Jean-Sébastien Massicotte

Archive, mai 2012

Mercredi 30 mai 2012 | Mise en ligne à 10h39 | Commenter Un commentaire

Émotions et marathon

Effort intense au 38e kilomètre pour un petit groupe qui court en compagnie du «lapin» qui doit les mener au fil d'arrivée du marathon en 3:15. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Effort intense au 38e kilomètre pour un petit groupe qui court en compagnie du «lapin» qui doit les mener au fil d'arrivée du marathon en 3:15. Photo Jean-Sébastien Massicotte

La conversation en ligne a vite bifurqué. Je félicitais plus tôt cette semaine un estimé collègue de La Tribune qui a complété avec brio le 10 km de la Fin de semaine des courses du marathon d’Ottawa. Puis le sujet est tombé sur la scène troublante à laquelle lui et ses proches, venus l’encourager, avaient été témoins à une centaine de mètres de l’arrivée.

Sur le sol, un coureur inconscient tandis que les services d’urgences s’activaient prestement pour amorcer la RCR. Dans l’air, l’intensité des moments graves tandis que les spectateurs à proximité tentaient de rester calmes malgré l’émoi et l’aspect dramatique du moment.

C’est à ce moment-là que je suis arrivé comme spectateur aux abords du parcours. L’ambulance et le camion de la police ont traversé tout juste devant moi pendant qu’un bénévole ouvrait la barrière de sécurité qui donnait accès au corridor de course.

Un troublant spectacle que j’ai rapidement quitté. Il n’y avait rien à faire — ni à voir, malgré le fait qu’un homme filmait la scène — et il valait mieux partir tandis que ma plus vieille, du haut de ses presque quatre ans, n’avait pas encore compris ce qui se passait réellement.

Plus tard, on apprendra qu’un homme dans la quarantaine a été terrassé durant l’effort. En arrêt cardio-respiratoire, il aurait été réanimé, mais se trouvait dans un état critique. Au moment d’écrire ces lignes, sa condition exacte n’avait pas encore été dévoilée. Impossible donc de dire ce qui a causé le malaise.

Idem pour ce qui a mené un Montréalais de 25 ans à faire un arrêt cardiaque à la course du lendemain, à 200 mètres de l’arrivée du marathon.

Condition médicale préexistente, effort trop intense ou mauvaise préparation? Il faudra attendre pour le savoir. Mais une chose est sûre, quand des dizaines de milliers de personnes se mettent en course durant un tel week-end, il ne faut pas s’étonner que ces incidents surviennent. Malheureusement.

Pas besoin d'être un superhéros comme Batman pour courir un marathon. Mais une préparation sérieuse est de mise. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Pas besoin d'être un superhéros comme Batman pour courir un marathon. Mais une préparation sérieuse est de mise. Photo Jean-Sébastien Massicotte

Mais il ne faut surtout pas blâmer la course à pied pour autant. Après tout, seulement 12 coureurs auraient eu besoin de l’aide des techniciens ambulanciers, selon le bilan de l’organisation, relayé par les médias locaux. Ils étaient plus de 10000 participants au 10 km, et près de 17000 réunis au demi-marathon et marathon. Malgré l’aspect dramatique de ces situations d’urgence, reste qu’il sera toujours mieux pour la santé de s’entraîner et de courir que de ne rien faire dans son salon.

On peut cependant prendre ces situations comme de vives mises en garde qui rappellent qu’un entraînement adéquat et une bonne connaissance de sa situation médicale ne doivent pas être négligés quand on lance la machine humaine vers de nouvelles limites personnelles, que ce soit sur 5, 10 ou 42,2 km. La réalisation de tels défis se prépare!

Sans épreuve au programme à Ottawa, alors que la fiancée et la belle-famille étaient en action, j’ai pu prendre un peu de recul et voir les courses d’un oeil différent.

Et oui, au 10 km comme au marathon, j’ai vu des gens qui avaient visiblement surestimé leurs moyens — et sous-estimé la distance — et qui couraient avec le regard de ceux qui se demandent dans quoi ils se sont embarqués.

Mais j’ai surtout pu apprécier comme spectateur toute la détermination des participants qui savouraient enfin la concrétisation de toutes ces heures à l’entraînement.

Tellement inspirant!

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Photo Facebook Graeme Obree Official

Graeme Obree dans sa cuisine avec son étonnante monture. Photo Facebook Graeme Obree Official

Toujours prêt à relever un défi quand il est question de vélo, l’Écossais Graeme Obree est actuellement en train de fabriquer sa prochaine monture qui pourrait le propulser dans le livre des records.

Dans sa cuisine (!!!), celui que l’on surnomme «l’Écossais volant», espère que son design révolutionnaire lui permettra de battre en septembre prochain la marque mondiale de vitesse à vélo, uniquement à propulsion humaine.

Obree fixe la barre haute et vise d’atteindre rien de moins que les 100 m/h, soit un peu plus de 160 km/h. Ah oui, un détail: si le vélo est construit dans la cuisine du sportif de 46 ans, c’est notamment parce qu’il est fabriqué de pièces recyclés… dont un vieux chaudron!

