Jean-Sébastien Massicotte

Archive de la catégorie ‘À la montagne’

Mardi 27 janvier 2015 | Mise en ligne à 13h12 | Commenter Aucun commentaire

Pendant ce temps, Dupre était seul au sommet du McKinley

Lonnie Dupre à proximité du sommet du mont McKinley. Photo Instagram.com/lonniedupre

Lonnie Dupre à proximité du sommet du mont McKinley. Photo Instagram.com/lonniedupre

À travers toutes les récentes atrocités terroristes qui ont accaparées l’espace médiatique, et le suivi de l’ascension du Dawn Wall qui a fait jaser les amateurs de plein air, une aventure est passée quelque peu sous le radar en ce début d’année.

En effet, c’est bien discrètement que l’Américain Lonnie Dupre a enfin réalisé son rêve de gravir seul au coeur de l’hiver, en janvier, le toit de l’Amérique du Nord, le McKinley (6194 m).

Une glaciale première en solitaire.

À sa quatrième tentative, le natif du Minnesota de 53 ans a finalement su déjouer les périls de la montagne pour atteindre son but le 11 janvier dernier, via la voie West Buttress.

Il était débarqué au camp de base avec 34 jours de vivres le 18 décembre.

Au total, l’habitué des expéditions polaires aura passé 90 jours en hiver sur la montagne au cumulatif de ses quatre expéditions.

Le peu de lumière (moins de six heures par jour), les vents violents (au-delà de 160 km/h) et la température glaciale (sous les – 40 ºC) de cette période de l’année ajoutent de manière exponentielle au défi de gravir ce mythique sommet de l’Alaska.

Pour affronter les crevasses en solo, Lonnie Dupre a encore une fois utilisé de longs skis en bois de sa confection pour éviter d’enfoncer dans la neige.

Sans possibilité de s'encorder avec un compagnon pour sa sécurité face aux dangers des crevasses, Lonnie Dupre transportait une échelle d'aluminium pour empêcher une chute. Photo Instagram.com/lonniedupre

Sans possibilité de s'encorder avec un compagnon pour sa sécurité face aux dangers des crevasses, Lonnie Dupre transportait une échelle d'aluminium pour empêcher une chute. Photo Instagram.com/lonniedupre

En plus, il transportait une échelle d’aluminium attachée entre lui et son traîneau pour réduire les chances de disparaître dans une faille, advenant qu’il perce la neige par accident, notamment quand il utilisait des crampons.

Pour alléger son équipement et parce qu’il considère que c’est plus sûr dans la tempête, Dupre a également utilisé des abris de neige pour se réfugier sur la montagne.

Bref, pas le genre de «vacances» des Fêtes dont rêve le commun des mortels!

Pour revivre bien au chaud l’ascension historique de Dupre, visitez sa page Web, ou encore ses comptes Facebook et Instagram.

Pour les curieux qui en voudraient davantage, une entrevue vaut le coup. À peine débarqué de la montagne, l’aventurier profitait d’un repas chaud et se racontait à une station locale, KTUU-TV.


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Lundi 19 janvier 2015 | Mise en ligne à 16h46 | Commenter Un commentaire

Mesdames, pour en finir avec les fesses gelées

La compagnie Skhoop propose des jupes isolée pour garder les sportives coquettes... et au chaud. Photo Skhoop.ca

La compagnie Skhoop propose des jupes isolée pour garder les sportives coquettes... et au chaud. Photo Skhoop.ca

Une jupe pour se garder au chaud?

C’est la proposition de Skhoop, une entreprise scandinave qui s’est penchée sur la modification du classique vêtement féminin, histoire de donner l’avantage aux dames sur le froid.

En effet, déterminé à en finir avec les fesses gelées, le manufacturier fabrique des jupes d’hiver isolées.

Il fallait y penser et oser mettre de l’isolant… dans des minijupes!

Si quelques compagnies ont aussi dans leur catalogue ce genre de vêtement, Skhoop s’en fait pratiquement une spécialité.

Résultat, des vêtements techniques qui garderont les femmes actives bien au chaud autant en ville qu’à la montagne.

Ski, raquette, marche et même vélo hivernal sont des activités possibles à pratiquer avec l’une des jupes Skhoop.

La jupe Mini Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

La jupe Mini Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

Parmi la collection suédoise, il y a une panoplie de modèles, dont la Mini Down (169$).

La minijupe est isolée en duvet 500 et se veut assez courte pour être portée dans l’action. Sur les pentes, madame n’aura jamais été aussi coquette… et au chaud!

