telle culture du secret, voire du mensonge en ce qui concerne l’accouchement. À peu près toutes les femmes racontent spontanément que le leur s’est bien déroulé… mais en grattant un peu, on finit par apprendre que ça n’a pas été le cas du tout. Et dans les livres, les risques sont très, très minimisés. Le manque d’informations véridiques et fiables ne fait qu’empirer mes craintes. Comment expliquer tout cela ? Est-ce un réflexe pour assurer la perpétuité de la race humaine ? »

    « Et que dire de celles qui te disent que leur bébé fait ses nuits à 1 semaine ? Qu’est-ce que cette surenchère d’exploits […] ? », a réagi l’une de ses amies.

    Un autre, lui, a préféré citer Pierre Desproges. « À l’accouchement, l’homme tient la main de sa femme. Ainsi, il souffre moins. »

    Marie-Ève, il n’y a pas de conspiration pour peupler le Québec. Certaines accouchent pour vrai comme des chattes. Certaines poussent longtemps, longtemps. La plupart oublient tout cela et recommencent deux ou trois ans plus tard.

    Et puis, Marie-Ève, voilà, t’es enceinte jusqu’aux oreilles. L’heure est à la délicatesse, surtout qu’on te sait angoissée, qu’on sait que t’as googlé ces derniers temps « statistiques-risque d’autisme » et que t’as bassiné ta médecin pour savoir « la vraie de vraie de vraie statistique » sur les accouchements qui finissent en césarienne d’urgence.

    Sais-tu quoi ? L’accouchement ou la césarienne, c’est un passage obligé et ça finit toujours par passer !

    Tu ne perdras pas ta dignité. Le sommeil, ça reviendra. Pour les seins, ça passera.

    Mais oui, c’est vrai, dans deux semaines, tu vas perdre quelque chose. C’en sera fini de l’insouciance. C’est le prix de l’amour…

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    Mardi 18 novembre 2014 | Mise en ligne à 12h11 | Commenter Commentaires (41)

    Joufflu un jour…

    La « graisse de bébé » disparaît-elle avec le temps?

    La revue scientifique Pediatrics ne pose pas la question aussi directement, mais à la lecture d’une étude publiée dans sa dernière livraison, ça revient pas mal à cela.

    Les auteurs, Schuster et al, ont suivi quelque 4000 jeunes Américains issus de trois grandes villes.

    Ils les ont observés – et mesurés, surtout! – quand ils avaient 10 ans, puis quand ils en avaient 15.

    Leur échantillon comptait un quart d’obèses à 10 ans (ce qui est particulièrement élevé, probablement parce que les enfants venaient de grandes villes où les problèmes de poids sont particulièrement rampants, soulignent d’eux-mêmes les auteurs).

    Qu’arrive-t-il à ces enfants obèses? À l’adolescence, à 15 ans, les deux tiers d’entre eux le sont toujours, la majorité des autres migrant vers la catégorie « surpoids ».

    Sans surprise, les enfants de l’échantillon issus de milieux défavorisés étaient plus nombreux à être obèses, ce que les auteurs expliquent, comme on l’entend souvent, par la plus grande difficulté pour eux d’avoir accès à des aliments santé, à des aires de jeu ou par le fait que leurs parents sont souvent moins bien informés en matière de nutrition.

    Les auteurs avancent cependant des hypothèses beaucoup moins souvent entendues. Dans les milieux où l’obésité est très répandue, se pourrait-il que ce modèle devienne une norme? (J’ai d’ailleurs toujours été frappée de voir des rappers très obèses être adulés alors qu’aucune star de ma jeunesse n’aurait pu être populaire et qualifiée de « cool » avec des kilos en trop!)

    Autre hypothèse avancée par les chercheurs : le fatalisme. Est-il possible que l’enfant en surpoids, dont l’image de soi et la confiance en soi sont ébranlées,  soit incapable d’imaginer qu’il pourrait changer?

    Difficile à dire, mais les auteurs y vont quand même de deux recommandations principales. Pour combattre l’obésité des enfants, il faut absolument éviter de les stigmatiser davantage. Il est aussi préférable de les accompagner le plus tôt possible avant que le problème s’installe à demeure et surtout, avant l’adolescence où les conseils des parents et des adultes perdent nettement de leur valeur aux yeux des jeunes.

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