Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Randonnée’

Lundi 17 mars 2014 | Mise en ligne à 16h48 | Commenter Un commentaire

Projet Karibu: de la neige, du froid… du retard

L'énergie débordante du quatuor formé par Bruno-Pierre Couture, Jacob Racine, Marie-Andrée Fortin et Sébastien Dugas (photographiés à Québec fin octobre) est fortement sollicitée par les temps qui courent. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

L'énergie débordante du quatuor formé par Bruno-Pierre Couture, Jacob Racine, Marie-Andrée Fortin et Sébastien Dugas (photographiés à Québec fin octobre) est fortement sollicitée par les temps qui courent. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

Les quatres aventuriers du Projet Karibu poursuivent toujours leur route entre Montréal et Kuujjuaq à ski, mais la rigueur de la météo et l’effort constant à déployer commencent à se faire sentir.

Rien de trop inquiétant cependant s’il faut en croire Andrée-Ann Collin, la responsable des communications pour l’expédition québécoise. «Le moral est bon!»

Mais le défi servi à Jacob Racine, Bruno-Pierre Couture, Sébastien Dugas et Marie-Andrée Fortin est certainement à la hauteur de ce à quoi on peut s’imaginer quand on traverse le Québec du sud au nord, en ski l’hiver.

Depuis quelques jours, alors qu’ils se trouvent dans la région des monts Otish, le quatuor est ralenti par la neige profonde. «Ils doivent ouvrir dans 40 cm», décrit Andrée-Ann Collin. Ce qui fait que le groupe a dû réduire sa moyenne quotidienne et couvre plutôt 12 à 15 km par jour au lieu des 20 prévus.

À cela s’ajoute le froid intense des derniers temps. Loin de la chaleur — et d’une journée de repos — depuis le départ de Chibougamau le 13 février, l’équipe a connu des nuits entre -40 ºC et -50 ºC. Les engelures sont au rendez-vous, mais tout serait encore sous contrôle. Alimentation, petits bobos, bris et réparations… tout est donc beaucoup plus difficile dans le quotidien extrême des aventuriers.

Tout cela entraîne un retard, mais qui n’est toujours pas majeur pour l’instant, assure la membre de l’équipe de soutien. «Ils sont dans la partie la plus dure de l’expédition. Après, il devrait faire plus chaud et il y aura moins de dénivelé», décrit au téléphone Andrée-Ann Collin.

Reste tout de même que les aventuriers rationnent leur nourriture, en route vers le prochain et dernier ravitaillement, qui devrait avoir lieu à la fin mars ou au début avril.

Et autre rationnement en vigueur; celui des communications, alors que les chargeurs solaires peinent à fournir pour compenser l’effet du froid sur les piles des caméras et du téléphone satellite.

Pour l’équipe du Projet Karibu, la préoccupation liée au temps est que le quatuor doit atteindre l’arrivée avant la débâcle des grandes rivières du Nord, ce qui leur bloquerait assurément le passage.

Rappelons que les quatre «Karibu» ont amorcé leur traversée du Québec à ski le 27 décembre dernier. Un périple de plus de 2000 km qu’ils espéraient compléter en une centaine de jours. Aujourd’hui marque le 81e jour de l’expédition.

Pour ne rien manquer de l’aventure, ça se passe sur Facebook et le site Web de l’expédition.

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Mercredi 13 novembre 2013 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Aucun commentaire

CoXa Carry: le sac à dos réinventé

S’il y a bien un accessoire de plein air qui est devenu un incontournable en nature comme à la ville, c’est le sac à dos.

Régulièrement améliorés, les sacs évoluent constamment. Mais force est d’admettre que du côté du harnais, en particulier pour les bretelles, il n’y a jamais réellement eu de révolution.

Image www.coxacarry.com

Image www.coxacarry.com

Reste à savoir si l’idée du Suédois Claes Bergkvist en est une.

L’homme n’a jamais été satisfait du confort des sacs à dos utilisés depuis sa jeunesse, alors qu’il était chez les Scouts.

