Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘À la montagne’

Mercredi 19 avril 2017 | Mise en ligne à 17h51 | Commenter Un commentaire

La recette pour un «sprint» au sommet d’un 8000 m

Alors que la saison de grimpe bat son plein dans l’Himalaya, les athlètes professionnels Emily Harrington et Adrian Ballinger reviennent sur leur ascension record du Cho Oyu (8201 m) de l’automne dernier.

Et pour cause, au moment où Ballinger est à l’Everest pour la prise deux de l’expédition #EverestNoFilter diffusée sur Snapchat, lui et sa copine présentent comment ils se sont préparés à leur sprint sur le sixième sommet du monde.

L’automne dernier, le duo a en effet complété l’ascension du Cho Oyu en seulement 14 jours, aller-retour en partance de chez eux, à Lake Tahoe en Californie.

Une expédition qui n’a jamais été complété en moins d’un mois auparavant, précise Ballinger dans la court-métrage documentaire Lightning Ascent, qui vient de sortir et qui est présenté ci-dessus.

Pour le guide et fondateur de la compagnie Alpenglow Expeditions, il s’agit là d’une nouvelle façon de faire express qui pourrait influencer les aventures en montagne à venir.

Grâce à un entraînement au suivi ultra sophistiqué qui utilise notamment une tente hypoxique et autres systèmes simulant l’altitude, Harrington et Ballinger ont pu développer chez eux leur organisme en prévision de leur séjour en accéléré à plus de 8000 mètres.

Une préparation qui ne convient certainement pas à tout le monde, mais qui laisse croire que pour certains athlètes à l’emploi du temps chargé, cette manière pourrait être révolutionnaire.

Une fois dans l’Himalaya, Harrington et Ballinger ont utilisé de l’oxygène supplémentaire durant l’ascension, avant de redescendre à ski.

Ballinger tente actuellement d’atteindre le sommet du monde, l’Everest, pour une septième fois.

En compagnie du photographe Cory Richards, il espère y arriver sans oxygène supplémentaire.

Pour suivre leur progression, c’est par ici.


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Vendredi 14 avril 2017 | Mise en ligne à 15h40 | Commenter Aucun commentaire

Le monstrueux projet du Suisse Ueli Steck

Si le Suisse Ueli Steck dit que le projet est immense, il faut le croire.

La «Machine suisse» est actuellement en route vers l’Everest (8848 m) pour amorcer ce qu’il a baptisé l’Everest Lhotse Project.

Au menu de cette nouvelle aventure du célèbre alpiniste, l’ascension du toit du monde par l’arête ouest et le couloir Hornbein, avant de redescendre du sommet jusqu’au Col sud.

De là, Steck et son coéquipier Tenji Sherpa entreprendront la montée vers le sommet satellite de l’Everest et quatrième plus haut au monde, le Lhotse (8516 m).

Puis retour au camp de base.

Une longue traverse en altitude qui s’annonce colossale.

Et tout ça sans l’usage d’oxygène supplémentaire.

Les deux grimpeurs prévoient transporter des sacs de couchage, mais on devine que le périple ne sera pas reposant.

Un bivouac au camp deux avant l’attaque de l’arrête ouest et un court repos au Col sud sont prévus. Mais sans plus.

Il faut dire que Steck, 40 ans, est un as de la vitesse en montagne, lui qui cumule les «sprints» en solo intégral, autant dans les Alpes que dans l’Himalaya.

Séparément, les parties de l’ascension ont toutes déjà été réalisées auparavant. Bien que parfois il y a très longtemps, comme la voie originale par le couloir Hornbein, grimpé une seule fois, en 1963.

La première est donc l’enchaînement inédit qui gardera les deux grimpeurs longtemps au-delà des 8000 mètres d’altitude.

La grande question: est-ce possible?

«Je pense que oui. Mais nous ne le savons pas. Et c’est exactement le défi. Exactement la chose intéressante. Personne ne l’a fait. Alors je pense qu’il y a une chance. Mais je ne sais pas», dit Ueli Steck dans la vidéo de présentation du projet (ci-dessus), diffusée sur sa chaîne YouTube.

Chose certaine, s’il y a un athlète capable de réussir ce qui peut sembler impossible, c’est bien le Suisse.

La réponse dans les semaines à venir…


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Mercredi 12 avril 2017 | Mise en ligne à 12h57 | Commenter Aucun commentaire

Escalade technique à 8000 m pour Louis Rousseau

Louis Rousseau — Photo Alain Lavergne

Louis Rousseau — Photo Alain Lavergne

Si vous n’avez pas encore eu vent du dernier projet de l’alpiniste québécois Louis Rousseau, il est grand temps de vous mettre à jour.

Le Québécois est actuellement en route vers le Cho Oyu, dans l’Himalaya, où avec trois compagnons de cordée — le Polonais Adam Bielecki, l’Écossais Rick Allen et l’Allemand Felix Berg — il s’attaquera à la face nord du géant de 8201 m.

Sur le sixième sommet de la planète, le nouvel itinéraire envisagé par Rousseau et compagnie n’a rien à voir avec une simple balade en altitude, si pareille chose existe à plus de 8000 mètres.

Raide, technique et très peu documentée, la face nord du Cho Oyu attend encore une deuxième ascension.

Seule une équipe slovène a réussi en 1988 à gravir ce versant de la montagne.

Intelligent, posé, et d’une humilité qui lui fait honneur, Louis Rousseau s’attaque à cet immense défi avec un enthousiasme contagieux.

Un projet qui, ne serait-ce que par son audace, place le Québécois et sa bande dans une classe à part.

Ambassadeur MEC, Rousseau partage son aventure notamment sur les réseaux sociaux.

Profitez-en pour le suivre et l’encourager!


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