Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘À la montagne’

Lundi 19 janvier 2015 | Mise en ligne à 16h46 | Commenter Un commentaire

Mesdames, pour en finir avec les fesses gelées

La compagnie Skhoop propose des jupes isolée pour garder les sportives coquettes... et au chaud. Photo Skhoop.ca

La compagnie Skhoop propose des jupes isolée pour garder les sportives coquettes... et au chaud. Photo Skhoop.ca

Une jupe pour se garder au chaud?

C’est la proposition de Skhoop, une entreprise scandinave qui s’est penchée sur la modification du classique vêtement féminin, histoire de donner l’avantage aux dames sur le froid.

En effet, déterminé à en finir avec les fesses gelées, le manufacturier fabrique des jupes d’hiver isolées.

Il fallait y penser et oser mettre de l’isolant… dans des minijupes!

Si quelques compagnies ont aussi dans leur catalogue ce genre de vêtement, Skhoop s’en fait pratiquement une spécialité.

Résultat, des vêtements techniques qui garderont les femmes actives bien au chaud autant en ville qu’à la montagne.

Ski, raquette, marche et même vélo hivernal sont des activités possibles à pratiquer avec l’une des jupes Skhoop.

La jupe Mini Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

La jupe Mini Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

Parmi la collection suédoise, il y a une panoplie de modèles, dont la Mini Down (169$).

La minijupe est isolée en duvet 500 et se veut assez courte pour être portée dans l’action. Sur les pentes, madame n’aura jamais été aussi coquette… et au chaud!

Une fermeture à glissière complète à l’avant permet d’enfiler le vêtement aisément par-dessus les pantalons.

Pour les jours de froid mordant, certains modèles longs offrent encore plus de chaleur et de protection, comme la jupe Alaska Long Down (248$).

La jupe Alaska Long Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

La jupe Alaska Long Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

Le modèle devient ni plus ni moins qu’un petit sac de couchage pour les jambes. Une jupe qui saura garder les grandes frileuses confortables, même quand le mercure chute sous zéro de manière dramatique.

Une version qui donne moins de liberté, mais que l’entreprise juge parfaite pour les marches de santé, le patin, ou encore pour attendre l’autobus au coin de la rue.

Côté enfants, les fillettes ne sont pas en reste non plus, avec leur propre collection.

Les produits de Skhoop pour le marché canadien sont en vente sur le Web.


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Jeudi 15 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h14 | Commenter Aucun commentaire

Dawn Wall: Caldwell va au bout de son rêve californien

Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

Le grimpeur Tommy Caldwell en rêvait depuis des années. Après sept ans à tenter d’y arriver, l’Américain de 36 ans a finalement complété en libre, hier, l’ascension du Dawn Wall, sur le mythique El Capitan, en Californie.

En compagnie de son ami Kevin Jorgeson, 30 ans, Caldwell a ainsi établi sur la gigantesque paroi de granit de près de 1000 mètres ce que plusieurs considèrent comme la voie en libre de big wall la plus difficile de la planète.

Hier autour de 18h30, notre heure, le duo s’est étreint tout juste sous le sommet, leur but enfin atteint.

Il aura finalement fallu 19 jours sur le dos du géant pour que le duo arrive à dompter la trentaine de longueurs du Dawn Wall. Pour ce donner un aperçu de l’ampleur du défi, cette infographie est à voir.

Caldwell et Jorgeson ont ainsi campé sur la paroi dans leurs portaledges (des plateformes de toile qui servent d’abris suspendus), le temps de pouvoir franchir à la seule force de leurs doigts et de leurs pieds les ahurissantes longueurs qui allaient en difficulté jusqu’à 5.14d, soit bien près de l’ultime limite technique actuelle en escalade.

Depuis le 27 décembre, la tentative des deux Américains a mis l’escalade à l’avant-plan dans les médias généralistes — le New York Times notamment.

Mais malgré toute cette visibilité, le public en général s’est souvent perdu dans les explications décrivant l’exploit.

La question qui est souvent revenue: en quoi l’ascension de Caldwell et de Jorgeson est-elle si marquante?

