Le blogue de Mélanie

Le blogue de Mélanie - Auteur
  • Mélanie Côté

    Mélanie Côté est journaliste au Quotidien et au Progrès-Dimanche depuis 2006. Elle a obtenu un DEC en Art et technologie des médias en 2005 et elle vient de terminer un baccalauréat par cumul à l'Université du Québec à Chicoutimi. Dans son blogue, elle nous livre ses impressions sur tous les sujets qui touchent le quotidien.
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    Dimanche 26 janvier 2014 | Mise en ligne à 22h16 | Commenter Commentaires (6)

    Papa 2.0

    Aujourd’hui, je retourne au boulot. La petite dernière a 4 mois et demi. Fini le congé parental. Non, pas question qu’elle aille tout de suite au CPE (sa place est confirmée pour l’été, une bonne chose de réglée!). Trop petite. C’est papa qui reste à la maison. Pourquoi pas ? À la première grossesse, j’ai fait tout le «congé». Un an à m’habituer à ma nouvelle vie de maman, à mettre en place une routine, tout ça en continuant mes cours à l’université.

    Cette fois-ci, c’est moi qui reprend le boulot. Papa a un travail qui le tient loin de la maison assez souvent et il manque quelques beaux moments avec ses filles. Alors pourquoi ne pas profiter de cette opportunité? Il est capable de s’occuper de ses filles, changer des couches, donner le bain, etc. Et, surtout, le plus important, il a autant d’amour à leur donner que moi.

    Cette décision prise d’un commun accord a fait écarquiller bien des yeux. Plusieurs personnes ont encore la mentalité que la maman se doit de rester à la maison alors que le papa travaille. «Un homme, c’est pas fait pour rester à la maison.» C’est faux. S’il se sent capable et que son travail lui permet de le faire, qu’il le fasse. De plus en plus de pères ont développé cette fibre parentale qui les pousse à prendre plus de place dans la vie de leurs enfants et c’est tant mieux. Je ne comprends pas que certaines personnes dénigrent les pères qui veulent profiter de ces instants. Ce ne sont pas des paresseux (oh non, il ne s’ennuiera pas!), au contraire, mais des hommes qui ont compris l’importance de créer des liens avec leurs enfants.

    J’avoue qu’au moment d’aller travailler, aujourd’hui, j’ai eu un petit pincement au coeur avant de quitter la maison. Après plusieurs «colleux» et bisous, j’ai pris le chemin du travail en me disant qu’elles étaient en sécurité et, surtout, très bien avec papa. Comme je travaille presque toujours le soir, j’aurai la chance de passer mes journées avec mes filles. Et quand je serai au boulot, ce sera pratiquement l’heure du dodo. Ce sera à moi de profiter des moments passés avec elles et d’en faire des instants de qualité.

    @Melanie_Cote

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    Mercredi 18 décembre 2013 | Mise en ligne à 21h55 | Commenter Aucun commentaire

    C’est un peu ça, le Saguenay

    Je sors un peu de mon congé maternité pour partager avec vous ce que j’ai ressenti, aujourd’hui, lors de ma grande traversée du pont Sainte-Anne. Pour la première fois depuis la fermeture du pont Dubuc, j’ai sorti mes mitaines et mon casque de poils et je suis partie «à l’aventure».

    Je devais me rendre à Place du Royaume et, n’ayant pas de grosses commissions, j’ai décidé d’opter pour la marche et l’autobus et non le détour par Shipshaw, long de 42 km.

    Et j’étais fière. Pas de marcher pendant une heure, aller-retour, mais bien des Saguenéens qui, depuis une semaine, ont dû changer leurs habitudes. Fière de voir leurs sourires, malgré le froid. Fière de leur bonne humeur, malgré les désagréments. Fière de la patience des chauffeurs d’autobus qui, depuis une dizaine de jours, doivent répondre aux questions des passagers qui, comme moi, ne sont pas trop certains du trajet et des heures de passage. Fière des petites familles, avec leur traîneau ou leur poussette, et leurs joues rouges. Fière des militaires qui, dans le temps de le dire, ont installé plusieurs tentes pour protéger les marcheurs du vent. Fière de toute l’organisation qui semble répondre aux besoins de la population.

