Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Aventure extrême’

Sébastien Lapierre est devenu le premier Canadien à atteindre le pôle sud en ski en autonomie complète, en solitaire, sans cerf-volant traction ou autre forme d'aide. Un périple de près de 1200 km qu'il a complété en 43 jours. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

Sébastien Lapierre est devenu le premier Canadien à atteindre le pôle sud en ski en autonomie complète, en solitaire, sans cerf-volant traction ou autre forme d'aide. Un périple de près de 1200 km qu'il a complété en 43 jours. — Photo Jean-Sébastien Massicotte

Défi remporté en Antarctique pour le pompier de Québec Sébastien Lapierre.

Après une dernière journée de près de 30 km à ski, l’aventurier de 38 ans a atteint le pôle sud en solitaire en après-midi lundi, à 15h22 (heure du Québec).

Il complétait ainsi sa 43e journée seul sur les glaces éternelles du continent blanc.

Parti de la côte à Hercules Inlet le 28 novembre, Lapierre aura skié avec son traîneau — qui pesait environ 225 lb au départ — sur près de 1200 km.

Du coup, il devient le premier Canadien à rejoindre à ski l’ultime Sud en autonomie complète, en solo et sans autre aide que sa force, sans cerf-volant traction ou autre type de voile.

Seulement une vingtaine d’aventuriers dans le monde ont réalisé l’exploit jusqu’ici.

En entrevue via satellites il y a exactement une semaine (voir la vidéo ci-dessous), il affichait une très bonne forme et un moral solide.

Tandis qu’il approchait du but ces derniers jours, il tentait de ne pas s’emballer au risque d’avoir des problèmes dans sa hâte.

Mais le désir d’arriver n’a pu être réprimé dimanche alors que le pôle était dans sa mire. Il a alors complété la plus grande journée en distance de l’expédition.

«J-42: Désolé, aujourd’hui c’est MA journée. Aujourd’hui je skie sans “faire attention” sans “m’économiser”, je skie avec mon cœur d’enfant :34km», a-t-il rédigé à partir de sa tente, sur sa balise satellitaire inReach.

Lapierre se plaçait alors à portée de sa destination finale lundi.

«29km seulement c’est fou hein !!!??!?! Te souviens-tu au début quand tu me disais que ce serait un #putaindemarathon», m’écrivait-il dimanche soir du bout du 89e parallèle.

Tandis qu’il prévoyait affronter des vents de 30 km/h et une température ressentie de -52 ºC lundi, Lapierre a tout de même poursuivi l’effort — en moyenne une dizaine d’heures par jour — pour mettre fin à son aventure.

Outre l’exploit réalisé dans un environnement aussi hostile, ce qui impressionne le plus est l’apparente «détente» que Lapierre a affiché tout au long de son exténuant voyage.

Méthodique et excessivement bien organisé, le Québécois a quasiment donné l’impression que son périple était facile, tellement il a progressé sans ennuis.

Tandis que d’autres aventuriers sur place pour leur propre défi souffraient du froid et racontaient sur les réseaux sociaux leurs multiples péripéties, Lapierre semblait simplement s’amuser.

Chapeau!

Arrivé à la base scientifique du pôle sud, Sébastien Lapierre prendra un vol intérieur qui le ramènera à la base de Union Glacier, d’où il repartira pour l’Amérique du Sud quand la météo le permettra, avant de rentrer au pays, probablement d’ici une semaine.


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Mardi 22 novembre 2016 | Mise en ligne à 16h27 | Commenter Aucun commentaire

Ascension du Dawn Wall: de la magie en Californie!

End of pitch #28 . @adam.ondra @blackdiamond #dawnwall #elcapitan #yosemite #liveclimbrepeat #blackdiamond

Une vidéo publiée par Pavel Blažek (@pavelblazek) le 21 Nov. 2016 à 12h53 PST

Surnommé l’«Apprenti sorcier» ou «Harry Potter» par certains, le grimpeur tchèque Adam Ondra, 23 ans, vient de réaliser un véritable tour de magie sur le big wall du El Capitan, au parc national Yosemite, en Californie.

