Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Camping’

Mercredi 26 avril 2017 | Mise en ligne à 15h47 | Commenter Un commentaire

Record de vieillesse sur l’Appalachian Trail

Dale Sanders — Photo Greybeardadventurer.com

Dale Sanders — Photo Greybeardadventurer.com

Seulement un randonneur sur quatre qui s’attaque à l’Appalachian Trail dans son entier arriverait au bout du défi.

Du lot, tous sont plus jeunes que l’Américain Dale Sanders.

L’affirmation a de quoi frapper l’imaginaire.

Car Sander, actuellement âgé de 81 ans — il aura 82 en juin —, est en route pour devenir le randonneur le plus vieux à avoir complété le célèbre parcours entre la Géorgie et le Maine.

Un record détenu jusqu’ici par son compatriote Lee Barry, qui avait réalisé l’exploit à l’âge de 81 ans, en 2004.

Pour arriver à destination dans le temps qu’il s’est fixé, celui qui existe sur le Web comme «The Grey Beard Adventurer» (l’aventurier à la barbe grise) marche de 22 à 24 km par jour et espère améliorer sa moyenne au fil des mois.

Parti le 14 mars, l’octogénaire poursuit son effort sans relâche, seul.

Sanders dort sous la tente plus souvent qu’autrement et porte un sac, avec tout le nécessaire à sa survie, d’environ 11 kg.

Habitué aux records, Sanders détient notamment celui aussi de l’âge pour la descente complète des 3700 km de la rivière Mississippi, à 80 ans.

Ce qui préoccupe le plus l’aventurier? Une banale chute.

«Si je me brise un os, c’est fini», a-t-il raconté à Outside.

Ce qui fait que le vieil homme prend des jours de repos régulièrement pour s’assurer de demeurer alerte et en forme.

Puis il reprend le sentier, où il ne cesse d’étonner les randonneurs, fascinés par son énergie.

Inspirant!

Pour suivre Sanders grâce à sa balise SPOT, c’est ici.


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Jeudi 30 mars 2017 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Un commentaire

Un cocon pour camper suspendu et au chaud

Devant la popularité grandissante pour les hamacs «techniques» chez les amateurs de plein air, il y avait un marché à exploiter du côté des accessoires.

L’entreprise Sierra Madre Research l’a compris et lancera dans les prochains mois son cocon INFERNO, véritable enveloppe en duvet pour dormir suspendu par temps froid.

Car si comme moi vous avez utilisé un hamac quand c’est frisquet, vous avez vite constaté à quel point le dos est exposé et que cela devient inconfortable, à moins d’utiliser un matelas pour isoler, comme le propose le fabricant Thermarest.

L’idée de Sierra Madre est plutôt simple et se veut compacte. À l’aide d’un sac de couchage sans dos et d’une partie inférieure indépendante qui s’installe sous le hamac, il est possible pour les campeurs de rester au chaud.

Deux versions du INFERNO sont offertes, l’une de -1 ºC et l’autre de -17 ºC.

L’isolant utilisé est du duvet 800 résistant à l’humidité.

La petite entreprise du Mississippi connaît actuellement un excellent succès avec sa campagne de sociofinancement sur Kickstarter.

L’objectif de 25 000$US est déjà plus que doublé avec pratiquement encore un mois à faire.

Puisque la campagne est réussie, si tout va comme prévu, la livraison des cocons INFERNO doit débuter en novembre prochain.

Différents ensembles sont en vente en promotion sur Kickstarter, à partir de 179 $US (238 $CAN).


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Jeudi 26 janvier 2017 | Mise en ligne à 13h39 | Commenter Un commentaire

Odyssée NorAm: retour à l’eau et autres nouvelles

Après une bonne partie de l’hiver en «vacances» dans le froid du Yukon, les aventuriers Pierre Pépin et Jennifer Gosselin reprennent ces jours-ci du nord de la Colombie-Britannique leur périple en canot à travers le pays.

