Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Trucs et conseils’

Jeudi 9 octobre 2014 | Mise en ligne à 17h40 | Commenter Aucun commentaire

InReach SE: quand le ciel vous vient en aide

Le communicateur par satellites DeLorme Inreach SE. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Le communicateur par satellites DeLorme Inreach SE. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Il n’y a plus de raison pour se trouver dans le trouble, seul au monde, en cette époque où la technologie offre autant d’options pour rester connecté, même loin de la civilisation et de ses réseaux de communication.

L’une des possibilités populaire par les temps qui courent auprès des aventuriers est le communicateur par satellites inReach SE, de DeLorme. Grâce à la collaboration du distributeur Roadpost.ca, il a été possible de mettre à l’essai l’appareil pour un test ces derniers mois. Petit retour sur cet ange gardien qui parle avec les étoiles…

Préambule
J’avais déjà eu l’occasion d’utiliser le SPOT Connect et la première version du inReach. La principale différence — et elle est de taille — est que le SPOT n’est pas bidirectionnel en comparaison aux propositions de DeLorme. C’est à dire que la balise SPOT Connect ne peut recevoir de messages, seulement en acheminer.

Dans le cas du inReach original et du plus récent SE (pour screen edition, version avec écran), le communicateur utilise son contact avec les satellites pour envoyer de courts messages avec la position géographique de l’utilisateur.

Lorsque le inReach est connecté, il peut également recevoir ce qui s’apparente à des textos, de maximum 160 caractères. Un réel échange bidirectionnel est ainsi possible.

Le inReach SE est d’abord une balise de positionnement. En plein air, l’utilisateur peut marquer sa position sur une carte que le public, ou seulement des contacts déterminés, pourront afficher sur Internet.

La présentation cartographique de DeLorme est d’ailleurs excellente sur le Web, comme sur son application mobile Earthmate.

À partir de la position affichée, si les réglages le permettent, il est alors possible pour un contact d’entrer en communication avec la balise. Dans l’Arctique ou encore à travers les Rocheuses, les gars des expéditions Rêve de glace et de la Traversée du Canada en canot recevaient notamment les encouragements de leurs plus fidèles supporteurs de cette façon.

Outre la capacité de micromessagerie, avec la balise inReach SE, il est également possible de partager messages et positions sur Facebook (que ce soit une page personnelle avec «Amis», ou encore une page publique avec «J’aime») et sur Twitter.

Enfin, qualité la plus importante à mon avis, il y a celle de pouvoir lancer un S.O.S. en cas de besoin, qui sera pris en charge par le centre GEOS, 24h sur 24, sept jours sur sept.

Dans le cas de DeLorme, le inReach fonctionne sur la constellation de satellites du réseau Iridium. La couverture est globale sur la planète, à quelques régions près.

Le inReach SE n'a pas peur de l'eau et se glisse aisément dans une poche. Photo collaboration spéciale Marika Wheeler

Le inReach SE n'a pas peur de l'eau et se glisse aisément dans une poche. Photo collaboration spéciale Marika Wheeler

Qualités physiques
Après avoir utilisé la version originale du inReach — une petite brique de plastique robuste, mais un peu encombrante —, le nouveau format de la version SE est plus qu’apprécié. Du sac à dos au pont d’un kayak de mer, l’appareil à peine plus gros qu’un téléphone intelligent se faufile partout aisément.

Encore une fois, la qualité de fabrication est excellente. Le boîtier est robuste et les touches de contrôle en caoutchouc souple se manipulent bien avec des gants. Le inReach SE n’a pas peur de l’eau et il est possible d’avoir en option un étui de protection qui le fait flotter.

Gros avantage du SE, l’écran permet de naviguer de façon complète dans les configuration de l’appareil. Un peu à l’ancienne avec curseur et alphabet à pointer, la composition de messages se fait une lettre à la fois à l’aide d’un pavé directionnel.

Bien qu’il soit possible de jumeler le inReach avec un téléphone intelligent (iOS ou Android) pour simplifier la rédaction de messages, j’ai constaté que plus souvent qu’autrement, je ne me donnais pas cette peine. Une question de manipuler le moins d’appareils possibles et d’en économiser les piles. Mais l’option est là et elle fonctionne bien.

