Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive de la catégorie ‘Escalade’

    Jeudi 15 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h14 | Commenter Aucun commentaire

    Dawn Wall: Caldwell va au bout de son rêve californien

    Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

    Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

    Le grimpeur Tommy Caldwell en rêvait depuis des années. Après sept ans à tenter d’y arriver, l’Américain de 36 ans a finalement complété en libre, hier, l’ascension du Dawn Wall, sur le mythique El Capitan, en Californie.

    En compagnie de son ami Kevin Jorgeson, 30 ans, Caldwell a ainsi établi sur la gigantesque paroi de granit de près de 1000 mètres ce que plusieurs considèrent comme la voie en libre de big wall la plus difficile de la planète.

    Hier autour de 18h30, notre heure, le duo s’est étreint tout juste sous le sommet, leur but enfin atteint.

    Il aura finalement fallu 19 jours sur le dos du géant pour que le duo arrive à dompter la trentaine de longueurs du Dawn Wall. Pour ce donner un aperçu de l’ampleur du défi, cette infographie est à voir.

    Caldwell et Jorgeson ont ainsi campé sur la paroi dans leurs portaledges (des plateformes de toile qui servent d’abris suspendus), le temps de pouvoir franchir à la seule force de leurs doigts et de leurs pieds les ahurissantes longueurs qui allaient en difficulté jusqu’à 5.14d, soit bien près de l’ultime limite technique actuelle en escalade.

    Depuis le 27 décembre, la tentative des deux Américains a mis l’escalade à l’avant-plan dans les médias généralistes — le New York Times notamment.

    Mais malgré toute cette visibilité, le public en général s’est souvent perdu dans les explications décrivant l’exploit.

    La question qui est souvent revenue: en quoi l’ascension de Caldwell et de Jorgeson est-elle si marquante?

    C’est par la difficulté et la longueur du projet des deux grimpeurs professionnels, que le Dawn Wall fait parler aujourd’hui.

    Cette face très abrupte du El Capitan a été gravie pour la première fois en 1970 par le légendaire et regretté Warren Harding.

    Il avait réalisé son ascension en escalade artificielle, c’est à dire en utilisant l’équipement (pitons, rivets, coinceurs..) pour se hisser vers le haut.

    Un exploit en soi à l’époque, réalisé en 28 jours. D’autres ont suivi par la suite, toujours en «artif».

    Là où l’aventure de Caldwell et Jorgeson se distingue, c’est dans le fait qu’elle a été complétée uniquement en escaladre libre, c’est à dire en utilisant l’équipement pour la protection des grimpeurs, et non pour la progression à la verticale.

    Un exploit de niveau olympique. Car c’est de ce calibre d’athlètes que sont les deux grimpeurs. Rien de moins.

    Plus encore. Ce qu’il faut retenir, c’est que même avec tout l’entraînement du monde et des années dédiées à tenter pareille ascension, une infime poignée de grimpeurs sur la planète pourraient rêver de suivre Caldwell et Jorgeson sur le Dawn Wall.

    Sans compter que peu seraient prêts à aller travailler d’aussi difficiles et nombreuses longueurs, dont plusieurs à plus de 500 mètres du sol…

    Marcher sur la lune est peut-être plus accessible, d’une certaine façon…

    Une aventure qui aura donc combiné qualités athlétiques et techniques hors-normes, persévérance et vision.

    Une première qui ne risque pas d’être répétée de si tôt.

    Bravo!


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    Mardi 6 janvier 2015 | Mise en ligne à 18h10 | Commenter Un commentaire

    L’ascension qui fait jaser et que vous devriez suivre

    Les yeux de la planète escalade sont tournés depuis la période des Fêtes vers les big walls du parc national de Yosemite, en Californie, où se joue actuellement un nouvel acte de l’incroyable projet du Dawn Wall.

