Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive de la catégorie ‘Raquette’

    Mercredi 12 novembre 2014 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (12)

    Encore plus de ski au parc national de la Jacques-Cartier

    Journée à jouer dans la neige, l'hiver dernier au secteur Belleau. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Journée à jouer dans la neige, l'hiver dernier au secteur Belleau. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Décidément, la popularité du ski d’aventure et de la planche à neige hors-piste ne se dément pas.

    Après deux saisons à tester le produit, le parc national de la Jacques-Cartier, près de Québec, poursuit sur sa lancée et ouvrira dès que le couvert de neige le permettra — un mètre au sol — un tout nouveau secteur pour les sportifs en quête de poudreuse.

    Baptisée le Matteucie, la nouvelle zone de ski, de planche à neige et de raquette hors-piste est située un peu après le populaire sentier Les Loups, juste avant le kilomètre 17 sur la route de la vallée.

    La zone présentera un dénivelé de près de 300 mètres et des pentes inclinées entre 25 et 28 degrés. La superficie du nouveau terrain de jeu est de 0,5 kilomètre carré (50 hectares).

    En comparaison, le secteur Belleau, ouvert depuis deux hivers et situé à proximité du Centre de découverte et de services (CDS), est deux fois plus vaste.

    Cependant, d’après René-Martin Trudel, employé du parc qui a exploré et évalué le potentiel de la zone l’hiver dernier, le secteur Matteucie est plus ouvert et l’inclinaison est plus régulière tout au long de la pente, quoique un peu moins prononcée qu’au Belleau, où ça va jusqu’à 34 degrés.

    «C’est un beau pan de mur», s’est enthousiasmé Trudel, un amoureux du télémark, qui avait dans l’oeil le potentiel du secteur depuis déjà un moment. C’est finalement l’an passé qu’il s’est donné la peine d’aller l’explorer.

    Le directeur Mathieu Brunet en action au secteur Belleau. Photo Sépaq, Steve Deschênes

    Le directeur Mathieu Brunet en action au secteur Belleau. Photo Sépaq, Steve Deschênes

    En terme de difficulté, les deux zones se ressemblent. L’engagement sera cependant plus important au Matteucie. En effet, skieurs, planchistes et raquetteurs se retrouveront à plus de sept kilomètres du CDS.

    Pour se rendre au point de départ de la zone skiable, un service de navette a donc été pensé. La fin de semaine, quatre départs seront programmés. Sur semaine, l’offre sera ajustée à la demande.

    Chaque demi-heure, sept sportifs à la fois pourront ainsi prendre place dans un des traîneaux qui seront utilisés pour le trajet d’une vingtaine de minutes.

    Deux motoneiges seront utilisées en alternance — une au départ pendant que l’autre est à l’arrivée —, question de raccourcir les délais et de disperser les visiteurs pour une expérience nature plus agréable, a souligné le directeur du parc, Mathieu Brunet, lui aussi un passionné de télémark.

    L’arrivée se fera au stationnement du sentier Les Loups, où un refuge chauffé sera accessible. De là, l’approche à ski pourra commencer. La zone du Matteucie se trouve à environ 800 m (une vingtaine de minutes) plus loin, par un sentier hivernal.

    Il ne restera plus qu’à monter la pente ensuite à la force des mollets, avant de pouvoir se délecter de poudreuse fraîche.

    Une fois l’accès au parc réglé, il en coûtera 25$ (plus taxes) pour le transport en motoneige, aller-retour. Chaque sortie durera environ six heures, le temps de faire trois ou quatre descentes, selon le niveau de forme de chacun.

    Pour ceux qui cherchent à économiser ou encore qui veulent davantage de défi, l’approche à ski est aussi permise, mais ajoute 14 km à l’effort de la journée.

    Votre humble serviteur dans le secteur Belleau. Photo Marika Wheeler

    Votre humble serviteur dans le secteur Belleau. Photo Marika Wheeler

    À noter, comme pour le secteur Belleau, la nouvelle zone sera non balisée et non patrouillée. Sans être extrême, l’endroit n’est donc pas un lieu pour apprendre à skier.

    L’an passé, sur les 60 jours d’ouverture de la zone, plus de 1000 entrées ont été enregistrées pour la pratique du ski au secteur Belleau.

    Brunet parle d’un véritable engouement pour le sport et s’enthousiasme à l’idée de pouvoir en offrir encore plus cet hiver. Tout ça à un jet de pierre de Québec!

    Un festival pour fêter ça

    Question de faire connaître et apprécier le potentiel de la vallée, le premier Festival hors-piste du parc national de la Jacques-Cartier est prévu pour le 21-22 février.

    Une course de ski d’aventure sera organisée (skimo ou rando race), de même qu’une foule d’activités pour rassembler les gens et célébrer les plaisirs du hors-piste.

    Les fabricants d’équipements Black Diamond, Xalibu Skis Conception et Dynafit seront notamment sur place pour présenter et faire essayer leurs produits.

    Une fête en l’honneur des sports de montagne qu’il ne faudrait pas manquer.

    Évidemment, la neige est déjà invitée!


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    Lundi 6 octobre 2014 | Mise en ligne à 15h36 | Commenter Commentaires (6)

    Les raquettes gonflables prennent leur envol

    De la raquette traditionnelle en bois, à celle technique d’aluminium ou de plastique, le populaire accessoire hivernal a bien progressé depuis son invention, il y aurait plus de 4000 ans.

