Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Randonnée’

Lundi 3 novembre 2014 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Un commentaire

Jouer au porteur pour rendre hommage aux Sherpas

En particulier dans les dernières années, on a souvent décrié le sort réservé aux Sherpas dans l’industrie touristique népalaise.

Donc, quelle meilleure façon pour un occidental de mettre en lumière le difficile travail de ces porteurs — essentiels pour la grande majorité des expéditions commerciales —, que de se joindre à eux.

Ainsi, le Britannique Rob Fraser, 51 ans, s’est retrouvé porteur en direction du camp de base de l’Everest au printemps dernier. Un défi qu’il a baptisé i Porter.

Un projet qui a été rendu possible grâce à une campagne de financement participatif sur Kickstarter.

Une idée un peu folle que le photographe et randonneur d’expérience a regretté par moment, pendant qu’il souffrait en altitude sous sa charge de 35 kilos. Des journées de huit heures à marcher, qui s’enchaînaient sans grand répit.

De cette expérience, l’homme a confirmé son immense respect pour ces travailleurs de la montagne.

Il a aussi profité de l’occasion pour documenter ses collègues du moment, avec qui il travaillait au quotidien.

Il a ainsi tourné pour plus de 13 heures en vidéo. Un documentaire de 30 minutes est dans les plans (l’extrait ci-dessus en est l’introduction).

Il a de même créé 27 portraits photographiques de Sherpas. Ne reculant devant rien, Fraser a réalisé ces derniers à l’aide d’un lourd et encombrant appareil photo grand format.

Le tout servira à amasser des fonds pour l’organisme Porters’ Progress UK, qui vient en aide aux porteurs de l’Himalaya et aux communautés concernées, en tentant de rendre les pratiques dans l’industrie touristique plus favorables à leur endroit.

Pour en savoir un peu plus sur Rob Fraser et le projet i Porter, le fabricant de sacs Millican a diffusé récemment cet entretien, ci-dessous, avec l’homme.

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Lundi 27 octobre 2014 | Mise en ligne à 16h47 | Commenter Aucun commentaire

Avalanche au Népal: une mobilisation québécoise

On dit souvent que le monde du plein air et de l’aventure est petit. Que c’est une grande famille.

Après la tragique avalanche au Népal le 14 octobre dernier, nous en avons la preuve une fois de plus alors que des gens d’ici se mobilisent pour que le travail sur le terrain se poursuive de la façon la plus professionnelle qui soit, tandis que trois Québécoises manquent toujours à l’appel.

La guide Sylvie Marois. Photo Namaste-sylvie.org

La guide Sylvie Marois. Photo Namaste-sylvie.org

Parmi celles-ci, Sylvie Marois, qui a souvent été décrite comme la «mère» de bien des passionnés et spécialistes du plein air au Québec. Ceux-ci ont donc décidé de passer à l’action.

Histoire de tenter de retrouver Marois et les deux autres victimes qui faisaient partie d’un groupe commercial, un collectif s’est mis en place sur le Web sous le nom de Namaste Sylvie.

“Namaste-Sylvie” est un projet spontané et collectif supporté par plusieurs organismes de plein air du Québec tels que les Fédérations de plein air, les finissants en tourisme d’aventure du Cégep Saint-Laurent, les institutions d’enseignements spécialisés en tourisme d’aventure et Aventure Écotourisme Québec et ses entreprises membres.

Le site Internet dédié sert de lieu de rassemblement où tous peuvent rendre hommage aux disparues, obtenir les dernières nouvelles, et surtout contribuer financièrement.

Car en ce moment même, deux experts en recherche en avalanche du Québec sont en montagne au pied de l’Annapurna et se dirigent vers le lieu de la funeste coulée de neige.

L’argent amassé servira à soutenir les recherches, les bénévoles, de même que l’achat de matériel spécialisé.

L’objectif a été fixé à 15000$. Jusqu’ici, le montant récolté est tout juste sous la barre des 7000$.

