Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive, février 2014

    Vendredi 28 février 2014 | Mise en ligne à 16h29 | Commenter Commentaires (6)

    Caméras de casque: dangereuses ou pas?

    La question se pose: est-ce que l’ajout d’une caméra de style GoPro ou Contour sur un casque de protection présente un danger supplémentaire de blessures?

    Je pense ici notamment aux couvre-chefs plus légers des skieurs et des cyclistes.

    Le magazine Velo News s’est intéressé à la question récemment.

    Une interrogation qui prend encore plus de sens alors que dans l’enquête sur l’accident de ski du pilote Michael Schumacher, qui s’est heurté la tête sur une roche et s’est retrouvé plongé dans le coma, les enquêteurs se sont penchés sur une défaillance possible du casque où une caméra avait été installée.

    Le spécialiste technique pour Velo News, Lennard Zinn, s’est donc adressé à différents manufacturiers pour connaître les risques réels de l’ajout d’une caméra sur un casque.

    Ce qu’il faut savoir? C’est que de façon générale, les fabricants de caméras comme GoPro, Contour ou Sony, ont conçu les systèmes de fixation de leurs populaires appareils pour qu’ils se brisent lors d’un impact.

    Questionnés par Zinn, les responsables de Giro et de Specialized ont assuré qu’il n’y avait pas de risques supplémentaires à ajouter de telles appareils sur leurs casques. En autant que la caméra soit fixée comme il se doit sur un support fait pour se briser.

    Preuve de l’assurance de Giro, le géant américain a même intégré à sa gamme de casques pour le vélo et le ski des modèles avec ancrage pour GoPro (vidéo ci-dessus du Edit).

    De son côté, le manufacturier Troy Lee Designs se montre plus prudent dans l’intégration de tels supports. Après des tests sur des prototypes, le fabricant a indiqué à Velo News qu’il demeure incertain quant à l’avenir d’une telle idée dans sa ligne de casques.

    En résumé, la prudence et le bon sens doivent primer. Tandis que l’usage des caméras personnelles se répand, les accessoires pour les fixer de manières originales se multiplient. Ce qui ne veut pas dire pour autant que tous sont sécuritaires dans toutes les occasions.

    Lennard Zinn fait notamment allusion aux systèmes de fixation en aluminium comme le Sumomoto. Encore plus quand il s’agit de percer le casque pour l’installer.

    On peut aussi s’interroger sur les risques de certains systèmes plus encombrants, bien qu’ils donnent des points de vue spectaculaires, comme le GoSpin360 et les autres supports à pivot rotatif.

    Alors prudence dans vos tournages!

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    Mercredi 26 février 2014 | Mise en ligne à 21h08 | Commenter Commentaires (4)

    Presque cinq mois sur l’Atlantique… en kayak de mer!

    Si vous avez été de ceux et celles qui ont suivi avec intérêt les péripéties de la rameuse océanique québécoise Mylène Paquette cet été, alors l’aventure rocambolesque du Polonais Aleksander «Olek» Doba devrait vous plaire.

    C’est que voyez-vous, l’homme vient de compléter sa deuxième traversée de l’Atlantique… en kayak!

    À bord d’une bien minuscule embarcation de 23 pieds — qui s’apparente tout de même assez à un kayak de mer comme on connaît —, l’homme de 67 ans a pris 142 jours (presque cinq mois!) pour son voyage entre Lisbonne, au Portugal, et Ely’s Harbour, aux Bermudes.

    Du coup, Doba a établi la marque pour le plus long voyage en kayak de l’histoire. Il a ainsi repoussé par 43 jours son record, réalisé à sa première traversée de l’Atlantique en 2011 (de l’Afrique au Brésil).

    Au magazine Canoe & Kayak, le courageux pagayeur a néanmoins expliqué la déception qu’il ressentait au terme de sa traversée.

    «Je suis heureux d’avoir rejoint les Bermudes sans assistance, mais je ne suis satisfait qu’à 75% étant donné que je n’ai pas atteint la Floride [comme prévu].»

