Jean-Sébastien Massicotte

Archive, septembre 2012

Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 13h41 | Commenter Aucun commentaire

Le retour de «J-Mac», la sensation du Web

Décidément, Jason «J-Mac» McElwain sait inspirer autrui. Le jeune autiste d’aujourd’hui 23 ans a réalisé le temps de qualification pour le Marathon de Boston, dimanche dernier, à sa première course sur 42,2 km.

D’abord un petit rappel sur «J-Mac», que vous connaissez peut-être déjà. À tout le moins, si le nom du blondinet à la foulée souple ne vous dit rien, ses exploits sur un court de basket en 2006 (présentés ci-bas dans un reportage de CBS) vous sont peut-être passés un jour sous les yeux…

Et oui, McElwain est cet étudiant qui était un assistant dans l’équipe de basketball de son école secondaire quand il a vu sa vie chamboulée par quatre petites minutes d’action à la fin d’un match. Habillé exceptionnellement pour la rencontre par l’entraîneur, histoire de lui donner une occasion de vivre la fierté de porter l’uniforme, «J-Mac» a eu la surprise de se faire offrir la chance de sauter sur le terrain avec quatre minutes à faire, alors que son équipe dominait.

Le reste est digne d’un film. En quatre minutes, McElwain a réussi six tirs de trois points et deux lancers francs. Rien pour changer le match, mais l’exploit était ailleurs. Coéquipiers et partisans n’en pouvaient plus et ont spontanément porté en triomphe le jeune autiste.

Une belle histoire qui serait restée à peine croyable pour tous ceux qui n’était pas dans le gymnase ce jour-là, si ce n’avait été que tout a été filmé. Une fois sur le Web, la vidéo est devenue virale, visionnée des millions de fois sur YouTube seulement.

McElwain a obtenu sa qualification pour Boston au Marathon de Rochester grâce à un temps de 3:01:41.

Au journal Democratic and Chronicle de Rochester, le sportif avait raconté qu’il s’était réveillé un matin avec l’idée il y a environ un an. «Je me suis dit:“J’ai besoin de faire quelque-chose de plus compétitif que de simplement travailler derrière le comptoir chez Wegmans”.»

Boulanger à temps partiel dans cette chaîne américaine de supermarchés, McElwain s’est mis à l’entraînement aussitôt, sans ménager les efforts. «Vous savez ce que je dis? Le plus dur vous travaillez, plus chanceux vous serez.»

Jason McElwain espère maintenant faire sa chance jusqu’au printemps 2014, moment où il prévoit s’attaquer au prestigieux marathon qui s’étire entre Hopkinton et Boston.

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Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 7h08 | Commenter Un commentaire

DeLorme inReach et SPOT Connect: parler avec les étoiles

Comparaison côte à côte entre le inReach de DeLorme et le Connect de SPOT. La carte affichée sur un iPhone 4s (dans un étui Defender d’Otterbox) est celle de l’application Earthmate, associée au inReach. Photo collaboration spéciale, Jean-Sébastien Massicotte

Comparaison côte à côte entre le inReach de DeLorme et le Connect de SPOT. La carte affichée sur un iPhone 4s (dans un étui Defender d’Otterbox) est celle de l’application Earthmate, associée au inReach. Photo collaboration spéciale, Jean-Sébastien Massicotte

Pour la plus récente chronique plein air publiée ce matin dans Le Soleil, je me suis intéressé à l’utilisation des communicateurs par satellites, ces véritables messagers du ciel qui permettent de rester en contact avec la civilisation — et les secours — en régions isolées.

Grâce à la précieuse collaboration des distributeurs des produits SPOT et DeLorme, j’ai pu mettre à l’essai les plus récents appareils. Tour d’horizon et appréciation.

D’abord trois distinctions importantes:

1- Arrivé sur le marché depuis quelques mois seulement, le inReach se distingue par le fait qu’il est bidirectionel, permettant du coup d’envoyer ET de recevoir de brefs messages. Le suivi des urgences est désormais une réalité alors que GEOS, l’entreprise texane qui reçoit les appels de détresse partout sur le globe pour DeLorme (de même que pour SPOT), contactera l’appareil pour tenter d’évaluer la situation. On pourra ainsi réduire les fausses alertes.