En effet, en seulement huit jours, l’actuel champion du monde de difficulté en escalade a complété à partir du sol l’ascension en libre (l’équipement ne sert qu’à la protection du grimpeur) du célèbre Dawn Wall (VI 5.14d), considéré comme la longue paroi la plus difficile au monde.

En arrivant au sommet, Ondra répétait à vitesse grand V la voie complétée pour le toute première fois en libre, en janvier 2015, par Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson. Après sept ans de travail, Caldwell avait réussi à enchaîner toutes les longueurs avec Jorgeson en une seule poussée de 19 jours.

Faisant bon usage des médias sociaux, Caldwell et Jorgeson avaient attiré l’attention d’un large public au fil de leur séjour sur le Dawn Wall. Les médias de partout à travers le monde s’étaient emparés de l’affaire et le duo avait capturé l’imaginaire du commun des mortels.

Jusqu’au président américain Barack Obama s’était montré impressionné par l’exploit, félicitant publiquement Caldwell et Jorgeson.

Si certains avaient trouvé un peu arrogant que Ondra s’attaque à pareil monument, lui qui n’est pas un habitué des big walls, ils ont dû s’incliner rapidement devant le talent exceptionnel du sportif.

Après avoir exploré une première fois la voie du Dawn Wall au début du mois, faisant au passage son apprentissage des techniques nécessaires pour évoluer sur le vertigineux mur de près de 1000 mètres de haut, il est retourné en compagnie de son partenaire Pavel Blazek. pour une tentative en libre.

Ondra et Blazek avaient établi un campement suspendu où ils retournaient le soir venu pour prendre du repos, après les efforts de Ondra sur le mur de 32 longueurs.

Documentant l’ascension, Blazek assurait Ondra et le suivait en se hissant sur les cordes installées à cet effet.

Selon Ondra, quelques longueurs du Dawn Wall sont moins difficiles qu’évaluées par Caldwell et Jorgeson. Mais qu’importe, il assure que cette fascinante voie sur une partie particulièrement lisse d’El Capitan mérite sa réputation.

S’il a réalisé l’ascension beaucoup plus rapidement, Ondra avait l’avantage de savoir que l’enchaînement de la voie était possible en libre, ce qui n’était pas le cas pour Caldwell et Jorgeson.

Pour mieux réaliser l’ampleur de l’exploit, il est bon de jeter un coup d’oeil à cette «giga photo» réalisée par le New York Times, à l’époque de l’ascension de Caldwell et Jorgeson.

Une véritable mer de granite! Trouvez le campement des grimpeurs maintenant…

Et dire que Ondra envisage déjà un retour éventuel sur le Dawn Wall.

Le prochain gros coup?

Compléter la voie en moins d’une journée.

Rien de moins!


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Mercredi 2 novembre 2016 | Mise en ligne à 17h10 | Commenter Commentaires (4)

Une diète de 13 000 calories par jour pour le vrai Forrest Gump

Il y a de bonnes chances que récemment vous avez entendu parler de ce coureur un peu fou qui vient tout juste de briser le record pour la traversée la plus rapide des États-Unis.

Un véritable Forrest Gump!

Un peu plus de quarante-deux jours d’effort à cumuler sans relâche plus de 115 km par jour en moyenne.

Pratiquement trois marathons quotidiennement!

Outside s’est intéressé à la diète du nouveau recordman, Pete Kostelnick.

S’il ne courait pas — et encore! — ou ne dormait pas, il mangeait.

Car pour soutenir son effort, l’analyste financier de 29 ans devait avaler entre 9000 et 14000 calories par jour.

De tout ce qu’il devait manger, il y a quelques surprises dans le descriptif que présente Outside.

Comme les déjeuners McDo ou Burger King qu’il avalait en prenant des pauses en marchant.

Et jamais de café.

Pour le kick de la caféïne, Kostelnick buvait des boissons gazeuses.

Un menu à découvrir…

Kostelnick a rallié San Francisco à New York (4935,86 km) en 42 jours, 6 heures et 30 minutes.

Il a du coup battu l’ancien record par quatre jours.


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