Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive de la catégorie ‘Aventure extrême’

    Jeudi 26 janvier 2017 | Mise en ligne à 13h39 | Commenter Un commentaire

    Odyssée NorAm: retour à l’eau et autres nouvelles

    Après une bonne partie de l’hiver en «vacances» dans le froid du Yukon, les aventuriers Pierre Pépin et Jennifer Gosselin reprennent ces jours-ci du nord de la Colombie-Britannique leur périple en canot à travers le pays.

    Au téléphone en direct de Kitimat, où ils sont depuis trois semaines, Pierre affiche toujours le même enthousiasme qu’avant le départ de ce que le couple a baptisé l’Odyssée NorAm. Un long voyage au fil de l’eau; d’abord une grande boucle aux États-Unis amorcée à l’été 2014, puis une autre à travers le Canada lancée en mars 2016 au Manitoba.

    Encore une dizaine de mois et ils seront de retour au Québec, après des milliers de kilomètres à pagayer à l’unisson. «On va essayer de ne pas trop y penser!» appréhende déjà l’ancien militaire tourné formateur en plein air, en faisant référence à «l’après» du voyage, à la possibilité de reprendre l’éventuelle routine de la vie en ville. «Je pense que je ne serai plus capable!»

    Car leur vie dans la dernière année a été tout, sauf routinière. Parti de l’immense lac Winnipeg en mars, le couple de Québec a progressé vers le nord ouest, souvent dans les traces des Voyageurs, dans un exigeant parcours qui passait notamment par le nord de l’Alberta.

    De la glace jusqu’au feu, raconte Pierre. Car dès le départ, le duo et leur chienne Jasmine ont fait du véritable canot à glace le temps que le lac Winnipeg ne dégèle. Les photos qu’ils ont prises durant cette portion parlent d’elles-mêmes…

    Puis, pendant qu’ils continuaient à monter vers le nord-ouest, la région de Fort McMurray brûlait…

    «Au Manitoba, on sentait la fumée!» raconte Pierre. Les canoteurs ont finalement atteint la région ravagée par les immenses feux de forêt deux mois après le passage de ceux-ci.

    Paradoxalement, le canoteur a été frappé par la beauté qui se dégageait de ces forêts fantômes ou la verdure avait déjà réapparue au sol.

    Mais le moment fort, ce sont vraiment les gens du coin qui l’ont donné aux aventuriers. «Fort McMurray, ç’a vraiment été spécial», se souvient Pierre Pépin, qui avec sa femme a côtoyé de nombreuses personnes ayant tout perdu.

    «Ça m’a vraiment impressionné. La solidarité, l’entraide. En tout cas, les Albertains, ils savent se retrousser les manches!»

    Car il faut le mentionner, depuis le début de l’Odyssée NorAm, Pierre et Jennifer mettent l’accent sur les rencontres, sur le contact avec les gens. Et comme ils ne suivent qu’un itinéraire général flexible, ils n’hésitent pas à changer leurs plans.

    «Dans le Nord, les gens sont très, très accueillants!»

    Durant la conversation téléphonique, Pierre Pépin revient tout de même sur un triste constat qu’il a fait ces derniers mois. À quel point il y «beaucoup d’ouvrage à faire» du côté des réserves autochtones qu’il a trouvées sur sa route. Jennifer et lui ont été témoins à maintes reprises d’injustices, d’inégalités frappantes.

    Ils ont pu constater que l’argent est souvent mal distribué au sein des communautés visitées. «Il y en a qui travaillent fort!» insiste Pierre. Mais il désole que ces efforts de la part de certains autochtones restent souvent vains, bousillés par l’appât du gain de compatriotes mieux placés au sein de la réserve.

    Une réflexion qui se poursuit visiblement dans la tête de Pierre. Une préoccupation que le couple aborde notamment en conférence.

    Cet hiver, le couple a en effet commencé à partager sur la route son voyage d’aventure avec un public de tout âge. La générosité et la bonté humaine sont au menu, de même qu’une réflexion sur les changements climatiques, la découverte du pays et sa grande beauté, et notre lien avec les Premières nations.

    Vedette incontestée de ces présentations, Jasmine, la chienne d’ours de Carélie.

    Partout où Pierre et Jennifer la présentent, elle fait fondre le coeur du public. Au point que Jennifer lui a récemment créé une page Facebook juste pour elle, où elle partage sa vie de chienne aventurière. Un compte Instagram serait en préparation.

    Pierre, Jennifer et Jasmine amorcent désormais leur descente vers l’île de Vancouver par l’Inside Passage. Après, ce sera direction est vers le Québec.

    Pour suivre leurs rencontres et leurs péripéties, visitez leur page Web à www.wildravenadventure.com.


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    Sébastien Lapierre est devenu le premier Canadien à atteindre le pôle sud en ski en autonomie complète, en solitaire, sans cerf-volant traction ou autre forme d'aide. Un périple de près de 1200 km qu'il a complété en 43 jours. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Sébastien Lapierre est devenu le premier Canadien à atteindre le pôle sud en ski en autonomie complète, en solitaire, sans cerf-volant traction ou autre forme d'aide. Un périple de près de 1200 km qu'il a complété en 43 jours. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

    Défi remporté en Antarctique pour le pompier de Québec Sébastien Lapierre.

    Après une dernière journée de près de 30 km à ski, l’aventurier de 38 ans a atteint le pôle sud en solitaire en après-midi lundi, à 15h22 (heure du Québec).

    Il complétait ainsi sa 43e journée seul sur les glaces éternelles du continent blanc.

    Parti de la côte à Hercules Inlet le 28 novembre, Lapierre aura skié avec son traîneau — qui pesait environ 225 lb au départ — sur près de 1200 km.

