Le blogue de Mélanie

Le blogue de Mélanie - Auteur
  • Mélanie Côté

    Mélanie Côté est journaliste au Quotidien et au Progrès-Dimanche depuis 2006. Elle a obtenu un DEC en Art et technologie des médias en 2005 et elle vient de terminer un baccalauréat par cumul à l'Université du Québec à Chicoutimi. Dans son blogue, elle nous livre ses impressions sur tous les sujets qui touchent le quotidien.
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    Dimanche 2 juin 2013 | Mise en ligne à 10h56 | Commenter Aucun commentaire

    Tu peux être malcommode !

    Ma grande fille d’amour,

    Ce matin, tu n’es pas à la maison. C’est drôle, je me surprends à écouter les chansons et les sketchs de Toc, Toc, Toc et Arthur l’Aventurier au Téléthon Opération Enfant Soleil alors que je pourrais en profiter pour écouter un film, les infos, ou dormir, même!

    Mais non. J’écoute le Téléthon comme je le fais chaque année et je pense à toi. À toi qui, tous les matins, me réveille avec ta petite voix et me demande si c’est encore la nuit, si on peut se lever.

    Je pense à ton sourire, ton petit air espiègle, tes petites mains qui flattent mon gros ventre en attendant ta soeur que tu aimes déjà. À la fois où, dans l’auto, tu m’as dit «Tu es la meilleure maman du monde».

    Je pense aussi à tes dessins que tu me ramènes de la garderie, tes bricolages, tes chansons que tu répètes sans cesse et les spectacles que tu me présentes avec un grand plaisir.

    Et je regarde les enfants à la télévision… J’essaie de me mettre à la place des parents qui doivent vivre avec la douleur immense de voir leur enfant affaibli par la maladie. Je vois aussi leur force de caractère, leur volonté de vaincre tous les maux. Au-delà des dons, j’espère que toutes les pensées du Québec qui sont dirigées vers eux ce matin peuvent les aider à continuer le combat.

    Et je repense à toi, encore et toujours. À tes colères, tes dégâts et tes mauvais coups. Aux consignes que tu n’écoutes pas toujours, aux nombreuses fois où je dois te dire de rester dans ton lit, le soir. Aux nombreuses fois où, en voulant m’aider à cuisiner ou faire la vaisselle, tu m’as plutôt retardée. Aux vêtements que tu plies et que je replie comme il faut quand tu ne me regardes pas. Aux repas que tu ne veux pas manger, aux jouets qui traînent un peu partout dans la maison. Aux toutous et aux doudous que je ramasse plusieurs fois par jour et aux bonbons que tu me demandes pour déjeuner.

    Je me dis que oui, tu peux continuer à être malcommode. Ta santé, ta joie de vivre et tous les bisous que tu me donnes me rappellent à quel point un peu de discipline n’est rien à côté de la maladie.

    Aujourd’hui, je pense à toutes les familles qui doivent vivre avec un enfant malade et je leur souhaite le meilleur dénouement du monde. Car il n’y a rien de plus injuste qu’un enfant qui doit se battre alors qu’il n’a pas encore eu le temps de s’amuser et de profiter de la vie.

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    Mardi 28 mai 2013 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Commentaires (12)

    L’intimidation fait une autre victime

    Une jeune fille de 14 ans de Jonquière s’est enlevée la vie, dimanche. Elle n’en pouvait plus. Intimidée à l’école, elle a décidé de lâcher prise. Sa marraine a lancé un cri du coeur, mardi, dans Le Quotidien.

    «Il faut écouter davantage les jeunes. On va se rendre à combien de suicides pour que ça s’arrête?», a-t-elle confié à ma collègue Laura Lévesque.

    Cette histoire rappelle celle de l’adolescente Rehtaeh Parsons, de la Nouvelle-Écosse, qui, à 17 ans, s’est suicidée après avoir été victime de viol et d’intimidation. Des photos de l’agression avaient circulé dans les médias sociaux.

