Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte - Auteur
  • Jean-Sébastien Massicotte

    Journaliste sportif au SOLEIL, Jean-Sébastien Massicotte signe la chronique Plein Air de ce quotidien. Quand il ne court pas en vue de son prochain marathon — ou après ses filles à la maison! —, il cherche l'aventure au grand air, aussi bien en montagne sur des skis, qu'au rythme des marées en kayak de mer.

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    Vendredi 26 octobre 2012 | Mise en ligne à 12h37 | Commenter Commentaires (3)

    Ces objets du quotidien qui pourraient vous sauver la vie

    Les spécialistes de la survie en milieu naturel vous le diront, les objets les plus pratiques sont ceux que vous avez en votre possession quand le pire survient.

    C’est dans cet esprit que le réputé magazine américain Backpacker a élaboré pour un récent numéro, une liste de quelques objets du quotidien, que vous risquez d’avoir avec vous — même en randonnée —, qui pourraient vous sauver la vie de façon surprenante.

    Comme un vulgaire bas!

    De quelles façons ce simple accessoire vestimentaire peut vous permettre de demeurer en vie? Backpacker détaille diverses utilisations, qui vont de filtrer de l’eau trouble, à la confection de «crampons» improvisés.

    Autres exemples: saviez-vous que plusieurs baumes pour les lèvres peuvent vous aider à allumer un feu? Ou encore que votre téléphone cellulaire peut vous rendre une foule de services vitaux… à défaut d’appeler à l’aide?

    Le site Web du magazine présente d’ailleurs une section dédiée à la survie, toujours intéressante à parcourir. Des vidéos sont également à consulter. Présentée ci-haut, la méthode pour assécher un briquet humide est un bon exemple de truc qui peut faire une réelle différence quand on est dans le pétrin. Vous saviez comment faire?

    Quant à la liste d’objets préparée pour le numéro spécial sur la survie, elle vaut la peine qu’on s’y attarde et qu’on l’explore.

    Seul petit bémol à mon avis, elle est parsemée de quelques conseils un peu trop extrêmes par moment, des suggestions d’un certain Bear Grylls


    • Tiré d’un petit bouquin fascinant publié je crois par des profs et étudiants à la maitrise de L’UQAC, sur la survie dans le moyen nord, département de foresterie.

      Comme expérimentation répétée, on a déposé plusieurs fois une personne seule, avec ce qu’un passager d’avion porte sur lui habituellement, à la fin d’août, sur le bord d’un lac, dans l’eau à la ceinture, mais sans briquet.

      Les conclusions de cette expérience répétée valent pour le moyen nord, mais aussi pour des forêts comme les Parcs québécois au nord du St-Laurent.

      Danger no. 1 Les mouches noires. Donc, besoin de feu et de fumée. En conséquence, placer un briquet bien protégé de l’eau dans chaque endroit critique propice: auto, bateau, remorque, motoneige, v.t.t., , dans chaque sac à dos, chaque embarcation, son pantalon de marche, une veste de pêche, etc. J’ai déjà remercié le cosmos de cet apprentissage.

      Danger no. 2: les cailloux ou cabochons qui vous roulent sous les pieds. Risque élevé alors d’atteinte à votre autonomie de marche, de blessures à la tête ou à votre voisin. Vous partiez pour 15 minutes, vous revenez en vous trainant au camp 1h30 plus tard. Personne n’est là, ils sont tous partis à votre recherche… Fin du week-end de rêve.

      Risque de chute aussi. En conséquence, apprendre à détecter les zones de cabochons. Toujours bien lacer vos bottines pour éviter une foulure de cheville, malléole externe le plus souvent, sinon cassure. En fin de journée et le soir particulièrement, lorsqu’on va chercher du bois pour le feu, que c’est tentant de juste enfiler ses boots sans les attacher. Le diable est là à guetter tous les détails….

      Danger no. 3: Les guêpes: On trouve les guêpes (les petites jaunes et bariolées) le plus souvent sur les versants sud et sud-ouest des collines et montagnes. Les pans sont inclinés; des cailloux sous les feuilles mortes risquent de vous faire perdre le pied à tout moment. Le tapis est sec et rempli d’aiguilles et feuilles. C’est là qu’on les trouve ces petites pestes de guêpes.

      Spécialement en fin de jour quand on rentre sur un flanc sud-ouest, si vous heurtez un nid de guêpes de sol, c’est souvent la seconde ou la troisième personne qui va recevoir l’attaque.

      Il importe donc, avant de s’engager sur un flanc sud-ouest, de complètement fermer la hausse de ses bottines et de refermer le bas par dessus le pantalon, pour éviter de coincer les guêpes entre le bas et la bottine ou pire entre le bas et le pantalon. À Chacun de trouver la combinaison efficace.

      Un flanc sud ou sud-ouest vers 16 à 19 heures en pleine journée ensoleillée d’été peut donc tourner au cauchemar pour un randonneur qui a les bottines mal attachées, n’a pas d’epipen ni cellulaire pour appeler au secours, et pire, pas de briquet pour se faire de la fumée pour écarter les mouches noires et se faire un abri et un feu de survie qui signale aussi sa position.

      J’ai appris que c’est en se préparant à domicile calmement au pire que le pire craint de se montrer le nez. Bonne excursion à tous.

    • @onbo
      A propos des guêpes, il faut bien inspecter l’endroit ou on veut se soulager (1 ou 2). Car se faire piquer les culottes à terre, ça fait mal et surtout mal à l’égo car les compagnons de marche se rappelleront longtemps de vous avoir vu courir avec les pantalons autour des chevilles.

      Précisions: Ca ne m’est pas arrivé à moi. Et le “piqué” n’avait pas besoin d’épipen par chance. Mais il a eu mal une couple de jours lorsqu’assis dans son kayak de mer.

    • ..Intéressante liste. Elle m’a appris un certain nombre de choses, cependant, pour me servir de ces trucs il aurait fallu que je sois privé du «kit» qui m’accompagne toujours en voyage ou de celui qui est en permanence dans ma voiture.

      Ah! Oui, petit détail sémantique: «Au Québec, au Nouveau-Brunswick et en Belgique francophone, le terme « bas » désigne aussi les chaussettes courtes.»

      Même Lino Zampito utilisait le terme correct de «chaussette» alors que l’avocat parlait de bas.

      Cela m’a rappelé l’air interloqué du commis-vendeur de chaussettes pour hommes à qui un québécois de passage avait demandé «une paire de bas». «Monsieur porte des bas?» de répondre le parisien, quelque peu surpris par la requête. :-) :-)

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