Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Éducation’

Lundi 10 novembre 2014 | Mise en ligne à 16h23 | Commenter Commentaires (10)

Partage de la route: une solution simple comme bonjour

L’idée est simple comme bonjour. Question de rendre plus agréable et sécuritaire le partage de la route, une firme de développement de marques d’Austin, au Texas, propose qu’automobilistes et cyclistes se saluent aux intersections.

C’est tout.

Derrière cette suggestion, la firme The Butler Bros, qui a lancé en octobre la campagne WAVE (Saluez).

Photo wewave.org

Photo wewave.org

L’entreprise croit qu’avec ce petit geste de la main, tous les utilisateurs de la route en sortent gagnant sur «l’autoroute de la vie».

L’objectif visé est que les cyclistes et les automobilistes prennent conscience de la présence de l’autre au moment où ils se croisent.

Du coup, les tragiques rencontres devraient être diminuées d’autant.

«Si WAVE semble ultrasimpliste, c’est le but visé», raconte sur le site Web de la campagne Adam Butler, l’un des deux frères aux commandes de la firme, et cocréateur du projet.

«Quatre-vingt-dix pourcent des cyclistes sont aussi des automobilistes. Nous sommes tous des gens qui veulent se rendre en quelque-part. Les infrastructures qui doivent servir à diminuer les tensions entre les autos et les vélos ne peuvent être mises en place du jour au lendemain. Mais vous pouvez saluer quelqu’un dès aujourd’hui.»

La campagne WAVE est également lancée sur les médias sociaux (Facebook, Twitter et Instagram), question d’alimenter le buzz qui rendra populaire la courtoisie sur la route.

C’est du moins ce qui est à souhaiter.

Alors au volant comme au guidon, entrez dans le mouvement dès aujourd’hui et saluez!

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Lundi 3 novembre 2014 | Mise en ligne à 15h45 | Commenter Un commentaire

Jouer au porteur pour rendre hommage aux Sherpas

En particulier dans les dernières années, on a souvent décrié le sort réservé aux Sherpas dans l’industrie touristique népalaise.

Donc, quelle meilleure façon pour un occidental de mettre en lumière le difficile travail de ces porteurs — essentiels pour la grande majorité des expéditions commerciales —, que de se joindre à eux.

Ainsi, le Britannique Rob Fraser, 51 ans, s’est retrouvé porteur en direction du camp de base de l’Everest au printemps dernier. Un défi qu’il a baptisé i Porter.

Un projet qui a été rendu possible grâce à une campagne de financement participatif sur Kickstarter.

Une idée un peu folle que le photographe et randonneur d’expérience a regretté par moment, pendant qu’il souffrait en altitude sous sa charge de 35 kilos. Des journées de huit heures à marcher, qui s’enchaînaient sans grand répit.

De cette expérience, l’homme a confirmé son immense respect pour ces travailleurs de la montagne.

Il a aussi profité de l’occasion pour documenter ses collègues du moment, avec qui il travaillait au quotidien.

Il a ainsi tourné pour plus de 13 heures en vidéo. Un documentaire de 30 minutes est dans les plans (l’extrait ci-dessus en est l’introduction).

Il a de même créé 27 portraits photographiques de Sherpas. Ne reculant devant rien, Fraser a réalisé ces derniers à l’aide d’un lourd et encombrant appareil photo grand format.

Le tout servira à amasser des fonds pour l’organisme Porters’ Progress UK, qui vient en aide aux porteurs de l’Himalaya et aux communautés concernées, en tentant de rendre les pratiques dans l’industrie touristique plus favorables à leur endroit.

Pour en savoir un peu plus sur Rob Fraser et le projet i Porter, le fabricant de sacs Millican a diffusé récemment cet entretien, ci-dessous, avec l’homme.

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Jeudi 28 août 2014 | Mise en ligne à 7h35 | Commenter Aucun commentaire

Le royaume de VOS princes et princesses

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Il semble bien que Le nouveau royaume de la princesse, la chronique plein air publiée hier, vous a interpelés en grand nombre.

Un désir de passer à l’action pour certaines familles, tandis que d’autres m’ont fait le plaisir de me partager leurs propres réflexions et aventures avec leurs petits.

