Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive, mai 2014

    Vendredi 30 mai 2014 | Mise en ligne à 13h03 | Commenter Commentaires (8)

    Courir tous les jours… pendant plus de 45 ans!

    C’est près de 306 000 km qu’a parcouru à la course à pied le Californien Jon Sutherland.

    L’homme de 63 ans détient désormais le record américain pour la plus longue séquence de jours consécutifs de course: aujourd’hui exactement 45 ans et cinq jours.

    Un défi amorcé le 26 mai 1969, après avoir découvert qu’un de ses amis au collège courait depuis un an à tous les jours. L’homme en question, Mark Covert, détenait la précédente marque, après 45 ans exactement de jogging quotidien.

    Sutherland, un ancien journaliste qui a couvert pendant 20 ans l’univers de la musique, se fixe l’objectif de courir au moins un mile (1,6 km) par jour.

    Mais le sportif est loin de s’en contenter. Selon le calcul fait par Runner’s World, il aurait tenu une moyenne de 11 miles (près de 18 km) par jour depuis tout ce temps.

    Et parfois rapidement. Le meilleur temps de Sutherland sur 10 km est de 28:51.

    Des sorties de course effectuées peu importe les bobos physiques… comme avant et après de l’arthroscopie aux deux genoux! N’essayez pas cela à la maison…

    Malgré son exploit, Jon Sutherland reste humble. Surtout qu’il se considère… deuxième, comme le rapporte Runner’s World.

    L’ancien athlète olympique et gagnant du Marathon de Boston en 1970, l’Anglais Ron Hill, aurait en effet couru au moins un mile tous les jours depuis le 20 décembre 1964.

    Mais une opération chirurgicale en 1993 pour des onions aux pieds aurait enrayée sa séquence. Il aurait fait un mile sur une piste, en béquilles, pour conserver la série.

    Certains jugent qu’il ne s’agit plus de course à pied dans ce cas-ci.

    Pour Sutherland, ce l’est. «Ceux qui s’intéressent à la séquence détestent ça quand Mark [Covert] et moi disons cela, mais il [Hill] est correct. Je me considère comme le numéro deux.»

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    Mercredi 28 mai 2014 | Mise en ligne à 16h57 | Commenter Commentaires (9)

    Attention voleurs: vélos-appâts dispersés dans la ville

    La croyance populaire veut que les policiers s’intéressent peu aux vols de vélos.

    Sans doute qu’il y a du vrai là-dedans, ne serait-ce que par la place qu’occupe ce type de méfait dans l’échelle de la criminalité.

    Tant qu’il y aura des meurtriers et des violeurs à capturer…

    On vous subtilise votre monture? Les statistiques le démontrent, aussi bien oublier ça et penser à aller magasiner pour un nouveau vélo.

    Mais ce n’est pas le cas partout. En tout cas, pas à San Francisco où une unité spéciale a été formée pour mettre en déroute les brigands qui s’en prennent aux précieux biens des cyclistes.

    En effet, à l’aide de la technologie, l’officier Matt Friedman chasse les voleurs de vélos. Le New York Times l’a rencontré (vidéo ci-dessus).

    Ses armes? Des vélos-appâts qui incorporent un système de localisation par GPS en temps réel et Twitter, où le policier et son équipe exposent les criminels capturés.

    C’est ainsi que de jolis vélos dispendieux — Friedman et Cie peuvent alors déposer des accusations plus graves — sont dispersés dans la ville. Surveillés de près ou de loin, ils sont ensuite retracés par le système de positionnement par satellites.

    Les voleurs sont du coup arrêté la main dans le sac… ou plutôt sur le guidon!

    L’idée n’est pas unique à San Francisco, mais elle vise toujours le même objectif, faire comprendre aux bandits que n’importe quel vélo peut être un appât de la police.

    Un autre malheureux cycliste volé? Non, simplement un vélo-appât qui vient d'amorcer sa mission. Photo Twitter.com/SFPDBikeTheft

    Un autre malheureux cycliste volé? Non, simplement un vélo-appât qui vient d'amorcer sa mission. Photo Twitter.com/SFPDBikeTheft

    C’est d’ailleurs pour cette raison que Friedman et son équipe narguent les criminels sur Twitter avec une touche d’humour.