2- Le réseau sur lequel fonctionnent les différents communicateurs peut faire une grande différence. Tandis que les appareils SPOT comptent sur le réseau de satellites de Globalstar, ceux de DeLorme, comme le inReach, sont en communication avec la constellation d’Iridium. En clair? Iridium offre une couverture sur pratiquement l’ensemble de la planète, y compris les océans et les pôles. Quant à Globalstar, l’étendue de sa couverture est plus limitée et ne couvre pas l’ensemble de la Terre. Un problème potentiel si l’on prévoit une aventure en pleine mer ou en Antarctique, mais une différence qui a moins de conséquences si l’on prévoit utiliser l’appareil dans des zones comme les États-Unis ou le Canada (à part le Grand Nord).

3- Comme c’est souvent le cas avec la technologie, chaque avantage possède son prix. Sommairement, le SPOT Connect (170$) est plus abordable à l’achat, mais nécessite un abonnement à l’année (à partir de 100$ pour le service de base). Quant au inReach, autant l’appareil (270$) que son utilisation sont plus dispendieux, mais il est possible de payer au mois (à partir de 15$) et de suspendre l’utilisation du communicateur au besoin durant les périodes où l’on reste bien tranquille à la maison.

SPOT Connect

SPOT Connect. Photo Jean-Sébastien Massicotte

SPOT Connect. Photo Jean-Sébastien Massicotte

SPOT est connu pour avoir démocratisé et rendu populaire la messagerie par satellites. Il reste certainement le fabricant le plus utilisé par le grand public. La série de communicateurs, en action depuis 2007, a fait une différence pour plusieurs aventuriers. En août dernier, l’entreprise annonçait que la barre des 2000 sauvetages dans 78 pays avait été franchie.

On aime
-Taille et poids minimes du module qui se fait oublier facilement
-Mode d’urgence qui fonctionne même sans le lien avec un téléphone intelligent
-Qualité de la cartographie (Google Maps) pour les liens localisés envoyés aux contacts
-Moins dispendieux à l’achat et nombreux ensemble de services (progression, messagerie, etc) disponibles
-Compatible avec les appareils Android et iOS (iPhone et iPod).

On aime moins
-Couverture Globalstar limitée à certains endroits sur la planète
-Capacités grandement diminuée sans le lien avec un téléphone intelligent
-Simple et intuitive, l’application pour iOS offre cependant que des réglages de base sur le terrain. La configuration doit être complétée au préalable à partir d’un ordinateur sur le compte de l’usager.

Utilisateur type:
-Randonneurs, kayakistes, grimpeurs, cyclistes et tout autre aventurier pour qui l’espace est compté. Si la capacité de pouvoir recevoir des messages n’est pas une obligation et que vos voyages vous gardent dans la zone de couverture de Globalstar, le SPOT Connect vous plaira.

Info: www.findmespot.ca

DeLorme inReach

DeLorme inReach. Photo Jean-Sébastien Massicotte

DeLorme inReach. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Dans le cas du DeLorme inReach, la possibilité de recevoir des messages est un atout de taille. Une véritable petite révolution! Évidemment, le service coûte plus cher, mais quand on pense à tout ce que la bidirectionnalité permet de faire loin de la civilisation… Seul un téléphone satellitaire, beaucoup plus dispendieux, est aussi polyvalent. À l’image d’un compte de courriel standard, même après avoir été hors tension pendant un moment, l’appareil reçoit les «textos» en provenance de l’extérieur peu de temps après sa remise en marche. Une bénédiction pour avoir des nouvelles de la maison, confirmer la réception de messages, ou encore faire le suivi d’un signal de détresse. D’ailleurs, depuis la sortie sur le marché du inReach, DeLorme souligne que 30% des alertes de détresse envoyées par ses appareils ont pu être annulées grâce au suivi de GEOS, limitant ainsi la mobilisation inutile des sauveteurs.

On aime
-Capacité à envoyer ET recevoir de courts messages
-Robustesse du boîtier
-Instructions de base affichées sur les côtés de l’appareil. Parfait quand la panique se fait sentir ou qu’un néophyte doit faire fonctionner l’appareil.
-Mode d’urgence qui fonctionne même sans le lien avec un téléphone intelligent. Des touches dédiées donnent accès à plusieurs fonctions de base.
-Couverture étendue du réseau Iridium
-L’application Earthmate pour iOS permet plusieurs réglages sur le terrain, dont l’ajout de contacts.
-Compatible avec les appareils Android et iOS (iPhone, iPod et iPad).
-Forfait au mois sans contrat

On aime moins
-Encombrement de l’appareil
-Coûts d’achat et d’abonnement

Utilisateur type:
-Professionnel de l’aventure qui voyage dans les régions les plus reculées du globe. Appareil parfait pour un usage intensif durant de longues expéditions où le contact bidirectionnel avec la civilisation est essentiel. Alternative abordable à l’utilisation d’un téléphone satellitaire.