Facilité d’utilisation
Une fois l’appareil acheté, son enregistrement se fait facilement et rapidement sur le site de InReach Canada.

Une fois le compte ouvert, c’est à cet endroit que l’on peut notamment modifier son forfait, ajouter des contacts d’urgence et enregistrer des messages prérédigés.

Seules difficultés rencontrées à quelques reprises avec les deux versions du inReach, les mises à jour et le pairage Bluetooth.

À partir de mon ordinateur — un Macbook Pro d’Apple —, j’ai remarqué que la mise à jour du communicateur était souvent laborieuse. Rarement durant les mois que j’ai eu l’appareil, ai-je été capable de compléter l’opération sans devoir me reprendre à quelques reprises. À ce jour, j’ignore encore ce qui causait cette inconstance plutôt frustrante, notamment la veille d’un départ pour une aventure en plein air quand une mise à jour s’impose.

Pour ce qui est pairage par Bluetooth, il se fait assez bien. Là où la situation se complique, c’est quand on navigue entre deux appareils, comme lorsque je passais de mon iPhone à mon iPad. Le plus simple pour changer d’appareil lié était alors d’effacer l’ancien dans les configurations Bluetooth et de recommencer à neuf.

Fiabilité
J’ai eu connaissance d’appareils inReach qui avaient «bloqué» en expédition, mais je n’ai jamais connu pareil problème. Du moment qu’on donne suffisamment de temps au communicateur pour se connecter aux satellites et pour faire son échange d’informations, le inReach livre la marchandise.

Seule curiosité, il m’est arrivé de mettre sous tension l’appareil et d’envoyer à retardement un message qui n’avait visiblement pas été acheminé la fois d’avant… Sûrement mon erreur, plus que celle du réseau Iridium, dont la fiabilité n’est plus à faire.

Durée des piles
Critique fréquente quant la version SE est apparue sur le marché, l’intégration de la pile au boîtier. Contrairement au modèle sans écran, il n’est plus possible d’utiliser des piles AA. Un détail à considérer en longue expédition.

Cependant, la pile lithium en place est très performante. Elle doit pouvoir tenir pendant 100 heures en mode tracé. Et je serais porté à le croire, selon mes constatations.

Pour ceux qui s’inquiètent tout de même de l’autonomie de la pile, sachez que le SE se recharge aisément avec la plupart des panneaux solaires compacts, comme le Goal Zero Nomad 7. Au besoin, la version originale à piles AA du inReach est encore sur le marché.

Coûts
Évidemment, ce contact avec les satellites a un coût. Entre 16,95$ et 69,95$ par mois, selon le forfait d’utilisation. Une dépense qui peut paraître importante et qui s’ajoute au prix de l’appareil (319$), mais qui est largement inférieure aux coûts d’un téléphone satellitaire.

Pour un usage moins régulier ou encore saisonnier, le forfait peut être suspendu et coûte alors 4,95$/mois. La procédure est simple, tout ce qu’il faut faire est de synchroniser le communicateur au compte pour faire le changement.

Remettre le inReach en activité n’engendre pas de frais supplémentaires, autre que ceux du forfait sélectionné.

Conclusion
L’apparition des communicateurs par satellites avec fonction de balise d’urgence, compacts et — relativement — abordables, est une avancée qu’il faut saluer. Si leur utilisation est de plus en plus fréquente par les adeptes de plein air, il ne faut pas pour autant négliger la préparation d’un bon plan d’urgence, en particulier quand on s’éloigne des sentiers battus.

Dans ce protocole où l’on aura notamment avisé des proches de notre itinéraire et de la marche à suivre en cas de retard, un appareil comme le inReach devient un outil de plus sur lequel on peut compter.

Le communicateur est une présence rassurante dans le sac à dos. Le simple fait d’avoir cette ultime bouée de sauvetage accessible au cas où, quand on est loin de tout, vaut l’investissement, le moindrement que l’on sort des zones de couverture cellulaire.

