Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
  • Jean-Sébastien Massicotte

    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Mercredi 31 octobre 2012 | Mise en ligne à 16h02 | Commenter Commentaires (2)

    Fogle s’attaque à son rêve d’enfance: l’Atlantique à la nage!

    L’aventure paraît tellement incroyable, qu’au premier abord, il est facile de croire que l’Anglais Ben Fogle blague au sujet de «son rêve d’enfance» qu’il se prépare à réaliser.

    Animateur de la BBC pour des émissions nature-aventure, personnage public, et ami du prince William, Fogle s’apprête pourtant à se jeter à l’eau pour longtemps. L’homme de 38 ans veut devenir le deuxième être humain à traverser l’océan Atlantique à la nage! Rien de moins.

    Un périple d’une centaine de jours à nager plus de 12 heures quotidiennement. L’aventurier sera suivi par un bateau pour qu’il puisse se ravitailler et se reposer. La position du nageur sera scrupuleusement suivie par GPS, de sorte qu’au matin, l’équipe pourra déposer le sportif à l’endroit même où il a arrêté son effort la veille.

    Au total, plus de 4800 km dans les eaux périlleuses de l’Atlantique seront devant Fogle quand il quittera les États-Unis l’été prochain — la date et le lieu du départ restent à être annoncés — en direction de Cornwall, au Royaume-Uni.

    Habitué à relever des aventures exigeantes — il a notamment parcouru le désert à la course et traversé l’Atlantique à la rame —, Fogle s’attaquera à ce nouveau défi pour sensibiliser le public à la santé des océans.

    Le World Wide Fund for Nature et le Centre national d’océanographie associé à l’Université de Southampton seront notamment des partenaires du voyage transatlantique.

    Aussi, en collaboration avec un centre pour sans-abris, Fogle donnera la chance à des jeunes en difficulté de se valoriser au sein de l’équipe à terre, et à bord du bateau accompagnateur.

    Aussi fou que cela puisse paraître, la traversée à la nage de l’Atlantique a été réalisée une seule fois à ce jour, en 1998, par le Français Ben Lecomte. Le nageur avait réalisé l’exploit entre Cape Cod, aux États-Unis, et Quiberon, dans le nord de la France, en 73 jours.

    Pour suivre les préparatifs de Ben Fogle: www.thegreatatlanticswim.com


    • Mr Massicote,

      Pouvez-vous m’expliquer comment Ben Lecompte a fait sa traversee? Onj pretend sur sa page Wikipedia qu’il a nager 8h par jour pendant 73 jours, pour parcourir 3716 miles.

      Le record olympique pour le 1500m est de 14minutes 10 secondes.

      Si Lecompte avait tenu cette cadence (~15minutes/mile, impossible) 8h par jour, pendant 73 jours, il aurait couvert seulement 2336 miles. Et c’est un ENORME si.

      En nage d’endurance longue duree, on s’attend plus a une cadence de 25-30minutes/mile.

      S’il a nagé 8h / jour, pendant 73 jours, il n’a probablement couvert que ~1500 miles. Bien que ca soit quand meme un exploit, il etait tres, TRES loin du compte.

      __________________________

      Observation fort pertinente. Effectivement, la distance effectuée laisse songeur en comparaison avec le temps de nage de l’exploit. Mon hypothèse est que le nageur — comme la plupart des navires d’ailleurs — a tiré profit de l’effet des courants océaniques. De la côte américaine, le Gulf Stream le porte vers l’Atlantique Nord, où le courant du même nom file vers l’Europe. La vitesse de déplacement du nageur est alors bien différente de celle possible par son seul effort. Mais reste qu’il faut tout de même encore nager! Jsm

    • comment pensez vous exactement que les gens vont se sensibiliser à la santé des océans avec ça

      _____________________________

      Durant sa nage, Ben Fogle devrait notamment porter différents microcapteurs qui prendront des mesures inédites à la surface de l’eau (température, courants, algues). Des données scientifiques que les bateaux de recherche ne pourraient, apparemment, pas mesurer à cause de leur taille. Reste à voir ensuite comment cette portion scientifique de l’aventure sera partagée avec le grand public… Jsm

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