Une fermeture à glissière complète à l’avant permet d’enfiler le vêtement aisément par-dessus les pantalons.

Pour les jours de froid mordant, certains modèles longs offrent encore plus de chaleur et de protection, comme la jupe Alaska Long Down (248$).

La jupe Alaska Long Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

La jupe Alaska Long Down de Skhoop. Photo Skhoop.ca

Le modèle devient ni plus ni moins qu’un petit sac de couchage pour les jambes. Une jupe qui saura garder les grandes frileuses confortables, même quand le mercure chute sous zéro de manière dramatique.

Une version qui donne moins de liberté, mais que l’entreprise juge parfaite pour les marches de santé, le patin, ou encore pour attendre l’autobus au coin de la rue.

Côté enfants, les fillettes ne sont pas en reste non plus, avec leur propre collection.

Les produits de Skhoop pour le marché canadien sont en vente sur le Web.


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Jeudi 15 janvier 2015 | Mise en ligne à 12h14 | Commenter Aucun commentaire

Dawn Wall: Caldwell va au bout de son rêve californien

Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

Tommy Caldwell et Kevin Jorgeson se font l'accolade tout juste sous le sommet du Dawn Wall. Photo Instagram.com/coreyrichproductions

Le grimpeur Tommy Caldwell en rêvait depuis des années. Après sept ans à tenter d’y arriver, l’Américain de 36 ans a finalement complété en libre, hier, l’ascension du Dawn Wall, sur le mythique El Capitan, en Californie.

En compagnie de son ami Kevin Jorgeson, 30 ans, Caldwell a ainsi établi sur la gigantesque paroi de granit de près de 1000 mètres ce que plusieurs considèrent comme la voie en libre de big wall la plus difficile de la planète.

Hier autour de 18h30, notre heure, le duo s’est étreint tout juste sous le sommet, leur but enfin atteint.

Il aura finalement fallu 19 jours sur le dos du géant pour que le duo arrive à dompter la trentaine de longueurs du Dawn Wall. Pour ce donner un aperçu de l’ampleur du défi, cette infographie est à voir.

Caldwell et Jorgeson ont ainsi campé sur la paroi dans leurs portaledges (des plateformes de toile qui servent d’abris suspendus), le temps de pouvoir franchir à la seule force de leurs doigts et de leurs pieds les ahurissantes longueurs qui allaient en difficulté jusqu’à 5.14d, soit bien près de l’ultime limite technique actuelle en escalade.

Depuis le 27 décembre, la tentative des deux Américains a mis l’escalade à l’avant-plan dans les médias généralistes — le New York Times notamment.

Mais malgré toute cette visibilité, le public en général s’est souvent perdu dans les explications décrivant l’exploit.

La question qui est souvent revenue: en quoi l’ascension de Caldwell et de Jorgeson est-elle si marquante?

C’est par la difficulté et la longueur du projet des deux grimpeurs professionnels, que le Dawn Wall fait parler aujourd’hui.

Cette face très abrupte du El Capitan a été gravie pour la première fois en 1970 par le légendaire et regretté Warren Harding.

Il avait réalisé son ascension en escalade artificielle, c’est à dire en utilisant l’équipement (pitons, rivets, coinceurs..) pour se hisser vers le haut.

Un exploit en soi à l’époque, réalisé en 28 jours. D’autres ont suivi par la suite, toujours en «artif».

Là où l’aventure de Caldwell et Jorgeson se distingue, c’est dans le fait qu’elle a été complétée uniquement en escaladre libre, c’est à dire en utilisant l’équipement pour la protection des grimpeurs, et non pour la progression à la verticale.

Un exploit de niveau olympique. Car c’est de ce calibre d’athlètes que sont les deux grimpeurs. Rien de moins.

Plus encore. Ce qu’il faut retenir, c’est que même avec tout l’entraînement du monde et des années dédiées à tenter pareille ascension, une infime poignée de grimpeurs sur la planète pourraient rêver de suivre Caldwell et Jorgeson sur le Dawn Wall.

Sans compter que peu seraient prêts à aller travailler d’aussi difficiles et nombreuses longueurs, dont plusieurs à plus de 500 mètres du sol…

Marcher sur la lune est peut-être plus accessible, d’une certaine façon…

Une aventure qui aura donc combiné qualités athlétiques et techniques hors-normes, persévérance et vision.

Une première qui ne risque pas d’être répétée de si tôt.

Bravo!


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