Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Mercredi 29 mai 2013 | Mise en ligne à 13h35 | Commenter Commentaires (9)

    Les randonneurs mal équipés, mal préparés?

    Le collègue Jean-François Cliche, journaliste et blogueur scientifique au Soleil, m’a mis sur la piste d’une étude intéressante un peu plus tôt cette semaine.

    Pour la réalisation d’une recherche, un étudiant en médecine de l’Université Brown s’est intéressé au niveau de préparation des randonneurs. Résultat? Selon son échantillonnage, il y a encore du travail de sensibilisation à faire…

    À l’été 2011, Ryan Mason a questionné 199 randonneurs au départ de trois sentiers de différentes difficultés, dans les White Mountains, au New Hamsphire. Il voulait savoir ce qu’ils transportaient pour assurer leur sécurité en cas de pépin.

    À partir de la liste de 10 items suggérés par le programme gouvernemental hikeSafe, le chercheur a fait une comparaison quantifiable.

    Du matériel de base: une carte, une boussole, des vêtements supplémentaires, une protection contre la pluie, de quoi allumer un feu, une lampe de poche, de la nourriture et de l’eau, un couteau, une trousse de premiers soins, et un sifflet. Quelques items qui peuvent certainement vous sauver la vie si l’imprévu vous garde en forêt plus longtemps que souhaité.

    Constat principal de l’étude de Mason, qui sera publiée dans le prochain numéro du journal Wilderness & Environmental Medicine, 60% des randonneurs questionnés avaient sept items ou moins en leur possession, sept étant la limite acceptable selon le chercheur au niveau de la préparation.

    Pour plusieurs, la courte durée de la sortie justifiait le fait de partir avec peu de matériel.

    Au total, seulement 18% des randonneurs avaient les 10 items en leur possession. Les personnes plus âgées et celles qui ont plus d’expérience étaient généralement mieux préparées, avec en leur possession plus d’items de base.

    Les marcheurs rencontrés ont eu à répondre à 22 questions, histoire de notamment détailler et expliquer les équipements transportés ou non. Le questionnaire demandait également aux randonneurs s’ils avaient vérifié la météo avant de partir et s’ils avaient avisé un proche de leurs plans.

    Le but de tout ça? Mason et ses collègues espèrent découvrir ce qui fait défaut dans la préparation des randonneurs. Du coup, ils souhaitent pouvoir trouver des moyens pour améliorer la sécurité des gens en grande nature.

    Considérez-vous que vous êtes bien équipé et préparé lors de vos sorties?


    • Je retiens ceci: “au départ de trois sentiers de différentes difficultés”

      Pas mal moins équipé pour une rando facile sur un sentier achalandé comme le Passaconaway que se taper Adams-Jefferson-Madison.

      Le minimum absolu même pour le Mont-Royal: de l’eau.

    • Ce n’est pas 100% clair, mais j’ai plutôt l’impression à la lecture de l’article que la limite acceptable selon l’auteur était de 8 items, pas 7. Donc 3 randonneurs sur 5 étaient sous la limite, et 2 sur 5 la respectaient.

      Pour ma part j’ai fait plusieurs randonnées d’une journée dans les Adirondacks l’automne passé, et mon score est un maigre 5. Ça donne à réfléchir. J’ai tous les items en question, il suffit de penser à les apporter.

    • Celà dit, ce qu’il fait défaut c’est essentiellement la méconnaissance des randonneurs sur ce qu’ils vont (essayer de) monter. Croiser des randonneurs mal équipés et mal préparés, j’imagine qu’on a tous nos anecdotes. De la femme en talon haut qui tentait la montée avec bébé dans la poussette coincée dans les racines au Mont Saint-Alban à ceux en flip-flop sur les roches glissantes des Adirondaks, comme s’ils allaient sur un boardwalk qui longe l’océan.

    • Il manque des items à votre liste.
      J’ai déjà vu une madame en gougounes au Mont-Albert. Elle avait oublié les bottes ou au moins des souliers de montagne.
      Un chapeau pour se protéger du soleil. De la crème solaire ou des manches longues.

      J’ai habituellement 8 sur 10. Je n’ai pas toujours de boussole et la carte du sentier n’est pas toujours topographique. Donc, la boussole est moins utile.

