Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘Alpinisme’

Mercredi 10 août 2016 | Mise en ligne à 11h57 | Commenter Commentaires (7)

L’Everest comme piste de course

Kilian Jornet contemple l'équipement qu'il devra utiliser en prévision de sa tentative de record de vitesse sur l'Everest. — Photo tirée de Facebook

Kilian Jornet contemple l'équipement qu'il devra utiliser en prévision de sa tentative de record de vitesse sur l'Everest. — Photo tirée de Facebook

C’est le morceau le plus imposant du projet Summits of my life du coureur des cimes Kilian Jornet: le record de vitesse pour l’ascension de l’Everest.

Et c’est actuellement en cours.

En effet, l’Espagnol et quelques proches collaborateurs sont débarqués récemment au Népal avec comme mission de faire une tentative à la mi-septembre.

Après une période d’acclimatation et selon les conditions, Jornet s’attaquera au géant de 8848 mètres du côté nord, soit par le couloir Norton ou le couloir Horbein.

Il compte établir la marque pour le temps d’ascension et de descente le plus rapide connu.

Le spécialiste de la course en sentier et du ski-alpiniste a déjà fait exploser les records sur le Denali (6190 m), le mont Blanc (4809 m), le Cervin (4478 m), l’Aconcagua (6962 m) et le Kilimandjaro (5895 m).

Comme il n’a jamais dépassé les 7700 mètres d’altitude auparavant, Jornet reste prudent et annonce déjà qu’il pourrait devoir revenir l’an prochain pour battre le chronomètre.

Pour cette tentative où la légèreté du matériel sera au coeur de l’affaire, le fabricant Salomon a développé spécialement une chaussure trois en un qui doit permettre à Jornet de passer de l’espadrille d’approche à la botte de haute montagne, en combinant des éléments modulaires.

Kilian Jornet n’utilisera pas d’oxygène pour l’ascension, ni de corde fixe. Il transportera tout avec lui, dans son sac à dos.

Sur la page de son commanditaire Suunto, Jornet explique qu’il part avec deux temps de référence en tête: une ascension en 17h par l’Italien Hans Kammerlander en 1996, et l’aller-retour en style alpin des Suisses Erhard Loretan et Jean Troillet, en 1986.

Un défi risqué à suivre de près.


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Jeudi 21 juillet 2016 | Mise en ligne à 12h18 | Commenter Un commentaire

Un alpiniste… sans mains et sans pieds

Décidément, il y a des gens qui remettent nos réelles limites personnelles en perspective, avec éclat.

Du lot, l’alpiniste écossais Jamie Andrew se démarque largement.

L’homme a perdu ses mains et ses pieds après des engelures il y a 17 ans, durant une mésaventure en montagne dans les Alpes où son partenaire de cordée a perdu la vie.

Loin de s’apitoyer sur son sort, Andrew a su surmonter les obstacles et est depuis de retour en montagne, où il multiplie les ascensions.

Le sportif sans membres a notamment grimpé le toit de l’Afrique, le Kilimandjaro, en plus de compléter un triathlon Ironman.

Le British Mountaineering Council, un organisme qui regroupe les pratiquants de sports de montagne au Royaume-Uni, vient de publier un entretien avec Jamie Andrew après son plus récent défi, la traverse de l’arrête Cuillin en Écosse.

Outre la difficulté du parcours, en particulier pour un homme sur des prothèses, l’aventure a attiré l’attention après que son équipe et lui aient sauvé d’une mort certaine un grimpeur solitaire, tombé de l’arrête.

Un sauvetage qui n’aurait pas ramené de mauvais souvenir à Andrew, qui a pu d’une certaine façon redonner au suivant.

Une entrevue question-réponse à lire.

Et un aventurier inspirant à découvrir!


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Mardi 17 mai 2016 | Mise en ligne à 10h15 | Commenter Aucun commentaire

Le sommet de l’Everest… changé?

Au moment où les premiers grimpeurs sont de retour sur le toit du monde, l’Everest (8848 m), deux ans après la dernière ascension de la montagne et un an après le tragique tremblement de terre de 2015, une surprise est notée à une soixantaine de mètres du sommet.

En effet, selon l’alpiniste mexicain David Liaño, la principale difficulté tout juste sous le sommet du géant, appelée le ressaut Hillary, se serait effondrée depuis le tremblement de terre.

Le ressaut Hillary cette année, plus enneigé à gauche, en comparaison avec 2013. Photo tirée de Facebook.com/LianoDavid

Le ressaut Hillary cette année, plus enneigé à gauche, en comparaison avec 2013. Photo tirée de Facebook.com/LianoDavid

Sur Facebook, Liaño présente deux photos — 2016 et 2013 — qui selon lui démontrent qu’un gros bloc serait disparu.

Le ressaut ne serait plus qu’une rampe, ce qui rendrait un peu plus facile l’accès au sommet, ou à tout le moins plus sûr selon le Mexicain.

À peine diffusée sur le médias sociaux, la nouvelle a fait le tour de la communauté de grimpeurs.

Certains ont été rapides à souligner que ce n’est que la quantité de neige qui fait la différence, et qu’au fond, rien n’a changé là-haut, à 8790 mètres.

Mais pour David Liaño, 35 ans, ce ne serait pas le cas. Des morceaux de roc seraient manquants.

Habitué de la montagne avec une sixième ascension réussie il y a quelques jours, le Mexicain est bien placé pour faire la comparaison.

Reste maintenant à voir dans les prochaines semaines si d’autres grimpeurs d’expérience — notamment Adrian Ballinger et Cory Richards — arrivent à la même conclusion.

Un dossier à suivre!


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