Jean-Sébastien Massicotte

Archive, avril 2012

Lundi 30 avril 2012 | Mise en ligne à 10h14 | Commenter Un commentaire

Ah oui! L’Everest, c’est du sérieux…

En cette époque où les ascensions du mont Everest (8848 mètres) se multiplient à une vitesse surprenante, il est facile de finir par croire que le succès sur le toit du monde n’est qu’une question de forme physique et de persévérance.

De récents événements sur la montagne ont rappelé que rien ne pourrait être plus faux.

Alors que la saison des expéditions est bien amorcée, un groupe se démarque sur la montagne depuis un moment déjà. En effet, financées par la société National Geographic et le fabricant The North Face notamment, deux cordées d’élite sont sur la montagne pour y gravir simultanément deux voies, l’une sur l’arrête Ouest (face Nord) et l’autre sur l’arrête Sud-Est (voie normale).

Un projet ambitieux pour répéter la première traverse sur un sommet himalayen (on monte par la première voie et on redescend par l’autre), un exploit réalisé il y a près de 50 ans (1963) par les Américains Thomas Hornbein et Willi Unsoeld.

Pour les détails de l’expédition, le National Geographic a mis en ligne une page Web et compte sur une imposante équipe pour suivre pratiquement en temps réel le séjour de deux mois au Népal. La vidéo ci-haut donne les grandes lignes de l’aventure.

De gros moyens, une grosse équipe, quelques-uns des meilleurs alpinistes de la planète — dont Conrad Anker et Cory Richards qui tentent la traverse —, qu’est-ce qui pourrait être un problème sur la route d’un succès pour cette équipe de rêve?

La montagne, évidemment, qui en a décidé autrement dans les derniers jours…

D’abord, il y a eu le décès d’un sherpa (une chute dans une crevasse) il y a une dizaine de jours. Puis, à la fin de la semaine dernière, une très grosse avalanche a traversé la voie entre le camp 1 et le camp 2. Heureusement, dans ce cas particulier, personne n’a miraculeusement été tué.

Enfin, rappel que même les meilleurs peuvent se trouver en difficulté, Richards a dû être évacué d’urgence en fin de semaine, après un passage à plus de 7000 mètres. Ce qui semblait au départ être un problème d’oedème pulmonaire lié à l’altitude serait finalement une embolie pulmonaire.

Sur le blogue tenu par l’équipe du National Geographic, on décrit en détails l’opération de sauvetage pour arriver à amener Richards jusqu’à Katmandou, où il est soigné présentement.

Pendant ce temps, Anker, le leader de l’expédition, est en réflexion concernant la suite des choses. Dans son cas, il ne veut pas grimper seul où avec n’importe qui. Richards croit de son côté pouvoir revenir sur la montagne rapidement. Mais rien n’est moins sûr…

Bref, un véritable feuilleton qui se déroule en altitude, à suivre pratiquement en direct.

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Jeudi 26 avril 2012 | Mise en ligne à 22h31 | Commenter Commentaires (2)

Balade sans filet… à 1800 mètres dans les airs

Grimpeur, BASE jumper et véritable trompe-la-mort, Dean Potter a repoussé un peu plus loin les limites du possible, dimanche dernier en Chine.

En un peu plus de deux minutes, le natif du New Hampshire a traversé sur environ quarante mètres une sangle tendue (slackline) entre deux versants du Grand Canyon d’Enshi, à 1800 mètres dans les airs.

Ah oui! J’oubliais un détail important… Potter, 40 ans, a réalisé l’exploit sans aucune forme de protection. Pas de corde, pas de parachute, pas d’erreur possible! Quand je vous disais récemment que l’extrême de l’extrême n’est jamais bien loin quand Potter se lance dans une aventure…

Situé au centre de la Chine dans la province de Hubei, le Grand Canyon d’Enshi serait long de 108 km et d’une profondeur d’environ 2300 mètres.

Dans la vidéo ci-dessus, on voit Potter dans le feu de l’action, durant la partie la plus délicate de la traversée sur la sangle d’à peine un pouce de large. Pendant l’extrait, en plus des commentaires de la présentatrice chinoise et du son des oiseaux, on entend la respiration profonde de Potter, qui démontre bien l’intensité du moment.

L’histoire ne dit pas si les gros écouteurs qu’il porte étaient seulement là pour couper les sons ambiants ou encore pour écouter de la musique. Rock ou classique?

À voir l’exploit, on comprend mieux pourquoi l’Américain précise sur le site d’un de ses commanditaires, le fabricant de chaussures Five Ten, que son exploit en carrière qui explique sa célébrité… est de ne pas s’être encore tué!

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Photo Jean-Sébastien Massicotte

Photo Jean-Sébastien Massicotte

En préparant ma chronique publiée ce matin sur le partage de la route entre les autos et les vélos, j’ai fait de belles découvertes en fouillant sur le site de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ).

Évidemment, les cyclistes ont leur lot de responsabilités sur la route et les automobilistes aussi.

Mais j’ai été agréablement surpris de voir quelques règles si clairement inscrites, noir sur blanc, à l’intention des conducteurs et concernant certains des plus grands irritants et dangers qui guettent les cyclistes:

«Au moment de dépasser un cycliste, laissez un espace d’environ 1 m entre votre véhicule et le cycliste, et un espace de 1,5 m sur les routes en milieu rural. Le Code de la sécurité routière autorise également le conducteur d’un véhicule à franchir une ligne continue pour dépasser un cycliste si cette manoeuvre peut être faite sans danger. Avant de réintégrer la voie, vérifiez que la distance que vous accordez au cycliste est suffisante.»

Ailleurs sur le site de la SAAQ, on précise davantage cette règle qui devrait pourtant être une réelle évidence quand on est derrière le volant…

«Le Code de la sécurité routière prévoit que le conducteur d’un véhicule routier ne peut dépasser un vélo à l’intérieur de la même voie que s’il y a un espace suffisant pour le faire sans danger. [...] Les automobilistes doivent aussi prévoir qu’un cycliste peut être obligé de changer de trajectoire pour éviter des obstacles ou pour rouler en dehors de l’accotement.»

Enfin, autre règle à noter qui est souvent négligée: «Ne klaxonnez pas à l’approche d’un cycliste. L’effet peut le surprendre et lui faire effectuer une fausse manoeuvre.»

Évidemment, on pourrait débattre longuement du fait que certains cyclistes ne respectent pas eux-mêmes les règles de base du Code de la sécurité routière ou encore s’approprient un peu trop généreusement la voie publique. C’est une partie du problème.

Mais n’oublions jamais que dans un duel entre un vélo de quelques kilos et un véhicule de plus d’une tonne, le rapport de force est disproportionné.

Et les conséquences rarement joyeuses.

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