    Du coup, il devient le premier Canadien à rejoindre à ski l’ultime Sud en autonomie complète, en solo et sans autre aide que sa force, sans cerf-volant traction ou autre type de voile.

    Seulement une vingtaine d’aventuriers dans le monde ont réalisé l’exploit jusqu’ici.

    En entrevue via satellites il y a exactement une semaine (voir la vidéo ci-dessous), il affichait une très bonne forme et un moral solide.

    Tandis qu’il approchait du but ces derniers jours, il tentait de ne pas s’emballer au risque d’avoir des problèmes dans sa hâte.

    Mais le désir d’arriver n’a pu être réprimé dimanche alors que le pôle était dans sa mire. Il a alors complété la plus grande journée en distance de l’expédition.

    «J-42: Désolé, aujourd’hui c’est MA journée. Aujourd’hui je skie sans “faire attention” sans “m’économiser”, je skie avec mon cœur d’enfant :34km», a-t-il rédigé à partir de sa tente, sur sa balise satellitaire inReach.

    Lapierre se plaçait alors à portée de sa destination finale lundi.

    «29km seulement c’est fou hein !!!??!?! Te souviens-tu au début quand tu me disais que ce serait un #putaindemarathon», m’écrivait-il dimanche soir du bout du 89e parallèle.

    Tandis qu’il prévoyait affronter des vents de 30 km/h et une température ressentie de -52 ºC lundi, Lapierre a tout de même poursuivi l’effort — en moyenne une dizaine d’heures par jour — pour mettre fin à son aventure.

    Outre l’exploit réalisé dans un environnement aussi hostile, ce qui impressionne le plus est l’apparente «détente» que Lapierre a affiché tout au long de son exténuant voyage.

    Méthodique et excessivement bien organisé, le Québécois a quasiment donné l’impression que son périple était facile, tellement il a progressé sans ennuis.

    Tandis que d’autres aventuriers sur place pour leur propre défi souffraient du froid et racontaient sur les réseaux sociaux leurs multiples péripéties, Lapierre semblait simplement s’amuser.

    Chapeau!

    Arrivé à la base scientifique du pôle sud, Sébastien Lapierre prendra un vol intérieur qui le ramènera à la base de Union Glacier, d’où il repartira pour l’Amérique du Sud quand la météo le permettra, avant de rentrer au pays, probablement d’ici une semaine.


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    Mardi 22 novembre 2016 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Aucun commentaire

    Ascension du Dawn Wall: de la magie en Californie!

    End of pitch #28 . @adam.ondra @blackdiamond #dawnwall #elcapitan #yosemite #liveclimbrepeat #blackdiamond

    Une vidéo publiée par Pavel Blažek (@pavelblazek) le 21 Nov. 2016 à 12h53 PST

    Surnommé l’«Apprenti sorcier» ou «Harry Potter» par certains, le grimpeur tchèque Adam Ondra, 23 ans, vient de réaliser un véritable tour de magie sur le big wall du El Capitan, au parc national Yosemite, en Californie.

    En effet, en seulement huit jours, l’actuel champion du monde de difficulté en escalade a complété à partir du sol l’ascension en libre (l’équipement ne sert qu’à la protection du grimpeur) du célèbre Dawn Wall (VI 5.14d), considéré comme la longue paroi la plus difficile au monde.

    En arrivant au sommet, Ondra répétait à vitesse grand V la voie complétée pour le toute première fois en libre, en janvier 2015, par Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson. Après sept ans de travail, Caldwell avait réussi à enchaîner toutes les longueurs avec Jorgeson en une seule poussée de 19 jours.

    Faisant bon usage des médias sociaux, Caldwell et Jorgeson avaient attiré l’attention d’un large public au fil de leur séjour sur le Dawn Wall. Les médias de partout à travers le monde s’étaient emparés de l’affaire et le duo avait capturé l’imaginaire du commun des mortels.

    Jusqu’au président américain Barack Obama s’était montré impressionné par l’exploit, félicitant publiquement Caldwell et Jorgeson.

    Si certains avaient trouvé un peu arrogant que Ondra s’attaque à pareil monument, lui qui n’est pas un habitué des big walls, ils ont dû s’incliner rapidement devant le talent exceptionnel du sportif.

    Après avoir exploré une première fois la voie du Dawn Wall au début du mois, faisant au passage son apprentissage des techniques nécessaires pour évoluer sur le vertigineux mur de près de 1000 mètres de haut, il est retourné en compagnie de son partenaire Pavel Blazek. pour une tentative en libre.

    Ondra et Blazek avaient établi un campement suspendu où ils retournaient le soir venu pour prendre du repos, après les efforts de Ondra sur le mur de 32 longueurs.

    Documentant l’ascension, Blazek assurait Ondra et le suivait en se hissant sur les cordes installées à cet effet.

    Selon Ondra, quelques longueurs du Dawn Wall sont moins difficiles qu’évaluées par Caldwell et Jorgeson. Mais qu’importe, il assure que cette fascinante voie sur une partie particulièrement lisse d’El Capitan mérite sa réputation.

    S’il a réalisé l’ascension beaucoup plus rapidement, Ondra avait l’avantage de savoir que l’enchaînement de la voie était possible en libre, ce qui n’était pas le cas pour Caldwell et Jorgeson.

    Pour mieux réaliser l’ampleur de l’exploit, il est bon de jeter un coup d’oeil à cette «giga photo» réalisée par le New York Times, à l’époque de l’ascension de Caldwell et Jorgeson.

    Une véritable mer de granite! Trouvez le campement des grimpeurs maintenant…

    Et dire que Ondra envisage déjà un retour éventuel sur le Dawn Wall.

    Le prochain gros coup?

    Compléter la voie en moins d’une journée.

    Rien de moins!


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