Je ne sais pas trop s’il faut déjà parler de phénomène, mais il semble se passer quelque chose de coloré dans l’univers sportif.
Ce matin, ma collègue Valérie Gaudreau présentait aux lecteurs du Soleil les séries de courses Color Me Rad et Run or Dye, qui s’amènent maintenant à Québec cet été.
Des occasions de faire cinq kilomètres de jogging en bande durant des épreuves structurées, mais surtout la chance de s’éclater en couleurs et de se salir bien comme il le faut, alors que des «bombes» à pigments seront éparpillées sur les différents parcours.
Un plaisir de se salir qui n’est pas unique à la course à pied, si l’on se fie au récent travail des frères Nicolas et Loris Falquet, accompagnés de Jérémie Heitz. Les skieurs ont en effet expérimenté cet hiver avec le jeu des couleurs pour le premier épisode de leur série Web baptisée trip., diffusé récemment.
Après avoir testé différentes techniques pour appliquer des pigments colorés sur la neige — on suppose qu’il s’agit là-encore de fécule de maïs —, le trio a réussi à donner un nouveau relief à la poudreuse. Un effet qui est saisissant à la caméra, en particulier avec les plans au ralenti, mais qui semble drôlement complexe à obtenir!
Pour le court extrait de deux minutes ci-dessus, les frères Falquet, qui agissaient autant devant que derrière la caméra, ont eu besoin de 15 jours pour préparer les pentes et tourner les séquences. Ce délire coloré était organisé à la station de Les Marécottes, en Suisse.
Du gros plaisir sale à «peinturer» la neige avec un pulvérisateur à pesticide, avant d’attaquer pour une seule prise le canevas ainsi créé.
Dans la vidéo ci-dessous, le trio explique le processus et les difficultés rencontrées avant d’en arriver au but recherché.
Mais malgré les contraintes, gageons que ce n’est pas la dernière fois que l’on voit cette technique utilisée dans un film de ski.
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