Jean-Sébastien Massicotte

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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Archive, août 2013

    Vendredi 30 août 2013 | Mise en ligne à 14h50 | Commenter Commentaires (6)

    Quand les voleurs suivent vos entraînements sur le Web

    Les cartes de vos sorties d'entraînement affichées sur les réseaux sociaux peuvent mener des gens mal intentionnés directement à votre domicile.

    Les cartes de vos sorties d'entraînement affichées sur les réseaux sociaux peuvent mener des gens mal intentionnés directement à votre domicile.

    Ça fait déjà un moment que je me questionne sur le sujet.

    Je remarque que de plus en plus de sportifs utilisent diverses applications d’entraînement liées aux réseaux sociaux, dans le but de consigner et de partager sur le Web leurs efforts à la course à pied et en vélo.

    J’aime bien. Mais dans certains cas, en plus de la distance et du temps de la sortie, une carte détaillée apparaît. C’est là que je suis un peu songeur…

    Car dans certains cas, les sportifs branchés sortent de la maison et démarrent leur montre GPS ou encore leur iPhone sans plus de soucis. Mais est-ce judicieux de s’afficher de la sorte sur Facebook ou ailleurs sur le Web?

    Car si l’on ne fait pas attention, on vient d’indiquer précisément… où l’on habite! Ça va si votre auditoire est constitué uniquement d’amis digne de confiance. Mais si ce n’est pas le cas?

    Présent à l’Eurobike en Allemagne, la grand-messe annuelle des fabricants de vélos et d’accessoires cyclistes, un responsable de la compagnie de cadenas Abus a appelé à la prudence.

    Directeur des ventes et du marketing, Axel Rösler a mis en garde les utilisateurs d’applications, comme Strava, des nombreux indices qu’ils peuvent laisser à des gens mal intentionnés.

    «Il existe un réel risque que les cyclistes guident des voleurs vers leur demeure en démontrant leur fierté et leur plaisir [à l'entraînement], et en entrant en compétition avec d’autres personnes sur les médias sociaux. Les applications qui permettent le suivi [cartographique] indique précisément où les utilisateurs habitent, et les voleurs peuvent compléter la cueillette d’informations en visitant d’autres sites sociaux», a fait remarquer Rösler sur le site Web Bike Biz.

    Du coup, certaines personnes sans scrupule peuvent découvrir exactement où ils trouveront le si beau vélo de course qui faisait la fierté de son propriétaire sur Facebook ou sur Twitpic.

    Si l’on s’attarde uniquement aux risques de vol d’équipements sportifs, au moment où les prix des montures de route et de montagne atteignent des sommets stratosphériques, un peu de prudence s’impose.

    Axel Rösler conseille même de verrouiller les vélos dans la maison ou le garage à un ancrage fixe. Une idée à considérer, même si l’on sait que la suggestion de Rösler n’est pas désintéressée.

    Évidemment, de nous jours, il est quand même assez aisé de retracer quelqu’un si l’on s’en donne la peine. Mais pas besoin de faciliter la tâche aux brigands.

    Pour écarter les problèmes, des solutions existent.

    Deux idées toutes simples: d’abord évitez de démarrer la diffusion de vos entraînements à partir du pas de la porte de votre domicile. Ensuite, les réglages de confidentialité des différentes applications permettent normalement de limiter les informations rendues publiques. À vous d’agir!

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    Mercredi 28 août 2013 | Mise en ligne à 13h31 | Commenter Commentaires (3)

    L’ascension du Cervin… en 2h52 de course!

    Les habitués du blogue plein air connaissent déjà les exploits passés du coureur espagnol Kilian Jornet. Dans sa quête de vitesse et de sommets, le montagnard a ajouté un record à sa fiche la semaine dernière avec l’ascension, aller-retour au pas de course, du mythique Cervin (ou Matterhorn si vous préférez) en 2h52.

    Du coup, Jornet a surpris tout le monde — dont lui-même! — en retranchant plus de 20 minutes à l’ancien record, détenu depuis 1995 par l’Italien Bruno Brunod.

    Pour se donner une idée du défi ahurissant qu’a relevé le coureur de 25 ans dans cette sortie de «trail running» extrême, il faut voir les photos et les vidéos de l’exploit qui circulent sur le Web.

