Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
  • Jean-Sébastien Massicotte

    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 31 mai 2013 | Mise en ligne à 13h47 | Commenter Commentaires (3)

    60 jours sur un caillou à la merci de l’Atlantique nord

    L’aventurier écossais Nick Hancock devra combattre en même temps la claustrophobie et l’agoraphobie pour son prochain défi. Sans compter qu’il court le risque de se noyer ou encore de disparaître en mer…

    En effet, celui qui se prépare en ce moment à débuter son aventure baptisée Rockall Solo a prévu de survivre dans une «capsule» de moins de 2,5 mètres de long pour 60 jours… sur un petit pic rocheux qui jaillit au large de l’Écosse, dans l’immensité de l’Atlantique nord.

    Le rocher Rockall est un ancien volcan éteint situé à plus de 360 km de la côte écossaise. Il fait à sa base environ 25 mètres de large et culmine à une vingtaine de mètres de haut.

    Pour s’y rendre, il faut effectuer un périlleux voyage en bateau de plus de 12 heures. L’endroit est si isolé qu’il y aurait eu à ce jour moins de 100 personnes qui y seraient débarquées. Une nuit là-bas? Seulement quatre courageux apparemment.

    Une fois sur place quand la météo le permettra, Nick Hancock ancrera sa «maison» au sommet du caillou livré à la merci de l’océan. L’homme de 38 ans espère battre le record en solitaire (40 jours en 1985) pour la plus longue période à vivre sur le rocher. Des membres de Greenpeace détiendraient la marque pour un groupe (42 jours).

    L’exploit peut sembler futile. Mais Hancock s’installe sur Rockall avec notamment l’espoir d’amasser plus de 16000 $CAN pour l’organisme Help for Heroes, qui vient en aide aux soldats blessés et à leurs proches.

    Puis, par sa présence, l’aventurier veut aussi réaffirmer la propriété de la minuscule île par le Royaume-Uni. Une portion de terre qui est également revendiquée par le Danemark, l’Irlande et l’Islande.

    Une fois rendu à destination, Hancock et son équipe installeront solidement l’abri — un réservoir d’eau modifié — sur le rocher. Une opération qui s’annonce périlleuse alors que Rockall est balayé par les flots sans ménagement. Les conditions en mer devront être parfaites pour pouvoir compléter les préparatifs.

    Une fois l’expédition amorcée, Hancock pourra s’étirer un peu autour de sa capsule, mais sans plus. Et si la météo se gâche, il devra trouver refuge et se faire patient car l’endroit est réputé pour ses vagues monstrueuses.

    Si l’été est apparemment plus tranquille à ce chapitre sur Rockall, il reste qu’on aurait déjà mesuré des vagues record de près de 30 mètres à cet endroit, donc beaucoup plus hautes que le rocher lui-même!

    Aux dernières nouvelles sur son fil Twitter, Hancock attendait toujours un fenêtre météo propice pour prendre le large.


    • Y-aura-t-il un lien sur la webcam ?

    • “…on aurait déjà mesuré des vagues record de près de 30 mètres à cet endroit…” C’est pas Rockall, c’est Rock’n Roll.

    • A voir la blancheur du caillou, il ne sera pas seul, l’endroit semble être fréquenté par nombre d’oiseaux marins…

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    septembre 2014
    D L Ma Me J V S
    « août    
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    282930  
  • Archives

  • publicité