Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Survie’

Jeudi 16 octobre 2014 | Mise en ligne à 15h29 | Commenter Commentaires (6)

La vie, la mort… et l’aventure

Tant qu’à rendre des gens tristes, on dirait que la mort choisit souvent de débarquer en plein air par grands coups d’éclat. Des tragédies en série.

Ensuite, elle s’efface juste assez pour qu’on finisse par croire que les aventuriers en tous genres sont immortels.

Jusqu’à la prochaine fois…

La disparition des skieurs JP Auclair et Andreas Fransson commence à peine à être encaissée que déjà d’autres avalanches font le tragique rappel que la nature reste la vraie reine sur la montagne.

Tandis que c’est en Patagonie que le Québécois et le Suèdois ont été emportés, il y a à peine plus de deux semaines, c’est cette fois au Népal que la mort blanche a frappé.

Le passage du typhon Hudhud a engendré d’importantes chutes de neige qui ont mené à des avalanches dans la région autour de l’Annapurna, dans l’Himalaya.

Parmi les nombreux blessés et disparus — au dernier décompte, au moins une vingtaine de personnes seraient mortes dans l’avalanche —, trois randonneuses québécoises manquent encore à l’appel.

Proches et amis espèrent ainsi encore un miracle pour Geneviève Adam, une infirmière de Québec de 33 ans.

Une autre des Québécoises disparues serait la Montréalaise Sylvie Marois, une guide et formatrice en plein air de 54 ans.

Sans la connaître personnellement, j’ai eu l’occasion de côtoyer Sylvie le temps d’une formation comme moniteur de télémark, il y a plusieurs années.

J’avais apprécié son professionnalisme et l’image qu’elle présentait comme travailleuse de l’aventure, à cette époque où ce métier prenait tranquillement forme au Québec.

Pas surprenant qu’autant de talents — je pense notamment aux quatre membres du Projet Karibu — soient sortis du programme de guide en tourisme d’aventure du Cégep Saint-Laurent, que Sylvie Marois a aidé à lancer en 2000.

Une tragédie en montagne qui n’aurait pas dû se produire à ce temps-ci de l’année. Mais qu’importe de se dire cela une fois que la mort a frappé…

C’est surtout un rappel que le tourisme d’aventure demeure d’abord et avant tout… une aventure! Et qui dit aventure, dit risques — calculés — et imprévus.

Sinon on se met au tennis ou en va dans un tout inclus dans le Sud…

Normalement, rien de bien extrême cependant quand il s’agit d’un trek au Népal.

Car au contraire d’Auclair et de Fransson qui poussaient les limites de leur sport sur une base quasi quotidienne, les victimes au Népal ne sont pour la plupart que des touristes qui rêvaient des paysages grandioses dans la plus haute chaîne de montagnes au monde.

Les risques d’une pareille aventure au Népal existaient, mais ils devaient tout juste amener les voyageurs à se sortir de leur zone de confort. Se sentir plus vivant que jamais sur les sentiers qui font rêver tout randonneur qui se respecte.

Les dangers du mal des montagnes à cause de l’altitude guettaient, évidemment. Une difficulté qui ajoute au défi sportif, à l’incertitude et aussi au charme de réussir ce trek mythique près de l’Annapurna.

Mais mourir dans une avalanche après une pareille tempête de neige à ce temps-ci de la saison touristique? Qui pouvait prévoir cela?

Un voyage au bout du monde dans l’oxygène raréfié de l’Himalaya qui devait permettre aux randonneurs de rêver les yeux grands ouverts, à pratiquement toucher le ciel.

S’en approcher. Mais certainement pas s’y retrouver…

Le sort est parfois bien cruel.

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Jeudi 9 octobre 2014 | Mise en ligne à 17h40 | Commenter Aucun commentaire

InReach SE: quand le ciel vous vient en aide

Le communicateur par satellites DeLorme Inreach SE. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Le communicateur par satellites DeLorme Inreach SE. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Il n’y a plus de raison pour se trouver dans le trouble, seul au monde, en cette époque où la technologie offre autant d’options pour rester connecté, même loin de la civilisation et de ses réseaux de communication.

L’une des possibilités populaire par les temps qui courent auprès des aventuriers est le communicateur par satellites inReach SE, de DeLorme. Grâce à la collaboration du distributeur Roadpost.ca, il a été possible de mettre à l’essai l’appareil pour un test ces derniers mois. Petit retour sur cet ange gardien qui parle avec les étoiles…

Préambule
J’avais déjà eu l’occasion d’utiliser le SPOT Connect et la première version du inReach. La principale différence — et elle est de taille — est que le SPOT n’est pas bidirectionnel en comparaison aux propositions de DeLorme. C’est à dire que la balise SPOT Connect ne peut recevoir de messages, seulement en acheminer.

Dans le cas du inReach original et du plus récent SE (pour screen edition, version avec écran), le communicateur utilise son contact avec les satellites pour envoyer de courts messages avec la position géographique de l’utilisateur.