    L’extrait ci-dessus, dans la portion supérieure de la montagne, donne un bon aperçu du terrain vertigineux que le coureur devait affronter. Je vous laisse juger où la course à pied arrête et où l’escalade commence!

    Jornet est parti de Breuil (2006 mètres d’altitude), en Italie, un village au pied de la montagne, pour emprunter la voie Lion Ridge, l’itinéraire normal du côté italien. Le sommet du Cervin culmine à 4478 mètres. Faites le calcul!

    L’ascension par la voie coté 5.3 — quand on utilise les nombreuses cordes fixes — s’est faite en 1h56. Pour le commun des mortels, ce serait apparemment une question d’au moins une journée…

    Pour se préparer au record, Jornet s’était installé dans le dernier mois au pied de la montagne, dans sa fourgonnette. Il aurait fait huit fois l’ascension dans les deux semaines précédentes, histoire de travailler les passages délicats et d’apprendre le parcours.

    Bon joueur, Bruno Brunod a collaboré à la préparation du record en conseillant Jornet. L’Italien a d’ailleurs accompagné à la course le nouveau recordman durant les derniers mètres de l’exploit. Un contact privilégié durant l’entraînement que Jornet aurait particulièrement apprécié, selon l’entrevue qu’il a accordé au magazine Desnivel.

    Et si vous pensez qu’un pareil exploit a fatigué Jornet, vous vous trompez. Trois jours après le record, l’Espagnol a remporté en un peu moins de 4h44 la première présentation du Matterhorn Ultraks. Une course en montagne de 46 km, rien de moins.

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    Lundi 26 août 2013 | Mise en ligne à 15h27 | Commenter Commentaires (5)

    Kayak: le sauvetage de l’année?

    S’il y a un prix qui est remis au kayakiste qui a réalisé le sauvetage de l’année en 2013, il risque bien d’aboutir dans les mains de David Fusilli.

    Le kayakiste de rivière a réalisé un court film qu’il a mis en ligne la semaine dernière (vidéo ci-dessus) dans lequelle on peut revivre à la première personne — grâce aux caméras GoPro des deux pagayeurs impliqués — comment il a littéralement sauvé la vie de son ami Bren Orton.

    Les deux pagayeurs qui font partie du Demshitz Crew, une bande de passionnés d’eau vive, s’attaquaient à la descente de Hamma Hamma dans l’État de Washington.

    Au programme, deux chutes à affronter coup sur coup. D’abord un premier saut d’un peu plus de six mètres, avant de retrouver la bonne ligne pour entreprendre le second passage vertical… de plus de 15 mètres!

    Si Fusilli a bien négocié la première partie de la manoeuvre, ce ne fut pas le cas pour Orton, qui s’est retrouvé du mauvais côté à l’atterrissage de la cascade d’introduction. Du coup, il s’est fait prendre dans le courant, incapable de s’éloigner de la paroi rocheuse qui creusait sous l’eau. Aussi bien dire un piège mortel duquel on ne sort pas souvent…

    Incapable de se décoller du mur de roche, Orton a chaviré au pire endroit et n’a pu esquimauter. Chanceux dans sa malchance, il a tout de même réussi à s’accrocher à la paroi après avoir abandonné son kayak. Mais il n’était pas sorti d’affaire pour autant.

    C’est alors que Fusilli est entrée en action avec une efficacité exemplaire. Le montage rend bien l’intensité et l’urgence du moment, mais aussi à quel point le sauveteur a su rester calme malgré la vie qu’il devait sauver.

    Je vous laisse découvrir grâce aux images captées par les caméras des casques des deux pagayeurs, comment Fusilli est arrivé à sortir Orton du pétrin in extremis.

    Disons seulement que la prise que Fusilli a lancé avec son sac à corde pour rejoindre Orton vaut le coup d’oeil. Au magazine Canoe & Kayak, le héros était étonné d’avoir pu sauver son partenaire.

    «Il était à environ un mètre de nager la cascade de 15 à 18 mètres. Je n’arrive pas encore à croire que le sauvetage ait fonctionné!»

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