Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Films d'aventure’

Vendredi 14 novembre 2014 | Mise en ligne à 13h20 | Commenter Commentaires (2)

Skier sur une jambe dans les Chic-Chocs

Quiconque a déjà skié sait à quel point descendre sur une seule jambe est exigeant. Pour Vasu Sojitra, il n’y a pas d’autre possibilité.

Mais ça n’embête pas le talentueux skieur unijambiste, qui a désormais élargi son terrain de jeu… au hors-piste!

Car après certaines modifications à son équipement — des parties de raquettes ont été ajoutées à ses bâtons pour les montées — et avec une volonté de fer, Sojitra peut maintenant faire les approches avec ski et peau d’ascension, sur une jambe.

C’est ainsi qu’il se retrouve à démontrer tout son talent dans le court film Out on a limb (ci-dessus), qui vient tout juste d’être diffusé sur le Web par le fabricant de vêtements Columbia Sportswear.

Vasu Sojitra dans les bosses à Sugarbush, au Vermont. Photo Jeb Wallace-Brodeur

Vasu Sojitra dans les bosses à Sugarbush, au Vermont. Photo Jeb Wallace-Brodeur

Pour la caméra de Tyler Wilkinson-Ray (T-Bar Films), l’Américain d’origine indienne se retrouve notamment à tester ses capacités en Gaspésie, dans les Chic-Chocs, de même que dans l’arrière-pays au Vermont.

À l’âge de neuf mois, Vasu Sojitra a perdu sa jambe droite après une septicémie. Forcé à être amputé, il n’a jamais baissé les bras.

Déterminé à surmonter brillamment ce qui pourrait être perçu comme une limitation, Sojitra a développé une passion pour les sports de montagne. En plus du ski, le jeune sportif fait également de l’escalade et de la randonnée.

C’est en cinquième année qu’il a commencé à faire du ski. Dans Out on a limb, Sojitra explique qu’il a dû apprendre par lui-même, puisque les moniteurs des écoles de ski ne savaient pas quoi faire avec lui…

Véritable modèle, il fait la démonstration que les limites peuvent être repoussées très loin.

Sojitra est affilié à Paradox Sports et Vermont Adaptative, des organismes qui aident les gens handicapés à reprendre une vie active par le sport et l’aventure.

Inspirant!

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Mercredi 12 novembre 2014 | Mise en ligne à 16h36 | Commenter Commentaires (12)

Encore plus de ski au parc national de la Jacques-Cartier

Journée à jouer dans la neige, l'hiver dernier au secteur Belleau. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Journée à jouer dans la neige, l'hiver dernier au secteur Belleau. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Décidément, la popularité du ski d’aventure et de la planche à neige hors-piste ne se dément pas.

Après deux saisons à tester le produit, le parc national de la Jacques-Cartier, près de Québec, poursuit sur sa lancée et ouvrira dès que le couvert de neige le permettra — un mètre au sol — un tout nouveau secteur pour les sportifs en quête de poudreuse.

Baptisée le Matteucie, la nouvelle zone de ski, de planche à neige et de raquette hors-piste est située un peu après le populaire sentier Les Loups, juste avant le kilomètre 17 sur la route de la vallée.

La zone présentera un dénivelé de près de 300 mètres et des pentes inclinées entre 25 et 28 degrés. La superficie du nouveau terrain de jeu est de 0,5 kilomètre carré (50 hectares).

En comparaison, le secteur Belleau, ouvert depuis deux hivers et situé à proximité du Centre de découverte et de services (CDS), est deux fois plus vaste.

Cependant, d’après René-Martin Trudel, employé du parc qui a exploré et évalué le potentiel de la zone l’hiver dernier, le secteur Matteucie est plus ouvert et l’inclinaison est plus régulière tout au long de la pente, quoique un peu moins prononcée qu’au Belleau, où ça va jusqu’à 34 degrés.

«C’est un beau pan de mur», s’est enthousiasmé Trudel, un amoureux du télémark, qui avait dans l’oeil le potentiel du secteur depuis déjà un moment. C’est finalement l’an passé qu’il s’est donné la peine d’aller l’explorer.

Le directeur Mathieu Brunet en action au secteur Belleau. Photo Sépaq, Steve Deschênes

Le directeur Mathieu Brunet en action au secteur Belleau. Photo Sépaq, Steve Deschênes

En terme de difficulté, les deux zones se ressemblent. L’engagement sera cependant plus important au Matteucie. En effet, skieurs, planchistes et raquetteurs se retrouveront à plus de sept kilomètres du CDS.

