Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive de la catégorie ‘Éducation’

    Mercredi 31 mai 2017 | Mise en ligne à 14h54 | Commenter Un commentaire

    Faire de l’escalade de bloc pour combattre la dépression

    On savait que la pratique du sport avait un effet bénéfique pour la santé mentale. Mais que l’escalade de bloc pouvait précisément combattre la dépression? Ça, c’est du nouveau.

    Eva-Maria Stelzer — Photo Université de l'Arizona

    Eva-Maria Stelzer — Photo Université de l'Arizona

    C’est du moins ce qu’avance une chercheuse en psychologie de l’Université de l’Arizona, Eva-Maria Stelzer, qui s’est intéressée à la question avec des collègues.

    Stelzer et Katharina Luttenberger, de l’Université de Erlangen-Nuremberg en Allemagne, ont ainsi suivi une centaine d’individus intégrés à un programme d’intervention.

    En Allemagne, l’escalade est utilisé depuis peu comme traitement thérapeutique.

    Séparés en deux groupes, les participants ont commencé à grimper en bloc, dans un cas immédiatement, et dans l’autre après une période d’attente.

    Tous ont fini par faire trois heures de bloc par semaine — l’escalade se fait près du sol, sans corde ni harnais — pendant huit semaines.

    Les chercheurs ont ensuite mesuré l’état dépressif des participants avec des questionnaires reconnus, notamment l’Inventaire de dépression de Beck.

    Résultat, ceux qui grimpaient ont amélioré significativement leur score et diminué leur état dépressif, comparativement à ceux qui était sur la liste d’attente.

    «L’escalade de bloc, à plusieurs niveaux, est une activité physique positive», résume Stelzer sur le site de l’Université de l’Arizona. «Il y a différentes voies selon votre niveau d’activité physique, et il y a un aspect social qui se combine avec un sentiment immédiat d’accomplissement en faisant du bloc.»

    Véritable mal de notre époque, la dépression touche une grande proportion de la population. «La dépression est une maladie sérieuse. C’est l’un des troubles mentaux les plus courants aux États-Unis et dans le monde. Même si une multitude de traitements existent, moins du tiers des gens soignent leur état», fait remarquer Stelzer.

    «J’espère que cette recherche et celles qui vont suivre auront un impact sur des vies», poursuit-elle.

    Pour Stelzer, le fait que l’escalade de bloc augmente le sentiment d’efficacité personnelle et favorise les interactions sociales explique notamment son efficacité à combattre la dépression.

    Tandis que les chercheurs partagent actuellement les résultats de leur recherche à la communauté scientifique, Stelzer et Cie croient que l’escalade pourrait devenir une arme de plus pour combattre la dépression, à utiliser seule ou en combinaison avec les autres types de traitements.

    Déprimé? Allez grimper!


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    Samedi 1 avril 2017 | Mise en ligne à 13h21 | Commenter Aucun commentaire

    Poisson d’avril: la palme à Black Diamond

    Je n’ai pas la prétention d’avoir vu tous les poissons d’avril à saveur plein air sur le Web, mais disons que cette année, difficile de faire mieux que Black Diamond.

    Le fabricant d’équipements d’escalade a mis le paquet et a pu compter sur la collaboration d’une des plus grandes vedettes de la discipline pour rigoler un peu.

    Maître du solo intégral, Alex Honnold présente donc la toute dernière création de l’entreprise de Salt Lake City: le sac HonnSolo 11.

    Mélange entre un sac gonflable pour avalanches et un matelas d’escalade de bloc — un crash pad —, le HonnSolo doit se déployer sur commande pour amortir la chute d’un grimpeur qui s’exécute sans protection aucune, comme aime le faire Honnold.

    «C’est peut-être trop difficile de faire du solo, mais pas de faire du HonnSolo», annonce Black Diamond comme slogan rigolo.

    Tournée à la régulière comme pour l’annonce de ses nouveaux produits légitimes, la vidéo du HonnSolo fait voir tout le «travail» et la «réflexion» derrière l’ingénieux produit irréel, tandis que Honnold met toute sa crédibilité dans l’affaire.

    Amusant à souhait!

    Autrement, d’autres canulars sont dignes de mention.

    Notamment la prestigieuse école de formation en plein air NOLS, qui propose une nouvelle destination: Pluton!

    Un gros cours qui inclut la marche dans l’espace et qui prendra… neuf ans et demi!

    Sinon, Ultimate Direction rêve un peu et annonce que la course en sentier fait son entrée aux Jeux olympiques.

    Du côté du fabricant de sacs étanches Watershed, on offre un spécial, photo à l’appui. Chaque produit inclut désormais un chiot! Cute!

    Harnais magnétique Free Fall, une exclusivité fictive de La Cordée

    Harnais magnétique Free Fall, une exclusivité fictive de La Cordée

    Au Québec, La Cordée fait rigoler avec son produit exclusif, le harnais Free Fall.

    À batteries, l’accessoire d’escalade crée un champ magnétique qui protège en cas de chute. Plus besoin de corde ni de partenaire pour assurer! Il suffisait d’y penser…

    Déjà en vente ici.

    Enfin, le site Escalade Québec dévoile qu’une nouvelle via ferrata sera installée au coeur du parc national des Hautes-Gorges, dans une zone sensible pour la faune et la flore et depuis longtemps interdite aux grimpeurs, le Cran des Érables.

    Encore plus, le parc doit ouvrir l’hiver et offrir de la glissade sur tube, en plus d’un téléphérique pour rejoindre le sommet de l’Acropole des Draveurs. Une tyrolienne sera aussi installée pour redescendre! Wow!

    Sur ce, bon 1er!


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    Jeudi 2 février 2017 | Mise en ligne à 10h34 | Commenter Commentaires (5)

    Patagonia veut acheter vos vieux vêtements

    Photo Patagonia.com

    Photo Patagonia.com

    Décidément, le fabricant californien Patagonia ne fait rien comme les autres.

    Meneur au chapitre des initiatives environne-
    mentales chez les manufacturier de vêtements de plein air, Patagonia a décidé depuis 2011 de mettre un frein à la surconsommation.

    Voilà donc qu’après le projet Worn Wear (2013) qui permettait de redonner vie à de vieux vêtements abimés grâce aux talents d’une équipe mobile d’artisans couturiers, l’entreprise proposera bientôt le rachat des vêtements que sa clientèle ne porte plus.

    Dès cet été, une plateforme en ligne permettra en effet la vente de vêtements usagés, récupérés des consommateurs et revendus par Patagonia.

    Pour s’approvisionner, le géant californien rachètera pour la moitié de la valeur de revente les vêtements Patagonia que vous ne voulez plus.

    Les vêtements seront lavés grâce à de nouvelles machines qui utilisent une technologie sans eau, et remis en état selon les besoins.

    Patagonia aura d’abord des points de dépôt dans ses boutiques.

    Selon l’entreprise, c’est encore une preuve sans équivoque de la grande durabilité de ses produits.

    Car autrement, cette façon de faire serait tout simplement impensable.

    Voilà une excellente nouvelle pour l’environnement!


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