Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Éducation’

Mercredi 5 mars 2014 | Mise en ligne à 15h23 | Commenter Commentaires (7)

Faire l’Everest… un sac de poubelle à la main

Face à une problématique qui ne faisait qu’empirer sur les flancs de l’Everest (8848 m), les autorités népalaises ont décidé de prendre les grands moyens.

À partir de ce printemps, quiconque tentera de fouler le toit du monde devra s’engager à ramener ses déchets — évidemment! —, mais également au moins huit kilos supplémentaires de détritus, déjà sur place.

Ainsi, dès avril, tous ceux qui s’aventureront au-delà des hauteurs du camp de base devront individuellement rapporter leur petite collecte de déchets. Ceux qui ne le feront pas seront mis à l’amende et pourraient subir des conséquences judiciaires.

Actuellement, un dépôt de 4000$ est demandé aux expéditions par les autorités népalaises. Ce montant ne sera remis que si la quantité requise de déchets est respectées par les membres du groupe d’alpinistes.

À ramener à plus basse altitude se trouve du matériel laissé sur place dans l’urgence, comme des tentes, mais aussi de nombreuses bonbonnes d’oxygène vides. Puis, il y a les excréments et autres déchets sanitaires.

Sans compter les nombreux cadavres qui ont été abandonnés sur place au fil des ans…

Reste à voir exactement comment l’application de cette nouvelle règle se fera. Un bureau sera installé au camp de base, tandis que des officiers de la police et des militaires seront en fonction.

Cette mesure servira également à renforcer la sécurité au pied de l’Everest, en particulier après la querelle en altitude de l’an dernier entre des Sherpas et des grimpeurs internationaux de premier plan.

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Lundi 2 décembre 2013 | Mise en ligne à 16h29 | Commenter Aucun commentaire

Des réparations exemplaires grâce à iFixit.com et Patagonia

ifixit

Reconnu pour ses nombreux et variés guides de réparation étape par étape sur le Web, le site iFixit.com vient de conclure un partenariat avec le fabricant californien de vêtements et d’accessoires de plein air, Patagonia.

Du coup, il est désormais possible pour ceux qui le veulent d’effectuer des réparations comme les pros le font.

Bien sûr, Patagonia possède toujours ce qui est certainement l’une des meilleures garanties de l’industrie, mais parfois pour une déchirure mineure ou encore un fermoir qui fait problème, la possibilité de pouvoir le faire soi-même est précieuse.

Vêtements, sacs… les produits présentés sont variés. Des conseils d’entretien jusqu’à ceux de couture, c’est une petite mine d’informations qui se trouve-là.

Évidemment, voilà autant de trucs pour des réparations sur des produits Patagonia, mais qui s’appliquent aisément à d’autres marques.

Grâce à ces guides détaillés en photos et en vidéos, le fabricant réputé pour sa conscience environnementale poussée souhaite impliquer les consommateurs dans sa démarche. Ceux-ci sont notamment invités à prendre l’engagement du partenariat Common Treads.

Une entente sur l’honneur qui vise à promouvoir des comportements exemplaires pour réduire notre consommation, et du coup avoir un impact positif sur l’environnement. Les grands objectifs en résumé? Réduire, réparer, réutiliser, recycler et réimaginer.

L’initiative conjointe de iFixit.com et de Patagonia est ainsi directement inspirée de la philosophie du fabricant, qui souhaite donner la plus longue vie possible à ses produits, question de faire consommer le moins possible. Peu de manufacturiers ont cette approche exemplaire… mais inversée des modèles d’affaires!

La semaine dernière, Patagonia a d’ailleurs présenté le documentaire Worn Wear (voir ci-dessous), qui retrace l’histoire de certains vêtements fabriqués par l’entreprise et souligne l’affection qu’ont pour eux leur propriétaire.

Sans détour, le film est présenté comme un remède à la frénésie de la surconsommation, en cette période de Black Friday et de Cyber Monday

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Vendredi 29 novembre 2013 | Mise en ligne à 13h17 | Commenter Commentaires (2)

Québékoisie: un documentaire qui vaut le détour

Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

On ne peut pas dire que Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont ménagé leurs efforts pour la réalisation de leur plus récent documentaire, Québékoisie.

Parti en vélo pendant plusieurs semaines sur la 138 entre Québec et Natashquan à la rencontre des membres des Premières Nations, le couple a su créer et raconter une fabuleuse histoire qu’il faut absolument prendre le temps de découvrir.

Au fil de la route et de ses détours, les réalisateurs qui se sont faits connaître grâce au film d’aventure Asiemut nous offrent une relecture de nos liens avec les membres des Premières Nations.

Une réflexion à vélo qui aboutit après six ans de travail et qui nous fait revisiter cette satanée frontière qui divise encore de nos jours au Québec Autochtones et non-Autochtones.

«C’est notre vision», a résumé avec humilité Olivier, hier, à la grande première du film à Québec. Un coup d’oeil personnel qui s’imposait pour le couple de Charlesbourg, qui après avoir parcouru le monde à la rencontre des autres, a réalisé qu’il connaissait bien peu ses voisins autochtones, dans sa propre province.

On dit souvent que le cinéma documentaire fait voyager, fait découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives. Dans le cas de Québékoisie, ça ne pourrait être plus vrai.

De façon intelligente et allumée, le duo nous présente un road movie unique qui nous mène finalement de Rigaud à Natashquan en passant par le Saguenay… et la Normandie!

Grâce aux propos éclairés de divers intervenants, dont notamment l’anthropologue bien connu Serge Bouchard, c’est une nouvelle façon de voir l’histoire qui nous est proposée.

Un récit revu et corrigé qui n’est jamais moralisateur ou donné comme LA vérité. Plutôt des pistes de réflexion qui s’additionnent et s’imposent au fil des kilomètres à vélo réalisés par les deux trentenaires. Il faut voir le documentaire pour en constater toute la finesse et l’intelligence.

On y suit notamment Francine Lemay, la soeur du caporal Marcel Lemay, le militaire tué durant la crise d’Oka en 1990. Son histoire de réconciliation avec le peuple mohawk amène forcément à s’interroger sur certains préjugés persistants depuis les tristes événements.

À l’inverse, l’histoire de Marco Bacon, un Innu de Chicoutimi, est aussi forte de sens. Fier de ses racines, l’homme aux cheveux noir et à la peau basanée ne peut cacher ses origines. Une surprise l’attend cependant quand il part sur la piste de ses ancêtres. Un chemin qui le mènera jusqu’à Caen… en Normandie!

Je n’en dis pas plus et vous laisse le soin de découvrir l’oeuvre de Mélanie et Olivier. Un documentaire qui ne pourra que bousculer vos perceptions sur nos relations — ou l’absence de — avec les membres des Premières Nations, quelque soit votre vision a priori.

Alors qu’ils craignaient d’être perçus comme des voyeurs et des ignorants, Mélanie et Olivier ont su faire accepter leur caméra avec brio. Le résultat est un documentaire rempli de petits moments intimes, drôles et même magiques que les cinéastes font vivre à l’écran.

Gagnant récemment du prix Magnus-Isaacson aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, (honneur attribué à un cinéaste émergent qui témoigne d’une conscience sociale), Québékoisie prend maintenant l’affiche au Cinéma Cartier à compter de ce soir, 29 novembre. Le film y sera présenté tous les soirs à 19h30 jusqu’au 9 janvier.

Les deux cinéastes espèrent ensuite que le film voyagera ici comme ailleurs… jusqu’à un écran près de chez-vous!

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