Un ami, m’a également fait découvrir un livre que je me promets de lire bientôt, Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, de Richard Louv.

Courriels et interactions sur les réseaux sociaux, je me permets de vous partager un peu de tout ça.

D’abord Annie et Daphnée, deux jeunes mamans, ont en tête plus que jamais de filer en randonnée dès que possible avec leur petit prince respectif.

Car le défi du plein air avec des enfants, ce n’est pas qu’une question de châteaux et de couronnes! Sorties mère-fils: vous me raconterez mesdames!

Mario m’a pour sa part écrit pour me parler de la suite, de ce qui arrive quand les princesses — ou les princes, c’est selon — grandissent. Il est passé par là.

Papa de deux filles (dans la vingtaine maintenant), l’ainée était une joyeuse et colorée princesse de “ville” qui détestait les arbres (!) et la cadette une «tomboy» bougonneuse «rurale» qui haïssait au plus haut point les robes.

[...]

Avec les années, mes filles n’ont pas vraiment changé de personnalité. Mais elles ont découvert le plein air et sont «encore» ravies, même adultes, d’accompagner leur vieux père dans ses excursions, quand elles le peuvent bien sûr.

[...] je suis certain que vous vivrez encore très longtemps ces merveilleuses aventures père-fille.

Voilà qui est rassurant et qui démontre bien combien précieux sont ces moments vécus en famille dans la nature.

De son côté, Ariane est une jeune mère pour qui les activités de plein air ne sont pas une finalité en soi. C’est que la petite famille voit grand et s’apprête à partir à l’aventure après leur «entraînement».

Mère de 2 princesses, une grande de 3 ans et demi et une autre en devenir de 4 mois et demi. Nous avons décidé de partir à l’aventure en voyage en combinant les passions de tous. Randonnée pour les parents, châteaux de princesse pour la grande et cave à porto pour la maman.

[...]

Pour la portion de randonnée du voyage, nous avons commencé à nous préparer depuis le début de l’été. Une randonnée par semaine pour habituer les princesses. Au fur et à mesure que l’été avançait, les randonnées étaient de plus en plus longue. La dernière randonnée réalisée avec succès, Les loups jusqu’au deuxième belvédère!

La petite dans le porte bébé ventral sur papa et la grande qui marche maintenant plus de 2 heures entre les roches et racines. Lorsqu’elle est fatiguée ou que la montagne est trop accidentée, elle continue sa randonnée dans le sac sur le dos de papa.

[...]

Nous sommes maintenant prêts à entamer une belle aventure en famille. Au menu le Portugal avec châteaux à Sintra, randonnée de 3 à 4h30 aux Açores, plage à Aveiro et finalement Porto.

J’encourage tout le monde à transmettre leurs passions à leurs enfants. Il suffit d’être bien organisé et de respecter le rythme des enfants.

Ariane et Cie font ainsi la preuve que pour ceux qui s’en donnent les moyens, les possibilités sont quasiment sans limite. Bon voyage!

<em>Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder</em>

Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder

Enfin, le bouquin suggéré par Kaven.

L’hypothèse derrière Last Child in the Woods: Saving Our Children From Nature-Deficit Disorder, c’est que les enfants d’aujourd’hui son en «déficit de la nature» et qu’ils en subissent les conséquences.

Extraits:

«Je préfère jouer à l’intérieur parce que c’est là que se trouve les prises de courant», souligne un élève de quatrième année. Jamais auparavant dans l’histoire les enfants ont été aussi branchés et autant déconnectés de la nature.

Dans cette nouvelle réflexion inédite, le spécialiste de l’enfance Richard Louv relie directement le manque de nature dans la vie des jeunes branchés d’aujourd’hui à quelques-unes des tendances de l’enfance les plus inquiétantes, comme la hausse de l’obésité, le trouble déficitaire de l’attention, et la dépression.

[...]

Les parents ont le pouvoir de s’assurer que leur fille ou leur fils ne sera pas le «dernier enfant dans la forêt». Ce livre se veut le premier pas vers un retour des enfants dans la nature.

Chose certaine, on ne risque certainement pas grand-chose à aller jouer au grand air avec les enfants.

Et il est toujours temps de passez à l’action!

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