    Preuve cependant qu’il y a encore place à l’imagination, une entreprise de Bulgarie, Small Foot, s’est lancée dans la production de raquettes gonflables.

    Le résultat est étonnant.

    Si l’idée de marcher avec de petits pneumatiques Zodiac ne vous rebute pas, la raquette Small Foot est peut-être pour vous.

    Légères (à peine plus d’un kilo pour une paire avec crampons), compactes et polyvalentes, les raquettes gonflables s’annoncent parfaites pour toutes ces situations où il faut un minimum d’encombrement dans l’action.

    La raquette gonflable Small Foot en action en montagne. Photo Smallfoot.eu

    La raquette gonflable Small Foot en action en montagne. Photo Smallfoot.eu

    Amateurs de planche à neige dans l’arrière-pays, motoneigistes et randonneurs seront donc intéressés par cette possibilité de faire «apparaître» une paire de raquettes du fond de leur sac à dos, comme par magie.

    Une pompe miniature, comme celle pour la pratique du vélo, permet de gonfler les raquettes rapidement.

    Divers sacs de rangement sont offerts selon l’utilisation visée. L’un des modèles s’installe à l’endos des fixations de planche à neige. Un autre, encore plus original, après le tibia pour la pratique… du BASE jump ou du parapente!

    Les raquettes Small Foot s’adaptent à la plupart des types de bottes. Un crampon s’installe sous les orteils et facilite la progression en terrain montagneux.

    On assure que la chambre à air et l’enveloppe en Cordura 1100 sont ultrarésistantes et présentent une excellente flottabilité.

    De plus, la structure gonflée à l’air permettrait apparemment beaucoup de confort. D’après Small Foot, «l’effet de rebond» diminuerait l’impact sur les articulations. Également, la raquette peut s’adapter à la surface du sol grâce à sa flexibilité.

    Pour 200 euros (282 $CAN), Small Foot assure qu’il produit ainsi la toute première raquette gonflable au monde.

    La raquette Airlite (168 $US, 188 $CAN). Photo Airlitesnowshoe.com

    La raquette Airlite (168 $US, 188 $CAN). Photo Airlitesnowshoe.com

    Du côté de l’Alaska, le manufacturier Airlite prétend également la même chose…

    Sa version en uréthane transparent est vendue au prix de 168 $US (188 $CAN).

    Un concept différent et probablement un peu moins polyvalent, mais qui vaut également le détour.

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    Lundi 28 octobre 2013 | Mise en ligne à 13h26 | Commenter Aucun commentaire

    Avalanches: ces «apps» qui ne vous sauveront pas

    Surfant sur l’intérêt grandissant des amateurs de sports de glisse pour le hors-piste et sa poudreuse, des fabricants d’applications pour téléphones intelligents ont créé des logiciels de localisation de personnes qui prétendent pouvoir sauver des vies en montagne. À moins que tout cela ne soit qu’illusion…

    C’est en tout cas ce que dénonce le Centre canadien des avalanches (CAC) dans un récent communiqué.

    Le CAC s’est intéressé à trois applications mobiles en provenance de l’Europe, qui doivent servir d’alternatives plus accessibles aux réels détecteurs de victimes d’avalanche (DVA).

    L’organisme qui voit à la sécurité des sportifs en montagne observe de nombreuses lacunes avec ces «apps». Des limitations qui pourraient mettre en danger la vie des utilisateurs advenant une tentative de sauvetage après une avalanche.

    Pour le CAC, la compatibilité des fréquences utilisées est un point majeur qui cause problème. Également, la portée du signal émis est un autre obstacle qui rend inadéquate l’utilisation de téléphones intelligents comme DVA.

    Car tandis que les vrais détecteurs fonctionnent tous sur une fréquence universelle de 457 kHz, qui traverse bien la neige et peut «rayonner» à plusieurs dizaines de mètres, les applications comme iSis Intelligent (Mountain) Rescue System, Snøg Avalanche Buddy et SnoWhere comptent sur les ondes Wi-Fi et Bluetooth, beaucoup plus limitées.

    Sans compter que les sauveteurs doivent nécessairement utiliser la même application que les sportifs pour espérer retrouver ceux qui se fient à leur iPhone ou à leur téléphone Android pour leur sécurité.

    La précision du signal GPS est également insuffisant selon le CAC, comparativement au signal radio des DVA, qui a fait ses preuves depuis longtemps et qui a déjà sauvé des vies.

    La fiabilité des appareils téléphoniques est aussi à considérer, sans compter la durée de vie des piles.

    Autant de raisons qui font que le Centre canadien des avalanches demande aux skieurs et planchistes de ne pas utiliser ces applications pour téléphones intelligents en remplacement des DVA.

    Quant aux fabricants des applications en question, ils précisent tous à un certain degré dans leurs mises en garde, que l’utilisation de leur logiciel ne remplace pas un DVA.

    Mais avouons qu’à voir le matériel promotionnel utilisé, notamment la vidéo pour le logiciel mobile iSis (ci-dessus), l’impression donnée sur l’efficacité du nouveau système pour téléphone intelligent fait croire autrement!

    À vous de juger…

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