Au téléphone en direct de Kitimat, où ils sont depuis trois semaines, Pierre affiche toujours le même enthousiasme qu’avant le départ de ce que le couple a baptisé l’Odyssée NorAm. Un long voyage au fil de l’eau; d’abord une grande boucle aux États-Unis amorcée à l’été 2014, puis une autre à travers le Canada lancée en mars 2016 au Manitoba.

Encore une dizaine de mois et ils seront de retour au Québec, après des milliers de kilomètres à pagayer à l’unisson. «On va essayer de ne pas trop y penser!» appréhende déjà l’ancien militaire tourné formateur en plein air, en faisant référence à «l’après» du voyage, à la possibilité de reprendre l’éventuelle routine de la vie en ville. «Je pense que je ne serai plus capable!»

Car leur vie dans la dernière année a été tout, sauf routinière. Parti de l’immense lac Winnipeg en mars, le couple de Québec a progressé vers le nord ouest, souvent dans les traces des Voyageurs, dans un exigeant parcours qui passait notamment par le nord de l’Alberta.

De la glace jusqu’au feu, raconte Pierre. Car dès le départ, le duo et leur chienne Jasmine ont fait du véritable canot à glace le temps que le lac Winnipeg ne dégèle. Les photos qu’ils ont prises durant cette portion parlent d’elles-mêmes…

Puis, pendant qu’ils continuaient à monter vers le nord-ouest, la région de Fort McMurray brûlait…

«Au Manitoba, on sentait la fumée!» raconte Pierre. Les canoteurs ont finalement atteint la région ravagée par les immenses feux de forêt deux mois après le passage de ceux-ci.

Paradoxalement, le canoteur a été frappé par la beauté qui se dégageait de ces forêts fantômes ou la verdure avait déjà réapparue au sol.

Mais le moment fort, ce sont vraiment les gens du coin qui l’ont donné aux aventuriers. «Fort McMurray, ç’a vraiment été spécial», se souvient Pierre Pépin, qui avec sa femme a côtoyé de nombreuses personnes ayant tout perdu.

«Ça m’a vraiment impressionné. La solidarité, l’entraide. En tout cas, les Albertains, ils savent se retrousser les manches!»

Car il faut le mentionner, depuis le début de l’Odyssée NorAm, Pierre et Jennifer mettent l’accent sur les rencontres, sur le contact avec les gens. Et comme ils ne suivent qu’un itinéraire général flexible, ils n’hésitent pas à changer leurs plans.

«Dans le Nord, les gens sont très, très accueillants!»

Durant la conversation téléphonique, Pierre Pépin revient tout de même sur un triste constat qu’il a fait ces derniers mois. À quel point il y «beaucoup d’ouvrage à faire» du côté des réserves autochtones qu’il a trouvées sur sa route. Jennifer et lui ont été témoins à maintes reprises d’injustices, d’inégalités frappantes.

Ils ont pu constater que l’argent est souvent mal distribué au sein des communautés visitées. «Il y en a qui travaillent fort!» insiste Pierre. Mais il désole que ces efforts de la part de certains autochtones restent souvent vains, bousillés par l’appât du gain de compatriotes mieux placés au sein de la réserve.

Une réflexion qui se poursuit visiblement dans la tête de Pierre. Une préoccupation que le couple aborde notamment en conférence.

Cet hiver, le couple a en effet commencé à partager sur la route son voyage d’aventure avec un public de tout âge. La générosité et la bonté humaine sont au menu, de même qu’une réflexion sur les changements climatiques, la découverte du pays et sa grande beauté, et notre lien avec les Premières nations.

Vedette incontestée de ces présentations, Jasmine, la chienne d’ours de Carélie.

Partout où Pierre et Jennifer la présentent, elle fait fondre le coeur du public. Au point que Jennifer lui a récemment créé une page Facebook juste pour elle, où elle partage sa vie de chienne aventurière. Un compte Instagram serait en préparation.

Pierre, Jennifer et Jasmine amorcent désormais leur descente vers l’île de Vancouver par l’Inside Passage. Après, ce sera direction est vers le Québec.

Pour suivre leurs rencontres et leurs péripéties, visitez leur page Web à www.wildravenadventure.com.


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