Le côté mince et courbé de la casserole en question sert, une fois découpé, de supports pour les épaules du cycliste qui prend une position très couchée vers l’avant sur sa monture. Le vélo et ses composantes sont en grande partie confectionnés à la main.

En entrevue début mai au journal écossais Daily Record, Obree a dit ne pas vouloir trop en dévoiler sur les détails de sa bécane — il craint de se faire voler son concept par un compétiteur — qui sera intégrée à une coque en kevlar pour en améliorer l’aérodynamisme.

L’inventeur cycliste s’attaquera en septembre sur une route déserte du Nevada au record détenu par le Canadien Sam Whittingham (la vidéo en lien est d’une marque précédente établie en 2008). Sur 200 mètres avec départ lancé, il avait atteint par sa seule puissance l’hallucinante vitesse de 82,819 m/h (133,28 km/h) en 2009.

Si tout cela semble complètement fou comme tentative de la part de l’Écossais, il faut savoir que celui-ci n’est pas le dernier venu côté vélo. Ni en ce qui concerne la fabrication de machines sur deux roues peu orthodoxes, mais ultrarapides!

En 1993, il s’est fait connaître avec éclat quand il a brisé le record de l’heure sur piste (51,59 km) avec un vélo de son invention… confectionné avec de vieilles pièces d’une laveuse! Une marque qu’il a ensuite améliorée en 1994 (52,71 km). Un record qui a été battu depuis cependant.

Obree a de plus été champion du monde de poursuite sur 4000 mètres à deux reprises (1993 et 1995).

En 2006, le fascinant parcours d’Obree a été porté à l’écran dans le film The Flying Scotsman.

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Un accident est si vite arrivé. À l’entraînement, lors de sorties d’aventure ou simplement dans les activités du quotidien, il y a toujours cette possibilité où il faudra, à un moment donné, compter sur les documents que l’on transporte — ou non — pour parler à notre place.

Si l’idée de trimballer cartes et portefeuille ne vous enchante pas quand vient le temps de sortir de la maison, quelques options s’offrent aux sportifs qui désirent se simplifier la vie, tout en améliorant leur sort en cas d’urgence.

Photo www.roadid.com

Photo www.roadid.com

Road ID: le bracelet 911

Méfiez-vous des imitations. Certainement l’une des premières entreprises à proposer des bracelets sportifs d’identification — désormais souvent copiés peu subtilement par la compétition —, Road ID a depuis 1999 élargi sa gamme au fil des ans pour répondre aux goûts et besoins variés des athlètes.

Du lot, le Wrist ID Slim est sans doute le plus polyvalent. Un bracelet en silicone comparable à ceux utilisés pour les causes comme Livestrong est jumelé à une plaquette qu’on fait graver à l’achat. On peut y inclure une multitude d’informations, au choix. L’entreprise américaine offre même la possibilité d’y intégrer un code interactif pour que les services d’urgence puissent accéder en ligne — et de façon confidentielle — à un dossier personnel plus détaillé de l’utilisateur.

Le Wrist ID Slim, aussi disponible en tailles pour les enfants, se commande par Internet et coûte 16 $US. À noter, le service à la clientèle de Road ID est impeccable.

La carte d'identification de Nathan. Photo Nathansports.com

La carte d'identification de Nathan. Photo Nathansports.com

Nathan Performance Gear: la carte cachée

Histoire de s’assurer que les informations personnelles des sportifs sont toujours accessibles, le fabricant Nathan Performance Gear a intégré une carte d’identification à plusieurs de ses produits.

Sur les sacs du manufacturier, une broderie «ID» identifie clairement aux éventuels secouristes où chercher.

Polyvalent et imaginé aussi bien pour les marcheurs, les randonneurs, que pour les adeptes de patin à roues alignées, le sac de taille avec bouteille intégrée Triangle est un bon exemple de la discrétion de la carte ID. Mais ne vous trompez pas, celle-ci sera bien là quand vous en aurez besoin.

En vente dans plusieurs boutiques d’équipement de plein air au coût de 35$.

Photo Vitalid.ca

Photo Vitalid.ca

Vital ID: autocollants brillants

Simples et efficaces, les autocollants du fabricant canadien Vital ID possèdent une pochette dans laquelle une carte d’identification est insérée. D’un jaune sécurité très visible, le porte-nom est également réfléchissant. Il se fixe aux casques de vélo ou même de moto.

Le tout est 100% étanche et l’adhésif utilisé serait sans danger pour les surfaces délicates.

Avantage de ce type de collant extérieur, contrairement aux étiquettes intérieures, les secouristes peuvent accéder rapidement aux informations sans avoir à retirer le casque du blessé.

Le Helmet ID (12$) s’achète en ligne sur le site de Vital ID. Autrement, on peut mettre la main sur un produit de la gamme notamment chez Mountain Equipment Coop, qui est un revendeur.

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