Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Éducation’

Vendredi 29 avril 2016 | Mise en ligne à 12h52 | Commenter Commentaires (6)

Une journée de poudreuse… de 59 millions $US

Infographie Teton Gravity Research

Infographie Teton Gravity Research

L’exercice est des plus intéressants.

Question de souligner à leur façon la Journée de la Terre qui se tenait le 22 avril dernier, les passionnés de ski de chez Teton Gravity Research (TGR) ont eu l’idée de calculer ce qu’il en coûterait pour fabriquer artificiellement une parfaite journée de poudreuse.

Un joli tapis de 30 centimètres à se mettre sous les spatules. Rien de moins.

Grâce à l’aide de la Vermont Energy Investment Corporation, TGR a ainsi estimé le prix à payer s’il fallait enneiger le réputé centre de ski Jackson Hole, dans le Wyoming.

Résultat? Un colossal 59 millions $US!

Si le réchauffement climatique venait à nous priver de neige naturelle, il faudrait à Jackson Hole, selon l’exercice en question, l’aide de 2723 canons à neige qui souffleraient 108 900 000 pieds cubes de neige sur la montagne.

D’après l’infographie préparée par TGR, c’est une quantité de neige équivalente à trois fois le volume de l’Empire State Building.

Seulement en eau, il faudrait utiliser près de 500 000 litres par acre de terrain pour couvrir la montagne.

Côté pollution, c’est 3 457 071 kg de CO2 qui seraient notamment dégagés pendant cette «tempête» fabriquée par l’homme.

Le cadeau hivernal de Dame Nature, si précieux pour les skieurs, prend du coup encore plus d’importance.

Fabriquer l’hiver? Souhaitons que nous n’ayons jamais à nous rendre jusque-là!


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Voici un outil qui risque de vous plaire.

Question de faciliter les sorties en plein air, le blogueur Hartley Brody a confectionné un outil informatisé qui dresse la liste du matériel à emporter dans vos sorties en plein air.

La solution parfaite — en anglais seulement, mais gratuite — pour ceux qui ne veulent rien oublier.

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Photo Jean-Sébastien Massicotte

Dédié à la randonnée, l’outil sert de base pour les autres activités. Sa simplicité la rend néanmoins fort pratique dans toutes les circonstances.

Il suffit d’y entrer la date de départ, celle d’arrivée, le nombre de participants, le lieux — qui donne une indication de la météo à prévoir — et la distance quotidienne anticipée, et le générateur de liste d’équipements se met en action.

Résultat, une liste à cocher pour presque tout le nécessaire, avec au besoin des suggestions.

On peut même ensuite la partager sur Facebook.

La liste ne tient pas compte cependant de la nourriture à emporter ou encore des vêtements personnels.

Idem pour les sorties autres que la randonnée pédestre, comme pour les aventures en ski, où il faudra dresser une liste parallèle avec les équipements spécialisés.

Reste que l’outil est un bon point de départ et vaut la peine qu’on y jette un coup d’oeil avant de partir.


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Mardi 26 janvier 2016 | Mise en ligne à 16h22 | Commenter Commentaires (5)

L’équipement de plein air… nocif pour l’environnement?

Je dois admettre que j’ai sursauté en lisant cet article du Devoir ce matin.

Selon Greenpeace, les vêtements et équipements qu’utilisent les amateurs de plein air sont plus souvent qu’autrement potentiellement dangereux pour la santé et l’environnement!

C’est que ceux-ci sont confectionnés en majorité avec des matières qui renferment des polyfluorocarbures (PFC), histoire de les rendre imperméables, notamment.

Faut-il s’en inquiéter soudainement?

Car pour le bien d’une campagne internationale baptisée Detox Outdoor, Greenpeace a voyagé un peu partout sur la planète, dans des endroits reculés et sauvages, pour mesurer la présence de ce composé chimique.

Résultat, aux huit endroits mesurés, les PFC ont laissé des traces.

Conclusion? Greenpeace a ciblé les vêtements et équipements de plein air pour faire campagne…

Une belle initiative assortie d’un coup de pub efficace — parlerait-on des PFC en ce moment sur ce blogue et dans les journaux sinon? — qu’il faut cependant relativiser.

Quand on lit plus en détails sur le projet, on comprend que Greenpeace veut inciter le changement en passant par les amateurs de plein air — qui feront pression sur les fabricants de leurs équipements —, et non pas que ce sont que les Arc’teryx, The North Face et autres Patagonia de ce monde qui sont les seuls responsables de ce type de pollution.

Ni les pires.

Sur le site Web Detox Outdoor, Greenpeace précise:

«Outre les textiles et les équipements de plein air, les PFC sont utilisés dans une large gamme d’autres produits: tapis, papiers, mousses anti-feu, pesticides, semi-conducteurs, industrie photo etc. Selon l’institut allemand UBA, 80000 à 144000 tonnes de fluoropolymères sont synthétisées chaque année. Il y a des écarts entre les données détaillées des différentes substances et des différents usages.

[...]

«De nombreuses marques sont connues du public pour se soucier de durabilité et d’environnement — c’est pour cela que nous les mettons au défi de devenir de vrais leaders Detox, d’éliminer tous les PFC et de les remplacer par des alternatives plus sûres. L’industrie de plein air peut ainsi ouvrir la voie vers une production sans toxiques que les autres industries utilisant des PFC pourront suivre.»

Car il faut le préciser, les PFC sont volatils et proviennent du processus de fabrication industrielle.

Lire ici que les aventuriers ne polluent pas directement aux PFC en régions sauvages.

Aussi, il n’y aurait pas de danger pour l’humain à porter ou utiliser les vêtements et équipements actuels.

Donc, soyez tranquilles durant l’usage de votre fidèle Gore-Tex.

Il faut suivre l’industrie de l’aventure et du plein air pour constater que les grands manufacturiers s’attardent de plus en plus à la question environnementale.

Des pas de géant ont été réalisés dans les 20 dernières années, notamment.

L’histoire et les innovations de Patagonia en sont de bons exemples.

Des alternatives à l’utilisation des PFC seraient d’ailleurs déjà à l’étude.

Est-ce qu’il reste du travail à faire pour les fabricants plein air? Certainement.

Est-ce que d’autres sphères industrielles devraient corriger le tir en priorité?

Là est la vraie question.


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