Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive, novembre 2013

    Vendredi 29 novembre 2013 | Mise en ligne à 13h17 | Commenter Commentaires (2)

    Québékoisie: un documentaire qui vaut le détour

    Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

    Affiche du film Québékoisie. Photo Mofilms.ca

    On ne peut pas dire que Mélanie Carrier et Olivier Higgins ont ménagé leurs efforts pour la réalisation de leur plus récent documentaire, Québékoisie.

    Parti en vélo pendant plusieurs semaines sur la 138 entre Québec et Natashquan à la rencontre des membres des Premières Nations, le couple a su créer et raconter une fabuleuse histoire qu’il faut absolument prendre le temps de découvrir.

    Au fil de la route et de ses détours, les réalisateurs qui se sont faits connaître grâce au film d’aventure Asiemut nous offrent une relecture de nos liens avec les membres des Premières Nations.

    Une réflexion à vélo qui aboutit après six ans de travail et qui nous fait revisiter cette satanée frontière qui divise encore de nos jours au Québec Autochtones et non-Autochtones.

    «C’est notre vision», a résumé avec humilité Olivier, hier, à la grande première du film à Québec. Un coup d’oeil personnel qui s’imposait pour le couple de Charlesbourg, qui après avoir parcouru le monde à la rencontre des autres, a réalisé qu’il connaissait bien peu ses voisins autochtones, dans sa propre province.

    On dit souvent que le cinéma documentaire fait voyager, fait découvrir de nouveaux horizons, de nouvelles perspectives. Dans le cas de Québékoisie, ça ne pourrait être plus vrai.

    De façon intelligente et allumée, le duo nous présente un road movie unique qui nous mène finalement de Rigaud à Natashquan en passant par le Saguenay… et la Normandie!

    Grâce aux propos éclairés de divers intervenants, dont notamment l’anthropologue bien connu Serge Bouchard, c’est une nouvelle façon de voir l’histoire qui nous est proposée.

    Un récit revu et corrigé qui n’est jamais moralisateur ou donné comme LA vérité. Plutôt des pistes de réflexion qui s’additionnent et s’imposent au fil des kilomètres à vélo réalisés par les deux trentenaires. Il faut voir le documentaire pour en constater toute la finesse et l’intelligence.

    On y suit notamment Francine Lemay, la soeur du caporal Marcel Lemay, le militaire tué durant la crise d’Oka en 1990. Son histoire de réconciliation avec le peuple mohawk amène forcément à s’interroger sur certains préjugés persistants depuis les tristes événements.

    À l’inverse, l’histoire de Marco Bacon, un Innu de Chicoutimi, est aussi forte de sens. Fier de ses racines, l’homme aux cheveux noir et à la peau basanée ne peut cacher ses origines. Une surprise l’attend cependant quand il part sur la piste de ses ancêtres. Un chemin qui le mènera jusqu’à Caen… en Normandie!

    Je n’en dis pas plus et vous laisse le soin de découvrir l’oeuvre de Mélanie et Olivier. Un documentaire qui ne pourra que bousculer vos perceptions sur nos relations — ou l’absence de — avec les membres des Premières Nations, quelque soit votre vision a priori.

    Alors qu’ils craignaient d’être perçus comme des voyeurs et des ignorants, Mélanie et Olivier ont su faire accepter leur caméra avec brio. Le résultat est un documentaire rempli de petits moments intimes, drôles et même magiques que les cinéastes font vivre à l’écran.

    Gagnant récemment du prix Magnus-Isaacson aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal, (honneur attribué à un cinéaste émergent qui témoigne d’une conscience sociale), Québékoisie prend maintenant l’affiche au Cinéma Cartier à compter de ce soir, 29 novembre. Le film y sera présenté tous les soirs à 19h30 jusqu’au 9 janvier.

    Les deux cinéastes espèrent ensuite que le film voyagera ici comme ailleurs… jusqu’à un écran près de chez-vous!

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    Mercredi 27 novembre 2013 | Mise en ligne à 17h29 | Commenter Un commentaire

    Escalade: l’ultime solo urbain en direct à la télé

    L’Américain Alex Honnold est l’un des grimpeurs les plus en vue ces dernières années.

    Et pour cause, ses ascensions incroyables en solo intégral — sans corde pour assurer sa sécurité en cas de chute — ont fait de lui une vedette quasi instantanée. La vidéo ci-dessus tournée au parc national de Yosemite donne une idée du personnage.

