Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive de la catégorie ‘Escalade’

    Mercredi 12 juin 2013 | Mise en ligne à 16h19 | Commenter Commentaires (2)

    Balade entre ciel, terre… et torrent!

    Tracé de niveau intermédiaire, le parcours de via ferrata le Torrent de Montmorency reste accessible et vous offre un point de vue unique sur la célèbre chute du même nom. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Tracé de niveau intermédiaire, le parcours de via ferrata le Torrent de Montmorency reste accessible et vous offre un point de vue unique sur la célèbre chute du même nom. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    J’avais eu la chance récemment de tester en avant-première l’un des deux nouveaux parcours de via ferrata au Parc de la Chute-Montmorency.

    Après l’Explorateur (débutant, 200 m), il restait à découvrir le tracé de niveau intermédiaire baptisé le Torrent de Montmorency, celui qui vous amène à proximité de la chute de 83 mètres.

    Désormais complété et prêt à recevoir les visiteurs qui n’ont pas le vertige, le parcours de 260 mètres de long est définitivement à mettre sur votre liste de chose à faire cet été!

    Le guide Jordan Lee Roy au travail dans son «bureau», à l'ombre de la chute Montmorency. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Le guide Jordan Lee Roy au travail dans son «bureau», à l'ombre de la chute Montmorency. Photo Jean-Sébastien Massicotte

    En autant que gravir une échelle est possible, vous aurez les capacités pour franchir le passage aérien qui longe le flanc droit de la célèbre chute.

    En compagnie d’un guide certifié qui ouvre le chemin et qui peut vous conseiller sur les manoeuvres à effectuer, l’aventure est d’une étonnante simplicité. Il est d’ailleurs toujours un peu déconcertant d’évoluer ainsi sur la roche avec aussi peu de matériel. Un casque, un harnais et une longe double avec absorbeur d’énergie est tout ce qu’il faut.

    À notre visite, c’est le sympathique Jordan Lee Roy qui était en charge de notre sécurité. Après une partie de la matinée en sa compagnie, je dois admettre que je suis un peu jaloux: il a certainement le plus beau bureau en ville!

    Si les deux parcours sont intéressants, celui du Torrent est vertigineux à souhait. La dernière section (photos ci-dessus) avec ses traverses, son belvédère à flanc de paroi, et sa sortie à la verticale vous mettra des papillons dans l’estomac à coup sûr.

    Mais rassurez-vous, c’est tout de même très accessible pour le commun des mortels. Nul besoin d’être un grimpeur confirmé pour apprécier le voyage!

    Du beau travail du concepteur Yannick Berger-Sabattel et de son équipe chez Prisme.

    Pour tenter l’expérience, réservez votre départ sur le site Web de la Sépaq.

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    Il n’y a pas beaucoup de sports qui offrent ça. La possibilité de pratiquer votre discipline préférée à proximité des meilleurs au monde, ceux-là mêmes qui sont dans les magazines et les catalogues, les publicités et les vidéos des plus importants fabricants d’équipements.

    L’escalade permet cela.

    Ceux qui voyagent pour grimper sur les parois des sites réputés savent que les rencontres fortuites ne sont pas une exception et qu’elles peuvent réserver de belles surprises.

    Et désormais, il sera possible d’aller rendre visite à l’un des meilleurs grimpeurs professionnels au monde, l’Américain Chris Sharma, à son tout nouveau quartier général en Californie. Dès le 15 juin, son centre d’escalade intérieur baptisé SenderOne ouvre en effet au public.

    Chris Sharma. Photo Senderoneclimbing.com

    Chris Sharma. Photo Senderoneclimbing.com

    Évidemment, l’athlète qui poursuit sa conquête des voies de la plus haute difficulté sur le roc à travers la planète risque de ne pas être toujours là après l’ouverture. Mais tout de même, par sa simple aura, SenderOne devrait attirer son lot d’athlètes de renom tout au long de l’année.

    Situé à Santa Ana, au sud de Los Angeles, on peut même penser que l’endroit deviendra le lieu de prédilection des célébrités qui grimpent!

    Mais peu importe, le centre d’escalade ultramoderne, d’une superficie de 25 000 pieds carrés, est suffisamment attrayant pour justifier le détour. Escalade, yoga, entraînement et parcours acrobatiques sont au menu.

