Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Kayak de mer’

Vendredi 4 avril 2014 | Mise en ligne à 14h01 | Commenter Un commentaire

L’incroyable tour du monde de Sarah Outen

L’Anglaise Sarah Outen ne manque pas de cran. Ni d’énergie.

L’aventurière de 28 ans reprend ce mois-ci son tour du monde non-motorisé (rame océanique, kayak de mer et vélo), entrepris au printemps 2011.

Baptisée London2London Via the World, l’expédition de la jeune femme se poursuit à partir de l’Alaska.

Après avoir déjà traversé l’Europe et l’Asie en kayak et en vélo, elle a atteint le continent américain cet automne après une longue traversée — partielle — de l’océan Pacifique.

Amie de la rameuse Mylène Paquette, Sarah Outen bataillait contre les flots en même temps que la Québécoise cet été. Chacune sur leur océan, elles gardaient contact grâce à la magie de la technologie.

Après un bateau perdu en mer à sa première tentative de traverser le Pacifique en 2012, Outen ne s’est pas laissé abattre pour remettre ça en 2013.

Remise de ses émotions et reposée après une pause bien méritée, elle est repartie du Japon au printemps dernier. Elle a mis 150 jours (plus de 6000 km en mer) pour atteindre l’île Adak, en Alaska, le 23 septembre 2013 (vidéo ci-dessus).

Elle devenait du coup la première femme à compléter la traversée entre le Japon et l’Alaska. Le Canada était sa première destination, mais les conditions difficiles en mer ont forcé l’aventurière à revoir ses plans.

En compagnie de la réputée kayakiste Justine Curgenven, Outen complètera maintenant sa traversée du Pacifique en longeant les îles Aléoutiennes jusqu’à la côte. Un périple en kayak de mer qui devrait prendre environ quatre mois aux deux aventurières.

De là, Sarah Outen enfourchera de nouveau son vélo pour traverser le Canada. Gageons qu’elle prévoit déjà faire un arrêt au Québec, question de renouer avec Mylène Paquette.

Décidée à poursuivre son voyage sans pause désormais, Outen espère atteindre Londres avant septembre 2015.

www.sarahouten.com

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Mercredi 19 mars 2014 | Mise en ligne à 16h12 | Commenter Commentaires (5)

Un kayak… imprimé en 3D

Ça fait déjà un moment que les spécialistes des nouvelles technologies nous avertissent; l’arrivée de l’imprimante 3D risque de bouleverser nos habitudes de consommation.

Preuve ultime que ça s’en vient plus vite qu’on pense et dans tous les domaines, un ingénieur vient de «s’imprimer» en 3D ce qui serait le premier kayak pleine grandeur.

Spécialiste de l’impression 3D, Jim Smith s’est amusé à confectionner un bateau de 16 pieds 8 pouces en ABS, qui s’apparente grosso modo à un kayak de mer standard. Le résultat est étonnant!

Pour arriver à une pareille création, Smith a utilisé une imprimante 3D grand format de sa confection. Il faut dire que l’ingénieur travaille pour un grand fabricant dans le domaine, 3D Systems.

Le kayak est monté en 28 sections fixées ensemble par des vis et des boulons intégrés en laiton. Un calfeutrant au silicone scelle les diverses parties ensemble.

Poids total? Un peu plus de 64,5 livres. À cela il faudrait ajouter le poids d’un siège, des cloisons, des couvercles de caissons et de l’accastillage. Mais sinon, en comparaison à un bateau complet de confection traditionnelle, c’est à peu près l’équivalent d’un bateau de plastique.

Selon Jim Smith, le coût en matériaux est d’environ 500 $US. Cela n’inclut pas évidemment l’impressionnante imprimante 3D utilisée. Smith a d’ailleurs dû la modifier pour pouvoir réaliser les pièces «à chaud», histoire que l’ABS ne se déforme pas ou ne craque durant l’impression.

Détail à ne pas négliger, la patience est de mise pour quiconque veut imprimer son propre kayak. Jim Smith a en effet passé plus de 1012 heures (ou si vous préférez plus de 42 jours) à confectionner les pièces à l’aide de l’imprimante.

Mis à part le look peu orthodoxe de l’embarcation, dont les couleurs variées mettent en évidence les différentes sections assemblées, le kayak de Smith semble tout ce qu’il y a de plus normal une fois sur l’eau.

À voir le résultat, voilà ce qui s’appelle faire belle impression!

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Mercredi 26 février 2014 | Mise en ligne à 21h08 | Commenter Commentaires (4)

Presque cinq mois sur l’Atlantique… en kayak de mer!

Si vous avez été de ceux et celles qui ont suivi avec intérêt les péripéties de la rameuse océanique québécoise Mylène Paquette cet été, alors l’aventure rocambolesque du Polonais Aleksander «Olek» Doba devrait vous plaire.

C’est que voyez-vous, l’homme vient de compléter sa deuxième traversée de l’Atlantique… en kayak!

À bord d’une bien minuscule embarcation de 23 pieds — qui s’apparente tout de même assez à un kayak de mer comme on connaît —, l’homme de 67 ans a pris 142 jours (presque cinq mois!) pour son voyage entre Lisbonne, au Portugal, et Ely’s Harbour, aux Bermudes.

Du coup, Doba a établi la marque pour le plus long voyage en kayak de l’histoire. Il a ainsi repoussé par 43 jours son record, réalisé à sa première traversée de l’Atlantique en 2011 (de l’Afrique au Brésil).

Au magazine Canoe & Kayak, le courageux pagayeur a néanmoins expliqué la déception qu’il ressentait au terme de sa traversée.

«Je suis heureux d’avoir rejoint les Bermudes sans assistance, mais je ne suis satisfait qu’à 75% étant donné que je n’ai pas atteint la Floride [comme prévu].»

Car il faut dire que le voyage en mer d’environ 8700 km de Doba a été particulièrement rude. Outre les importants défis d’une telle traversée, le pagayeur de l’extrême a notamment dû composer avec des bris d’équipements importants.

À commencer par son système de communication qui l’a abandonné à plus de 1500 km de la côte de la Floride. Il ne pouvait alors communiquer que par sa balise SPOT.

Après avoir reçu un appel à l’aide accidentel de la part du sexagénaire, l’équipe au sol de Doba a dépêché un navire qui était à proximité, pour porter assistance à l’aventurier.

Bien qu’il ne pouvait plus communiquer directement avec la terre ferme et malgré les risques d’être ainsi isolé, le Polonais a refusé l’aide et indiqué à ses «sauveteurs» qu’ils pouvaient poursuivre leur chemin…

Puis il a tenté d’éviter des conditions de tempêtes en mer. Il aurait ainsi tourné pratiquement en rond pendant six semaines pendant qu’il essayait de résister à la colère de Dame Nature.

Finalement, le 13 février, il a perdu son gouvernail. C’est ce problème qui a causé la dérive plus au sud du kayakiste.

Déterminé à atteindre son objectif floridien, Aleksander Doba se prépare donc à reprendre la mer dès que son embarcation sera réparée.

Idéalement, il espère se faire conduire en mer par bateau pour reprendre là où il a perdu son gouvernail.

Pour suivre la suite de cette aventure incroyable, suivez Doba sur son fil Twitter ou encore sur sa page Google+ (avec plusieurs photos… mais en polonais!).

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