Puis, en 2007, au terme d’un voyage de trekking en Italie, Bergkvist s’est retrouvé avec des douleurs aux épaules où les bretelles passent.

De cette insatisfaction est né le système coXa Carry.

Assez simple en apparences, le sac à dos de l’ingénieur de formation présente un harnais avec des bretelles qui suivent les clavicules avant de passer sur le sternum pour finalement s’attacher avec une boucle centrale située au-desssus du nombril.

Image www.coxacarry.com

Image www.coxacarry.com

De cette façon, le Suédois assure que son système est plus ergonomique.

Le dégagement pour les bras est accentué, le poids de la charge est mieux réparti, le mouvement pour se pencher vers l’avant est plus facile et le tout se détache rapidement et sécuritairement en un seul clic, grâce à la boucle unique centralisée.

Le premier sac à dos de coXa Carry est actuellement en préproduction. Il s’agit au départ d’un modèle assez simple et polyvalent de 15-35 litres. D’autres versions sont à venir.

Mais là où l’idée — brevetée — risque de faire encore plus de chemin, c’est dans l’intention de coXa Carry de vendre sous licence son système. Le modèle d’affaires serait déjà organisé autour d’un réseau de partenaires qui pourront intégrer le harnais à leurs propres sacs à dos.

D’ici cinq ans, Claes Bergkvist assure (dans la vidéo ci-dessus) que son harnais sera disponible en Europe, aux États-Unis et au Canada.

Une nouveauté à surveiller avant longtemps chez votre marchant favori!

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Jeudi 3 octobre 2013 | Mise en ligne à 16h39 | Commenter Un commentaire

Dans l’Himalaya à dompter un dénivelé… de 90 km!

Montagnard aguerri, Philippe Gatta est actuellement en course à travers l’Himalaya.

Grimpeur, alpiniste et amateur de course en sentier, le Français s’est donné le défi de compléter les 1700 km de la portion haute de la Great Himalaya Trail, au Népal, un réseau relevé de sentiers de randonnée. Un tracé qui est l’un des plus longs et élevés de la planète.

Gatta prévoit passer 40 jours à courir un peu plus d’un marathon quotidiennement. Les mortels qui s’attaquent à cette grande aventure passent habituellement au moins 150 jours sur l’itinéraire qui mène au pied des plus hauts sommets du Népal.

Pour Gatta, c’est sera un «jogging» qui se fera en altitude à plus de 4000 mètres en moyenne. À cela s’ajoute un parcours accidenté en montagne où il devra négocier notamment une quinzaine de col de plus de 5000 mètres, et deux de 6100 mètres. Total à l’arrivée: plus de 90 000 mètres de dénivelé!

Responsable de la logistique sur le terrain et elle aussi une sportive de haut niveau, la conjointe de Gatta, Anna, accompagne le coureur-randonneur-alpiniste et s’attend à faire la moitié du trajet à ses côtés.

Une dizaine de jours après le départ, Gatta progresse bien selon les détails donnés par son équipe sur la page Facebook du défi baptisé The Ultimate Trail.

Il est bon de noter que Gatta doit cumuler les kilomètres à grande vitesse, mais qu’il voyage souvent avec un sac à dos bien rempli, parfois même avec le nécessaire pour tenir plusieurs jours en solo, alors qu’il doit franchir des routes et sentiers isolés loin de tout.

La plus longue section prévue en autonomie est de 7 à 9 jours. Autrement, il pourra se réapprovisionner dans les villages traversés.

Le défi est de taille, mais Gatta n’en est pas à sa première expédition. Avant de s’attaquer à la Great Himalaya Trail, il a notamment gravi l’Everest et il est le septième Français à avoir complété la liste des 7 Sommets.

Histoire de se donner un aperçu du quotidien de Philippe et Anna, la vidéo ci-dessus produite par le fabricant anglais Berghaus — le couple fait partie des athlètes commandités de la marque — est à voir.

Pour suivre Gatta et son aventure: www.philippegatta.fr

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