    Sur le célèbre granite de la Côte ouest, les grimpeurs américains Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson tentent en effet une nouvelle fois de réaliser l’ascension en libre — le matériel ne sert alors qu’à la sécurité et non à la progression — du mythique El Capitan, par sa partie la plus adrupte et en apparence très lisse du Dawn Wall.

    Sur le vertigineux itinéraire de près de 1000 mètres de haut, les deux aventuriers tentent d’enchaîner plus d’une trentaine de longeurs plus difficiles les unes que les autres.

    Une seule serait pour plusieurs grimpeurs un accomplissement en soi, alors que celles que travaillent Caldwell et Jorgeson sont côtés jusqu’à 5.14d, soit bien près de la limite actuelle de difficulté en escalade.

    Imaginez maintenant en faire plusieurs de suite… et à plus de 400 mètres du sol!

    Caldwell (vidéo ci-dessus) rêve et travaille à chaque hiver sur le projet avec acharnement depuis plus de six ans.

    Si Jorgeson et lui arrivent au sommet, ce serait selon plusieurs l’ascension la plus difficile jamais réalisée.

    Et maintenant que plusieurs passages des plus difficiles ont été complétés, l’optimisme est de rigueur. Littéralement campés sur le mur depuis 11 jours, les deux grimpeurs n’ont jamais été si proche de leur but, bien qu’il reste plus d’une douzaine de longueurs encore à faire.

    Un exploit qui dépasse le simple univers de la grimpe, alors que même le prestigieux New York Times en a fait sa manchette.

    Pour plusieurs observateurs, c’est une page d’histoire de l’escalade qui est en train de s’écrire.

    Pour y assister en direct ou presque, suivez les comptes Facebook de Caldwell et Jorgeson, ou encore celui du groupe de cinéastes et photographes de Big UP Productions, qui suivent sur la paroi l’action, en compagnie du photographe Corey Rich.

    Tous alimentent les médias sociaux directement du Dawn Wall grâce au réseau cellulaire et à des chargeurs solaires.

    Quelle belle époque pour l’aventure!


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    Mardi 25 novembre 2014 | Mise en ligne à 12h10 | Commenter Commentaires (2)

    Quand une aventure mène au mariage

    Dans la catégorie des aventures le plus cute que l’on pourrait imaginer, celle du mariage de Mandy et Brian, un couple de Lander au Wyoming, est difficile à battre.

    Question de faire un mariage original et à leur image, le duo a imaginé une grande sortie en plein air à la fin de l’été.

    À destination, Mandy et Brian se sont dit: «oui, je le veux».

    Sauf qu’au programme de leur aventure en montagne, le couple a d’abord dû faire à vélo plus de 22 km à partir de chez eux, pour ensuite réaliser une randonnée de presque 40 km à travers le Cirque of the Towers, dans le massif Wind River.

    Sur place, ils ont dormi en camping en prévision du grand jour.

    Point culminant qui menait à la cérémonie, ils ont réalisé l’escalade de la face nord-est du mont Pingora, une ascension de près de 400 mètres (5.8, neuf longueurs).

    Une fois au sommet, à plus de 3600 mètres d’altitude, Mandy et Brian ont été réunis par les liens sacrés du mariage par Jamie, le célébrant… et le compagnon de cordée!

    Pour une cérémonie intime et exclusive, c’en était toute une! Et que dire de la vue!

    Le marié portait encore son harnais au moment d’échanger les anneaux, tandis que Mandy avait amené une robe blanche de circonstance, payée 8$.

    Après avoir célébré leur union au sommet en mangeant des Oreo et en buvant du mousseux en petites bouteilles, les nouveaux mariés ont repris le chemin du retour.

    Faisant le trajet inverse tout d’un bout, le couple est rentré à la maison après 45 heures d’effort et de bonheur.

    La vidéo ci-dessus est le récit drôlement bien tourné du périple, qui résume le mariage d’exception des deux tourtereaux. Quel souvenir!

    Longue vie aux mariés!



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