Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Sports nautiques’

Vendredi 3 octobre 2014 | Mise en ligne à 21h04 | Commenter Commentaires (3)

Des plongeuses s’attaquent au passage du Nord-Ouest

Question de faire la preuve du réchauffement climatique, un groupe de plongeuses a décidé cet été d’amorcer les préparatifs en vue de la traversée du passage du Nord-Ouest à la nage, avec palmes et tubas.

Protégées par une combinaison étanche et armées de palmes et d'un tuba, les plongeuses de l'expédition Sedna Epic pourront progresser à travers les glaces de l'Arctique canadien aidées par un propulseur électrique. Photo Facebook.com/sednaepic

Protégées par une combinaison étanche et armées de palmes et d'un tuba, les plongeuses de l'expédition Sedna Epic pourront progresser à travers les glaces de l'Arctique canadien aidées par un propulseur électrique. Photo Facebook.com/sednaepic

Armées de combinaisons étanches et aidées par des propulseurs électriques, les 10 sportives prévoient compléter à relais leur périple en 100 jours dans l’Arctique, le temps de faire 3000 km entre Pond Inlet et Inuvik.

Le périple est prévu pour l’été 2016.

Un bateau capable d’affronter les glaces servira de refuge flottant aux exploratrices, tandis que deux «Zodiac» permettront les déplacements dans les coins moins accessibles.

En juillet dernier, le groupe a complété de façon concluante une nage d’essai de deux semaines à travers la banquise disloquée, dans le détroit de Davis, entre la Terre de Baffin et le Groenland.

Conclusion? C’est aussi froid que l’on peut l’imaginer — l’eau est à -2 ºC — et ce serait un vrai sport de contact que de nager à travers les blocs de glace. Mais le voyage est réalisable!

Menée par l’Albertaine Susan R. Eaton, une géologue, géophysicienne et journaliste, l’expédition compte sur un noyau de femmes fortes et allumées. Sportives, exploratrices et scientifiques combinent leurs talents et connaissances pour ce voyage hors de l’ordinaire au pays de l’ours polaire.

En documentant de la sorte pour la première fois les eaux de l’Arctique, les femmes espèrent conscientiser la population à la nécessité de protéger l’environnement du Grand Nord, tout en mettant de l’avant les impacts bien réels du réchauffement climatique dans ce milieu particulièrement fragile.

Pour ne rien manquer de ce qui a été baptisé The 2014-2016 Sedna Epic Expedition, c’est ici.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






Samedi 6 septembre 2014 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Aucun commentaire

Descendre la rivière Colorado… sans la voir

Imaginez votre pire cauchemar.

Se retrouver plongé dans le noir, à la merci des pièges d’un torrent démentiel qui ne veut faire qu’une bouchée de vous.

Un combat de tous les instants tandis que vous ne pouvez que réagir d’instinct à la puissante force du courant qui cherche à vous renverser.

Par défi, c’est ce que souhaitent les kayakistes Erik Weihenmayer et Lonnie Bedwell, qui s’apprêtent à descendre la rivière Colorado à travers le Grand Canyon sur plus de 445 km.

Car aussi difficile que cela puisse paraître, l’aventure sera réalisée par… deux aveugles!

Une périple peu ordinaire qui se préparait depuis un moment déjà et dont je vous avais parlé il y a presque deux ans.

Weihenmayer est devenu complètement aveugle à l’âge de 13 ans, à la suite d’une maladie congénitale dégénérative qui a attaqué sa rétine.

Bien qu’il admette que le kayak soit la chose la plus effrayante qu’il ait faite, Weihenmayer n’en est pas à son premier exploit.

Il n’y a pas grand-chose qui peut l’arrêter.

Il est notamment le seul non-voyant à ce jour à avoir atteint la cime de l’Everest (en 2001), en plus d’avoir complété la quête des Sept sommets.

Quant à Bedwell, il est un vétéran de la Navy, blessé dans un accident de chasse qui l’a rendu aveugle.

Dès lundi, les deux kayakistes seront à l’eau pour amorcer avec leur équipe la descente entre Lee’s Ferry et Pierce Ferry, en Arizona. Une expédition prévue pour 21 jours.

Évidemment, pour s’attaquer à pareil défi sans y voir, Weihenmayer et Bedwell pourront compter sur l’aide d’une équipe de talent, notamment 10 kayakistes, 5 guides de raft et 3 cinéastes/photographes.

Sur l’eau, les deux pagayeurs seront guidés auditivement par des accompagnateurs qui dicteront les lignes à suivre et aviseront des dangers à venir.

Un système de communication sophistiqué à l’épreuve de l’eau permettra aux équipiers de s’entendre à travers le bruit fracassant de la Colorado.

En organisant le No Barriers Grand Canyon Kayaking Expedition, Weihenmayer et Cie souhaitent encourager plus d’un million de personnes à prendre l’engagement de dépasser leurs propres limites, quelles qu’elles soient.

Pour réaliser pleinement la difficulté du kayak pour un non-voyant, le court film Sensory Overload, réalisé par Rob Raker sur Weihenmayer, est à voir.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Jeudi 4 septembre 2014 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Aucun commentaire

Attaquées en kayak par un requin blanc

Sorties mercredi en kayak récréatif à une cinquantaine de mètres de la côte, au large de White Horse Beach, à Plymouth au Massasuchetts, Ida Parker et Kristin Orr ne s’attendaient pas à voir un requin blanc d’aussi près.

Encore moins à nager à ses côtés.

Les deux jeunes femmes dans la vingtaine étaient parties en soirée faire une balade sur l’eau pour photographier les phoques.

«C’est arrivé tellement rapidement. On se parlait, et la minute d’après j’étais dans l’eau et je voyais un requin mordre mon kayak», a raconté Orr à la caméra du réseau WCVB.

Le grand blanc a attaqué par en-dessous du bateau et il a projeté la pagayeuse dans l’eau.

Dans l’attaque, les deux kayakistes — dans des embarcations distinctes — ont chaviré. Capables de nager pour s’éloigner, elles n’ont pas été blessées heureusement.

Mais quelle frousse! «Il était juste à côté de moi. J’étais pétrifiée!» a raconté Parker.

Un kayakiste qui était dans le secteur au moment de l’attaque a tenté de leur porter secours.

C’est finalement le responsable de la marina à proximité qui a pu les ramener à terre à bord d’un bateau à moteur, après environ 30 minutes dans l’eau.

D’après les spécialistes, les traces laissées sur la coque de l’embarcation appartiennent à un requin blanc.

Sans surprise, les deux femmes ne pensent pas refaire de kayak de sitôt.

On peut les comprendre…

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    mars 2014
    D L Ma Me J V S
    « fév   avr »
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031  
  • Archives

  • publicité