Vol en direction de la Baie-James pour rencontrer les membres du Projet Karibu. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Vol en direction de la Baie-James pour rencontrer les membres du Projet Karibu. Photo Jean-Sébastien Massicotte

En vol vers une région reculée de la Baie-James pour couvrir un ravitaillement du Projet Karibu en avril dernier, j’étais rassuré de savoir que je pouvais rester en contact avec la civilisation quoiqu’il arrive… même au coeur de la taïga, en plein milieu géographique du Québec! Idem pendant un séjour en kayak de mer à travers l’archipel de Mingan.

La capacité d’envoyer et de recevoir des messages courts place le inReach SE dans une catégorie à part. Même ceux qui veulent utiliser ce type d’appareil uniquement comme balise de détresse y gagnent.

En effet, en cas d’urgence, l’équipe de GEOS pourra s’informer de la situation et gagner en efficacité dans son intervention. Au besoin, le sauvetage pourra ainsi être ajusté selon le contexte, ou même annulé si l’envoi d’une équipe d’urgence ne s’avère plus nécessaire.

À cause de cela, et parce qu’il utilise le vaste réseau Iridium, le petit communicateur demeure possiblement le meilleur choix actuellement sur le marché.

Seule hésitation qui pourrait subsister dans le choix d’un appareil bidirectionnel, l’arrivée récente du modèle Explorer (439$). Aux capacités du inReach SE, l’Explorer ajoute les fonctionnalités de navigation GPS.

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Lundi 22 septembre 2014 | Mise en ligne à 13h49 | Commenter Un commentaire

Nikwax veut sauver vos précieux vêtements

C’est probablement l’un des secrets les mieux gardés en ce qui concerne l’entretien des vêtements, chaussures et autres accessoires de plein air.

Le géant des produits de nettoyage et d’imperméabilisation techniques, Nikwax, vous propose en effet de remettre en état vos équipements.

Manteau Arc'teryx avant et après le #gearrehab de Nikwak, tel que présenté sur le compte Instagram de l'entreprise. Photo Instagram.com/nikwaxna

Manteau Arc'teryx avant et après le #gearrehab de Nikwak, tel que présenté sur le compte Instagram de l'entreprise. Photo Instagram.com/nikwaxna

Et c’est gratuit.

L’initiative — encore passablement peu connue — a été lancée l’été dernier et depuis le travail de «réhabilitation» bat son plein.

Grâce au programme Gear Rehab, Nikwax espère ainsi redonner vie au matériel si chèrement acquis par les aventuriers en tous genres, tout en évitant que vêtements et autres accessoires sales ou qui prennent l’eau se retrouvent au dépotoir.

Tout le monde y gagne, à commencer par l’environnement.

Ce faisant, on devine que le manufacturier de produits de nettoyage et d’imperméabilisation veut aussi faire la démonstration éloquente de l’efficacité de ses produits.

Une campagne sur les médias sociaux met d’ailleurs en vedette les bons coups du #gearrehab.

Après avoir rempli un formulaire d’inscription, vous pourrez envoyer — au maximum — un morceau à faire nettoyer par année.

Principalement des vêtements, mais aussi des chaussures. Les tentes et autres accessoires encombrants ne sont pas acceptés.

Seule dépense pour le propriétaire, les frais de transport pour acheminer l’équipement chez Nikwak, à Seattle, dans l’État de Washington.

La «réhabilitation» se fait apparemment rapidement, alors que Nikwak assure pouvoir retourner le matériel en deux semaines. L’entreprise paie les frais pour le retour.

Nikwak ne fera pas de réparation et concède que certains items reçus sont irrécupérables, mais autrement, le fabricant fera tout pour redonner une nouvelle vie aux vêtements et équipements.

Parfait pour ce Gore-Tex payé une petite fortune et qui commence à paraître essoufflé…

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Jeudi 28 août 2014 | Mise en ligne à 7h35 | Commenter Aucun commentaire

Le royaume de VOS princes et princesses

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Il semble bien que Le nouveau royaume de la princesse, la chronique plein air publiée hier, vous a interpelés en grand nombre.

Un désir de passer à l’action pour certaines familles, tandis que d’autres m’ont fait le plaisir de me partager leurs propres réflexions et aventures avec leurs petits.

