Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Films d'aventure’

Vendredi 10 mai 2013 | Mise en ligne à 14h36 | Commenter Aucun commentaire

Entrez dans Le Piège blanc du Groenland

Ma rencontre il y a quelques mois avec l’aventurier des glaces, Vincent Berthet, m’avait permis de découvrir — et par le fait même de vous faire découvrir — la fabuleuse expédition de kayak de mer et de plongée qu’il avait réalisée sur la côte isolée de l’Est du Groenland, à la fin de l’été 2012, en compagnie de son ami Alban Michon.

Le grand moment est maintenant arrivé, soit la diffusion du film de ce périple hors norme.

J’ai d’ailleurs eu la chance de renouer mercredi soir dernier avec le Français d’origine établi à Québec, à l’occasion de la projection privée du documentaire Le Piège blanc. Une quarantaine de proches de l’aventurier étaient réunis au cinéma Cartier pour l’occasion.

À l’écran, une possibilité de revivre cette longue aventure sauvage de presque deux mois, de partager le quotidien du duo et de découvrir la grande beauté de l’endroit. Il faut voir ça!

Surtout qu’en plus des images tournées par Berthet et Michon, une équipe de la prestigieuse émission Thalassa était sur place durant deux portions de l’expédition. C’est d’ailleurs ce soir, vendredi, que la diffusion à TV5 débute. Thalassa est présentée à 20h. Sinon, deux rediffusions sont prévues pour le dimanche 12 mai (13h) et le jeudi 16 mai (23h35).

Trouvez-vous une télé de bonne taille et appréciez le moment en haute définition, si possible. Le récit de l’aventure est exceptionnel. Pratiquement comme si vous y étiez. L’humour entre les deux comparses et le montage bien ficelé ajoutent aux nombreuses qualités du film.

Grâce à l’équipe de production de Thalassa, les moyens mis en place pour arriver à rendre à l’écran les joies et les misères du voyage de 1000 km étaient colossaux. Une situation qui aurait très bien pu dénaturer la beauté sauvage de l’aventure. Mais de la prise de vue à la post-production du Piège blanc, cela n’est jamais le cas.

Vous aurez ainsi l’occasion, en compagnie des deux aventuriers, de plonger sous les icebergs, de naviguer à travers les glaces — et même d’y rester pris une nuit durant —, ou encore d’approcher l’ours polaire…

Prêt pour une pareille aventure?

Alors que Berthet se prépare à repartir pour le Grand Nord, il espère que le documentaire aura une belle vie après Thalassa. À n’en pas douter.

À défaut de pouvoir visionner le documentaire en format télé à TV5, il est possible de le voir ici sur YouTube, en basse résolution.

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Je ne sais pas trop s’il faut déjà parler de phénomène, mais il semble se passer quelque chose de coloré dans l’univers sportif.

Ce matin, ma collègue Valérie Gaudreau présentait aux lecteurs du Soleil les séries de courses Color Me Rad et Run or Dye, qui s’amènent maintenant à Québec cet été.

Des occasions de faire cinq kilomètres de jogging en bande durant des épreuves structurées, mais surtout la chance de s’éclater en couleurs et de se salir bien comme il le faut, alors que des «bombes» à pigments seront éparpillées sur les différents parcours.

Un plaisir de se salir qui n’est pas unique à la course à pied, si l’on se fie au récent travail des frères Nicolas et Loris Falquet, accompagnés de Jérémie Heitz. Les skieurs ont en effet expérimenté cet hiver avec le jeu des couleurs pour le premier épisode de leur série Web baptisée trip., diffusé récemment.

Après avoir testé différentes techniques pour appliquer des pigments colorés sur la neige — on suppose qu’il s’agit là-encore de fécule de maïs —, le trio a réussi à donner un nouveau relief à la poudreuse. Un effet qui est saisissant à la caméra, en particulier avec les plans au ralenti, mais qui semble drôlement complexe à obtenir!

Pour le court extrait de deux minutes ci-dessus, les frères Falquet, qui agissaient autant devant que derrière la caméra, ont eu besoin de 15 jours pour préparer les pentes et tourner les séquences. Ce délire coloré était organisé à la station de Les Marécottes, en Suisse.

Du gros plaisir sale à «peinturer» la neige avec un pulvérisateur à pesticide, avant d’attaquer pour une seule prise le canevas ainsi créé.

Dans la vidéo ci-dessous, le trio explique le processus et les difficultés rencontrées avant d’en arriver au but recherché.

Mais malgré les contraintes, gageons que ce n’est pas la dernière fois que l’on voit cette technique utilisée dans un film de ski.

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Vendredi 29 mars 2013 | Mise en ligne à 9h19 | Commenter Un commentaire

Voler pour mieux grimper: le parapente selon Ueli Steck

Alpiniste d’exception âgé de seulement 36 ans, le Suisse Ueli Steck s’est déjà bâti une réputation légendaire avec ses exploits en montagne. D’une rapidité incroyable et capable d’ascensions de la plus haute difficulté en solitaire, celui qui est surnommé la «Machine suisse» est toujours à la recherche de son prochain défi.

Mais ce n’est pas évident de repousser ses limites quand cela fait déjà un bon moment que l’on flirte avec l’extrême. Steck détient notamment le record de vitesse (2:47:33) pour la redoutable face nord de l’Eiger, réalisé en solo intégral en 2008. L’an passé, il a ajouté l’Everest (8848 m) en solo et sans oxygène à sa longue liste de sommets en carrière. Bref, son palmarès est spectaculaire.

Question de trouver de nouvelles façons pour s’amuser en montagne, le Suisse s’est mis récemment au parapente. Et quand on est un athlète du niveau de Steck, on ne fait pas les choses à moitié. Résultat? Une année de plus de 400 vols pour s’adonner à sa nouvelle passion, période durant laquelle il s’est entouré de certains des meilleurs pilotes au monde pour apprendre à voler.

Un apprentissage qui ne s’est pas fait sans heurt! Dans l’extrait du film A New Vision (ci-dessus), qui sera présenté durant la populaire tournée Reel Rock 8 à l’automne 2013, Steck partage son expérience et ses ambitions. Sans compter des moments moins glorieux où il apprend à voler! Car comme il le dit lui-même: «Je suis un mauvais pilote».

Évidemment, c’est selon les standards de Steck. Une échelle qui ne correspond pas réellement à celle du commun des mortels. Car pour le Suisse, la suite naturelle des choses est maintenant de combiner le parapente à l’escalade!

C’est ainsi qu’il a complété dans les Alpes le triplé inédit Eiger-Mönch-Jungfrau, en une seule journée l’été dernier, grâce à des vols pour descendre et se déplacer entre les montagnes. De nouvelles possibilités s’ouvraient du coup pour le grimpeur.

Steck retourne d’ailleurs ces jours-ci dans l’Himalaya pour de nouveaux exploits. Peu de détails ont filtré jusqu’ici, mais le Suisse se dirigerait actuellement à l’Everest. Et gageons qu’il a apporté une voile avec lui…

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