Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
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    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Vendredi 26 avril 2013 | Mise en ligne à 13h48 | Commenter Aucun commentaire

    Bonne époque pour surmonter la perte d’un membre

    C’est étrange à dire, mais c’est une bonne époque pour surmonter la perte d’un membre. Ça n’enlève rien à la gravité de devoir faire le deuil d’une partie de soi, mais jamais les amputés n’ont eu autant de possibilités pour retrouver leur autonomie.

    À la suite des explosions au Marathon de Boston, de nombreux blessés se retrouvent actuellement à devoir apprendre à vivre avec un membre (souvent une partie d’une jambe dans ces cas-ci) en moins.

    Triste conséquence des guerres en Irak et en Afghanistan, les différents corps de l’Armée américaine se sont retrouvés avec de nombreux soldats ayant aussi subi des amputations. Résultat positif de tout ça, le développement des prothèses s’est accéléré et la qualité des produits s’est grandement améliorée dans la dernière décennie.

    Comme l’expliquait récemment le New York Times dans un de ses reportages, ce sont la guerre et le sport qui font avancer le développement des prothèses.

    Matériaux de l’ère spatial, moteurs et capteurs électroniques embarqués, modularité de membre pour plus de polyvalence… on est loin de la vulgaire jambe de bois!

    Ce qui fait que les blessés de Boston pourront bénéficier de ces avancées pour reprendre le plus rapidement possible leur vie active. Et leurs loisirs! Les fabricants ont désormais le savoir-faire pour répondre à la plupart des besoins sportifs dans amputés. Et le progrès est constant.

    Comme pour Adrianne Haslet-Davis, qui envisage déjà un retour à la danse après avoir perdu son pied gauche dans l’attentat. Elle espère avoir une prothèse en juin. La route vers le plancher de danse est encore longue, mais elle aura de l’aide. Un spécialiste s’intéresse notamment à lui fabriquer une prothèse spéciale pour reprendre son activité préférée.

    Pour d’autres, ce sera peut-être l’escalade, la randonnée, le vélo, le ski… ou même le surf! Dans la vidéo ci-dessus, on peut en effet découvrir le prototype de la prothèse amphibie Murr-ma. Le membre artificiel unique est destiné aux activités de plage et doit être aussi efficace pour courir sur le sable, que pour nager dans l’eau.

    Évidemment, toutes ces nouvelles prothèses issues de la technologie coûtent cher. Il faut souvent compter quelques dizaines de milliers de dollars pour des membres de la nouvelle génération.

    D’où l’importance d’appuyer des Fondations et autres organismes qui soutiennent les amputés, comme le fait chez-nous notamment les Amputés de guerre.


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