Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Vélo’

Vendredi 21 mars 2014 | Mise en ligne à 11h15 | Commenter Aucun commentaire

L’ultime vélo taillé pour la montagne

Le vélo AluBOOYAH fera rêver les aventuriers qui rêvent de pédaler en direction de leurs prochaines aventures en montagne. — Photo booBicycles.com

Le vélo AluBOOYAH fera rêver les aventuriers qui rêvent de pédaler en direction de leurs prochaines aventures en montagne. — Photo booBicycles.com

Il y a des vélos de montagne, puis il y a un vélo taillé POUR la montagne.

Question de pouvoir simplifier l’approche d’une voie de glace en particulier au Colorado, l’équipe de boo Bicycles a eu l’idée de créer l’ultime machine pour la mission.

Au lieu de marcher ou encore de devoir skier — ou d’emprunter une motoneige — sur le chemin enneigé qui menait à la montagne, l’inventeur du modèle AluBOOYAH s’est imaginé qu’il pouvait rouler vers sa prochaine aventure verticale. Une fois la section de neige profonde atteinte, il n’aurait qu’à se rendre à la base de la cascade de glace en skis.

Au Québec, ce «triathlon» pourrait être à considérer. Car ici, il n’est pas rare pour les grimpeurs de devoir se taper de longues approches qui passent par des sentiers (non fédérés!) de motoneige ou d’autres chemins forestiers.

«C’est ce que ce vélo représente: la capacité à repousser les limites de l’accessibilité au plein air grâce à la propulsion humaine», résume d’ailleurs Jacob Lapenna, sur le blogue du fabricant de vélos.

Pour la réalisation du AluBOOYAH, boo Bicycles a fait appel à certains des meilleurs fabricants d’équipements de plein air. Six mois ont été nécessaire pour compléter le travail.

La Sportiva a fourni l’équipement de ski d’aventure — dont les bottes Spectre servent dans ce cas-ci autant à l’escalade qu’au ski —, tandis que Petzl s’occupe du matériel de grimpe.

Skis, crampons, cordes, piolets, vis à glaces… Les équipements trouvent tous une place sur le vélo grâce aux supports spécialement adaptés. Si la demande est assez forte pour le support à skis, boo Bicycles envisage d’ailleurs de vendre les supports sur son site Web l’an prochain.

Quant au vélo lui-même, il s’agit d’un «fatbike» monté en Shimano XTR. Et comme c’est toujours le cas chez boo Bicycles, le cadre est principalement fait… de bambou!

Visiblement un prototype qui fera rêver et connaître la marque davantage. Le vélo n’a pas de prix de vente annoncé.

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Vendredi 28 février 2014 | Mise en ligne à 16h29 | Commenter Commentaires (6)

Caméras de casque: dangereuses ou pas?

La question se pose: est-ce que l’ajout d’une caméra de style GoPro ou Contour sur un casque de protection présente un danger supplémentaire de blessures?

Je pense ici notamment aux couvre-chefs plus légers des skieurs et des cyclistes.

Le magazine Velo News s’est intéressé à la question récemment.

Une interrogation qui prend encore plus de sens alors que dans l’enquête sur l’accident de ski du pilote Michael Schumacher, qui s’est heurté la tête sur une roche et s’est retrouvé plongé dans le coma, les enquêteurs se sont penchés sur une défaillance possible du casque où une caméra avait été installée.

Le spécialiste technique pour Velo News, Lennard Zinn, s’est donc adressé à différents manufacturiers pour connaître les risques réels de l’ajout d’une caméra sur un casque.

Ce qu’il faut savoir? C’est que de façon générale, les fabricants de caméras comme GoPro, Contour ou Sony, ont conçu les systèmes de fixation de leurs populaires appareils pour qu’ils se brisent lors d’un impact.

Questionnés par Zinn, les responsables de Giro et de Specialized ont assuré qu’il n’y avait pas de risques supplémentaires à ajouter de telles appareils sur leurs casques. En autant que la caméra soit fixée comme il se doit sur un support fait pour se briser.

Preuve de l’assurance de Giro, le géant américain a même intégré à sa gamme de casques pour le vélo et le ski des modèles avec ancrage pour GoPro (vidéo ci-dessus du Edit).

De son côté, le manufacturier Troy Lee Designs se montre plus prudent dans l’intégration de tels supports. Après des tests sur des prototypes, le fabricant a indiqué à Velo News qu’il demeure incertain quant à l’avenir d’une telle idée dans sa ligne de casques.

