Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Escalade’

Samedi 12 juillet 2014 | Mise en ligne à 18h00 | Commenter Commentaires (3)

Yannick Girard: disparition du «Samouraï des neiges»

Vendredi, je n’arrivais pas à y croire.

Sur mon fil Facebook, la triste nouvelle semblait pourtant bien réelle: le sympathique grimpeur de Québec Yannick Girard était décédé.

Yannick Girard

Yannick Girard

Le trentenaire était le papa de quatre enfants. Les circonstances exactes de sa mort restent à dévoiler. Mais le décès ne serait pas lié à son sport préféré.

Le texte de mon collègue David Rémillard ici.

Sur le forum de discussion du site Escaladequebec.com, son ami Ian Bergeron, administrateur de la populaire page Web destinée aux grimpeurs, a rendu hommage à l’aventurier.

Aujourd’hui [vendredi] j’ai appris le décès d’un ami. Yannick Girard a été retrouvé mort ce matin dans des conditions regrettables. Alpiniste de grand talent, ouvreur émérite, auteur et aventurier dans l’âme, la communauté d’escalade lui doit beaucoup. J’avais remarqué que tout le monde avait la plus haute opinion et qu’il faisait consensus dans une communauté parfois divisée.

Mais au-delà de l’escalade Yannick était un père de famille et l’ami de plusieurs. Son départ arrache le cœur à tous ceux et celles qui l’on connu. Sa mort est comme une plaie béante pour ceux qui l’aimaient et le connaissaient. J’imagine cependant que notre désarroi n’est rien en comparaison de ce que ses enfants doivent ressentir.

Mes plus sincères sympathies à tous ceux et celles qu’Yannick aura touché. Mes pensées et ma compassion vont évidemment et surtout à ses quatre enfants qui devront vivre avec une si grande perte.

Mon cœur saigne de cette mort insensée.

Pour ma part, par amis interposés, je connaissais Yannick de réputation et le croisais à l’occasion depuis déjà plus d’une douzaine d’années.

C’était donc avec plaisir que j’avais eu l’occasion cet automne de le côtoyer et de pouvoir profiter de sa gentillesse et de son professionnalisme.

En effet, au hasard de nos fonctions professionnelles respectives, il avait été notre guide en septembre pour notre virée en Segway dans les sentiers de la station Duchesnay, où il travaillait comme responsable des activités de plein air.

On avait évidemment parlé d’escalade et de ses plus récents projets.

J’espérais qu’avant longtemps nous allions pouvoir collaborer ensemble de nouveau. Je souhaitais vous faire découvrir Yannick Girard dans son élément de prédilection, sur une paroi à s’amuser.

En mars dernier par courriel, il m’écrivait au sujet de l’ascension hivernale de Sens Unique, dans Charlevoix, au Parc national des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie.

Une première en hiver avec le réputé alpiniste Louis Rousseau qui rendait particulièrement fier Yannick Girard.

«Pour arriver à réaliser cette ascension, j’aurai personnellement mis une carrière de grimpeur à contribution en réalisant des voies ici et ailleurs comme en Patagonie. Mais surtout, j’ai tenté au meilleur de mes capacités à devenir un Samouraï des neiges du Québec en maîtrisant le ski de fond longue distance, le pas de patin, le ski hors-piste de tout genre, la raquette intense, jusqu’à littéralement marcher sur la neige, et par-dessus tout, grimper le granite l’hiver dans toutes ses facettes [...]

«Loin de moi la prétention d’être devenu un champion du genre, je te l’assure. Je suis rendu un papa week-end warrior, mais ma passion pour ce genre d’escalade est plus forte que jamais. De toute façon, ce projet n’est pas concentré sur les grimpeurs, mais bien sur le style et notre magnifique terrain de jeu.»

Un film au sujet de l’ascension était en chantier (aperçu ci-dessous), une production d’Escalade Québec. Le lancement du documentaire est prévu à l’automne 2014.

Visiblement, la passion de Yannick Girard pour l’escalade était bien vivante et il en inspirait plus d’un.

Nos plus sincères condoléances à la famille et aux nombreux ami(e)s de l’aventurier.

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Vendredi 4 juillet 2014 | Mise en ligne à 14h09 | Commenter Un commentaire

Le mur artificiel d’escalade le plus imposant au monde

C’est connu, tout est souvent plus gros que nature chez nos voisins du Sud.

Le mur d'escalade BaseCamp sur le côté du Whitney Peak Hotel, à Reno au Nevada. Photo www.facebook.com/ClimbBaseCamp

Le mur d'escalade BaseCamp sur le côté du Whitney Peak Hotel, à Reno au Nevada. Photo www.facebook.com/ClimbBaseCamp

À Reno, au Nevada, le mur d’escalade BaseCamp ne rivalise peut-être pas avec les plus vertigineuses parois naturelles de la planète, mais il demeure le mur artificiel le plus grand au monde.

La paroi extérieure fabriquée de mains d’hommes est située sur un côté du Whitney Park Hotel de Reno.

À partir du deuxième étage de l’établissement, c’est une aventure de 50 mètres d’escalade vers le ciel qui attend les sportifs.

Le sommet culmine à plus de 60 mètres de la rue. Ambiance garantie!

Et nul besoin d’être un professionnel de la grimpe pour apprécier l’expérience. La difficulté ne serait pas très grande (cote de 5.8) pour une des voies, qui se fait en deux longueurs.

Reste tout de même qu’un temps limite de 60 minutes est donné aux grimpeurs pour atteindre le sommet. Normalement, entre 20 et 50 minutes suffisent.

Après des rénovations effectuées à l’hôtel qui ont nécessité sa fermeture, le mur d’escalade construit en 2011 vient tout juste de réouvrir au public.

À défaut de pouvoir y aller, la vidéo ci-dessus vous donnera une bonne idée de l’expérience.

Info: Facebook, Twitter et site Web

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Mercredi 2 juillet 2014 | Mise en ligne à 17h02 | Commenter Aucun commentaire

Vidéo: l’exténuante chevauchée de Don Bowie

Il y a ceux qui aiment se dépasser, puis il y a des athlètes comme le Canadien Don Bowie, qui poussent encore plus loin leurs limites grâce à des projets originaux.

En septembre l’an passé, l’alpiniste professionnel s’est lancé dans une mission en Californie qui ne manquait pas de défis: relier par sa seule force le point continental le plus bas des États-Unis — le bassin Badwater, 86 m sous le niveau de la mer —, à celui le plus haut — le mont Whitney, 4421 m.

Seul, Bowie a ainsi combiné vélo de route, course à pied et en montagne pour cumuler un ahurissant total de 228 km en 17h21. Au total, l’aventurier natif de l’Ontario — mais qui habite désormais Bishop, en Californie — a grimpé plus de 7100 m de dénivelé!

Un résumé en vidéo fort réussi vient d’être mis en ligne sur Vimeo, intitulé Ultra Hurt (ci-dessus).

Malgré «l’ultra douleur», Bowie compte pourtant déjà s’attaquer à la marque qu’il détient et espère l’améliorer cet été.

Sur sa liste de projets «de très bas, à très haut», l’aventurier prépare aussi une ascension du mont Shasta (4317 m), en Californie, à partir de l’océan en moins de 24 heures.

Puis, ce sera le toit des Amériques, le mont Aconcagua (6962 m), en Argentine, également en moins d’une journée et toujours à partir de l’océan.

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