    Car il faut dire que le voyage en mer d’environ 8700 km de Doba a été particulièrement rude. Outre les importants défis d’une telle traversée, le pagayeur de l’extrême a notamment dû composer avec des bris d’équipements importants.

    À commencer par son système de communication qui l’a abandonné à plus de 1500 km de la côte de la Floride. Il ne pouvait alors communiquer que par sa balise SPOT.

    Après avoir reçu un appel à l’aide accidentel de la part du sexagénaire, l’équipe au sol de Doba a dépêché un navire qui était à proximité, pour porter assistance à l’aventurier.

    Bien qu’il ne pouvait plus communiquer directement avec la terre ferme et malgré les risques d’être ainsi isolé, le Polonais a refusé l’aide et indiqué à ses «sauveteurs» qu’ils pouvaient poursuivre leur chemin…

    Puis il a tenté d’éviter des conditions de tempêtes en mer. Il aurait ainsi tourné pratiquement en rond pendant six semaines pendant qu’il essayait de résister à la colère de Dame Nature.

    Finalement, le 13 février, il a perdu son gouvernail. C’est ce problème qui a causé la dérive plus au sud du kayakiste.

    Déterminé à atteindre son objectif floridien, Aleksander Doba se prépare donc à reprendre la mer dès que son embarcation sera réparée.

    Idéalement, il espère se faire conduire en mer par bateau pour reprendre là où il a perdu son gouvernail.

    Pour suivre la suite de cette aventure incroyable, suivez Doba sur son fil Twitter ou encore sur sa page Google+ (avec plusieurs photos… mais en polonais!).

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    Lundi 24 février 2014 | Mise en ligne à 16h57 | Commenter Aucun commentaire

    La folie de mars du roi des montagnes

    Avec un nom aussi prédestiné que le sien, il n’est pas étonnant que le skieur canadien Greg Hill cumule les records en montagne. Une nouvelle marque l’attend maintenant.

    Celui qui s’est notamment fait connaître pour avoir réalisé l’exploit en 2010 de cumuler en une année, sans moyen mécanisé, un total de deux millions de pieds verticaux d’ascension en ski de randonnée alpine (oui, oui, c’est près de 610 km de dénivelé à grimper en ski en une année!), remet ça en mars.

    Cette fois, le roi des montagnes âgé de 38 ans tentera de battre sa marque personnelle d’ascension verticale en ski, par sa seule force, en un mois. Il vise le plateau des 100 km verticaux (328000 pieds) en 31 jours.

    De manière concrète, cela revient à dire qu’il devra gravir l’équivalent de 160 fois le mont Sainte-Anne (dénivelé de 625 m) en mars. Ou plus précisément, le faire plus de 5 fois par jour pendant 31 jours. Évidemment dans la poudreuse, loin des sentiers battus…

    Encore une fois, il se lance dans cette folie sportive par simple curiosité sur ses capacités.

    Lors du record de 2010, le natif de Cowansville (Québec), qui habite désormais Revelstoke (Colombie-Britannique), avait réussi à cumuler en décembre 77 km d’ascension dans le sprint final pour atteindre la marque des deux millions de pieds verticaux, avant le changement d’année.

    Fidèle à son style, Hill s’attaquera à son défi sur des pentes vierges et sauvages de l’Ouest canadien. Il ne répètera pas une même ascension-descente, et il changera toujours de secteur au fil de l’aventure, baptisée le March Madness (La folie de mars).

    Il devra donc se méfier des pièges de la montagne, à commencer par les avalanches. Et il y aura l’usure et les blessures.

    «Je sais ce que mon esprit pense pouvoir accomplir. Mais est-ce que mon corps peut le faire en réalité?» questionne d’ailleurs le skieur dans la vidéo de présentation de l’exploit (ci-dessus).

    Bien de son temps, Greg Hill se servira des médias sociaux pour partager chaque jour ses aventures verticales. Il sera possible de le suivre sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram, de même que sur son site Web.

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