En résumé, la prudence et le bon sens doivent primer. Tandis que l’usage des caméras personnelles se répand, les accessoires pour les fixer de manières originales se multiplient. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tous sont sécuritaires dans toutes les occasions.

Lennard Zinn fait notamment allusion aux systèmes de fixation en aluminium comme le Sumomoto. Encore plus quand il s’agit de percer le casque pour l’installer.

On peut aussi s’interroger sur les risques de certains systèmes plus encombrants, bien qu’ils donnent des points de vue spectaculaires, comme le GoSpin360 et les autres supports à pivot rotatif.

Alors prudence dans vos tournages!

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Vendredi 29 novembre 2013 | Mise en ligne à 13h17 | Commenter Commentaires (2)

Québékoisie: un documentaire qui vaut le détour

Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

On ne peut pas dire que Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont ménagé leurs efforts pour la réalisation de leur plus récent documentaire, Québékoisie.

Parti en vélo pendant plusieurs semaines sur la 138 entre Québec et Natashquan à la rencontre des membres des Premières Nations, le couple a su créer et raconter une fabuleuse histoire qu’il faut absolument prendre le temps de découvrir.

Au fil de la route et de ses détours, les réalisateurs qui se sont faits connaître grâce au film d’aventure Asiemut nous offrent une relecture de nos liens avec les membres des Premières Nations.

Une réflexion à vélo qui aboutit après six ans de travail et qui nous fait revisiter cette satanée frontière qui divise encore de nos jours au Québec Autochtones et non-Autochtones.

«C’est notre vision», a résumé avec humilité Olivier, hier, à la grande première du film à Québec. Un coup d’oeil personnel qui s’imposait pour le couple de Charlesbourg, qui après avoir parcouru le monde à la rencontre des autres, a réalisé qu’il connaissait bien peu ses voisins autochtones, dans sa propre province.

On dit souvent que le cinéma documentaire fait voyager, fait découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives. Dans le cas de Québékoisie, ça ne pourrait être plus vrai.

De façon intelligente et allumée, le duo nous présente un road movie unique qui nous mène finalement de Rigaud à Natashquan en passant par le Saguenay… et la Normandie!

Grâce aux propos éclairés de divers intervenants, dont notamment l’anthropologue bien connu Serge Bouchard, c’est une nouvelle façon de voir l’histoire qui nous est proposée.

Un récit revu et corrigé qui n’est jamais moralisateur ou donné comme LA vérité. Plutôt des pistes de réflexion qui s’additionnent et s’imposent au fil des kilomètres à vélo réalisés par les deux trentenaires. Il faut voir le documentaire pour en constater toute la finesse et l’intelligence.

On y suit notamment Francine Lemay, la soeur du caporal Marcel Lemay, le militaire tué durant la crise d’Oka en 1990. Son histoire de réconciliation avec le peuple mohawk amène forcément à s’interroger sur certains préjugés persistants depuis les tristes événements.

À l’inverse, l’histoire de Marco Bacon, un Innu de Chicoutimi, est aussi forte de sens. Fier de ses racines, l’homme aux cheveux noir et à la peau basanée ne peut cacher ses origines. Une surprise l’attend cependant quand il part sur la piste de ses ancêtres. Un chemin qui le mènera jusqu’à Caen… en Normandie!

Je n’en dis pas plus et vous laisse le soin de découvrir l’oeuvre de Mélanie et Olivier. Un documentaire qui ne pourra que bousculer vos perceptions sur nos relations — ou l’absence de — avec les membres des Premières Nations, quelque soit votre vision a priori.

Alors qu’ils craignaient d’être perçus comme des voyeurs et des ignorants, Mélanie et Olivier ont su faire accepter leur caméra avec brio. Le résultat est un documentaire rempli de petits moments intimes, drôles et même magiques que les cinéastes font vivre à l’écran.

Gagnant récemment du prix Magnus-Isaacson aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, (honneur attribué à un cinéaste émergent qui témoigne d’une conscience sociale), Québékoisie prend maintenant l’affiche au Cinéma Cartier à compter de ce soir, 29 novembre. Le film y sera présenté tous les soirs à 19h30 jusqu’au 9 janvier.

Les deux cinéastes espèrent ensuite que le film voyagera ici comme ailleurs… jusqu’à un écran près de chez-vous!

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