Jean-Sébastien Massicotte

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  • Jean-Sébastien Massicotte

    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Mercredi 7 août 2013 | Mise en ligne à 15h51 | Commenter Commentaires (5)

    Naked and afraid: l’ultime émission de survie

    Dans la tendance des émissions de téléréalité qui traitent de survie en milieu sauvage, le réseau Discovery a frappé fort avec l’une de ses plus récentes productions dans le genre.

    Oubliez les défis farfelus de Survivor ou encore Bear Grylls et ses «bibittes» avalées en gros plan, ses cascades scénarisées pour nous faire croire au danger et ses commentaires à l’écran qui nous font regretter Steve Irwin, le «Crocodile Hunter».

    Cette fois, la survie se vit à l’écran sans artifice, le temps d’un défi drôlement réaliste. Bienvenue dans l’univers de la série Naked and afraid.

    Imaginez l’un des pires scénarios: vous vous retrouvez en situation de survie, dans un milieu hostile et inconnu quelque part dans le monde, avec un étranger… et nu de surcroît! La totale!

    À l’écran, des spécialistes de la survie de tous les horizons tentent ainsi de relever le défi, sans artifice. Pas moyen de tricher. Le savoir-faire et la débrouillardise sont les seuls moyens de s’en sortir.

    À chaque épisode, un homme et une femme — des étrangers au départ — doivent donc rapidement faire équipe pour survivre.

    Seule concession, chaque participant à droit à un objet personnel. Outil tranchant et moyen pour faire du feu ont souvent la faveur des duos nouvellement formés.

    Une petite équipe de production filme l’aventure, mais aucun contact n’est permis, sauf en cas d’extrême urgence. De leur côté, les participants ont en leur possession de petites caméras pour se filmer quand ils se retrouvent seuls.

    Quant aux voyeurs attirés par le titre de l’émission, ils risquent d’être un peu déçus. L’émission est tournée avec goût et on cache efficacement ce qui ne doit pas se retrouver à l’écran! De toute façon, les participants font souvent preuve d’une grande créativité pour se vêtir avec les moyens du bord.

    L’intérêt de l’émission est que c’est certainement ce qui peut se rapprocher le plus de la réalité des situations de survie en milieu naturel. Faim, soif, stress, froid, insectes et animaux dangereux: voilà seulement quelques obstacles qui se retrouvent rapidement sur la route des «survivalistes» de Naked and afraid.

    Unique bémol, s’il faut en avoir un, c’est que les participants savent qu’ils doivent résister pendant 21 jours, la durée maximale du test en nature.

    Le fait d’ignorer la durée de l’aventure rendrait le défi encore plus réaliste et aurait nécessairement un impact sur les décisions des participants. Mais pour la production, on comprend que cela serait bien difficile à gérer.

    Pour ceux qui n’ont pu suivre la série sur la chaîne Discovery, il est possible de se faire une très bon idée de l’émission à partir du site Web de Naked and Afraid. Sur YouTube (comme ci-dessus), certains épisodes complets sont présentés.

    Devant le succès de la saison numéro un, l’équipe de production plancherait actuellement sur le recrutement pour la suite de la série.


    • Survivorman avec le canadien Les Stroud était aussi très authentique.
      Pas d’équipe avec lui, seul à traîner ses caméra.
      Ses accessoires permis était conforme avec le scénario de survie de l’épisode. Exemple: perdu dans le désert américain durant une randonnée de vélo de montagne rendu inutilisable, il pouvait utiliser ce qu’il y avait sur le vélo (chambre à air, câble de freins).
      C’était réaliste et sans sensationnalisme inutile.

    • Au fond, il faut être du type un peu exalté pour se donner de tels défis afin de se réaliser soi-même. Il convient d’abord de bien connaître ses limites psychiques et physiques si on veut plonger à tout prix dans le labyrinthe de ses propres émotions… Ce genre de défi donne-t-il à chaque fois des résultats heureux à court et long terme? On le sait, ces états d’âme exceptionnels (peur, stress, anxiété entre autres) peuvent provoquer des chocs post traumatiques importants

      J’admire les braves mais je désapprouve la témérité. L’Everest n’est pas donné à tout le monde. Jacques Brel le chantait avec ses mots bien à lui: … atteindre l’inaccessible étoile.

    • @le_saint

      Oui, Les Stroud a fait une très bonne série. J’ai adoré son émission.

      Il y a également la série “Alone in the wild”, surtout la saison 1, qui est extraordinaire. Aucune BS. Le gars est tout seul pendant des mois et il perd ET 60 lbs ET sa sanité d’esprit. Extraordinaire série qui montre clairement à tous “weekend survivalists” que la vraie vie c’est pas de la tarte.

      http://www.youtube.com/watch?v=xugVC41uHbs

      Tu aimerais aussi le reportage sur Heimo Korth, un gars qui vit comme chasseur-trappeur en Alaska dans un petit chalet depuis 35 ans. Il est le seul humain (lui et son épouse) à vivre sur ce territoire sauvage. Hallucinant.

      http://www.youtube.com/watch?v=Iq0rZn8HFmQ

      Et pour ceux qui ne le connaissent pas, Dick Proenneke a fait, dans les années 70, un documentaire sur sa vie en autonomie totale lui aussi en Alaska, filmé avec une caméra à ressort. Ce gars là est carrément un Dieu (pour vrais). Pas grand monde aujourd’hui ne pourrait faire ce que ce gars là savait faire … et tout seul sans aide. Le documentaire complet est d’une très grande qualité et se trouve facilement.

      http://www.youtube.com/watch?v=iYJKd0rkKss

      _______________________________
      Merci pour les liens! Jsm

    • Imaginez,

      on vous fait naître en Somalie et vous devez vivre.

      Où dans tout autre pays que les Occidentaux maintiennent à terre avec les deux pieds.

      Pas mal mon concept?

    • Intéressant comme concept malgré la censure. Par-contre, c’est sur la mauvaise chaine. Discovery channel année après année perds de son lustre. Il fut un temps, il ne présentait que de bon documentaire. Maintenant, ce ne sont que des “reality show” et des docudrama quand ce n’est pas des docufictions comme le controversé Megalodon: The Monster Shark Lives. Ils devront revenir a leur racine sinon ils deviendront un autre TLC. Quand la majorité de ton contenu scientifique passe par MythBuster… ya des quoi se poser des questions. Une chance, il reste encore, pour l’instant, 2-3 bonne séries.

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