La mère blogue

La mère blogue - Auteur
  • Louise Leduc


    La Mère blogue s’adresse à tous ceux qui s'intéressent aux enfants et aux adolescents, et qui cherchent toujours le mode d'emploi. C'est le cas de La Mère blogue, qui se pose tous les jours plus de questions que la veille sur l'éducation de sa fille et qui s'emploiera donc à chercher quelques réponses avec vous.
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    Mercredi 26 avril 2017 | Mise en ligne à 10h46 | Commenter Commentaires (5)

    La chose à ne jamais dire à sa chérie

    En visite au zoo d’Omaha, une femme qui ne devait accoucher qu’à la mi-mai a eu la surprise de voir qu’elle avait perdu les eaux. Jusque-là, ce sont des choses qui arrivent et qui ne méritent pas une dépêche de l’Associated Press.

    Chose plus inusitée, les contractions se sont rapprochées. Beaucoup. La jeune femme a alors prévenu son mari que ça pressait, qu’elle devait sortir du petit train au plus vite et se rendre à l’hôpital.

    «T’exagères, chérie.»

    Deux minutes plus tard, elle lui a donné tort. Le bébé naissait.

    L’histoire ne dit pas si la scène finale s’est passée devant la cage des gorilles ou devant les éléphants, mais une chose est sûre : à un mois ou deux d’un accouchement – et, à plus forte raison, pendant l’accouchement – il ne faut jamais, jamais, jamais dire à une femme qu’elle exagère.

    Ça peut être très dangereux, à tous points de vue.

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    Mardi 25 avril 2017 | Mise en ligne à 11h38 | Commenter Commentaires (44)

    Cet autre trafic stupéfiant…

    Aux prises avec de sérieux problèmes de pollution,  les Londoniens commencent à prendre les grands moyens. Sous peine d’amendes, la circulation automobile vient d’être interdite dans les rues autour de deux écoles primaires. Si l’expérience est concluante, cette interdiction pourrait être reproduite ailleurs.

    Le but de ce nouveau règlement est triple : réduire la pollution atmosphérique, s’attaquer à la sédentarité des enfants et améliorer la sécurité aux abords des écoles.

    Parce qu’entre les parents pressés qui bloquent la rue en déposant leurs enfants et les automobilistes qui pestent derrière et qui se mettent à carrément faire des dépassements sur le trottoir, la légendaire politesse anglaise en prend pour son rhume.

    En lisant cet article, j’ai eu une petite pensée pour les Londoniens qui, comme moi, habitent à quatre rues d’une de ces écoles. Le problème ne risque-t-il pas d’être simplement déplacé ? Les parents ne risquent-ils pas de prendre d’assaut les rues un tout petit peu plus loin et y créer le chaos, en s’y garant n’importe comment?

    Il reste qu’il est désolant de constater que le matin et le soir, eh bien…ça pue, autour des écoles primaires de banlieues autrement très tranquilles. Avec Petite, on s’assure bien d’entrer dans la cour de récréation du côté opposé de l’endroit où se stationnent les parents. (Confession embarrassante ici :  quand Petite a un peu trop trainé au lit, oui, il nous est arrivé à nous aussi, certains matins, d’aller la reconduire en voiture à l’école.)

    Comment changer cela ? Qu’est-ce qui incite tant de parents à aller reconduire leurs enfants à l’école en voiture ? Le manque de temps ?  La peur que les petits soient enlevés par des étrangers (ce qui, rappelons-le, n’arrive à peu près jamais, les kidnappeurs étant le plus souvent dans le cercle rapproché des familles)? La peur de laisser les enfants se rendre à pied à l’école et les exposer ainsi aux fous du volant ?

    Le collègue François Cardinal écrivait il y a cinq ans déjà un éditorial intéressant au sujet des inquiétudes des parents. Et oui, la raison principale pour laquelle les parents déposent leurs enfants en voiture, c’est la peur qu’ils soient happés par un automobiliste.

    «Bon an, mal an, écrivait François pour mettre les choses en perspective, 86 enfants sont happés en marchant vers l’école, 43 sont frappés à vélo. À l’inverse, ils sont 185 à subir un accident en se rendant à l’école en voiture.»

    La mère en moi encore incapable de laisser sa fille se rendre seule à l’école ne peut s’empêcher de se demander, cependant, si les blessures qu’un enfant subit, à pied, ne sont pas beaucoup plus graves que celles qu’il subit dans la voiture…

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    Vendredi 21 avril 2017 | Mise en ligne à 9h32 | Commenter Commentaires (60)

    En faire ou pas

    Un lecteur de ce blogue a mentionné ces derniers jours que les politiques natalistes des dernières décennies – de plus longs congés parentaux, la création des CPE, etc. – n’ont pas fait bondir le nombre de bébés au Québec.

    Les dernières données de l’Institut de la statistique du Québec confirment qu’il n’y a de fait pas eu miracle.

    «La fécondité poursuit sa baisse au Québec en 2016. On estime à 86 400 le nombre de naissances, soit quelque 400 de moins qu’en 2015», peut-on lire dans le bulletin de l’Institut.

    Les Québécois continuent de faire peu d’enfants et de plus en plus tardivement : il y a baisse de la fécondité avant 30 ans et quasi-stabilité au-delà de cet âge.

    Outre le nord du Québec où la réalité autochtone, notamment, est tout autre (avec un indice de fécondité de 2,51 enfants par femme en 2016), c’est en Abitibi-Témiscamingue qu’on fait le plus de bébés (1,9 enfant par femme) et à Montréal qu’on en fait le moins (1,43 par femme).

    Si de plus longs congés parentaux et les services de garde ne nous amènent pas à procréer davantage, qu’est-ce qui nous fait hésiter ? Le marché du travail incertain ? Le marché de  l’amour incertain ? Les études ?

    Vous, qu’est-ce qui réfrène votre envie d’être parent ? Ou, au contraire, qu’est-ce qui vous fait foncer ?

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