Lorsque le inReach est connecté, il peut également recevoir ce qui s’apparente à des textos, de maximum 160 caractères. Un réel échange bidirectionnel est ainsi possible.

Le inReach SE est d’abord une balise de positionnement. En plein air, l’utilisateur peut marquer sa position sur une carte que le public, ou seulement des contacts déterminés, pourront afficher sur Internet.

La présentation cartographique de DeLorme est d’ailleurs excellente sur le Web, comme sur son application mobile Earthmate.

À partir de la position affichée, si les réglages le permettent, il est alors possible pour un contact d’entrer en communication avec la balise. Dans l’Arctique ou encore à travers les Rocheuses, les gars des expéditions Rêve de glace et de la Traversée du Canada en canot recevaient notamment les encouragements de leurs plus fidèles supporteurs de cette façon.

Outre la capacité de micromessagerie, avec la balise inReach SE, il est également possible de partager messages et positions sur Facebook (que ce soit une page personnelle avec «Amis», ou encore une page publique avec «J’aime») et sur Twitter.

Enfin, qualité la plus importante à mon avis, il y a celle de pouvoir lancer un S.O.S. en cas de besoin, qui sera pris en charge par le centre GEOS, 24h sur 24, sept jours sur sept.

Dans le cas de DeLorme, le inReach fonctionne sur la constellation de satellites du réseau Iridium. La couverture est globale sur la planète, à quelques régions près.

Le inReach SE n'a pas peur de l'eau et se glisse aisément dans une poche. Photo collaboration spéciale Marika Wheeler

Le inReach SE n'a pas peur de l'eau et se glisse aisément dans une poche. Photo collaboration spéciale Marika Wheeler

Qualités physiques
Après avoir utilisé la version originale du inReach — une petite brique de plastique robuste, mais un peu encombrante —, le nouveau format de la version SE est plus qu’apprécié. Du sac à dos au pont d’un kayak de mer, l’appareil à peine plus gros qu’un téléphone intelligent se faufile partout aisément.

Encore une fois, la qualité de fabrication est excellente. Le boîtier est robuste et les touches de contrôle en caoutchouc souple se manipulent bien avec des gants. Le inReach SE n’a pas peur de l’eau et il est possible d’avoir en option un étui de protection qui le fait flotter.

Gros avantage du SE, l’écran permet de naviguer de façon complète dans les configuration de l’appareil. Un peu à l’ancienne avec curseur et alphabet à pointer, la composition de messages se fait une lettre à la fois à l’aide d’un pavé directionnel.

Bien qu’il soit possible de jumeler le inReach avec un téléphone intelligent (iOS ou Android) pour simplifier la rédaction de messages, j’ai constaté que plus souvent qu’autrement, je ne me donnais pas cette peine. Une question de manipuler le moins d’appareils possibles et d’en économiser les piles. Mais l’option est là et elle fonctionne bien.

Facilité d’utilisation
Une fois l’appareil acheté, son enregistrement se fait facilement et rapidement sur le site de InReach Canada.

Une fois le compte ouvert, c’est à cet endroit que l’on peut notamment modifier son forfait, ajouter des contacts d’urgence et enregistrer des messages prérédigés.

Seules difficultés rencontrées à quelques reprises avec les deux versions du inReach, les mises à jour et le pairage Bluetooth.

À partir de mon ordinateur — un Macbook Pro d’Apple —, j’ai remarqué que la mise à jour du communicateur était souvent laborieuse. Rarement durant les mois que j’ai eu l’appareil, ai-je été capable de compléter l’opération sans devoir me reprendre à quelques reprises. À ce jour, j’ignore encore ce qui causait cette inconstance plutôt frustrante, notamment la veille d’un départ pour une aventure en plein air quand une mise à jour s’impose.

Pour ce qui est pairage par Bluetooth, il se fait assez bien. Là où la situation se complique, c’est quand on navigue entre deux appareils, comme lorsque je passais de mon iPhone à mon iPad. Le plus simple pour changer d’appareil lié était alors d’effacer l’ancien dans les configurations Bluetooth et de recommencer à neuf.

Fiabilité
J’ai eu connaissance d’appareils inReach qui avaient «bloqué» en expédition, mais je n’ai jamais connu pareil problème. Du moment qu’on donne suffisamment de temps au communicateur pour se connecter aux satellites et pour faire son échange d’informations, le inReach livre la marchandise.

Seule curiosité, il m’est arrivé de mettre sous tension l’appareil et d’envoyer à retardement un message qui n’avait visiblement pas été acheminé la fois d’avant… Sûrement mon erreur, plus que celle du réseau Iridium, dont la fiabilité n’est plus à faire.

Durée des piles
Critique fréquente quant la version SE est apparue sur le marché, l’intégration de la pile au boîtier. Contrairement au modèle sans écran, il n’est plus possible d’utiliser des piles AA. Un détail à considérer en longue expédition.