C’est par la difficulté et la longueur du projet des deux grimpeurs professionnels, que le Dawn Wall fait parler aujourd’hui.

Cette face très abrupte du El Capitan a été gravie pour la première fois en 1970 par le légendaire et regretté Warren Harding.

Il avait réalisé son ascension en escalade artificielle, c’est à dire en utilisant l’équipement (pitons, rivets, coinceurs..) pour se hisser vers le haut.

Un exploit en soi à l’époque, réalisé en 28 jours. D’autres ont suivi par la suite, toujours en «artif».

Là où l’aventure de Caldwell et Jorgeson se distingue, c’est dans le fait qu’elle a été complétée uniquement en escaladre libre, c’est à dire en utilisant l’équipement pour la protection des grimpeurs, et non pour la progression à la verticale.

Un exploit de niveau olympique. Car c’est de ce calibre d’athlètes que sont les deux grimpeurs. Rien de moins.

Plus encore. Ce qu’il faut retenir, c’est que même avec tout l’entraînement du monde et des années dédiées à tenter pareille ascension, une infime poignée de grimpeurs sur la planète pourraient rêver de suivre Caldwell et Jorgeson sur le Dawn Wall.

Sans compter que peu seraient prêts à aller travailler d’aussi difficiles et nombreuses longueurs, dont plusieurs à plus de 500 mètres du sol…

Marcher sur la lune est peut-être plus accessible, d’une certaine façon…

Une aventure qui aura donc combiné qualités athlétiques et techniques hors-normes, persévérance et vision.

Une première qui ne risque pas d’être répétée de si tôt.

Bravo!


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Mardi 6 janvier 2015 | Mise en ligne à 18h10 | Commenter Un commentaire

L’ascension qui fait jaser et que vous devriez suivre

Les yeux de la planète escalade sont tournés depuis la période des Fêtes vers les big walls du parc national de Yosemite, en Californie, où se joue actuellement un nouvel acte de l’incroyable projet du Dawn Wall.

Sur le célèbre granite de la Côte ouest, les grimpeurs américains Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson tentent en effet une nouvelle fois de réaliser l’ascension en libre — le matériel ne sert alors qu’à la sécurité et non à la progression — du mythique El Capitan, par sa partie la plus adrupte et en apparence très lisse du Dawn Wall.

Sur le vertigineux itinéraire de près de 1000 mètres de haut, les deux aventuriers tentent d’enchaîner plus d’une trentaine de longeurs plus difficiles les unes que les autres.

Une seule serait pour plusieurs grimpeurs un accomplissement en soi, alors que celles que travaillent Caldwell et Jorgeson sont côtés jusqu’à 5.14d, soit bien près de la limite actuelle de difficulté en escalade.

Imaginez maintenant en faire plusieurs de suite… et à plus de 400 mètres du sol!

Caldwell (vidéo ci-dessus) rêve et travaille à chaque hiver sur le projet avec acharnement depuis plus de six ans.

Si Jorgeson et lui arrivent au sommet, ce serait selon plusieurs l’ascension la plus difficile jamais réalisée.

Et maintenant que plusieurs passages des plus difficiles ont été complétés, l’optimisme est de rigueur. Littéralement campés sur le mur depuis 11 jours, les deux grimpeurs n’ont jamais été si proche de leur but, bien qu’il reste plus d’une douzaine de longueurs encore à faire.

Un exploit qui dépasse le simple univers de la grimpe, alors que même le prestigieux New York Times en a fait sa manchette.

Pour plusieurs observateurs, c’est une page d’histoire de l’escalade qui est en train de s’écrire.

Pour y assister en direct ou presque, suivez les comptes Facebook de Caldwell et Jorgeson, ou encore celui du groupe de cinéastes et photographes de Big UP Productions, qui suivent sur la paroi l’action, en compagnie du photographe Corey Rich.

Tous alimentent les médias sociaux directement du Dawn Wall grâce au réseau cellulaire et à des chargeurs solaires.

Quelle belle époque pour l’aventure!


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