    Côté escalade, les murs de plus de 15 mètres de haut sont aménagés pour tous les niveaux et les types de grimpe. L’endroit offrirait certaines des plus hautes et imposantes voies intérieures aux États-Unis.

    Fait plutôt inusité, des sections ajustables grâce à des vérins hydrauliques sur certaines parois artificielles permettent de varier les angles à volonté pour ajouter du défi.

    Annoncé comme le «premier centre d’escalade détenu et dessiné par Chris Sharma», SenderOne a tout le potentiel d’une chaîne. Qui sait? Surtout que si le célèbre grimpeur a autant de succès en affaires que sur la roche, l’avenir de l’entreprise est plus qu’assuré!

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    Lundi 29 avril 2013 | Mise en ligne à 12h28 | Commenter Commentaires (9)

    Attaques et menaces de mort à plus de 7200 mètres

    L’intense saison de grimpe sur le toit du monde vient à peine de commencer que déjà des problèmes surviennent. Et pas les moindres…

    Cette fois, ce n’est pas pas l’achalandage croissant sur les pentes de l’Everest (8848 mètres) qui fait jaser, mais plutôt un rare et étrange épisode de violence à plus de 7200 mètres entre des sherpas et des grimpeurs occidentaux.

    Beaucoup reste encore à éclaircir et une enquête de la police est en cours, mais d’après les informations disponibles, les réputés grimpeurs Ueli Steck, Simone Moro et Jonathan Griffith, de l’expédition NO2, ont littéralement été chassés de la montagne par une centaine de sherpas, après un accrochage samedi avec certains d’entre-eux durant leur ascension.

    La situation était suffisamment grave pour que le trio s’inquiète pour sa vie au camp 2, où ils avaient retraité. Sur place, l’important groupe de sherpas aurait menacé de mort les Occidentaux, et lancé des pierres en leur direction. Le message était clair: ils devaient quitter rapidement l’Everest où ils allaient le payer cher.

    Steck, un Suisse, aurait été blessé à une lèvre après avoir reçu une roche au visage, tandis que Moro, un Italien, et Griffith, un Anglais, auraient été frappés à coups de pieds et de poings.

    Dans un communiqué officiel sur son site Web, Moro raconte le fil des événements. Tout aurait commencé quand le trio, qui tentait de réaliser une ascension de l’Everest sans oxygène supplémentaire par une nouvelle voie, s’est retrouvé à proximité des cordes fixes qu’installaient un groupe de sherpas, embauchés par des expéditions commerciales.

    Les trois hommes progressaient en solo intégral à plus de 7200 m quand ils ont dû croiser la ligne que fixaient les Népalais, pour rejoindre un camp avancé. Un passage que les gars de NO2 assurent avoir fait avec la politesse et l’éthique d’usage.

    Sauf qu’apparemment, le chef des sherpas qui était au-dessus d’eux à sécuriser un passage sur la pente raide pour de futurs clients, ne l’a pas perçu ainsi. De la glace aurait été envoyé sur ses hommes en dessous à cause des Occidentaux. Steck aurait été ensuite obligé de repousser l’homme qui est descendu en rappel, en criant après lui.

    Malgré des offres répétées de Steck pour aider les sherpas à fixer le passage, histoire de calme le jeu, rien n’y a fait. Au contraire.

    Une fois tout le monde de retour plus bas au camp 2, la pagaille a repris. La menace aurait été telle que Moro, Steck et Griffith remercient maintenant les autres grimpeurs qui leur ont «sauvé la vie» au campement, en s’interposant entre le trio et la foule en colère.

    Je vous ai parlé récemment de Steck. Mais il est encore bon de préciser qu’il est, en compagnie de Moro et Griffith, parmi les meilleurs grimpeurs sur la planète. Un statut qui rend cette situation sur la montagne encore plus troublante. Reste à démêler toute cette histoire pour mieux comprendre les torts de chacun.

    L’expédition semble maintenant terminée, alors que Steck et Griffith, qui agissait comme photographe, devaient quitter le camp de base pour de bon, si ce n’est déjà fait, selon ce que rapporte le magazine Climbing.

    Dans une récente vidéo (ci-dessous), Steck et Moro expliquent leur progression, et partagent le plaisir qu’ils ont à collaborer sur la montagne. Difficile d’imaginer l’étrange incident qui les attendait plus haut sur l’Everest…

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