Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Films d'aventure’

Vendredi 7 juin 2013 | Mise en ligne à 14h24 | Commenter Commentaires (3)

Denali: deux ascensions à 100 ans d’écart

Exactement aujourd’hui, le 7 juin 2013, cela fait 100 ans que le plus haut sommet de l’Amérique du nord, le mont Denali (6194 m) — ou McKinley —, a été conquis pour la première fois.

Robert Tatum fait flotter le drapeau américain au sommet du McKinley en 1913. Il faisait tellement froid que les grimpeurs ont eu des difficultés à manipuler les appareils photos, faisant des expositions multiples à plusieurs reprises, d'où les «fantômes» qui accompagnent Tatum au sommet. Photo tirée du livre électronique <em>The Ascent of Denali</em>, de Hudson Stuck

Robert Tatum fait flotter le drapeau américain au sommet du McKinley en 1913. Il faisait tellement froid que les grimpeurs ont eu des difficultés à manipuler les appareils photos, faisant des expositions multiples à plusieurs reprises, d'où les «fantômes» qui accompagnent Tatum au sommet. Photo tirée du livre électronique The Ascent of Denali, de Hudson Stuck

Après quelques tentatives par des cordées au début des années 1900, c’est finalement en 1913 qu’un groupe mené par Hudson Stuck et Harry Karstens a réussi à rejoindre le sommet principal de la froide montagne. En compagnie de deux autres hommes, Walter Harper — réputé comme étant le premier au sommet — et Robert Tatum, Stuck et Karstens ont touché le point culminant de la montagne située en Alaska, par une journée claire, vers 13h30.

«La vue du sommet du mont McKinley est comme si l’on regardait à travers les fenêtres du paradis!» se serait emballé Tatum, pour décrire le spectacle qui s’offrait aux heureux grimpeurs.

Des héros qu’une expédition qui s’amorce actuellement veut honorer. Et pour cause, des membres de Denali 2013 — Centennial Climb sont des descendants de Stuck et cie.

Des arrières-petits-fils, un arrière-petit-neveu et un arrière-arrière-petit-neveu seront notamment de la partie. Du lot, certains ont de l’expérience en montagne, tandis que pour d’autres ce sera une première aventure du genre.

Le tout sera filmé et un documentaire sera complété pour l’automne prochain. Le groupe de descendants espère notamment inspirer les jeunes autochtones de l’Alaska, en faisant revivre cette histoire d’il y a 100 ans, et dans laquelle deux des leurs, Esaias George et John Fredson, ont contribué au succès, sans cependant atteindre le sommet.

Pour ne rien manquer de ce périple en montagne à saveur historique, visitez le site Web de l’expédition, la page Facebook ou encore abonnez-vous au fil Twitter du groupe.

Également, The American Alpine Club a mis en ligne une exposition relatant l’exploit de 1913. Une vitrine inédite qui montre bien comment notamment l’équipement en montagne a évolué.

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Vendredi 10 mai 2013 | Mise en ligne à 14h36 | Commenter Aucun commentaire

Entrez dans Le Piège blanc du Groenland

Ma rencontre il y a quelques mois avec l’aventurier des glaces, Vincent Berthet, m’avait permis de découvrir — et par le fait même de vous faire découvrir — la fabuleuse expédition de kayak de mer et de plongée qu’il avait réalisée sur la côte isolée de l’Est du Groenland, à la fin de l’été 2012, en compagnie de son ami Alban Michon.

Le grand moment est maintenant arrivé, soit la diffusion du film de ce périple hors norme.

J’ai d’ailleurs eu la chance de renouer mercredi soir dernier avec le Français d’origine établi à Québec, à l’occasion de la projection privée du documentaire Le Piège blanc. Une quarantaine de proches de l’aventurier étaient réunis au cinéma Cartier pour l’occasion.

À l’écran, une possibilité de revivre cette longue aventure sauvage de presque deux mois, de partager le quotidien du duo et de découvrir la grande beauté de l’endroit. Il faut voir ça!

Surtout qu’en plus des images tournées par Berthet et Michon, une équipe de la prestigieuse émission Thalassa était sur place durant deux portions de l’expédition. C’est d’ailleurs ce soir, vendredi, que la diffusion à TV5 débute. Thalassa est présentée à 20h. Sinon, deux rediffusions sont prévues pour le dimanche 12 mai (13h) et le jeudi 16 mai (23h35).

Trouvez-vous une télé de bonne taille et appréciez le moment en haute définition, si possible. Le récit de l’aventure est exceptionnel. Pratiquement comme si vous y étiez. L’humour entre les deux comparses et le montage bien ficelé ajoutent aux nombreuses qualités du film.

Grâce à l’équipe de production de Thalassa, les moyens mis en place pour arriver à rendre à l’écran les joies et les misères du voyage de 1000 km étaient colossaux. Une situation qui aurait très bien pu dénaturer la beauté sauvage de l’aventure. Mais de la prise de vue à la post-production du Piège blanc, cela n’est jamais le cas.

Vous aurez ainsi l’occasion, en compagnie des deux aventuriers, de plonger sous les icebergs, de naviguer à travers les glaces — et même d’y rester pris une nuit durant —, ou encore d’approcher l’ours polaire…

Prêt pour une pareille aventure?

Alors que Berthet se prépare à repartir pour le Grand Nord, il espère que le documentaire aura une belle vie après Thalassa. À n’en pas douter.

À défaut de pouvoir visionner le documentaire en format télé à TV5, il est possible de le voir ici sur YouTube, en basse résolution.

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Je ne sais pas trop s’il faut déjà parler de phénomène, mais il semble se passer quelque chose de coloré dans l’univers sportif.

Ce matin, ma collègue Valérie Gaudreau présentait aux lecteurs du Soleil les séries de courses Color Me Rad et Run or Dye, qui s’amènent maintenant à Québec cet été.

Des occasions de faire cinq kilomètres de jogging en bande durant des épreuves structurées, mais surtout la chance de s’éclater en couleurs et de se salir bien comme il le faut, alors que des «bombes» à pigments seront éparpillées sur les différents parcours.

Un plaisir de se salir qui n’est pas unique à la course à pied, si l’on se fie au récent travail des frères Nicolas et Loris Falquet, accompagnés de Jérémie Heitz. Les skieurs ont en effet expérimenté cet hiver avec le jeu des couleurs pour le premier épisode de leur série Web baptisée trip., diffusé récemment.

Après avoir testé différentes techniques pour appliquer des pigments colorés sur la neige — on suppose qu’il s’agit là-encore de fécule de maïs —, le trio a réussi à donner un nouveau relief à la poudreuse. Un effet qui est saisissant à la caméra, en particulier avec les plans au ralenti, mais qui semble drôlement complexe à obtenir!

Pour le court extrait de deux minutes ci-dessus, les frères Falquet, qui agissaient autant devant que derrière la caméra, ont eu besoin de 15 jours pour préparer les pentes et tourner les séquences. Ce délire coloré était organisé à la station de Les Marécottes, en Suisse.

Du gros plaisir sale à «peinturer» la neige avec un pulvérisateur à pesticide, avant d’attaquer pour une seule prise le canevas ainsi créé.

Dans la vidéo ci-dessous, le trio explique le processus et les difficultés rencontrées avant d’en arriver au but recherché.

Mais malgré les contraintes, gageons que ce n’est pas la dernière fois que l’on voit cette technique utilisée dans un film de ski.

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