Info: www.inreachcanada.com

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Dimanche 23 septembre 2012 | Mise en ligne à 21h54 | Commenter Aucun commentaire

Avalanche au Manaslu: Plake le miraculé

Dès l'annonce de la catastrophe, les alpinistes à proximité se sont mobilisés pour amorcer le sauvetage. Des hélicoptères ont servi à ramener des blessés en lieu sûr. Photo AFP/SIMRIK AIR

Dès l'annonce de la catastrophe, les alpinistes à proximité se sont mobilisés pour amorcer le sauvetage. Des hélicoptères ont servi à ramener des blessés en lieu sûr. Photo AFP/SIMRIK AIR

Je ne sais pas si le skieur américain Glen Plake croyait aux miracles jusqu’à tout récemment, mais après avoir survécu à l’avalanche massive au Manaslu (8156 m), au Népal, dans la nuit de samedi, il devrait certainement commencer à le faire.

En expédition pour skier le géant sans oxygène — une première — en compagnie de Rémy Lécluse et de Greg Costa, la légende vivante du ski extrême — le gars au mohawk dans les publicités et les films de ski, c’est lui! — a livré à EpicTV un récit tout à fait hallucinant des instants où la mort blanche a balayé le camp.

Rappelons que la tragédie a pris des proportions internationales alors que des montagnards de plusieurs pays sont impliqués. Au moment d’écrire ces lignes, les nouvelles faisaient état de neuf morts et de six disparus. Un bilan qui pourrait s’alourdir.

Parmi les disparus, le Québécois Dominique Ouimet, un cardiologue de l’hôpital de Saint-Jérôme. Comme le rapportait La Presse Canadienne plus tôt dimanche, la soeur du Dr Ouimet, Isabelle, a confirmé sur la page Facebook de l’entreprise française qui organisait l’aventure au Manaslu, Expes.com, que son frère de 48 ans était porté disparu. En soirée sur la page du populaire réseau social, elle espérait toujours des nouvelles.

Au moment où plusieurs détails sur la tragédie restent encore à éclaircir, Plake a été l’un des premiers à témoigner de l’accident survenu au camp 3 (à environ 6800 mètres d’altitude), sur la huitième plus haute montagne au monde.

À Trey Cook d’EpicTV, un site Web dédié à l’aventure qui suivait l’expédition, Plake a parlé au téléphone après la l’accident. «J’ai reçu un appel de Glen Plake à partir du camp de base du Manaslu et il m’a dit ceci: “Je suis ok, un peu amoché, il me manque quelques dents et j’ai un oeil tuméfié, mais vous pouvez écrite en lettres majuscules que GLEN PLAKE EST EN VIE ET QU’IL RENTRE À LA MAISON”.»

Plake a ensuite raconté ce qu’il a vécu. «Il y avait 25 tentes au camp 3 (6800 m) et elles ont toutes été détruites. Douze tentes au camp 2 (6300 m) ont été déplacées. J’étais avec Greg dans une tente et Rémy était dans une autre. À 4:45, j’étais dans mon sac de couchage à lire la Bible à la lampe frontale quand on a entendu un rugissement. Greg m’a regardé et m’a dit: “C’est un gros coup de vent”. Un instant après: ”Non, c’est une avalanche”. Et elle nous a alors frappés.»

Plake a été transporté sur 300 mètres, par dessus un sérac et plus bas sur la montagne où il s’est finalement arrêté, toujours dans son sac de couchage, dans sa tente et avec sa frontale encore en place sur sa tête. Un vrai miracle.

Une fois sorti, l’aventurier de 48 ans a aussitôt amorcé les recherches avec son transmetteur d’avalanche. Plake a décrit à Cook comment tout le matériel de la tente était resté en place autour de lui, comme si on avait «lancé l’équipement dans la boîte d’un camion». Sauf que Costa était nulle part. Lécluse non plus.

Campés à proximité et tous sains et saufs, le Canadien Greg Hill et son équipe ont été parmi les premiers à s’activer pour amorcer un sauvetage. Après trois recherches, Plake a raconté qu’il a fallu abandonner les efforts quand la brume s’est installée.

«C’était un chute de sérac énorme. Probablement d’une largeur de 600 ou 700 mètres de large. C’est une zone de guerre là-haut», a résumé l’Américain.

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