La mère blogue

Jeudi 23 mars 2017 | Mise en ligne à 13h08 | Commenter Commentaires (17)

Le secret de la longévité

Les hommes de 60 ans qui sont pères peuvent espérer vivre presque deux ans de plus que ceux qui n’ont pas d’enfant. Les mères, elles, gagnent 1,5 an.

C’est ce qui ressort d’une étude publiée récemment dans le Journal of Epidemiology and Community Health.

Ainsi, à 60 ans, les pères peuvent espérer vivre encore 20,2 ans, comparativement à 18,4 ans de plus pour les hommes qui n’ont pas d’enfant.

L’étude a été réalisé en Suède où, à quelques mois près, l’espérance de vie des hommes est presque identique à celle des Canadiens. Tous les Suédois nés entre 1911 et 1925 ont été pris en considération.

Les chercheurs expliquent ces quelques années bonis par le fait que les enfants devenus grands s’assurent que leurs parents âgés reçoivent de bons soins et qu’ils sont bien entourés.

Si les hommes bénéficieraient davantage de leur statut de parent (du moins en termes de longévité), ce serait peut-être, selon les chercheurs, qu’ils ont souvent un moins gros réseau social.

Et pour vivre vieux, vaut-il mieux avoir une fille ou un garçon ?

Les auteurs notent que si de nombreuses études ont démontré que les femmes ont des contacts plus étroits et s’occupent davantage de leurs parents vieillissants, le sexe des enfants, dans le cas présent, n’a pas influé sur la longévité des sujets.

Les auteurs avancent l’hypothèse que cela n’a pas joué dans leur cas parce que pour cette partie précise de leur étude, seuls les parents ayant un enfant unique ont été pris en considération.

Or, écrivent les auteurs, ce type de famille n’est peut-être pas représentatif. Pas impossible non plus que les belles-filles s’occupent beaucoup de leur beau-père ou leur belle-mère, reproduisant par la bande le schéma habituel.

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Mardi 21 mars 2017 | Mise en ligne à 13h06 | Commenter Commentaires (49)

Nos filles en 2017

«Presque partout dans le monde, les participants attribuent une plus grande intelligence à leur père qu’à leur mère. Les parents trouvent leurs fils plus intelligents que leurs filles. Et les hommes invités à estimer leur propre intelligence se prêtent un quotient intellectuel nettement plus élevé que les femmes ne le font.»

Voilà ce qu’écrivaient les collèges Marie-Claude Malboeuf et Mathieu Perreault dans un dossier publié dimanche dans La Presse + et qui traitait de ce complexe d’infériorité qu’entretiennent toujours les filles face aux garçons.

Même en 2017, peut-on lire, «les fillettes de 6 ou 7 ans croient secrètement que les garçons sont plus brillants qu’elles», à en croire notamment une étude publiée dans le journal Science.

Cela les amènerait à penser que certains jeux ne sont «pas pour elles», trop compliqués pour leurs petits cerveaux, à leur avis.

J’ai failli m’étouffer en lisant cela. Heureusement, les stéréotypes semblent un peu moins prononcés au Québec où, selon une chercheuse, les filles «perçoivent les mathématiques comme une discipline féminine, et les garçons, comme une discipline neutre».

N’empêche, j’aimerais bien que des chercheurs vérifient si nos filles font vraiment figure d’exceptions et si elles ont véritablement plus confiance en elles que les autres fillettes ailleurs dans le monde.

Je me le demande d’autant plus quand je repense à cette dépêche publiée par l’Associated Press il y a quelques mois.

Dans cet article, le journaliste écrivait qu’en Suède – pays évolué s’il en est ! – une direction d’école a décidé de revenir aux classes séparées, la directrice se désolant que certaines filles n’osent pas trop s’exprimer quand il y a des garçons autour d’elles.

Quand j’étais à l’école, les garçons étaient ravis de se faire entendre et les filles – pas toutes, mais en général – restaient en retrait, surtout quand il était question d’exprimer une opinion.

Dans mon temps, c’était exactement comme le décrivait une enseignante, Sarah Valiquette, dans La Presse de dimanche.  «Les filles sont sûres de leurs connaissances, alors elles sont à l’aise dans tout ce qui est académique. Mais quand il faut un peu plus oser, s’exprimer sur un sujet, les garçons sont plus campés dans leurs idées et les enterrent un peu.»

Si des enseignants lisent ceci, je serais particulièrement contente de savoir si ça se passe aussi comme cela dans leurs classes.

En conférence de presse, en tout cas, j’ai souvent l’impression que les hommes sont beaucoup plus prompts à poser les premières questions…

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Vendredi 17 mars 2017 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (13)

Quand l’enfant vous dérange au mauvais moment, la suite

J’ai d’abord eu un gros fou rire, puis la voix de ma conscience a parlé.

C’est sexiste, ça. Stéréotypé. Il y a plein de pères qui donnent tout autant dans le multitâches (toi notamment, chéri !)

Mais bon, pourquoi vous priver d’un petit moment de rigolade ? À moins que je sois en retard et que ce soit déjà viral ?

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