    Jamais, sur le pont Sainte-Anne ou dans l’autobus, je n’ai vu quelqu’un de mauvaise humeur. Jamais je n’ai entendu quelqu’un se plaindre. Les messieurs avancent, boîte à lunch à main, et se saluent. «Il ne manque que de la musique!», a avancé l’un d’entre eux. Et il n’avait pas tort. Les étudiants du secondaire s’habituent. Ma nièce me l’a dit : «C’est un peu froid, mais c’est quand même le fun!» Et les femmes oublient, l’instant de quelques minutes, la droiture de leur brushing pour enfiler leur tuque.

    C’est un peu ça, le Saguenay. On se débrouille, on se relève les manches (pas trop, quand même, pour ne pas geler!) et on avance. Et je serais curieuse de savoir combien de personnes auront adopté l’habitude de marcher après la réouverture du pont Dubuc.

    @Melanie_Cote

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    Dimanche 2 juin 2013 | Mise en ligne à 10h56 | Commenter Aucun commentaire

    Tu peux être malcommode !

    Ma grande fille d’amour,

    Ce matin, tu n’es pas à la maison. C’est drôle, je me surprends à écouter les chansons et les sketchs de Toc, Toc, Toc et Arthur l’Aventurier au Téléthon Opération Enfant Soleil alors que je pourrais en profiter pour écouter un film, les infos, ou dormir, même!

    Mais non. J’écoute le Téléthon comme je le fais chaque année et je pense à toi. À toi qui, tous les matins, me réveille avec ta petite voix et me demande si c’est encore la nuit, si on peut se lever.

    Je pense à ton sourire, ton petit air espiègle, tes petites mains qui flattent mon gros ventre en attendant ta soeur que tu aimes déjà. À la fois où, dans l’auto, tu m’as dit «Tu es la meilleure maman du monde».

    Je pense aussi à tes dessins que tu me ramènes de la garderie, tes bricolages, tes chansons que tu répètes sans cesse et les spectacles que tu me présentes avec un grand plaisir.

    Et je regarde les enfants à la télévision… J’essaie de me mettre à la place des parents qui doivent vivre avec la douleur immense de voir leur enfant affaibli par la maladie. Je vois aussi leur force de caractère, leur volonté de vaincre tous les maux. Au-delà des dons, j’espère que toutes les pensées du Québec qui sont dirigées vers eux ce matin peuvent les aider à continuer le combat.

    Et je repense à toi, encore et toujours. À tes colères, tes dégâts et tes mauvais coups. Aux consignes que tu n’écoutes pas toujours, aux nombreuses fois où je dois te dire de rester dans ton lit, le soir. Aux nombreuses fois où, en voulant m’aider à cuisiner ou faire la vaisselle, tu m’as plutôt retardée. Aux vêtements que tu plies et que je replie comme il faut quand tu ne me regardes pas. Aux repas que tu ne veux pas manger, aux jouets qui traînent un peu partout dans la maison. Aux toutous et aux doudous que je ramasse plusieurs fois par jour et aux bonbons que tu me demandes pour déjeuner.

    Je me dis que oui, tu peux continuer à être malcommode. Ta santé, ta joie de vivre et tous les bisous que tu me donnes me rappellent à quel point un peu de discipline n’est rien à côté de la maladie.

    Aujourd’hui, je pense à toutes les familles qui doivent vivre avec un enfant malade et je leur souhaite le meilleur dénouement du monde. Car il n’y a rien de plus injuste qu’un enfant qui doit se battre alors qu’il n’a pas encore eu le temps de s’amuser et de profiter de la vie.

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