    Le décès de Marjorie Raymond, en Gaspésie, il y a quelques années, avait fait les manchettes. Elle avait laissé une lettre dénonçant tous les gestes d’intimidation dont elle avait été victime. La médiatisation de son décès avait été énorme. On avait même osé croire que les jeunes allaient prendre conscience des conséquences de leurs gestes et de leurs paroles.

    Mais semble-t-il que non. Que devra-t-il arriver pour que ça cesse ? Les campagnes se multiplient dans les médias, dans les écoles. Décidément, le message ne passe pas.

    À 14 ans, c’est le temps de s’amuser. De passer de bons moments avec ses ami(e)s. De parler, échanger, s’entraider. Entre cette génération et la mienne, il y a tout un fossé. Un fossé créé en partie par les réseaux sociaux et les textos qui rendent beaucoup plus faciles les attaques personnelles. Quel est le but de s’en prendre à une jeune fille qui, à 14 ans, avait toute la vie devant elle?

    Ma filleule aura bientôt 16 ans, sa soeur 12. Sont-elles victimes d’intimidation? J’ose espérer que non. J’ose espérer qu’elles nous en parleraient si c’était le cas. Sommes-nous rendus à une époque où il faut s’inquiéter de voir nos enfants à l’école alors qu’il devrait plutôt s’agir d’un endroit sécuritaire pour eux? Et mes filles, dans une dizaine d’années, quand elles seront au secondaire, et même avant, au primaire, où en sera la société? C’est préoccupant.

    La semaine dernière, l’Agence de la santé et des services sociaux dévoilait les résultats d’une enquête qui révélait que dans la région, deux garçons sur cinq et une fille sur cinq sont victimes de violence à l’école ou sur le chemin de l’école. C’est moins qu’ailleurs au Québec, mais cette triste histoire rappelle que c’est encore beaucoup trop.

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    Mercredi 3 avril 2013 | Mise en ligne à 18h55 | Commenter Commentaires (13)

    Dénoncer les opérations radars ? Non !

    De nouvelles pages Facebook gagnent en popularité depuis quelques jours. Après les «Spotted», présenté par mon collègue Joël Martel, voilà que les pages Info Police, dont Info Police Saguenay, attirent de nombreux fans.

    En temps réel, le plus possible, les internautes sont invités à dénoncer les opérations radars sur le territoire. Selon le porte-parole de la Sécurité publique de Saguenay, Bruno Cormier, cette pratique n’est pas illégale. Il a confié à ma collègue Patricia Rainville que la mission des opérations radars n’est pas de donner le plus de billets d’infraction possible. «Nous avons été mis au courant de la création de cette page. Je suis moi-même allé voir. Il n’y a rien d’illégal. Ce n’est pas interdit d’écouter les ondes de police, sauf si c’est dans le but de commettre un acte illégal.»

    Je me pose une question, par contre. Si tu es sur la route, comment fais-tu pour savoir où est l’opération radar? Tu regardes ton Facebook en conduisant, sur ton cellulaire, ou tu t’empresses de pitonner sur ton ordinateur avant de prendre la route? Je suis contre ce type de page, car la prévention des policiers a pour but de régler des problèmes de vitesse dans des secteurs ciblés, souvent à la suite de plaintes de citoyens. Mais je me demande si elles ont réellement un impact, pour les raisons que je viens tout juste de mentionner.

    À  mon humble avis, si tu ne veux pas de contravention, suis les limites de vitesse ! Plus tôt cette semaine, je me suis fait doubler sur une ligne double par un pick-up qui allait au moins à 130 ou 140 km/h. Avant qu’il se décide, il était accroché à mon coffre arrière! On est arrivés à la lumière rouge en même temps … Il a risqué la vie des autres pour rien. J’avais le goût de le saluer, mais avec la rage au volant, on sait jamais !

    Une chose positive, au moins : les administrateurs de la page ont décidé de ne pas publier les informations concernant les barrages policiers visant à contrer l’alcool au volant. J’espère ! Parce que s’il fallait qu’on apprenne que quelqu’un a contourné un barrage en raison de ce site et qu’il tue quelqu’un par la suite… Ouf!

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