Un ami, m’a également fait découvrir un livre que je me promets de lire bientôt, Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, de Richard Louv.

Courriels et interactions sur les réseaux sociaux, je me permets de vous partager un peu de tout ça.

D’abord Annie et Daphnée, deux jeunes mamans, ont en tête plus que jamais de filer en randonnée dès que possible avec leur petit prince respectif.

Car le défi du plein air avec des enfants, ce n’est pas qu’une question de châteaux et de couronnes! Sorties mère-fils: vous me raconterez mesdames!

Mario m’a pour sa part écrit pour me parler de la suite, de ce qui arrive quand les princesses — ou les princes, c’est selon — grandissent. Il est passé par là.

Papa de deux filles (dans la vingtaine maintenant), l’ainée était une joyeuse et colorée princesse de “ville” qui détestait les arbres (!) et la cadette une «tomboy» bougonneuse «rurale» qui haïssait au plus haut point les robes.

[...]

Avec les années, mes filles n’ont pas vraiment changé de personnalité. Mais elles ont découvert le plein air et sont «encore» ravies, même adultes, d’accompagner leur vieux père dans ses excursions, quand elles le peuvent bien sûr.

[...] je suis certain que vous vivrez encore très longtemps ces merveilleuses aventures père-fille.

Voilà qui est rassurant et qui démontre bien combien précieux sont ces moments vécus en famille dans la nature.

De son côté, Ariane est une jeune mère pour qui les activités de plein air ne sont pas une finalité en soi. C’est que la petite famille voit grand et s’apprête à partir à l’aventure après leur «entraînement».

Mère de 2 princesses, une grande de 3 ans et demi et une autre en devenir de 4 mois et demi. Nous avons décidé de partir à l’aventure en voyage en combinant les passions de tous. Randonnée pour les parents, châteaux de princesse pour la grande et cave à porto pour la maman.

[...]

Pour la portion de randonnée du voyage, nous avons commencé à nous préparer depuis le début de l’été. Une randonnée par semaine pour habituer les princesses. Au fur et à mesure que l’été avançait, les randonnées étaient de plus en plus longue. La dernière randonnée réalisée avec succès, Les loups jusqu’au deuxième belvédère!

La petite dans le porte bébé ventral sur papa et la grande qui marche maintenant plus de 2 heures entre les roches et racines. Lorsqu’elle est fatiguée ou que la montagne est trop accidentée, elle continue sa randonnée dans le sac sur le dos de papa.

[...]

Nous sommes maintenant prêts à entamer une belle aventure en famille. Au menu le Portugal avec châteaux à Sintra, randonnée de 3 à 4h30 aux Açores, plage à Aveiro et finalement Porto.

J’encourage tout le monde à transmettre leurs passions à leurs enfants. Il suffit d’être bien organisé et de respecter le rythme des enfants.

Ariane et Cie font ainsi la preuve que pour ceux qui s’en donnent les moyens, les possibilités sont quasiment sans limite. Bon voyage!

<em>Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder</em>

Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder

Enfin, le bouquin suggéré par Kaven.

L’hypothèse derrière Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, c’est que les enfants d’aujourd’hui son en «déficit de la nature» et qu’ils en subissent les conséquences.

Extraits:

«Je préfère jouer à l’intérieur parce que c’est là que se trouve les prises de courant», souligne un élève de quatrième année. Jamais auparavant dans l’histoire les enfants ont été aussi branchés et autant déconnectés de la nature.

Dans cette nouvelle réflexion inédite, le spécialiste de l’enfance Richard Louv relie directement le manque de nature dans la vie des jeunes branchés d’aujourd’hui à quelques-unes des tendances de l’enfance les plus inquiétantes, comme la hausse de l’obésité, le trouble déficitaire de l’attention, et la dépression.

[...]

Les parents ont le pouvoir de s’assurer que leur fille ou leur fils ne sera pas le «dernier enfant dans la forêt». Ce livre se veut le premier pas vers un retour des enfants dans la nature.

Chose certaine, on ne risque certainement pas grand-chose à aller jouer au grand air avec les enfants.

Et il est toujours temps de passez à l’action!

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