    «Normalement, quand je vois cela, je me désole pour le propriétaire. Pas cette fois. #thankYou4Taking
    OurBaitBike [merci d'avoir pris notre vélo-appât]», a tweeté récemment l’équipe de l’Anti Bike Theft du SFPD, avec une photo d’un cadenas pour vélo coupé, abandonné par terre près d’un support.

    La puissance des réseaux sociaux porte ensuite le message du SFPD.

    Selon ce que rapporte le New York Times, un programme mis en place à l’Université du Wisconsin en 2008 — pionnier dans ce type de combat contre les vols de vélos — aurait permis aux policiers de réduire de 40% les vols de bicyclettes sur le campus dès la première année de l’utilisation des appâts.

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    L’histoire est à peine croyable.

    La semaine dernière, par les hasards qu’entraînent les détours du Web, j’aboutis sur la page Facebook de l’American Climber Science Program, un organisme qui réunit scientifiques et grimpeurs pour la sauvegarde des milieux alpins.

    Un message (en anglais) m’intrigue…

    S’il vous plaît, appelez Global Rescue. John a un bras et des côtes cassés, une hémorragie interne. Il est tombé de 70 pieds dans une crevasse. Il en est ressorti en grimpant. Camp 2 du Himlung. S’il vous plaît, faites vite.

    Sous le message, un inquiétant commentaire d’un internaute: «Quelqu’un lit ceci?»

    Heureusement, c’était le cas.

    Puis en direct ou presque, le sauvetage de John All, le blessé en question, est décrit et commenté sur Facebook.

    Au coeur de l’action sur les flancs de la montagne népalaise, le scientifique mal en point donne lui-même de ses nouvelles (il s’est même filmé dans la crevasse, dans les instants qui ont suivi sa chute), alors que son équipe tente de trouver un hélicoptère pour l’évacuer vers Katmandou.

    GR [Global Rescue] n’arrive pas à trouver un hélicoptère, alors je vais tenter de survivre à la nuit. Je suis retourné me coucher dans la tente. À moins que l’hémorragie interne ne m’achève, je devrais vivre.

    Durant la nuit et jusqu’à ce que la cavalerie arrive le lendemain, John All a continué a envoyer des messages à partir de sa balise satellitaire DeLorme inReach, liée à la page Facebook de l’organisme.

    Le communicateur bidirectionnel lui a permis de connaître les efforts en cours pour lui venir en aide. Idem pour les mots d’encouragement.

    John All en était plus que reconnaissant à sa sortie de l’hôpital, deux jours après l’accident.

    John All dans un état stable à l'hôpital au lendemain de sa chute dans une crevasse dans l'Himalaya. Photo tirée de Facebook

    John All dans un état stable à l'hôpital au lendemain de sa chute dans une crevasse dans l'Himalaya. Photo tirée de Facebook

    Merci tout le monde pour votre amour et votre soutien. Quand je grelottais et que je saignais en attendant l’hélico, les trucs que je recevais en provenance du lien satellite m’ont permis de continuer. Je viens de quitter les soins intensifs après une nuit miraculeuse de guérison — je ne suis pas un gars d’hôpital. J’ai de nombreuses blessures sur tout le corps, mais aucune ne va me tuer. Le pire a été d’avoir une épaule disloquée pour 32 heures avant qu’ils ne puissent la remettre en place. La pire douleur que j’ai jamais ressentie. [...] Merci encore pour votre merveilleux et crucial soutien. Je n’aurais pas survécu sans cela.
    John

    Montagnard d’expérience, John All devait normalement mener une équipe de chercheurs jusqu’au sommet du monde ce printemps. Malheureusement, la récente tragédie à l’Everest a chamboulé les plans quand la montagne a été «fermée» aux grimpeurs.

    C’est de cette manière que All et Cie se sont retrouvés à gravir le mont Himlung, un sommet de 7200 mètres à la frontière du Tibet et du Népal.

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