Cependant, la pile lithium en place est très performante. Elle doit pouvoir tenir pendant 100 heures en mode tracé. Et je serais porté à le croire, selon mes constatations.

Pour ceux qui s’inquiètent tout de même de l’autonomie de la pile, sachez que le SE se recharge aisément avec la plupart des panneaux solaires compacts, comme le Goal Zero Nomad 7. Au besoin, la version originale à piles AA du inReach est encore sur le marché.

Coûts
Évidemment, ce contact avec les satellites a un coût. Entre 16,95$ et 69,95$ par mois, selon le forfait d’utilisation. Une dépense qui peut paraître importante et qui s’ajoute au prix de l’appareil (319$), mais qui est largement inférieure aux coûts d’un téléphone satellitaire.

Pour un usage moins régulier ou encore saisonnier, le forfait peut être suspendu et coûte alors 4,95$/mois. La procédure est simple, tout ce qu’il faut faire est de synchroniser le communicateur au compte pour faire le changement.

Remettre le inReach en activité n’engendre pas de frais supplémentaires, autre que ceux du forfait sélectionné.

Conclusion
L’apparition des communicateurs par satellites avec fonction de balise d’urgence, compacts et — relativement — abordables, est une avancée qu’il faut saluer. Si leur utilisation est de plus en plus fréquente par les adeptes de plein air, il ne faut pas pour autant négliger la préparation d’un bon plan d’urgence, en particulier quand on s’éloigne des sentiers battus.

Dans ce protocole où l’on aura notamment avisé des proches de notre itinéraire et de la marche à suivre en cas de retard, un appareil comme le inReach devient un outil de plus sur lequel on peut compter.

Le communicateur est une présence rassurante dans le sac à dos. Le simple fait d’avoir cette ultime bouée de sauvetage accessible au cas où, quand on est loin de tout, vaut l’investissement, le moindrement que l’on sort des zones de couverture cellulaire.

Vol en direction de la Baie-James pour rencontrer les membres du Projet Karibu. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Vol en direction de la Baie-James pour rencontrer les membres du Projet Karibu. Photo Jean-Sébastien Massicotte

En vol vers une région reculée de la Baie-James pour couvrir un ravitaillement du Projet Karibu en avril dernier, j’étais rassuré de savoir que je pouvais rester en contact avec la civilisation quoiqu’il arrive… même au coeur de la taïga, en plein milieu géographique du Québec! Idem pendant un séjour en kayak de mer à travers l’archipel de Mingan.

La capacité d’envoyer et de recevoir des messages courts place le inReach SE dans une catégorie à part. Même ceux qui veulent utiliser ce type d’appareil uniquement comme balise de détresse y gagnent.

En effet, en cas d’urgence, l’équipe de GEOS pourra s’informer de la situation et gagner en efficacité dans son intervention. Au besoin, le sauvetage pourra ainsi être ajusté selon le contexte, ou même annulé si l’envoi d’une équipe d’urgence ne s’avère plus nécessaire.

À cause de cela, et parce qu’il utilise le vaste réseau Iridium, le petit communicateur demeure possiblement le meilleur choix actuellement sur le marché.

Seule hésitation qui pourrait subsister dans le choix d’un appareil bidirectionnel, l’arrivée récente du modèle Explorer (439$). Aux capacités du inReach SE, l’Explorer ajoute les fonctionnalités de navigation GPS.

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Jeudi 4 septembre 2014 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Aucun commentaire

Attaquées en kayak par un requin blanc

Sorties mercredi en kayak récréatif à une cinquantaine de mètres de la côte, au large de White Horse Beach, à Plymouth au Massasuchetts, Ida Parker et Kristin Orr ne s’attendaient pas à voir un requin blanc d’aussi près.

Encore moins à nager à ses côtés.

Les deux jeunes femmes dans la vingtaine étaient parties en soirée faire une balade sur l’eau pour photographier les phoques.

«C’est arrivé tellement rapidement. On se parlait, et la minute d’après j’étais dans l’eau et je voyais un requin mordre mon kayak», a raconté Orr à la caméra du réseau WCVB.

Le grand blanc a attaqué par en-dessous du bateau et il a projeté la pagayeuse dans l’eau.

Dans l’attaque, les deux kayakistes — dans des embarcations distinctes — ont chaviré. Capables de nager pour s’éloigner, elles n’ont pas été blessées heureusement.

Mais quelle frousse! «Il était juste à côté de moi. J’étais pétrifiée!» a raconté Parker.

Un kayakiste qui était dans le secteur au moment de l’attaque a tenté de leur porter secours.

C’est finalement le responsable de la marina à proximité qui a pu les ramener à terre à bord d’un bateau à moteur, après environ 30 minutes dans l’eau.

D’après les spécialistes, les traces laissées sur la coque de l’embarcation appartiennent à un requin blanc.

Sans surprise, les deux femmes ne pensent pas refaire de kayak de sitôt.

On peut les comprendre…

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