Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Éducation’

Mardi 26 janvier 2016 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Commentaires (5)

L’équipement de plein air… nocif pour l’environnement?

Je dois admettre que j’ai sursauté en lisant cet article du Devoir ce matin.

Selon Greenpeace, les vêtements et équipements qu’utilisent les amateurs de plein air sont plus souvent qu’autrement potentiellement dangereux pour la santé et l’environnement!

C’est que ceux-ci sont confectionnés en majorité avec des matières qui renferment des polyfluorocarbures (PFC), histoire de les rendre imperméables, notamment.

Faut-il s’en inquiéter soudainement?

Car pour le bien d’une campagne internationale baptisée Detox Outdoor, Greenpeace a voyagé un peu partout sur la planète, dans des endroits reculés et sauvages, pour mesurer la présence de ce composé chimique.

Résultat, aux huit endroits mesurés, les PFC ont laissé des traces.

Conclusion? Greenpeace a ciblé les vêtements et équipements de plein air pour faire campagne…

Une belle initiative assortie d’un coup de pub efficace — parlerait-on des PFC en ce moment sur ce blogue et dans les journaux sinon? — qu’il faut cependant relativiser.

Quand on lit plus en détails sur le projet, on comprend que Greenpeace veut inciter le changement en passant par les amateurs de plein air — qui feront pression sur les fabricants de leurs équipements —, et non pas que ce sont que les Arc’teryx, The North Face et autres Patagonia de ce monde qui sont les seuls responsables de ce type de pollution.

Ni les pires.

Sur le site Web Detox Outdoor, Greenpeace précise:

«Outre les textiles et les équipements de plein air, les PFC sont utilisés dans une large gamme d’autres produits: tapis, papiers, mousses anti-feu, pesticides, semi-conducteurs, industrie photo etc. Selon l’institut allemand UBA, 80000 à 144000 tonnes de fluoropolymères sont synthétisées chaque année. Il y a des écarts entre les données détaillées des différentes substances et des différents usages.

[...]

«De nombreuses marques sont connues du public pour se soucier de durabilité et d’environnement — c’est pour cela que nous les mettons au défi de devenir de vrais leaders Detox, d’éliminer tous les PFC et de les remplacer par des alternatives plus sûres. L’industrie de plein air peut ainsi ouvrir la voie vers une production sans toxiques que les autres industries utilisant des PFC pourront suivre.»

Car il faut le préciser, les PFC sont volatils et proviennent du processus de fabrication industrielle.

Lire ici que les aventuriers ne polluent pas directement aux PFC en régions sauvages.

Aussi, il n’y aurait pas de danger pour l’humain à porter ou utiliser les vêtements et équipements actuels.

Donc, soyez tranquilles durant l’usage de votre fidèle Gore-Tex.

Il faut suivre l’industrie de l’aventure et du plein air pour constater que les grands manufacturiers s’attardent de plus en plus à la question environnementale.

Des pas de géant ont été réalisés dans les 20 dernières années, notamment.

L’histoire et les innovations de Patagonia en sont de bons exemples.

Des alternatives à l’utilisation des PFC seraient d’ailleurs déjà à l’étude.

Est-ce qu’il reste du travail à faire pour les fabricants plein air? Certainement.

Est-ce que d’autres sphères industrielles devraient corriger le tir en priorité?

Là est la vraie question.


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Mercredi 21 octobre 2015 | Mise en ligne à 18h47 | Commenter Un commentaire

Un premier Salon du backcountry à Québec

Le Salon du backcountry de Québec se tiendra les samedi 24 et dimanche 25 octobre à la Baie de Beauport, de 10h à 17h.

Le Salon du backcountry de Québec se tiendra les samedi 24 et dimanche 25 octobre à la Baie de Beauport, de 10h à 17h.

Preuve que l’intérêt ces derniers hivers pour le ski d’aventure et la planche à neige en hors-piste ne s’essouffle pas, la ville de Québec aura son premier Salon du backcountry cette fin de semaine.

En attendant la neige, le rendez-vous des amoureux de la montagne et des sports de glisse est à la Baie de Beauport, ce samedi 24 et dimanche 25 octobre.

Initiative de trois passionnés de Québec, le Salon s’adresse aux fanatiques, bien sûr, mais se donne également la mission de faire connaître les différentes disciplines du backcountry au grand public.

Durant les deux journées, de 10h à 17h, plusieurs conférences seront donc présentées. Destinations, équipements, techniques et sécurité seront notamment au programme de cette première présentation de l’événement, qui regroupera un grand nombre d’experts et de spécialistes québécois des sports de glisse dans l’arrière-pays.

Plusieurs gros joueurs du ski d’aventure et de la planche à neige hors-piste seront de la fête, dont les équipementiers Salomon, Armada, Burton et Black Diamond, pour ne nommer que ceux-là.

Des partenaires comme la Sépaq, la Fédération québécois de la montagne et de l’escalade, de même qu’Avalanche Québec sont aussi impliqués.

Plus de 10000$ en prix de présence doivent être attribués.

Le coût d’entrée est de 10$.

Pour tout savoir, visitez la page Facebook du Salon du backcountry.


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Dimanche 21 juin 2015 | Mise en ligne à 10h57 | Commenter Aucun commentaire

Contribuez au film du miraculé Aaron Baker

Il y a de ces extraordinaires histoires qui paraissent directement tirées d’un film.

Dans le cas du parcours d’Aaron Baker, ce serait plutôt l’inverse. La miraculeuse «renaissance» du sportif mérite définitivement d’être racontée à l’écran. Et vous pouvez y contribuer.

L’histoire remonte à 1999. Adepte de motocross, Baker est un professionnel qui fait des compétitions. Malgré son talent, il se blesse gravement au cou et devient quadraplégique.

On lui annonce qu’il demeurera ainsi pour le reste de ses jours.

Les médecins lui donnent une chance sur un million de pouvoir un jour s’alimenter de lui-même.

Mais le sportif ne l’entend pas ainsi…

Aaron Baker en marche dans la Vallée de la Mort. Image tirée de Coming to my Senses

Aaron Baker en marche dans la Vallée de la Mort. Image tirée de Coming to my Senses

Grâce au soutien de sa famille et amis et d’un travail acharné en réadaptation depuis plus de 15 ans, Baker retrouve, contre toute attente, de la mobilité.

Assez pour reprendre à sa façon des activités sportives avec l’espoir d’inspirer les autres, faire la démonstration qu’il y a une vie après une grave blessure de la moëlle épinière.

Pour porter le message de Baker, deux cinéastes ont réalisé le film Coming to my Senses.

Dominic Gill et Nadia Boctor retracent ainsi le parcours fascinant de Baker, utilisant comme prétexte sa plus récente aventure, une randonnée en solo de plus de 32 km à travers la Vallée de la Mort, dans l’Ouest américain.

Un exploit étant donné sa condition, que Baker aura complété en 10 jours.

Pour compléter le film et le diffuser le plus largement possible, Gill, Boctor et Baker comptent sur la générosité de donateurs, comme vous, sur la plateforme de financement communautaire Kickstarter.

Avec 10 jours à faire à la campagne, le trio a récolté un peu plus de la moitié des 60000$ espérés. Il faut donc faire vite!

À vous de jouer…


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