Pour se rendre au point de départ de la zone skiable, un service de navette a donc été pensé. La fin de semaine, quatre départs seront programmés. Sur semaine, l’offre sera ajustée à la demande.

Chaque demi-heure, sept sportifs à la fois pourront ainsi prendre place dans un des traîneaux qui seront utilisés pour le trajet d’une vingtaine de minutes.

Deux motoneiges seront utilisées en alternance — une au départ pendant que l’autre est à l’arrivée —, question de raccourcir les délais et de disperser les visiteurs pour une expérience nature plus agréable, a souligné le directeur du parc, Mathieu Brunet, lui aussi un passionné de télémark.

L’arrivée se fera au stationnement du sentier Les Loups, où un refuge chauffé sera accessible. De là, l’approche à ski pourra commencer. La zone du Matteucie se trouve à environ 800 m (une vingtaine de minutes) plus loin, par un sentier hivernal.

Il ne restera plus qu’à monter la pente ensuite à la force des mollets, avant de pouvoir se délecter de poudreuse fraîche.

Une fois l’accès au parc réglé, il en coûtera 25$ (plus taxes) pour le transport en motoneige, aller-retour. Chaque sortie durera environ six heures, le temps de faire trois ou quatre descentes, selon le niveau de forme de chacun.

Pour ceux qui cherchent à économiser ou encore qui veulent davantage de défi, l’approche à ski est aussi permise, mais ajoute 14 km à l’effort de la journée.

Votre humble serviteur dans le secteur Belleau. Photo Marika Wheeler

Votre humble serviteur dans le secteur Belleau. Photo Marika Wheeler

À noter, comme pour le secteur Belleau, la nouvelle zone sera non balisée et non patrouillée. Sans être extrême, l’endroit n’est donc pas un lieu pour apprendre à skier.

L’an passé, sur les 60 jours d’ouverture de la zone, plus de 1000 entrées ont été enregistrées pour la pratique du ski au secteur Belleau.

Brunet parle d’un véritable engouement pour le sport et s’enthousiasme à l’idée de pouvoir en offrir encore plus cet hiver. Tout ça à un jet de pierre de Québec!

Un festival pour fêter ça

Question de faire connaître et apprécier le potentiel de la vallée, le premier Festival hors-piste du parc national de la Jacques-Cartier est prévu pour le 21-22 février.

Une course de ski d’aventure sera organisée (skimo ou rando race), de même qu’une foule d’activités pour rassembler les gens et célébrer les plaisirs du hors-piste.

Les fabricants d’équipements Black Diamond, Xalibu Skis Conception et Dynafit seront notamment sur place pour présenter et faire essayer leurs produits.

Une fête en l’honneur des sports de montagne qu’il ne faudrait pas manquer.

Évidemment, la neige est déjà invitée!

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Lundi 3 novembre 2014 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Un commentaire

Jouer au porteur pour rendre hommage aux Sherpas

En particulier dans les dernières années, on a souvent décrié le sort réservé aux Sherpas dans l’industrie touristique népalaise.

Donc, quelle meilleure façon pour un occidental de mettre en lumière le difficile travail de ces porteurs — essentiels pour la grande majorité des expéditions commerciales —, que de se joindre à eux.

Ainsi, le Britannique Rob Fraser, 51 ans, s’est retrouvé porteur en direction du camp de base de l’Everest au printemps dernier. Un défi qu’il a baptisé i Porter.

Un projet qui a été rendu possible grâce à une campagne de financement participatif sur Kickstarter.

Une idée un peu folle que le photographe et randonneur d’expérience a regretté par moment, pendant qu’il souffrait en altitude sous sa charge de 35 kilos. Des journées de huit heures à marcher, qui s’enchaînaient sans grand répit.

De cette expérience, l’homme a confirmé son immense respect pour ces travailleurs de la montagne.

Il a aussi profité de l’occasion pour documenter ses collègues du moment, avec qui il travaillait au quotidien.

Il a ainsi tourné pour plus de 13 heures en vidéo. Un documentaire de 30 minutes est dans les plans (l’extrait ci-dessus en est l’introduction).

Il a de même créé 27 portraits photographiques de Sherpas. Ne reculant devant rien, Fraser a réalisé ces derniers à l’aide d’un lourd et encombrant appareil photo grand format.

Le tout servira à amasser des fonds pour l’organisme Porters’ Progress UK, qui vient en aide aux porteurs de l’Himalaya et aux communautés concernées, en tentant de rendre les pratiques dans l’industrie touristique plus favorables à leur endroit.

Pour en savoir un peu plus sur Rob Fraser et le projet i Porter, le fabricant de sacs Millican a diffusé récemment cet entretien, ci-dessous, avec l’homme.

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