Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Expéditions’

Guillaume Normandin et Déreck Pigeon terminent aujourd'hui à Québec leur traversée du Canada à la rame et à la pagaie. Photo Facebook.com/canot2013

Guillaume Normandin et Déreck Pigeon terminent aujourd'hui à Québec leur traversée du Canada à la rame et à la pagaie. Photo Facebook.com/canot2013

Déreck Pigeon et Guillaume Normandin arrivent de loin. Très loin.

Ils complèteront en tout début d’après-midi leur parcours de près de 1900 km en kayak de mer — en 51 jours — entre Thunder Bay et Québec.

Mais ceci n’est pourtant qu’une portion de leur aventure!

Les deux coureurs des bois des temps modernes avaient en effet amorcé leur traversée du Canada — en canot au départ — l’an passé. Près de 5500 km en 179 jours en partance de Prince-Rupert.

Stoppés à Thunder Bay par le froid automnal, Déreck et Guillaume avaient dû suspendre leur expédition avec l’espoir de repartir cet été.

De retour à l’action le 1er juillet, le duo a maintenu une excellente cadence pour rentrer à la maison. «Ç’a super bien été. On était super bien rodés», a raconté Déreck, le temps d’une conversation téléphonique hier soir.

«L’objectif était Montréal, le reste c’était du boni», a-t-il poursuivi, alors que les deux kayakistes en étaient à leur dernière soirée d’expédition.

Comme Déreck vient de la région de Trois-Rivières et Guillaume de Lévis, dépasser Montréal allait de soi.

Hier, ils étaient accueillis par un ami à Donnacona. «Comme on se fait inviter, on pousse alors un peu plus…»

Et comment. Après une journée de 95 km plus tôt cette semaine, les gars étaient pas mal brûlés avec un 75 km hier. «On fait deux à trois fois nos journées habituelles.»

Heureusement, le vent leur a été particulièrement favorable jusqu’ici. Mais quand même, ça fait de très longues journées à pagayer.

Une envie de rentrer enfin à bon port qui se comprend donc bien après tous ces kilomètres. Sans compter un épisode d’herbe à puce plutôt inconfortable…

«Je pensais continuer encore une autre semaine, mais là, c’est assez», a dit Déreck. «Je pense qu’il va falloir des antibiotiques…»

Car malgré leurs précautions, les gars ont été en contact avec la terrible plante dans le coin de Montebello. Et après une semaine, ça ne semble pas s’estomper.

«Je pense que l’eau salé, ce n’est pas trop bon», arrivait pourtant encore à rigoler Déreck.

Ce qui fait qu’après plus de 7300 km en 230 jours au total, les gars débarquent aujourd’hui à Québec aux alentours de 13h. Ils toucheront terre pour de bon à proximité des ponts, au Quai des Cageux.

À vous de venir les rencontrer!

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Sarah Outen durant l'une des délicates traversées à travers les îles Aléoutiennes, en route vers Homer, en Alaska. Photo Twitter.com/sarahouten

Sarah Outen durant l'une des délicates traversées à travers les îles Aléoutiennes, en route vers Homer, en Alaska. Photo Twitter.com/sarahouten

Après 101 jours à dompter en kayak le vent et les marées du Pacifique nord dans l’un des secteurs les plus reculés et difficiles à naviquer au monde, l’aventurière Sarah Outen vient de compléter une autre importante étape de son tour du monde non-motorisé.

L’Anglaise de 29 ans — qui prévoit rentrer à la maison en septembre 2015 dans le cadre de son expédition London2London: via the world — a en effet touché terre pour de bon vendredi à Homer, en Alaska.

Elle et sa partenaire d’aventure venait de compléter une délicate traversée d’environ 50 km pour rejoindre la civilisation.

Sarah Outen et sa partenaire d'expédition Justin Curgenven en Alaska. Photo Twitter.com/cackleTV

Sarah Outen et sa partenaire d'expédition Justin Curgenven en Alaska. Photo Twitter.com/cackleTV

Partie d’Adak le 5 mai, Outen pagayait en effet en compagnie de son amie et mentor en kayak, sa compatriote Justine Curgenven.

Au total, c’est un voyage de plus de 2180 km que le duo aura effectué dans une région très isolée, peu peuplé, aux conditions climatiques extrêmes et où la navigation est très peu documentée.

L’enchaînement d’un bout à l’autre des îles Aléoutiennes réalisé par les deux kayakistes serait d’ailleurs le premier connu.

Désormais, Outen poursuivra seule son aventure à vélo. Après l’Alaska, une traversée du Canada jusque dans l’Est est au programme.

Puis, de New York, Outen retrouvera la rame océanique pour rentrer en Angleterre.

Pour suivre l’aventure: www.sarahouten.com

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Jeudi 12 juin 2014 | Mise en ligne à 17h50 | Commenter Un commentaire

Le sommet du McKinley en moins de 12 heures

Si vous êtes un (ou une) habitué(e) du blogue plein air, vous connaissez déjà le coureur-montagnard-skieur-extraterrestre Kilian Jornet.

Pour les autres, l’Espagnol est un coureur en sentier aux capacités exceptionnelles, un alpiniste et un skieur de premier plan capable de progresser à une vitesse exceptionnelle sur des terrains difficiles. Autant de qualités qui font de lui un véritable extraterrestre — c’est son surnom.

Sur sa carte de visite, il faudra bientôt ajouter «légende vivante», s’il continue à ce rythme dans sa quête de records avec son projet Summits of my life.

Les infos commencent à peine à transpirer sur le Web, mais le phénomène espagnol vient d’ajouter à son palmarès le record pour l’ascension la plus rapide du mont McKinley (ou Denali, 6194 m), en Alaska, plus haut sommet en Amérique du nord.

L’athlète de 26 ans aurait en effet pris seulement 11 heures 40 minutes pour faire l’aller-retour sur la populaire voie West Buttress. Le temps pour l’ascension uniquement n’était pas encore officiel.

Mais qu’importe, car il fracasse du coup la marque qui était détenue jusqu’ici par l’Américain Ed Warren (vidéo-ci dessus). En 2013, Warren avait gravi le glacial géant en 12h29, pour faire le voyage aller-retour en 16h46.

Un itinéraire qui prend d’ordinaire plusieurs jours à réaliser. Habituellement, les grimpeurs prévoient de deux à trois semaines sur la montagne pour compléter leur expédition.

En skis et en crampons, Kilian Jornet a parcouru les quelques 27 km entre le camp de base et le sommet, avant de revenir sur ses pas pour plus d’une cinquantaine de kilomètres sur la montagne.

La fusée espagnole a ainsi affronté près de 4000 mètres de dénivelé positif en route vers le sommet, y compris un mur à 55º aux environs de 4700 mètres d’altitude.

Rapporté sur Facebook par le site iRunFar.com, le record aurait été confirmé par la responsable des communications pour la station des rangers du Parc national Denali, à Talkeetna, Maureen McLaughlin.

Fidèle à ses habitudes, Kilian Jornet devrait rapidement fournir des images spectaculaires de sa brève aventure en Alaska. À surveiller!

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