Les dons sont gérés par Aventure Écoutourisme Québec et iront à 100% à l’opération en cause.

L’argent non dépensé au terme de la mission québécoise sera versé à un organisme à but non lucratif qui poursuit un objectif comparable.

Info: Namaste-sylvie.org

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Jeudi 16 octobre 2014 | Mise en ligne à 15h29 | Commenter Commentaires (6)

La vie, la mort… et l’aventure

Tant qu’à rendre des gens tristes, on dirait que la mort choisit souvent de débarquer en plein air par grands coups d’éclat. Des tragédies en série.

Ensuite, elle s’efface juste assez pour qu’on finisse par croire que les aventuriers en tous genres sont immortels.

Jusqu’à la prochaine fois…

La disparition des skieurs JP Auclair et Andreas Fransson commence à peine à être encaissée que déjà d’autres avalanches font le tragique rappel que la nature reste la vraie reine sur la montagne.

Tandis que c’est en Patagonie que le Québécois et le Suèdois ont été emportés, il y a à peine plus de deux semaines, c’est cette fois au Népal que la mort blanche a frappé.

Le passage du typhon Hudhud a engendré d’importantes chutes de neige qui ont mené à des avalanches dans la région autour de l’Annapurna, dans l’Himalaya.

Parmi les nombreux blessés et disparus — au dernier décompte, au moins une vingtaine de personnes seraient mortes dans l’avalanche —, trois randonneuses québécoises manquent encore à l’appel.

Proches et amis espèrent ainsi encore un miracle pour Geneviève Adam, une infirmière de Québec de 33 ans.

Une autre des Québécoises disparues serait la Montréalaise Sylvie Marois, une guide et formatrice en plein air de 54 ans.

Sans la connaître personnellement, j’ai eu l’occasion de côtoyer Sylvie le temps d’une formation comme moniteur de télémark, il y a plusieurs années.

J’avais apprécié son professionnalisme et l’image qu’elle présentait comme travailleuse de l’aventure, à cette époque où ce métier prenait tranquillement forme au Québec.

Pas surprenant qu’autant de talents — je pense notamment aux quatre membres du Projet Karibu — soient sortis du programme de guide en tourisme d’aventure du Cégep Saint-Laurent, que Sylvie Marois a aidé à lancer en 2000.

Une tragédie en montagne qui n’aurait pas dû se produire à ce temps-ci de l’année. Mais qu’importe de se dire cela une fois que la mort a frappé…

C’est surtout un rappel que le tourisme d’aventure demeure d’abord et avant tout… une aventure! Et qui dit aventure, dit risques — calculés — et imprévus.

Sinon on se met au tennis ou en va dans un tout inclus dans le Sud…

Normalement, rien de bien extrême cependant quand il s’agit d’un trek au Népal.

Car au contraire d’Auclair et de Fransson qui poussaient les limites de leur sport sur une base quasi quotidienne, les victimes au Népal ne sont pour la plupart que des touristes qui rêvaient des paysages grandioses dans la plus haute chaîne de montagnes au monde.

Les risques d’une pareille aventure au Népal existaient, mais ils devaient tout juste amener les voyageurs à se sortir de leur zone de confort. Se sentir plus vivant que jamais sur les sentiers qui font rêver tout randonneur qui se respecte.

Les dangers du mal des montagnes à cause de l’altitude guettaient, évidemment. Une difficulté qui ajoute au défi sportif, à l’incertitude et aussi au charme de réussir ce trek mythique près de l’Annapurna.

Mais mourir dans une avalanche après une pareille tempête de neige à ce temps-ci de la saison touristique? Qui pouvait prévoir cela?

Un voyage au bout du monde dans l’oxygène raréfié de l’Himalaya qui devait permettre aux randonneurs de rêver les yeux grands ouverts, à pratiquement toucher le ciel.

S’en approcher. Mais certainement pas s’y retrouver…

Le sort est parfois bien cruel.

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