    Une réputation qui a su dépasser l’univers de l’escalade et rejoindre le grand public. Publicités et reportages dans les grands médias à travers le monde ont contribué à bâtir son statut de superhéros de la grimpe.

    Notamment athlète dans la très en vue équipe de professionnels du fabricant The North Face, Honnold, 28 ans, ne ralentit pas la cadence et se prépare toujours pour sa prochaine aventure, son prochain exploit.

    Cette fois, il s’attaque à un tout nouveau défi… créé par l’homme!

    En effet, à heure de grande écoute et pour la télévision de National Geographic, le grimpeur se prépare à l’ascension de la tour Tapei 101, à Taïwan.

    L’édifice de 101 étages est officiellement le deuxième plus haut du monde. L’antenne sur le toit culmine à 509,2 mètres.

    En mars prochain, Honnold tentera de se rendre au sommet que par ses propres moyens, en solo intégral. Malgré les demandes des responsables de l’immeuble, le grimpeur refuse d’utiliser un système de protection.

    Contrairement aux habitudes du Spiderman français Alain Robert, bien connu pour ses ascensions de structures en milieu urbain à travers le monde, Honnold a obtenu toute les autorisations pour sa tentative.

    L’aventure sera retransmise à la télévision grâce à une équipe de cinéastes de l’extrême, qui, postés à des endroits stratégiques, suivront les faits et gestes de Honnold.

    Au magazine Outside, Honnold a raconté que le plan était au départ de faire l’ascension de la tour Burj Khalifa (829,8 m), à Dubaï, le plus haut édifice au monde.

    Mais après avoir inspecté la structure de près, il a jugé le tout «trop extrême». L’équipe s’est donc tournée vers l’édifice suivant sur la liste, le Tapei 101.

    Dans les derniers mois, Honnold a exploré les différentes sections à gravir de la tour. «Il faut toucher à tout, parce qu’on ne sait jamais si la construction reste la même jusqu’en haut, s’il y a une section sans prise sur 2,5 mètres, insurmontable, à 500 mètres dans les airs.»

    D’après le Californien, l’ascension sera surtout un test d’endurance. Le plus grand risque? Qu’un morceau de la structure cède. Car sinon, dans un entretien avec Rock and Ice, Honnold a estimé la difficulté de l’ascension à mi-5.11, soit bien en-deça de son plus difficile solo en carrière.

    Mais tout de même. Les risques demeurent bien présents. Au point où les responsables de la télédiffusion se gardent un délais de 10 secondes dans la retransmission. Au cas où…

    Honnold ne laisse cependant pas de place pour ce genre de doutes. «Tu ne te lances pas dans un pareil projet s’il y a 15% de chance d’y rester», a-t-il expliqué à Outside.

    «Il y a 100% de chance que je vais m’en sortir.»

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    Avec l’hiver qui s’amène, la saison d’escalade de glace ne tardera pas à s’amorcer de plus belle.

    Mais question d’être fin prêts, les grimpeurs avaient jusqu’ici peu d’outils pour simuler ce type de grimpe en attendant le retour des cascades gelées.

    Pour ceux qui gardent la forme dans les gyms où l’on pratique l’escalade intérieure, les DRY ICE Tools risquent de tomber à point.

    «Piolets» en bois munis de courroies caoutchoutées qui servent de «lames», les DRY ICE Tools simulent les mouvements possibles en escalade mixte, et de glace.

    En s’accrochant aux prises artificielles qui ont des protubérances, il est ainsi possible de faire travailler les muscles sollicités pendant la grimpe hivernale.

    Même pour ceux qui ne s’attaquent pas à la glace pendant la saison froide, le produit a de quoi plaire. Rien de tel pour diversifier les entraînements.

    Contrairement à l’utilisation de véritables piolets à l’intérieur, la création de Furnace Industries, lancée il y a moins d’un an, se veut tout à fait sécuritaire et sans danger sur un mur artificiel standard.

    Bien sûr, comme chaque centre d’escalade a ses règlements, il faut s’assurer que l’utilisation des DRY ICE Tools est permise. Mais techniquement, rien ne peut blesser les grimpeurs qui utilisent ces «piolets» nouveau genre.

    Pas le lame acérée, ni de manche qui peut cogner dur. Les outils en bois sont également attachés au harnais pour éviter de tomber sur les gens au sol. On a visiblement pensé à tout!

    Fabriqués aux États-Unis, les DRY ICE Tools se vendent 99 $US (pour la paire). On les commande directement sur le site de Furnace Industries.

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