Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Survie’

Samedi 14 juin 2014 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (20)

Des «moustaches» pour plus de sécurité à vélo

La question de la sécurité des cyclistes sur la route — notamment en milieu urbain — est une préoccupation constante pour de nombreux inventeurs amoureux de vélo.

Si l’idée d’augmenter la visibilité des cyclistes quand ils roulent n’est pas nouvelle, celle de le faire à l’aide de «moustaches» lumineuses flexibles qui s’attachent à l’avant du vélo est quant à elle pour le moins originale.

Photo Biomimicrydesignchallenge.com

Photo Biomimicrydesignchallenge.com

L’accessoire novateur baptisé VibriSee cherche notamment à donner l’impression que la bicyclette est plus large qu’en réalité. Du coup, on espère pouvoir éloigner davantage les véhicules croisés. Et apparemment, ça marche!

Fixé à l’avant du cadre, le VibriSee offre plusieurs possibilités pour l’utilisateur. Il est possible de l’allumer, de le faire clignoter pour indiquer un virage, ou encore de courber les «moustaches» pour obtenir l’effet d’une «cage» de protection éclairée.

Évidemment, on peut se questionner sur les dangers de prendre les «moustaches» dans les roues ou le pédalier…

La création du VibriSee revient à un groupe d’étudiants en design de l’université California State.

L’invention a été honorée à un concours international de biomimétisme (Biomimicry Student Design Challenge), où le VibriSee — qui avait été créé pour la compétition — a terminé au troisième rang.

Pour l’appendice à quatres «moustaches» colorées, les inventeurs du VibriSee se sont en effet inspirés des attributs développés au fil de l’évolution par les paons, les cténophores, les pieuvres et les rongeurs.

Malheureusement, c’est d’ailleurs dans le fait que le projet soit étudiant que réside sa plus grande lacune.

C’est que faute de temps et d’argent, les jeunes inventeurs prévoient déjà passer à autre chose.

À moins, on imagine bien sûr, que l’intérêt soit suffisant pour justifier la commercialisation de ces «moustaches» cyclistes.

Vous seriez preneur?

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L’histoire est à peine croyable.

La semaine dernière, par les hasards qu’entraînent les détours du Web, j’aboutis sur la page Facebook de l’American Climber Science Program, un organisme qui réunit scientifiques et grimpeurs pour la sauvegarde des milieux alpins.

Un message (en anglais) m’intrigue…

S’il vous plaît, appelez Global Rescue. John a un bras et des côtes cassés, une hémorragie interne. Il est tombé de 70 pieds dans une crevasse. Il en est ressorti en grimpant. Camp 2 du Himlung. S’il vous plaît, faites vite.

Sous le message, un inquiétant commentaire d’un internaute: «Quelqu’un lit ceci?»

Heureusement, c’était le cas.

Puis en direct ou presque, le sauvetage de John All, le blessé en question, est décrit et commenté sur Facebook.

Au coeur de l’action sur les flancs de la montagne népalaise, le scientifique mal en point donne lui-même de ses nouvelles (il s’est même filmé dans la crevasse, dans les instants qui ont suivi sa chute), alors que son équipe tente de trouver un hélicoptère pour l’évacuer vers Katmandou.

GR [Global Rescue] n’arrive pas à trouver un hélicoptère, alors je vais tenter de survivre à la nuit. Je suis retourné me coucher dans la tente. À moins que l’hémorragie interne ne m’achève, je devrais vivre.

Durant la nuit et jusqu’à ce que la cavalerie arrive le lendemain, John All a continué a envoyer des messages à partir de sa balise satellitaire DeLorme inReach, liée à la page Facebook de l’organisme.

Le communicateur bidirectionnel lui a permis de connaître les efforts en cours pour lui venir en aide. Idem pour les mots d’encouragement.

John All en était plus que reconnaissant à sa sortie de l’hôpital, deux jours après l’accident.

John All dans un état stable à l'hôpital au lendemain de sa chute dans une crevasse dans l'Himalaya. Photo tirée de Facebook

John All dans un état stable à l'hôpital au lendemain de sa chute dans une crevasse dans l'Himalaya. Photo tirée de Facebook

Merci tout le monde pour votre amour et votre soutien. Quand je grelottais et que je saignais en attendant l’hélico, les trucs que je recevais en provenance du lien satellite m’ont permis de continuer. Je viens de quitter les soins intensifs après une nuit miraculeuse de guérison — je ne suis pas un gars d’hôpital. J’ai de nombreuses blessures sur tout le corps, mais aucune ne va me tuer. Le pire a été d’avoir une épaule disloquée pour 32 heures avant qu’ils ne puissent la remettre en place. La pire douleur que j’ai jamais ressentie. [...] Merci encore pour votre merveilleux et crucial soutien. Je n’aurais pas survécu sans cela.
John

Montagnard d’expérience, John All devait normalement mener une équipe de chercheurs jusqu’au sommet du monde ce printemps. Malheureusement, la récente tragédie à l’Everest a chamboulé les plans quand la montagne a été «fermée» aux grimpeurs.

C’est de cette manière que All et Cie se sont retrouvés à gravir le mont Himlung, un sommet de 7200 mètres à la frontière du Tibet et du Népal.

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Lundi 28 avril 2014 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Un commentaire

Une noyade… comme si vous y étiez

La sensation est particulièrement désagréable. L’eau que l’on imagine froide, et les vagues qui s’acharnent à nous entraîner vers le fond.

Puis, la sécurité du voilier sur lequel nous étions s’envole à la vitesse du navire hors de contrôle qui s’éloigne sans espoir qu’il revienne à notre rescousse.

La mort n’est alors qu’une question de minutes.

Image tirée de Sortieenmer.com

Image tirée de Sortieenmer.com

Heureusement, il ne s’agit que d’une campagne Web ultraréaliste du fabricant français de vêtements et d’équipements de sécurité nautiques Guy Cotten.

Le but? Prévoir le pire pour qu’il n’arrive jamais. Avec le site interactif Sortieenmer.com, le manufacturier fait la démonstration qu’une balade nautique peut facilement devenir un cauchemar. Mieux vaut se préparer.

Un coup de vent, une fausse manoeuvre par un ami néophyte, et c’est la baignade mortelle dans l’océan.

Une noyade virtuelle qui est un peu trop réaliste. Dans le «jeu» en ligne, une fois tombé par-dessus bord, il faut se maintenir à la surface en «nageant» grâce aux touches du clavier d’ordinateur.

C’est la panique. Combien de temps résisterez-vous?

Après plus de cinq minutes à me battre virtuellement contre les flots et la fatigue, l’inconfortable sensation d’impuissance devant une situation qui est sans issue porte efficacement le message de Guy Cotten.

Il faut revêtir son vêtement de flottaison individuel sur l’eau. En tout temps. Un point c’est tout.

Plus de 2,6 millions d’internautes se sont «noyés» jusqu’ici à l’occasion d’une Sortie en mer. À votre tour de plonger si ce n’est déjà fait.

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