    • bon sujet.
      en été, sérieusement, ça donne quoi d’avoir autre chose que de l’eau pour le mont albert par exemple. au pire, rajoutons à l’eau un chandail plus chaud et une lumière.
      si pepin il y a, t’attends le lendemain et 50 personnes peuvent t’aider.
      ce n’est pas le blue john canyon à chaque rando.

    • Dans notre cas, nous traînons presque tout le temps des doubles (2 paires de bas et sous-vêtements), de la corde, une couverture thermique, une paille pour filtrer l’eau des ruisseaux sur notre chemin, une canne de spray contre les ours et nos bâtons de marche. On s’adapte selon le niveau de difficulté (neige, glace, ou petit sentier facile).

    • C’est vrai que ça a beaucoup d’importance selon le sentier. Certains étant plus fréquentés que d’autres. Et puis il y a la saison aussi.

      Mais dans l’ensemble c’est une très bonne liste. Moi j’ai tendance à trainer presque tout ça tout le temps un peu pour ne pas me casser la tête et aussi pour avoir l’habitude.

      Je crois aussi qu’il manque quelques items. Un truc personnel: une cagoule. Très compact et léger, ça couvre la tête et le cou. Idem pour les pattes de pantalons. Excellent si on a besoin de s’isoler d’avantage. Une couverture d’urgence aussi. Ça ne coûte pratiquement rien, ça peut aussi servir d’abri pour la pluie ou le vent et c’est relativement visible à partir d’un hélicoptère. Pour l’eau, je recommande quelques micropur dans la trousse de premiers soins. Il y a aussi un peu de cordelette mais ce n’est pas obligatoire. Ce qui change entre une randonnée d’un jour ou de plusieurs jours est la taille de la trousse d’urgence.

      Ça m’est arrivé une fois dans les montagnes blanches d’avoir un peu peur. C’était en octobre (j’avais d’ailleurs fait poser mes pneus d’hiver et j’ai bien fait, on a roulé dans un col où il y avait de la neige).

      Bref, la descente a été lente car c’était glissant (l’eau gelait) et ma copine se fatiguait. Alors on a marché après le couché du soleil. On avait une frontale et je peux vous dire qu’elle a été TRÈS précieuse. Plus bas, le chemin croisait souvent des ruisseaux intermittents et c’était confondant. Avec le froid, la fatigue, le stress, etc., j’ai eu un peu peur. Je me sentais un peu comme dans blair witch project où chaque arbre était pareil. Rien de sérieux mais ça donne une bonne expérience. On avait notre équipement d’urgence et je m’en félicite. On stress moins dans ces cas là.

    • Le pire, c’est que je soupçonne que ces marcheurs sous-équipés selon les 10 items essentiels portent probablement un sac de 40 lbs+ mais juste mal organisé et inutilement lourd.

      Genre, de la bouffe en canne ou de la confiture dans un pot de verre avec un quart complet de pain tout écrasé …

      àJ’ai vu pire, j’ai déjà marché un bout avec un gars rencontré sur une trail qui se trainait un 2 litres de crème glacée en plein été. Ma main au feu qu’il n’avait pas le minimum d’urgence.

      Mon kit comprend beaucoup plus que le minimum en cas d’urgence et je me maintient toujours autour de 22-23 livres total, tout inclus (tente, bouffe, etc) pour 7 jours en solo sans ravitaillement.

      Une mode qui me fait peur, ce sont les jeunes aujourd’hui qui partent sur les trails avec un packsack de 10 livres (hikers ultralégers). Bien qu’expérimentés (mais parfois, même pas!) ils coupent sur certaines nécessités et prennent de gros risques.

      Ils sont à l’opposé du problème posé par ce billet: Les premiers sont inconscients, les seconds sont très téméraires. Un gros orage de 1-2 jours et Daniel Boone va se mettre à flipper un peu.

    • @tonyverdechi
      Bonne idée la cagoule s’il y a des mouches noires, des brulots … des petits vampires comme ça.
      Il y en a qui se roulent pour former une simple tuque si on a moins besoin de protection.

      @toujours_plus
      Il peut neiger en juillet et aout sur le top du Mont-Albert. Et si vous êtes le dernier à passer, la nuit peut être longue avec une cheville foulée ou pire.

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